Sommaire du mois de mars 2023

La Raie. 1728. Chardin, Jean Baptiste Siméon

04 mars 2023 : Qui est donc Jacob, également appelé « Israël » ?
05 mars 2023 : François Bruetschy
06 mars 2023 : FERNANDE OLIVIER et PABLO PICASSO dans l’intimité du Bateau-Lavoir
07 mars 2023 : PICASSO. Artiste et modèle – Derniers tableaux
11 mars  2023 : Trésors de Venise à Paris
13 mars 2023 : La Bourse de Commerce François Pinault
21 mars 2023 : TRANS(E)GALACTIQUE – Festival Vagamondes
25 mars 2023 : Fabrice Hyber La Vallée

Chers lecteurs

Adieu 2022 ! Que l’harmonie et le bonheur règnent dans chaque moment de votre vie. Je vous souhaite à tous une très bonne année 2023, riche en bonheur, amour, amitié, rires, et paix…
Grand merci pour votre fidélité

Elisabeth Itti

Hyperréalisme. Ceci n’est pas un corps

Sam Jinks, Untitled (Kneeling Woman), 2015 © Sam JinksCourtesy of the artist, Sullivan+Strumpf, Sydney and lnstitute for Cultural Exchange, Tübingen

Plongez  vous-mêmes dans l’univers troublant de l’hyperréalisme.

Participez à l’exposition et comparez votre corps avec les œuvres inédites présentées !

Etre capable de se mettre à nu, au sens propre, devant les autres, c’est d’abord se lancer un défi, surpasser les peurs et les doutes que l’on peut avoir par rapport à soi-même. Dans un contexte naturiste, on ne « montre » pas, on ne s’exhibe pas, on « est », tout simplement. Un retour à l’essentiel, détaché du paraître, permettant de vivre pleinement l’expérience de visite, de manière respectueuse, pudique et originale.

Les 10, 11 et 17 novembre 2022, pour la première fois le Musée Maillol accueillera des groupe de visiteurs entièrement nus pour visiter l’exposition itinérante « Hyperréalisme. Ceci n’est pas un corps ».

Visite ouverte à tous, sous réserve d’être nu.e.s

Date : Trois créneaux de visite sont proposés les 10, 11 et 17 novembre 2022 à 19h30, 20h15 et 21h

Fermeture de l’exposition à 22h30

 
Plongez dans l’univers troublant de l’hyperréalisme.
INTRODUCTION

L’exposition itinérante « Hyperréalisme. Ceci n’est pas un corps » s’expose au Musée Maillol dans une version enrichie et en partie inédite,
jusqu’au 5 MARS 2023

Une coproduction de Tempora et Institut für Kulturaustausch en étroite collaboration avec le Musée Maillol.

L’hyperréalisme est un courant artistique apparu dans les années 1960 aux Etats-Unis et dont les techniques sont explorées depuis lors par de nombreux artistes contemporains.

L’exposition présente une série de sculptures qui ébranlent notre vision de l’art. Réalité, art ou copie? L’artiste hyperréaliste tourne le dos à l’abstraction et cherche à atteindre une représentation minutieuse de la nature au point que les spectateurs se demandent parfois s’ils ont affaire au corps vivant. Ces œuvres génèrent ainsi une sensation d’étrangeté, mais sont toujours porteuses de sens.

Le sous-titre de l’exposition fait référence à la célèbre œuvre de René Magritte « Ceci n’est pas une pipe », qui questionnait le rapport de l’art à la réalité. Certains artistes exposés s’efforcent de donner du corps humain la représentation la plus fidèle et vivante possible tandis que  d’autres, au contraire, questionnent la notion de réalité : nouvelles technologies, représentations populaires détournées, déformations….

  • Le parcours rassemble plus de 40 sculptures d’artistes internationaux de premier plan dont : George Segal, Ron Mueck, Maurizio Cattelan, Berlinde De Bruyckere, Duane Hanson, Carole A. Feuerman, John DeAndrea,…
  • Une exposition représentative d’un courant artistique dans son ensemble qui vous transporte aux frontières du réel
  • Certains secrets de fabrication des œuvres sont révélés par les artistes eux-mêmes.

L’œuvre s’appelle Caroline. Firman donne souvent des prénoms comme titre à ses œuvres. Cela leur confère une véritable existence, un caractère narratif. Chaque œuvre devient un être à part entière. Pourtant dans ce cas, malgré son prénom, elle reste anonyme parce que le spectateur ne voit jamais le visage de Caroline – son identité reste donc abstraite.
L’intérêt de Daniel Firman pour l’énergie et la dynamique du corps ainsi que pour le mouvement et le rapport à l’espace est manifeste dans ses sculptures. Caroline représente une jeune femme dans un moment d’angoisse ou de désespoir. Ses bras et sa tête sont dissimulés sous son pull, sa posture, les avant-bras appuyés contre le mur, renforce l’impression de contrainte et le sentiment opprimant qui se dégagent de l’œuvre. Réalisé à l’aide de moulages, ce personnage à taille humaine est entièrement habillé. Malgré son visage et ses bras soustraits à notre regard, on a l’impression d’être face à un véritable être humain.

REPLIQUES HUMAINES

Dans les années 1960, Duane Hanson et John DeAndrea réalisent des sculptures saisissantes de réalisme grâce à des procédés techniques complexes. Le haut degré de réalisme atteint par leurs œuvres crée une illusion d’authenticité physique, et l’effet produit est si convaincant qu’il nous semble faire face à des alter ego en chair et en os. Les œuvres de ces artistes ont eu par la suite une influence déterminante sur les développements qu’a connu la sculpture au cours des cinquante dernières années. Des artistes comme Daniel Firman se sont inscrits dans le fil de cette pratique et l’ont perpétuée. Véritables miroirs de la condition humaine, ces œuvres révèlent la perception changeante de l’image de l’humain aux XXe et XXIe siècles.

MONOCHROMES

Après de nombreuses années dominées par l’art abstrait, George Segal ouvre à nouveau la voie aux représentations réalistes de l’humain avec ses sculptures monochromes. Tout un courant s’est engouffré dans brèche. Au premier abord, l’absence d’utilisation de couleurs naturelles atténue l’effet réaliste, mais le caractère monochrome des personnages sculptés renforce en revanche les qualités esthétiques liées à la forme. Des artistes comme Thom Puckey ou Brian Booth Craig ont exploité cet effet avec succès en créant des œuvres qui interrogent l’universalité de la nature humaine.

MORCEAUX DE CORPS

La sculptrice américaine Carole A. Feuerman dont les célèbres nageuses, introverties et volontaires, semblent avoir atteint une parfaite harmonie intérieure, fait œuvre de précurseur. Par la suite, dans les années 1990, de nombreux artistes se sont mis à utiliser le style hyperréaliste de manière inédite et personnelle. Au lieu de créer l’illusion d’une corporéité parfaite, prise dans son entièreté, ils se sont concentrés sur des parties spécifiques du corps, s’en servant pour véhiculer des messages à tonalité humoristique ou dérangeants, comme c’est le cas par exemple dans l’œuvre de Maurizio Cattelan où des bras tendus, pris isolément du corps, font référence à des événements politiques de l’histoire récente.

Vu sous un certain angle, le buste de Lily semble être un portrait entier mais lorsque nous changeons de perspective, on découvre qu’il s’agit en réalité d’un fragment. Les sculptures de Jamie Salmon, réalisés avec une minutie surprenante de détails, jouent avec l’idée d’inachevé et introduisent une rupture par rapport à l’esthétique du réalisme. À l’ère du numérique, ses corps fragmentés mettent en lumière la difficulté de distinguer ce qui est réel de ce qui ne l’est pas.

En créant de grands portraits sculptés d’artistes de renom tels qu’Andy Warhol ou Frida Kahlo, l’artiste japonais Kazu Hiro crée un rapport de forte intimité avec ses personnages emblématiques. Hiro sculpte les couches de silicone de l’intérieur vers l’extérieur, et réussit ainsi à faire affleurer les émotions enfouies de ses personnages. Le piédestal supportant l’immense tête de Warhol est porteur d’une part d’ambiguïté. La stabilité et la résistance de son matériau sont altérés par sa forme, la sculpture se dissout en effet dans sa partie inférieure en un amas fluide.

JEUX DE TAILLE

Dans les années 1990, l’artiste australien Ron Mueck révolutionne la sculpture figurative avec ses œuvres aux formats inhabituels. En jouant sur l’échelle de ses personnages de manière radicale, il place l’accent sur des thèmes existentiels tels que la naissance ou la mort. Des artistes tels que Sam Jinks et Marc Sijan capturent quant à eux la fragilité de la vie à travers leurs représentations de la physionomie humaine – représentations qui, bien que de taille réduite, n’en sont pas moins incroyablement réalistes. En revanche, les œuvres surdimensionnées de Zharko Basheski produisent un effet de distanciation, qui nous force à adopter une nouvelle perspective.

REALITES DIFFORMES

Au cours des dernières décennies, les innombrables progrès scientifiques et les nouvelles perspectives induites par les communications numériques ont conduit à un changement radical de notre compréhension de la réalité. Influencés par la réalité virtuelle, des artistes comme Evan Penny et Patricia Piccinini se sont mis à observer les corps en partant de perspectives déformées. Tony Matelli quant à lui a choisi de défier les lois de la nature, tandis que Berlinde De Bruyckere questionne la mort et le caractère éphémère de l’existence humaine en présentant des corps contorsionnés. La valeur de la vie et le sens profond qui lui est attaché sont au cœur de l’approche hyperréaliste de la sculpture.

FRONTIERES MOUVANTES

De quoi sera fait l’avenir de la sculpture hyperréaliste ? Quel pan du mouvement sera-t-il à même d’appréhender l’essence de la frontière toujours plus perméable entre l’homme et la technologie ? Dans le flot continu d’images numériques se reflètent les nouvelles formes de construction de l’identité, qui aboutissent dans les One Minute Sculptures d’Erwin Wurm, à la reproduction perpétuelle par le visiteur ou au modèle de postures défiant la raison. Des visions fictionnelles ou des réalités absurdes se substituent aux sujets issus du quotidien et permettent de mieux comprendre ce nouveau monde de l’entre-deux« hypernaturel » et jusqu’alors inconnu.

Enfin, les personnages cinématographiques« animés » de Glaser/ Kunz nous mettent face à une notion élargie de la définition de la sculpture hyperréaliste et à un glissement des frontières entre réalité et fiction à l’ère du bouleversement numérique.

Informations pratiques

Accès

59-61 rue de Grenelle
75007, Paris

Horaires

Ouvert tous les jours
HORAIRES JOURNALIERS

NOCTURNES
Ouverture le mercredi jusqu’à 22h

Métro

Rue du Bac
Saint-Sulpice4
Sèvres-Babylone10/12

La Fondation Beyeler a rouvert ses portes au public

La Fondation Beyeler a rouvert ses portes au public – par le truchement du jeu Nintendo Switch « Animal Crossing: New Horizons ». L’idée de reconstruire le musée en ligne est née au sein de l’ART LAB, projet participatif d’éducation artistique de la Fondation Beyeler.


Pendant l’actuelle fermeture temporaire du musée dans le cadre des mesures prises par les autorités pour endiguer l’épidémie du Covid 19, la Fondation Beyeler a rendu accessible en ligne l’un de ses chefs-d’oeuvre: il s’agit du bâtiment même du musée, icône architecturale conçue par Renzo Piano.
La décision de ce projet de construction numérique a été prise par les participant·e·s de l’ART LAB: après avoir jonglé avec plusieurs idées, ils·elles ont fini par développer ce projet d’expérience virtuelle du musée, qui permettra ils·elles l’espèrent d’inspirer à d’autres jeunes un enthousiasme pour l’art.
Les jeunes passionné·e·s d’art ont été accompagné·e·s dans leur projet par des éducateurs·rices artistiques de la Fondation Beyeler et par l’experte en jeux vidéo Tonja van Rooij.

Les joueurs

Les joueurs·ses du jeu Nintendo Switch « Animal Crossing: New Horizons » peuvent désormais arpenter de manière numérique les espaces exceptionnels du musée à Riehen aux abords de Bâle, admirer des oeuvres légendaires de la Collection Beyeler, et découvrir le trésor caché du musée d’art le plus visité de Suisse. Les oeuvres exposées sont celles d’artistes tels Claude Monet, Kasimir Malevitch ou Piet Mondrian mais aussi « Le Penseur » d’Auguste Rodin de l’actuelle exposition « Rodin/Arp » ainsi qu’un « Bonhomme de neige » en référence à l’oeuvre du duo d’artistes suisses Fischli/Weiss.

L’avatar

L’avatar du musée est costumé en abeille enjouée et ce n’est pas une coïncidence. Le patronyme des fondateurs du musée et célèbres collectionneurs Ernst et Hildy Beyeler dérive du mot « apiculteur ». On peut dire que l’art était leur miel. Nichée dans l’écrin de verdure du Riehen natal d’Ernst Beyeler, la Fondation Beyeler offre une combinaison unique d’art, de nature et d’architecture, qui rend chaque visite spéciale.

L’actualité

Ces derniers temps cependant, avec la fermeture de la plupart des lieux et des restrictions strictes pesant sur les voyages et les déplacements, le privilège d’une visite à la Fondation Beyeler a été réservé à quelques heureux·ses élu·e·s ayant la chance de vivre à proximité. Et actuellement, personne ne peut en profiter. Mais comme nous le savons, de la nécessité naît l’invention. Par ses canaux numériques, la Fondation Beyeler a trouvé de nouvelles manières d’aller à la rencontre des gens et de transposer les expériences artistiques directement dans leurs salons – avec des visites guidées en live, des ateliers en ligne, des moments de rap, de comédie ou de méditation filmés dans le musée vide avec pour inspiration les expositions en cours.

Animal Crossing

La présence de la Fondation Beyeler dans l’univers de « Animal Crossing » ajoute désormais une nouvelle dimension à son activité numérique. Elle fait revivre l’idée du musée en tant que lieu potentiel de calme et de réflexion.
Dans l’univers de « Animal Crossing », nous trouvons une réponse au désir de décélération qui grandit face à l’accélération incessante de notre époque tant dans le monde virtuel que réel. Nous y trouvons paix et repos, et nous nous y retrouvons les uns les autres autour de notre socle commun.
Pour la Fondation Beyeler, ce socle est la passion pour l’art, qu’elle souhaite partager avec autant de personnes que possible. Dans les moments difficiles, il est particulièrement bon de se rappeler à quel point l’art peut être stimulant et fascinant.

Informations pratiques

Pour visiter la Fondation Beyeler dans le jeu « Animal Crossing », les joueurs·ses peuvent saisir le code DA-8144-8773-0219 qui les transportera vers la “Beyeler Island” dans leur sommeil virtuel pour se promener dans les espaces intérieurs et extérieurs du musée.

Concours

Pour célébrer l’ouverture du musée dans « Animal Crossing », remportez l’une de trois consoles Nintendo Switch avec « Animal Crossing: New Horizons » offertes par la Fondation Beyeler. Modalités de participation disponibles sur les comptes de réseaux sociaux du musée.


À propos de l’ART LAB

Au fil de plusieurs mois, les participant·e·s de l’ART LAB développent leur propre projet d’éducation artistique visant à inspirer à d’autres jeunes un enthousiasme pour l’art. Le programme comprend des visites d’expositions et des échanges avec les équipes de la Fondation Beyeler. Les participant·e·s de l’ART LAB sont encouragé·e·s à faire preuve d’initiative et à se familiariser avec les méthodes de travail artistiques et les processus créatifs.
Les jeunes passionné·e·s d’art sont accompagné·e·s dans leur projet par des éducateurs·rices artistiques de la Fondation Beyeler. Les participant·e·s de l’ART LAB peuvent demeurer actifs·ves au sein de projets des ancien·n·e·s de l’ART LAB, maintenant ainsi le lien avec la Fondation Beyeler sur le long terme. La participation est gratuite, limitée à 15 personnes et possible de 15 à 25 ans.
La prochaine édition de l’ART LAB débutera au printemps 2021.
Pour en savoir plus:
https://www.fondationbeyeler.ch/fr/vermittlung/young/art-lab


Mention spéciale:

Le projet doit beaucoup à Tonja van Rooij pour ses précieux consArt Lab bénéficie du généreux soutien de Max Kohler Stiftung.

Images: illustrations et photos de Pati Grabowicz

Informations complémentaires:
www.fondationbeyeler.ch
Fondation Beyeler, Beyeler Museum AG,
Baselstrasse 77, CH-4125 Riehen

Horaires d’ouverture de la Fondation Beyeler:
Le musée est actuellement fermé jusqu’au 28 février 2021

Sommaire du mois de juin 2020

Abbatiale d’Ottmarsheim, joyau de l’art roman

27 06 2020 : Sandra Kunz
26 06 2020 :LA FILATURE, SCÈNE NATIONALE DE MULHOUSE
23 06 2020 : Pedro Reyes. Return to Sender
17 06 2020 : La Force du dessin Chefs-d’œuvre de la Collection Prat
10 06 2020 : Didier Paquignon, dans son atelier
09 06 2020 : Art Basel 2020
07 06 2020 : OSEZ au Séchoir

Sandra Kunz

Sandra Kunz nous a quitté sur la pointe des pieds le 11 juin 2020.
Une étoile qui brille au firmament des artistes.
Tout le monde se souvient de son atelier à la Manufacture où elle nous accueillait avec tant de bonheur.

Biographie

Après avoir suivi des études en design graphique en Suisse et aux Etats-Unis, Sandra Kunz ouvre sa propre agence de design et signe de nombreuses collaborations avec notamment Design-Team pour l’exposition suisse Expo.01. En 2005 et 2010, elle complète ses études avec des Masters en design, art et innovation. En 2010, Sandra et l’artiste chinoise Yang Jiansa prennent part à l’exposition universelle de Shanghai avec une œuvre monumentale The container. L’ensemble de son travail artistique tourne autour des questions d’identité et de construction de la réalité.
Elle est aussi très active dans les domaines de la sculpture, de l’installation et de la photographie.
Sandra Kunz est née en 1960 à Reinach, BL en Suisse
                                                                                                      photo Armin Roth

Régionale 2012

Sandra Kunz livre de belles photographies, très pures, inspirées de l’opéra de Pékin. Ses modèles en jyjamas évoluent gracieusement, en noir et blanc sur les murs de son loft-atelier.

Sa vie entre le sud-est de la Chine et la Suisse s’inspire d’une recherche sur les chevauchements culturels et les interprétations spécifiques à ces deux sociétés. Par une immersion dans la culture collectiviste de la société chinoise elle a été confrontée à son individualisme, héritier de ses propre racines . Ces antipodes stimulent son processus créatif

Dans son atelier à la Manufacture

Un travail tout de grâce et d’ingéniosité, de délicatesse, inspiré de son séjour en Asie

A la Kunsthalle en 2013 Fait Et À Faire – Voir Et Revoir

Dans ce travail Sandra Kunz aborde le genre de l’autoportrait. A partir d’un jeu avec ses homonymes, les Sandra Kunz de Suisse, elle manipule les images et décline les portraits de manière énigmatique et dérangeante.
Chaque nom est associé à un visage.
«Mon visage m’appartient, mon nom aussi

Sandra Kunz est unique, elle est l’original, elle ne peut être confondue. Mais si Sandra Kunz est l’original, alors que sont les autres ? Et si toutes les Sandra Kunz sont des originaux, le nom Sandra Kunz n’a plus de raison d’être. Qui est vraiment Sandra Kunz, comment est-elle perçue et comment se perçoit-elle ? C’est le thème de ces quatre séries de portraits.

Sûr qu’elle était unique et combien cela résonne très fort dans notre souvenir.
Notre dernier entretien à la Kunsthalle était tout de gaité, avec son humour, elle
me disait « tu ne parles pas assez de moi « 
Et moi de lui répondre « tu ne perds rien pour attendre … »

Puis à Art Basel en 2016, elle parcourait les allées en compagnie de son amie
Clarisse Schwarb

www.sandra-kunz.ch

 

Une vue de son atelier

Toutes les photos sont de moi sauf la 2 qui est de Armin Roth,
merci à Eric Kehliff

LA FILATURE, SCÈNE NATIONALE DE MULHOUSE

JEUDI 2 JUILLET 19H VENDREDI 3 JUILLET 20H SAMEDI 4 JUILLET 15H + 19H spectacle initialement prévu en mars 2020

Un spectacle à nul autre pareil qui nous mène vers cette terre d’enfance où les mythes entrent en nous comme des instincts de vie. Suivons les Centaures, ils existent si l’on y croit.
À Marseille, il est un lieu unique, à la lisière de la ville et des calanques, un royaume de paille et de bois. Camille en est la princesse, Manolo le prince. Les chevaux en sont les animaux, doués du pouvoir magique de se métamorphoser en centaures. Oui, les centaures existent : ils se nomment Manolo – Idra et Camille – Gaïa, le premier dans la majesté d’un pur andalou, le second dans la puissance tranquille d’un frison. Centaures, quand nous étions enfants raconte l’histoire exceptionnelle et exemplaire de ces deux-là, de cette métamorphose, d’un rêve d’enfant devenu réalité. Fascination des chevaux magnifiques et de la virtuosité des cavaliers, beauté des images fulgurantes qui écartent les ténèbres, vertige devant le corps-à-corps dansé de l’homme et de l’animal jusqu’à la fusion des deux dans un centaure féminin/masculin d’une beauté éblouissante, frisson lorsque parfois l’animal fait mine de renâcler.
Tel un conte de fées des temps modernes, le spectacle offre, aux enfants et parents réunis, une dense matière à émotions, sensations, méditation sur notre place dans le monde et notre capacité à l’enchanter. Et longtemps après la représentation, les rêves exhumés se balancent encore entre la réalité et l’enfance déposée dans l’âme des jouets et celle des animaux.

théâtre équestre · grande salle 50 min · à voir en famille dès 7 ans
avec Camille & Manolo et les chevaux Indra (étalon ibérique), Gaïa (étalon frison), voix Elsa Scholler, Timeo Bonnano, Lua Gaggini, Laurent Schefer, Christiane Suter, Claude Thébert d’après l’histoire véritable de Camille & Manolo, texte, mise en scène Fabrice Melquiot
plus d’infos, photos, vidéo sur ce spectacle

La Filature


tarif spécifique 14 € la place (réduit 8 €)
billetterie à partir du jeudi 25 juin 03 89 36 28 28
ou sur www.lafilature.org

Coronavirus #Mulhouse Resiste

Magritte était précurseur


Ce 7 février, je ricanais bêtement au fond de moi, lorsque cette jeune cardiologue, m’a accueillie, dans la salle d’attente de son cabinet, avec un masque chirurgical sur le visage. Petite, en fait de ma taille, blonde, elle était accompagnée d’une jeune stagiaire.A ce moment je n’ai eu qu’un regret, c’est de ne pas avoir le culot de les prendre en photos avec mon Iphone et de suivre le commun des mortels et poster cette vision saugrenue sur ma page FaceBook. Dans son cabinet c’était épique, en même temps qu’elle me posait des questions, à travers le masque, avec son accent polonais, elle donnait des explications à la stagiaire.
Moi j’avais beaucoup de mal à comprendre ce qu’elle me disait, assise au-delà de son bureau, à travers le masque et avec son accent. Je me suis dit que j’en ferai peut-être une chronique, mais j’étais loin d’imaginer, le Tsunami qui allait déferler sur ma région, puis sur la France entière.

C’est un sentiment étrange, une sensation de guérilla. Puis cela devient surréaliste, d’abord c’est notre région qui est impactée, à cause du rassemblement de l’église évangélique (17 février). Elle n’a jamais été pour la plupart d’entre nous en « odeur de sainteté »

Des dispositions de restrictions de fermetures régionales sont prises.

Puis après l’annonce du président Macron du 12 mars, les annonces de fermeture momentanée pleuvent.  Je n’étais pas allée voter, moins par prudence que, parce que je n’avais pas de préférence affirmée pour un candidat.

Pour moi qui avais, à contre cœur annulé mes voyages à Paris, la SNCF annonce le remboursement sans frais des voyages jusqu’au 30 avril.

Je suis encore tentée de partir, mais ce soir 13 mars, les mails d’annulation remplissent ma boîte et soulagée, je le reconnais, je suis rassurée d’avoir annulé mes escapades. J’avais bien envisagé d’aller faire un tour en Suisse, mais là aussi, un à un les musées me préviennent de leur fermeture provisoire.

16 mars, j’ai annulé mon option TGV pour l’exposition à la Fondation Vuitton.

JR est allé faire les courses comme à son habitude le lundi. Les magasins sont bondés, les charriots débordent de victuailles.
Il y est retourné mercredi, c’était très calme.

FB déborde de blagues stupides, de fake news et autres turpitudes

Les gens n’ont pas conscience de la gravité de la situation.

Les transports en commun sont en réduction.
Un hôpital militaire de fortune va être construit sur le parking de l’hôpital du Moenschberg.
De temps à autre on entend le passage d’un hélicoptère, l’angoisse monte.
Les pages du journal local dédiées aux annonces de décès, augmentent de jour en jour. Les masques manquent.

L’âge des personnes  concernés est très élevé !
La situation est devenue critique, France 2 fait un reportage sur l’hôpital mulhousien et sur le fait que les équipes soignantes manquent de protections et sont au bord de l’épuisement.
Certaines initiatives tentent d’égayer et d’occuper agréablement
le temps. Mon amie AS. n’écrit-elle pas :
Ça rend quand même un peu alcoolo ce confino-jubilatoire, non ?

Voici son initiative relatée par la presse locale

Des groupes se forment le soir, pour unir leur angoisse, mais surtout pour applaudir le personnel médical si dévoué. On apprend qu’il est à 40 % contaminé.
Nos voisins helvétiques se promènent le long du Rhin. Le monde est fou.
C’est une situation inédite, digne d’un excellent thriller, qui hélas dans l’immédiat fait des ravages.

 Le professeur Yazdan Yazdanpanah assure qu’il n’y a que l’isolement pour « arrêter le virus »Covid-19 :

« Je pense que le confinement ne va pas s’arrêter en France dans dix jours. Je pense que ça va être plus long », a expliqué celui qui fait également partie du conseil scientifique qui conseille Emmanuel Macron. « Cela dépendra un peu de la courbe de l’épidémie, du nombre de nouveau cas qu’on va voir (…) Je pense qu’il faut partir sur six semaines, quelque chose comme ça, je ne peux pas exactement dire. Mais ce sera plus que 15 jours, ce sera autour de 6 semaines probablement, voire plus. »

 

La suite l’avenir nous le dira.
Prenez bien soin de vous ou take care si vous préférez

Se suspendre aux lendemains – Regionale 20

Jusqu’au 5 janvier 2020 à La Kunsthalle de Mulhouse
Regionale 20
Sur une proposition de Sandrine Wymann, directrice de la
Kunsthalle

Comment ne pas être alerté par les inondations qui se multiplient,
ainsi que toutes ces autres catastrophes. La Kunsthalle nous y rend
attentif avec cette exposition

Avec le changement climatique, le Grand-Est pourrait connaître des intempéries beaucoup plus souvent et mieux s’y préparer, c’est d’abord se souvenir. Les gestionnaires des risques d’inondation en région se mobilisent pour commémorer les inondations de décembre 1919 et janvier 1920, à travers des actions favorisant la mémoire et la culture du risque.
Les terribles inondations de 1919 et 1920 (vidéo)
Dans la nuit du 23 au 24 décembre 1919, des pluies torrentielles s’abattent sur l’Est de la France. Le jour de Noël, des centaines de communes, d’entreprises, de routes et de voies ferrées se retrouvent sous l’eau, en Alsace, en Lorraine ainsi que dans le Pays de Bade, de l’autre côté du Rhin. Rapidement, ces crues se propagent en aval et, dans les jours qui suivent, les grandes villes de la région sont elles aussi victimes des inondations : Colmar, Strasbourg, Mulhouse, Epinal, Saint-Dié, Nancy, Metz, Charleville-Mézières. Puis le 12 janvier 1920 une nouvelle tempête déferlera sur l’Est de la France, associant vents violents et pluies torrentielles qui entraîneront localement des inondations encore plus fortes qu’en décembre 1919.

Demain peut-être ne ressemblera pas à aujourd’hui, un événement extraordinaire aura transformé notre territoire de vie, de pensée et d’action. L’espace d’un moment, tout aura basculé pour autre chose. Quotidiennement, nous évoluons vers un inconnu qui contient à la fois la force de la surprise et la charge de l’anxiété. Parce que le risque d’un événement majeur guette chaque initiative, chaque progrès, chercher à le contrôler ou à l’éviter semble vain.
En s’associant à des chercheurs universitaires géographes, physiciens ou sociologues et à d’autres savoirs, Aline Veillat et Elise Alloin apportent leurs regards et démarches d’artistes aux études des phénomènes d’inondation et de radioactivité. Par leurs sculptures, leurs images mais aussi par leurs méthodologies particulières elles offrent des pistes et perspectives pour de nouvelles relations à l’environnement créant ainsi des liens visibles entre les études de terrain, les données scientifiques et la société.

La Kunsthalle devient un lieu où s’exposent des propositions sensibles et
de la documentation, un espace dans lequel les savoirs prennent formes et se transmettent.
L’exposition est proposée dans le cadre de la Régionale, programme trinational annuel. + d’informations sur www.regionale.org | #regionale20 sur les réseaux sociaux

Exposition réalisée en partenariat avec le Centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques (CRESAT) de l’Université de Haute-Alsace (programme Interreg Clim’ability Design). Le travail d’Aline Veillat est issu d’une résidence universitaire de deux ans, en partenariat avec le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’Université de Haute-Alsace. Il bénéficie du soutien de NovaTris, le centre de compétences transfrontalières de l’Université de HauteAlsace (ANR-11-IDFI-0005) et de la Fondation Müller Meylan de Bâle et s’inscrit dans les commémorations du centenaire des inondations de 1919.

Les artistes

Élise Alloin vit et travaille à Strasbourg. Elle est diplômée de la Haute école des arts du Rhin.
Elle développe son œuvre plastique dans une dynamique de recherche par l’art, notamment en explorant les liens que nous entretenons avec la radioactivité. Comment cet « invisible » modèle-t-il notre conscience des lieux, notre relation au temps, à la mémoire sociale et à la transformation du vivant ?

Sa pratique, transdisciplinaire, se construit en collaboration avec des équipes de recherche : en physique nucléaire (CNRS-Institut pluridisciplinaire Hubert Curien, Strasbourg), en sciences du vivant (Institut Océanographique de Sopot et Laboratoire de Biotechnologie Marine, Université de Gdansk, Pologne) et en sciences humaines (Anthropologie Contemporaine, Université de Stockholm, Suède).
Récemment accueillie en qualité de chercheur associée au CRESAT (Université de Haute Alsace), elle participe au programme de recherche Post-atomic Lab porté par le Centre sur la transition énergétique du
territoire.
Elle y explorera les questions qui traversent son travail sur la construction de nos paysages physiques et psychiques, nos circulations et nos modes d’habiter, en lien avec le démantèlement annoncé de la centrale nucléaire de Fessenheim.
À partir de 2020, Élise Alloin sera artiste associée à La Kunsthalle.
www.elisealloin.com

Aline Veillat vit et travaille comme artiste chercheur indépendante à Bâle en Suisse. Elle a étudié à l’École d’art de Lausanne et titulaire d’un doctorat de l’Université Paris 8 en Esthétiques, Sciences et Technologies de l’Art. Ses œuvres sont régulièrement présentées dans le monde entier.
Dans sa pratique elle se concentre principalement sur les questions environnementales à l’époque de l’Anthropocène et plus particulièrement sur la façon dont l’être humain est lié au non-humain vivant ou non vivant. Son approche est tout d’abord conceptuelle puis se traduit par la suite sous une forme plastique.
Conjointement à sa participation au projet Transrisk sur la culture des risques inondation avec le CRESAT de l’Université de Haute Alsace, elle collabore à différents projets de recherche : Ecodata-Ecomedia-Ecoaesthetics avec l’Institut d’Esthétiques Pratique et Théorique IAeP de Académie des Beaux-Arts et de Design FHNW Basel et le laboratoire WSL Eau-Neige-Paysage de l’Ecole Polytechniques Fédérale de Zürich sur les impacts anthropiques et du changement de climat sur une forêt alpine, ainsi que sur un projet sur le sol envisagé comme un organisme vivant, projet développé en tant que chercheur associé à l’IMéRA l’Institut d’Etudes Avancées en collaboration avec l’IMBE l’Institut Méditerranéen de la Biodiversité et d’Écologie de l’Université d’Aix-Marseille.
En 2018-2019, Aline Veillat était en résidence Universitaire à La Kunsthalle et au Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’UHA.
www.alineveillat.com

Apéro scientifique : jeudi 12 décembre à 19:00
Se souvenir pour mieux se préparer
En présence de Brice Martin (géographe, enseignant chercheur
au CRESAT de l’UHA),

Amandine Amat (responsable du département Conseil Risque et Changement Climatique à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Alsace),
Sophie Roy (ingénieure à Météo France)
et Aline Veillat (artiste-chercheur).
Entrée libre, réservation conseillée au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr
Organisé par La Kunsthalle et La Nef des sciences, dans le cadre de l’événement
« Les sciences ça se discute »,
l’événement est réalisé en partenariat avec le CRESAT de l’UHA
et s’inscrit dans
les commémorations du Centenaire des inondations de 1919.

Kunstdéjeuner :
vendredi 13 décembre à 12:15
Conversation autour des œuvres suivie d’un déjeuner tiré du sac.
Gratuit, sur inscription.

Renseignements et inscriptions au 03 69 77 66 47 ou kunsthalle@mulhouse.fr

Mulhouse Art Contemporain est partenaire de La Kunsthalle

Heures d’ouverture
Du mercredi au vendredi de 12h à 18h
Du samedi au mardi de 14h à 18h
Fermé du 23 -26 décembre ; 30 -31 décembre 2019
et 1 janvier 2020 Entrée libre

Coordonnées
La Kunsthalle Mulhouse –
Centre d’art contemporain La Fonderie
16 rue de la Fonderie –
68093 Mulhouse Cedex Tél : + 33 (0)3 69 77 66 47
kunsthalle@mulhouse.fr / www.kunsthallemulhouse.com

Sommaire du mois d’octobre 2019

Leonor Antunes a seam, a surface, a hinge, or a knot
Fondation Beyeler

Et une curiosité dans l’exposition Or & Gloire
un Christ à tête de femme

Croix d’Herriman (archevêque de Cologne) et de sa soeur Ida
(abbesse de Werden).
La tête du Christ est un réemploi d’un camée romain
(époque julio-claudienne) en lapis-lazuli, peut-être l’impératrice Livia

30 octobre 2019 : Max Sulzbachner Nuits De Lune Et Tam-Tam À Bâle
28 octobre 2019 : Une Passion Pour L’art Louise Bachofen-Burckhardt : Collectionner Pour Bâle
19 octobre 2019 :  Giuseppe Penone La Matrice Di Linfa
15 octobre 2019 :  Tadeusz Kantor : Où Sont Les Neiges D’antan
13 octobre 2019 :  Or & Gloire Dons Pour L‘éternité
11 octobre 2019  : La Collection Rudolf Staechelin À La Fondation Beyeler
08 octobre 2019 : Resonating Spaces -Leonor Antunes, Silvia Bächli, Toba Khedoori, Susan Philipsz, Rachel Whiteread
06 octobre 2019 :  Käthe Kollwitz, Figure De L’expressionnisme Allemand