Guillaume Barth

Guillaume Barth, Elina, 2015. Photographie de la sculpture en sel et eau, 300cm de diamètre, Salar de Uyuni, Bolivie, projet-Elina, 2013-2015.
© Guillaume Barth

Nom : Barth
Prénom : Guillaume
Profession : Artiste multidisciplinaire
Spécialité :  Les arbres
Signe Particulier : Ecosophiste, poète, chercheur

« Mes idées se construisent depuis des lieux différents, ont des formes originales qui semblent s’éloigner les unes des autres, mais à y regarder de plus près, leur part d’invisibilité se recouvre dans un même ensemble. » G.B.

Comment êtes-vous venus à l’art ?

Depuis très jeune, avec une sensibilité exacerbée je pense avoir hérité
de l’âme d’un poète.
Un parcours scolaire atypique, après un bac scientifique « contre
nature » qui s’est orienté vers un cursus de création ( Deug 1 Arts
plastique March Bloch 2004 – deug 1école d’architecture de Strasbourg
2005 – DNAP ESAD Strasbourg 2010 – DNSEP ESAD Strasbourg 2012.)

Depuis quand dessinez-vous ?

Je dessine depuis l’age de 3 ans!

Vos parents, la famille ?

J’ai découvert après le décès de mon grand-père ( Robert Barth ) qu’il
a étudié la sculpture à l’école des Arts Décoratifs de Strasbourg dans
les années après la seconde Guerre Mondiale. Tout cela était un secret
bien gardé.

Comment définiriez-vous votre travail ?

Mes idées se construisent depuis des lieux différents, ont des formes originales qui semblent s’éloigner les unes des autres, mais à y regarder de plus près, leur part d’invisibilité se recouvre dans un même ensemble.
Je me définis avant tout comme sculpteur, cependant mes travaux existent à travers différents médiums. Il n’y a pas de matériau privilégié mais plutôt une méthode de recherche semblable dans l’élaboration de mes projets. À l’origine, il y a toujours une intuition, ressource élémentaire de chaque proposition. D’après mon expérience l’oeuvre préexiste, c’est-à-dire qu’elle se trouve dans une temporalité différente, dans un autre espace avant d’habiter le réel. Mon travail consiste, entre autres, à faire émerger cette forme et à lui constituer une histoire pour la faire apparaître. C’est un travail d’exploration. Il s’inscrit dans des cycles, il n’est pas prévisible, mais il est néanmoins nécessaire car répondant à un besoin d’introspection.
Mon travail est celui d’un chercheur, je me considère comme « non spécialiste » ou spécialiste d’une discipline à venir.

Faites-vous des dessins/essais préparatoires ?

Oui! Il y a souvent même plusieurs mois ou plusieurs années depuis l’idée à la
naissance de la forme.

Quitter la Terre
2014, 30 dessins au coprin noir d’encre (Coprinopsis atramentaria) sur papier cartonné

Quand travaillez-vous ?

Je travaille tout le temps!

A quel endroit ? maison, atelier ?

Il n’y a pas de lieu défini, mon atelier est partout, le train, la forêt, le
coin d’une table d’un bistro, la table basse du salon, l’établi de mon
grand-père.

Baumschule
Avez vous des horaires définis ?

Je devrais apprendre à respecter des horaires mais je n’y arrive pas 🙂

Vos maîtres ?

Je dois énormément à ma formation à l’école, je pense à mes
professeurs Pierre Mercier et Manfred Sternjackob mais aussi plus
récemment Valérie Jouve qui m’a accompagné au Fresnoy (2019-2020)

Vos références littéraires ?

Borges, Carl Gustav Jung, Jérôme Rothenberg, Philippe Descola,
Ahamdou Ambaté Bâ

Qu’est devenu votre travail pendant le confinement ?

J’ai pu me concentrer pendant trois mois sur la sculpture l’oracle du
Nord, les larmes des Arbres. Écouter la forêt sans entendre les bruits
de la route, quel bonheur le confinement

                                 Nouvelle Forêt 2020, 2021, 2121

Que cherchez-vous à exprimer dans votre travail, qui ne serait pas possible
avec des mots


La transcendance*

Quand avez-vous décidé d’exposer votre travail ?

En 2009, première exposition durant la biennale de Sélestat invité par
Philippe Piguet.

 J’ai croisé, Guillaume Barth  la première fois, pour « DEYE NAWE« 
à la Chapelle St Quirin de Sélestat, en 2011, un visage de petit prince, présentant une performance incroyable

Cette pandémie a-t-elle agit sur votre travail ?

Oui, c’est un évènement dans l’histoire de l’humanité, il y a un avant
et un après

Qu’est-ce que vous avez envie de partager ?

J’ai envie de partager mes expériences et l’énergie qui s’y déploie

Cérémonie du thé de Safran,

Les artistes doivent-ils être le reflet des sentiments, de la vision de
leur époque ?

Ils le sont par essence et de part leurs histoires, leurs subjectivités.

Quelle est votre plus belle rencontre en art ?

Il y en à plusieurs, je pense à Bebson de la Rue artiste Congolais de
Kinshasa, une grande leçon de poésie pur et d’humilité!

Une devise ?

Faire confiance à son intuition

Une définition de l’art

J’aime beaucoup celle de Glenn Gould:

L’objectif de l’art n’est pas le déclenchement d’une
sécrétion momentanée, mais la construction, sur la
durée d’une vie, d’un état d’émerveillement et de
sérénité.

*Définition transcendance : La transcendance désigne le fait que tout être ou toute chose dépend d’un principe extérieur, situé « au-delà ». Ce principe supérieur est inconnu et difficilement accessible.

Introduction d’Estelle Pietrzyk,

  • Directrice du musée MAMCS

    Des déserts de sel de Bolivie aux peuples des rennes de Mongolie,
    du Québec au Sénégal en passant par l’Iran, Guillaume Barth poursuit
    une trajectoire peu ordinaire, qui décourage une lecture « classique » du
    parcours du jeune artiste — école / diplôme / résidence / exposition /publication —
    car ce parcours vient s’entrecouper de moments mystérieux, plus proches de l’anthropologie que de la pratique artistique.
    Ces moments gardés secrets par l’artiste viennent nourrir une démarche, qui regarde volontiers du côté du spirituel tout en s’incarnant dans des matériaux simples qui incluent aussi une dimension de fragilité en invitant aussi le sel, des arbres vivants ou encore des pièces de tissus. (…)

Projet Elina 2013-2015

Elina, est un doux nom qui résonne à nos oreilles… Serait-ce celui d’une princesse, une divinité, une incantation ? Elina est une planète imaginaire conçue à partir de briques de sel selon des techniques artisanales des indiens Ayamaras, peuple de Bolivie, au nord du grand désert de sel. Guillaume Barth y a passé 3 mois pour réaliser son projet, se déployant en une sculpture éphémère (Elina), un film (Le deuxième monde, Elina) et un livre.

extrait du texte de Elina, 2010 Marie Terrieux,
directrice de la fondation François Schneider.

Nid pour un Homme

installation de 5 sculptures, différentes essence de bois tressés dans un vénérable tilleul, STUWA 2016, Ueberstrass commissariat Coal


installation de 5 sculptures, différentes essence de bois tressés dans un vénérable tilleul, STUWA 2016, Ueberstrass commissariat Coal

Crocus Sativus

Crocus Sativus, fleur du bonheur, 2018-2021
2018, photographie dans le désert de Korahsan Iran

L’oeil de Simorgh 2018-2018
« Guidés par la Huppe de Salomon, les oiseaux sont une métaphore de
l’âme. Ils sont en quête de l’être suprême, Simorgh, oiseau mythique,
manifestation visible du divin. Par-delà sept vallées, du désir, de l’amour, de la connaissance, de la plénitude, de l’unicité, de la perplexité, du dénuement et de l’anéantissement, seul trente oiseaux parviennent au bout du chemin.
Ils ne trouvent en Simorgh que le reflet d’eux mêmes, car la divinité, en réalité invisible, se manifeste dans le cœur, miroir de l’âme. Les âmes oiseaux comprennent alors qu’il faut s’anéantir soi-même, mourir pour renaître, devenir rien pour devenir tout. »

Simorgh en Perse signifie trente oiseaux.
Projet imaginé d’après le poème soufi,
Le Cantique des Oiseaux, Farîd oddîn’Attâr, 1177, Iran

2018, installation de 30 oiseaux en métal cuivrés et disque en bois concave recouvert de miroirs à la feuille d’argent 150 cm de diamètre. crédit photo Émilie Fux

Concert Pour Une Nouvelle Forêt

GB
A l’automne 2016, je parcours la Forêt de Stuttgart en Allemagne,
où des changements de températures provoquent la germination
des glands sous un chêne en particulier. J’y recueille 148 graines
pour les préserver du gel. Ces glands sont mis en terre dans des
pots dans l’atelier le 25 octobre 2016.
La « Baumschule » prend ainsi naissance. Ce terme allemand désignant
la pépinière est issu de la combinaison des mots « Baum »,
l’arbre et « Schule », l’école.
À la fin de la résidence, 134 jeunes arbres sont sortis de terre.
L’expérience de la nature revêt alors une dimension particulière
à mesure qu’une Nouvelle Forêt pousse dans mon atelier.Durant deux années, nous collaborons étroitement avec le musicien
et compositeur Thibault Bru et la pianiste virtuose Neus  Estarellas. Le Concert pour une Nouvelle Forêt est une oeuvre
évolutive se déclinant en plusieurs compositions. La musique exprime la singularité de chaque arbre au fil de sa croissance et des saisons ainsi que la communication et l’influence réciproque
des arbres et de leur environnement. Comme un dialogue imaginé entre les Arbres.
Le prix Bullukian 2018 récompense l’oeuvre Concert Pour Une
Nouvelle Forêt et permet de réaliser la pièce lors d’une exposition
avec un concert événement joué pour les Arbres dans le jardin
de la fondation à Lyon le 5 juin 2019.

Voyage vers hyperborée

2020, installation produite au Studio National des Arts Contemporains du Fresnoy, photographie du tournage au Québec février 2020

L’Arbre Bleu

2019, tissus en coton bleu 9 bloc de granit en cercle,  installation imaginée pour le vénérable Paulownia, biennale Sélest’art

Axis Mundi

2018, échelle en aluminium, tissus en coton, disque en acier polimiroir, 1800 cm x 58 cm, 298 cm de diamètre. © Guillaume Barth. Arte

Ataraxia – Sōlārī

Ataraxia – Sōlārī est une activation de sculptures imaginées et présentées par les artistes plasticiens

Guillaume Barth (Strasbourg, France) et Cesar Urrutia (CDMX, MX). À travers ces pièces, les artistes affirment un processus artistique comme moyen de guérison et de résilience. Ces oeuvres tentent de dépasser les circonstances dans lesquelles l’angoisse, la peur et la mort sont venues redéfinir nos réalités.

C’est dans cette perspective que les artistes ont commencé à travailler sur le développement de processus créatifs, les amenant à explorer les anciennes pratiques rituelles indigènes comme voie de guérison et de régénération.

Ces pièces ont pour vocation de rapprocher le public avec les notions de sérénité et de renouveau à travers une activation dans laquelle les protagonistes sont à la fois spectateurs et acteurs.

Lors de leur première rencontre, début décembre, les deux artistes proposés ont eu la même idée: construire une sculpture rituelle en utilisant ces concepts. Cette coïncidence apporte une dynamique particulière à la création de cette œuvre.

Ataraxia – Sōlārī s’est activée le 7 février pour l’inauguration de la Farmacia del Arte à Mexico Manuel María Contreras 71, Col San Rafael,CDMX

Le film Ataraxia – Sōlārī est la trace de cet événement il a été produit en Collaboration spéciale pour la réalisation du film et la bande son de la performance avec Carlos Edelmiro, Phonolab et Rodriguo Morales Vostok.

Le site de Guillaume Barth

Le site de Guillaume Barth en complément de son travail artistique et de recherche poétique ici,
expositions,  textes, prix, de sa relation
personnelle à la forêt de l’Ill*Wald etc

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Mon Art Basel 2022

ma chronique sur EVA & ADELE Les Jumelles hermaphrodites dans l’art

Prologue

Tout ça parce que je suis tombée du lit, (moi aussi j’ai ri d’abord) sur ma valise ouverte. C’était à Paris le 17 mai. J’ai eu un peu mal au genou. Cela s’est aggravé de jour en jour. Du coup j’ai fait l’impasse sur les ateliers ouverts et autres expositions.
Mon psy prétend que cela s’est produit suite à un cauchemar. En effet cela se transforme en cauchemar…

Acte 1

Je m’étais sagement préparée pour l’évènement (ART BASEL). J’avais, à grands regrets, fait l’impasse sur les évènements mulhousiens  : la biennale de la Photo – BPM -à la Filature – Désidération, à la Chapelle St Jean BPM, musée des BA de Mulhouse BPM, le canal des cigognes, le canal au musée de l’impression sur étoffes, la Kunsthalle
puis St Louis : le vernissage à Fernet Branca, Hombourg BPM, la bibliothèque de Mulhouse, le Séchoir. Enfin vous constaterez l’étendu de mon sacrifice.

J’arrive toute guillerette pour le Breakfast des VIP (Champagne et viennoiseries) J’opte pour un café, je me tourne vers la serveuse qui me
tend le café, c’est là qu’une immense douleur au genou, me foudroie.
Je reste debout en priant le ciel de ne pas m’effondrer devant l’assistance
si chic, et de les asperger avec mon café. Solidaire immédiatement ils me prennent le café des mains, et m’accompagnent vers une chaise. Je ne me souviens plus si j’ai laissé échapper un gros mot, je crois que oui, je les ai remerciés. Un ami qui m’accompagnait est allé au poste de secours de la foire.
Accueilli, par une infirmière qui parlait le français, il a appris qu’il n’y avait
pas de médecin de garde.

Acte 2

Contre la remise de sa CI, on lui a proposé un fauteuil
roulant. Nous voilà parti pour la visite et pour le déjeuner.
Puis décidant d’appeler mon assurance carte World Elite premium (je précise pour la suite), pour être « rapatriée » chez moi, j’apprends qu’il me faut absolument une attestation d’un  vrai médecin.
C’est là que ça se corse. Attente au téléphone, charge de la batterie qui diminue
dangereusement, j’essaie de discuter, rien à faire, je suis dans l’obligation
d’aller aux urgences suisses.
Tout d’abord, mon interlocutrice, me répond qu’il y a une franchise dans mon cas, puis quand je précise que je suis à Bâle, en Suisse, à 35 km de mon domicile, elle ignore tout de Art Basel et me fait patienter pour le service médical qui ne répond pas pendant 25 mn.                                                                            Pistoleto
Je rappelle, enfin j’ai le service médical qui précise que c’est un médecin que je dois voir, ou alors ils ne s’occupent de rien, si je ne veux pas comprendre que c’est tant pis pour moi !

Acte 3

Sur le conseil de l’infirmière de la foire, je fais appel à un taxi, (elle dit que les
pompiers c’est + cher) Elle me pousse jusqu’au taxi et récupère le fauteuil.
Il me mène aux urgences de l’hôpital universitaire de Bâle. Généreux, il me soutient pour sortir du taxi, mais il n’y a personne pour l’accueil, il faut aller jusqu’à l’admission. Je vois un peu plus loin des pompiers, je les appelle au secours. Ils parlent le français et viennent du Doubs, ils ont déposé un malade. Ils demandent un chaise roulante pour moi.
Il n’y a pas de chaise roulante aux urgences.
Ils m’assoient sur une chaise normale. Puis tout d’un coup arrive une chaise. Un infirmier me reçoit, pour les contrôles d’usage, masque,
température, tension etc…
Puis on me pose devant l’admission, où je réponds à toutes questions que l’on me pose, même à celle qui demande, qui prévenir au cas où ….
Puis il est question de procéder à une radio, dans l’attente, on me pose dans un cagibi, je demande à boire.
Puis un infirmier me cherche pour la radio.
il doit descendre la planche où je dois m’étendre, il enlève mes chaussures, s’empêtre dans les doubles noeuds de mes tennis, puis il m’enlève le pantalon,
là je suis prise d’un fou rire nerveux, lui toujours professionnel ne comprend certainement pas mon rire. Il procède à la radio, me remet mon pantalon, pas les chaussures qui sont posées sur ma chaise.
Puis direction cagibi dans l’attente du médecin qui doit révéler le diagnostic
Au bout d’un certain temps arrive le docteur, un suisse, qui m’explique que je n’ai rien, puis il va faire appel à son chef qui lui, parle le français.
Le médecin chef, qui comme tout chef est très occupé, m’explique qu’on va me donner un cachet pour la douleur, et que l’on va me faire un TAC, j’ai compris plus tard que c’est un scanner. On me met dans la salle d’attente du Scanner, je suis seule.
Attente de 45 mn, j’atterris dans la salle du scanner. Là on pénètre dans un espèce de tunnel pour 2 mn dit-elle. De temps en temps mon téléphone sonne mais il est loin.
La dame, à ma demande me conduit aux toilettes, la chaise ne veut pas entrer dans les toilettes, en poussant un peu on y arrive. Pour ressortir c’est le même cirque. On me reconduit chez les 2 médecins. Le médecin assisté d’une infirmière tente de m’allonger, sur une table d’examen, je retombe lourdement sur mon fauteuil. Je comprends que l’infirmière grogne en suisse : elle a 2 jambes non ?
Résultats des courses, à part un peu d’arthrose, je n’ai rien. J’ai un léger … doute, aurait-on scanné la jambe gauche ? Alors que c’est la droite qui est douloureuse.
On me met debout, je ne tiens pas et j’ai mal, on me donne 2 béquilles, encore moins, je prends une leçon de marche avec béquilles, par le chef entouré d’assistants. Sont-ils là pour me rattraper en cas de chute ? Ou mieux, comme c’est un hôpital universitaire, pour suivre la leçon du chef. Puis le médecin chef me dit : si vous avez trop mal et si vous n’arrivez pas à marcher, on vous garde ici.
Panique dans ma tête, je réussis, allez savoir pourquoi, après avoir avaler le médicament, à marcher avec une béquille. Je peux partir, non sans avoir à régler une facture. Mais personne ne sait combien je leur dois.
Au moment de régler avec ma montre connectée, le terminal est un peu loin,
je tire dessus, le système se ment en panne. Les agents sont tenus de le réinitialiser, je paye.

Acte 4

Puis c’est l’attente du taxi, qui me conduit
au-delà de la frontière où m’attend Véronique Arnold, qui y a garé sa voiture.
Elle était à Art Basel, en vélo, où elle expose

les plis de l’Univers

 

à la Galerie Stampa, du 16 au 19/6/22

                                                                   Les mains de l’arbre touchent l’azur

En même temps au centre ville au Spalenberg 2 WWW.stampa-galerie.ch
                                           And When I Say
                                          I AM DREAMING TOO

VÉRONIQUE ARNOLD
ET QUAND JE DIS QUE TU RÊVES,
JE RÊVE AUSSI
2. juin 2022 – 27. août 2022

Finale

Arrivées à Mulhouse, elle m’a hissée jusqu’au 3e étage de mon appartement, avec force béquille. Je ne vous raconte pas la stupéfaction de mon mari quand il m’a vue !

Je remercie, mes 2 accompagnateurs solidaires, qui ont eu une patience infinie avec moi.

Retour à domicile

De retour à Mulhouse, après les urgences de Bâle du 14/6 réclamées par mon assurance , je consulte ma généraliste.
Elle souhaite voir le résultat des examens de Bâle et dans le doute et cette attente elle m’envoie faire une IRM.
Le premier radiologue consulté me fixe RDV au 21/7/
le 2e au mois de septembre et me demande de venir m’inscrire chez lui, ou d’envoyer quelqu’un à ma place
Les autres ne répondent pas au tél.
Il faut savoir que j’habite un 3e étage sans ascenseur, et que je marche avec une béquille, pour épargner le genou droit douloureux.

Information

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Cadeaux de Noël

Non, il n'y a pas qu'une seule adresse, pour vos cadeaux de Noël. 
Voici quelques suggestions, parmi nos lieux culturels préférés,
soit achats en direct, si papa Noël Castex, nous y autorise, soit en ligne avec la nouvelle tendance clic&collect. Martine Zussi, Sandrine Stahl et Bénédicte Bach vous proposent ci-dessous :

Motoco

Motoco lance sa boutique en ligne !
Nous n’aurons pas l’opportunité, cette année du traditionnel marché de noël, et nous en sommes très tristes. Les nombreuses belles choses qui habitent notre château ne pourront, pour quelques temps encore, vous être présentés IRL ! Nous avons donc décidé de créer une boutique en ligne. Bien sûr, ça ne remplace pas ces belles rencontres auxquelles nous tenons tant.
Mais vous pouvez voir, acheter, vous faire plaisir, vous faire livrer ou choisir le click&collect (48 heures de délais pour la livraison et 24 heures pour le click&collect). Vous trouverez près de 800 oeuvres et objets issus du travail de 50 artistes de motoco ! Et dans tous les cas, on vous gâtera dans les envois ou lors de votre visite pour récupérer vos folies !
Le lien vers la boutique en ligne de motoco : https://revelateur.io/motoco

Plusieurs équipes de motoco oeuvrent dans la ville de Mulhouse en cette période de Noël. Vous pouvez suivre nos actions sur notre page Facebook, Instagram ou sur le site motoco.fr


Le Séchoir

SI LES CONDITIONS SANITAIRES AU 15 DÉCEMBRE LE PERMETTENT, NOUS OUVRIRONS NOS PORTES TOUS LES APRÈS-MIDIS DU 15 DÉCEMBRE AU 20 DÉCEMBRE AVEC UNE EXPOSITION-VENTE DE NOËL ARTISTIQUE (en respectant les consignes sanitaires of course!) !
A SUIVRE ….
EN ATTENDANT, LES ARTISTES DU SÉCHOIR NE CHÔMENT PAS !
NOUS VOUS PROPOSONS NOMBRE DE SOLUTIONS POUR GARDER LE LIEN ET VOUS GÂTER !
Suivez le lien pour tout découvrir ! à Mulhouse
https://www.lesechoir.fr/vente-en-ligne
Mulhouse Alsace Agglomération – Le Séchoir Mulhouse – Région Grand Est

LAB

Organisé par la Galerie la Pierre Large à Strasbourg
Une fois n’est pas coutume et en attendant de reprendre le programme d’exposition avec Coordonnées 72/18 d’Alain Willaume dès le 6 janvier 2021,
le LAB fait son marché de Noël. Avec des éditeurs d’ici et d’ailleurs, nous vous proposons une sélection de beaux livres dédiés à la photographie dans un esprit marché de Noël solidaire.
Venez découvrir les trésors proposés par Les Editions L’Atelier Contemporain, Chic médias, Atelier EXB / Editions Xavier Barral, et Mediapop Editions.
A découvrir aussi et en exclusivité, le dernier né des livres-objets « Fleurs Fabuleuses » de Robert Becker, tout frais sorti de l’imprimerie.
Des images et des mots au fil des pages pour se faire plaisir, découvrir des artistes et remplir la hotte du Père Noël!
Nous serons ravis de vous accueillir pour clore ensemble le chapitre de cette année si particulière et faire en sorte qu’en décembre, tout parte en livres!

Sans oublier nos libraires et éditeurs préférés

 

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Sommaire du mois de septembre 2020

Robes du soir, présentées dans l’exposition Man Ray et la mode au musée du Luxembourg
Jeanne Lanvin et Jean Charles Worth (1925)

20 septembre 2020 : Le Monument, Le Labeur Et L’hippocampe
15 septembre 2020 :  Delphine Gutron
12 septembre 2020 :  Taro Izumi. ex
08 septembre 2020 : Pour tout le sel de la terre
06 septembre 2020 : Susanna Fritscher, Frémissements
04 septembre 2020 : Richard Chapoy -ARTCHIMIE-

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Delphine Gutron

photo Sandrine Stahl

Nom : Gutron
Prénom : Delphine
Profession : Graveur
spécialité : Dessins – Encres – Gravures
signe particulier : artiste en mouvement au Séchoir, une Sécheuse

Delphine Gutron est une artiste, dessinatrice, graveur.  Dans son atelier au Séchoir, elle alterne entre la gravure, les dessins préparatoires et les dessins tout court. Son travail est très minutieux, son tracé précis et esthétique. Elle dessine avec des outils très fins afin que son trait soit le plus juste possible.
La gravure en taille-douce (ou gravure en creux) est sa technique de gravure préférée de l’artiste.
Delphine grave en effet ses dessins à la pointe sèche sur des plaques de cuivre ou de zinc ou utilise la technique de gravure à l’acide (eau-forte, aquatinte) pour réaliser ses estampes. Elle travaille parfois aussi sur des plaques de gomme qu’elle monte en tampon.

La ville, les usines, les bâtiments, les parcs… sont les thèmes que l’on retrouve souvent dans le travail de Delphine Gutron. Nancéenne, puis mulhousienne d’adoption, elle a beaucoup observé le Temple St Etienne et flâné au Musée d’Impression sur Etoffes de Mulhouse pour y trouver son inspiration.
Mais parfois, son imagination lui suffit, et de son esprit peuvent naître des images d’anges, d’êtres hybrides ou de curieuses créatures animales… la finesse de ses graphismes rendant son œuvre toujours très esthétique.
Emmanuelle van dinh.

L’artiste dans ses propres mots

« Je travaille doucement, avec force détails, en laissant les traits glisser,
jusqu’à atteindre un équilibre sensible. »

 

Entretien avec l’artiste

 

Comment êtes-tu venue à l’art ?

Je dessinais depuis longtemps pour moi, mais un bon déclic lors d’un stage en
2004 pour apprendre la gravure au Centre de la gravure et de l’image Imprimée
à La Louvière en Belgique, où l’on apprenait au milieu des oeuvres de Louise
Bourgeois.

Depuis quand dessines-tu ?

Je dessine depuis toute petite, mais j’ai fait du dessin technique et du dessin de
représentation lors de mes études d’abord scientifiques, un bac E technologies
industrielles puis de la physique Chimie à l’université et de la géologie.

Tes parents t’ont-ils influencée ?

Pour l’amour du papier, cela vient certainement de mon père qui travaillait
dans une imprimerie à Nancy et qui rentrait à la maison avec ses habits
imprégnés de l’odeur de l’encre.

Fais-tu des dessins/essais préparatoires ?

Pour certaines séries, je travaille dans des carnets de recherche et je note des
phrases et des croquis, pour d’autres séries je travaille directement sur le
papier ou le métal. C’est le premier trait qui me guide, même si je sais vers
quoi je vais tendre.

Quand travailles-tu ? A quel endroit ? maison, atelier ?

Je travaille le week-end dans mon atelier au Centre d’Arts en mouvements Le
Séchoir et le soir, je travaille à la maison, tard.

As-tu des horaires définis ? Un rite pour te mettre au travail ?

… Dès que je peux , j’ai un job d’enseignante aussi, et une famille 🙂
Pour le rite : un café !!! pour l’atelier, un verre de bon vin si c’est le soir à la maison, de la musique rock à fond, pleine d’énergie.


                   exposition Fernet Branca POP-UP Artistes

Peux-tu m’expliquer ta technique, c’est un peu mystérieux
pour moi ?

Je travaille en alternance en gravure et en peinture . Pour le moment toujours
sur du papier, cependant j’aimerai travailler le volume, les assemblages,
poursuivre des recherches déjà engagées en ce sens, soit en faisant sortir la
gravure de son cadre, soit en travaillant les feuilles de métal ou encore la
céramique. Je n’ai pas assez le temps de pouvoir mettre en oeuvre toutes ces
expérimentations.

Es-tu influencée par des maîtres ?

Surtout ces trois là :
Odilon Redon pour son onirisme et sa douceur .
Paul Klee pour sa liberté et ses recherches sur les symboles et les couleurs, la
musicalité de ses compositions.
Et Fred Deux pour sa folie et son dessin.

Quelles sont tes lectures, tes références littéraires ?

Je lis beaucoup de romans historiques où sont liés art et politique afin de
comprendre comment la société et les événements politiques peuvent
intervenir sur l’art. Ca me permet également de vivre une époque que je n’ai pas connue .
Les livres de Sophie Chauveau par exemple, Dan Franck, les monographies d’artistes ou les livres sur les ateliers d’artistes .
Récemment j’ai lu Zao de Richard Texier aux éditions Gallimard et cela me permet de voir les artistes sous un autre angle que la peinture, dans leurs relations d’amitié et de connivence avec les autres artistes de leur époque .
Le bon livre aussi de Philippe Dagen, « artistes et ateliers » qui me permet de m’imaginer au coeur de la création.

Peins-tu des autoportraits ?
Je n’en ai réalisé qu’un, une fois, pour mon diplôme d’arts plastiques .

Qu’est devenu ton travail pendant le confinement ?

Il a pris de l’ampleur ! Du temps libéré, et de grandes feuilles de papier à disposition ont permis à la série « ROOMS » d’apparaître.
J’ai expérimenté un geste plus ample oublié des détails et mis en avant une
émotion plus immédiate avec une gamme de couleurs plus réduite.
C’est la série que j’ai exposée à Fernet Branca cet été.
Bien sûr, la notion de confinement, le sentiment d’être bloqué entre 4 murs a vu dans la peinture une échappée belle. Dans les Rooms , je revisite les lieux qui me sont familiers et les émotions qui m’ont parcourues dans ces endroits.
(ci-contre le Fakir)

Cette pandémie a-t-elle agit sur ton travail ?

Elle m’a donné du temps, c’est très précieux pour faire évoluer son travail et
pouvoir interpréter ses questionnements graphiquement.
Depuis le déconfinement, je continue les grands formats, je sens que j’ai
franchi une étape supplémentaire dans la liberté de mon expression artistique,
tant par le format que par les idées qui continuent de s’accumuler et les projets
que je consigne.

Que cherches-tu à exprimer dans ton travail, qui ne serait pas possible avec
des
mots ?

J’essaye d’imaginer un monde qui a existé ou qui va exister. Je m’interroge
beaucoup sur la notion de temps (géologique, à l’échelle des millions d’années
mais aussi historique) et la notion de création (les espèces, apparition/
disparition, utopie, préservation des écosystèmes, sensibilisation au beau qui est partout dans une bestiole mais aussi dans la ferraille d’une poutre).
Je souhaite surtout ressentir intensément des moments, des émotions très
particulières et que le public qui voit ces traces éprouve aussi immédiatement
une empathie, une compassion ou un regard non anodin sur mes dessins.

Le Séchoir est-il un apport pour toi ?

Membre fondateur au Séchoir depuis mai 2014.
A permis des collaborations, des expositions collectives jusqu’à Berlin, des échanges artistes riches tant au niveau des techniques que des recherches et des questionnements. Cela m’a permis aussi de découvrir nombre d’artistes plasticiens mais aussi musiciens et d’affuter mon regard sur les oeuvres grâce aux sélections lors des appels à projets de nos expositions.
J’acquiers des notions de scénographie, d’exposition également, bref un apprentissage dans tous les domaines !!
Cela n’a pas vraiment modifié ma manière de travailler mais me permet des rencontres, des échanges, d’entrer dans l’élaboration de projet et
ponctuellement des conseils dans des techniques que je pratique moins
souvent comme la céramique.

Les artistes doivent-ils être le reflet des sentiments, de la vision de leur

époque ?

Pour moi , l’artiste doit être le reflet de son époque, mais comme le temps agit
sur nous, inéluctablement et que je suis persuadée que vivent au fond de nous
des vies antérieures, les époques précédentes transpirent dans le présent .Le
sentiment que l’on donne à voir à travers nos peintures, nos textes, nos dessins, il n’est pas si spontané, il n’est pas qu’une bribe de contemporanéité,
imbibé d’actuel mais pas essentiellement, il est plutôt le résultat d’une
réitération de ce même sentiment à travers les âges, les époques.
Tous les sentiments ont déjà été vécus, mais les artistes les transmettent au coeur de l’époque dans laquelle ils sont nés, sur un fond d’une époque plus ancienne, présente aussi en eux.

Quelle est ta plus belle rencontre en art ?

Celle qui évolue. J’ai pu être totalement insensible à l’oeuvre d’un artiste et
avec le temps ou la médiation de galeriste par exemple, commencer à apprécier
les mêmes oeuvres. Passer de l’indifférence à un sentiment intense sur une
même image, je trouve ça fort, avec le temps.

As-tu une définition de l’art ?

Ce serait : L’art c’est une émotion animale, primaire qui nous saisit sur une
image, une musique, une phrase, c’est vital.

Une future exposition « Katalog « , à venir au
Centre d’Arts en Mouvements Le Séchoir.

Ateliers Ouverts 2020, 10 et 11 octobre 2020 à partir de 14 h

                                                                   Série Rooms

Delphine Gutron
Atelier Le Séchoir
– 25 Rue Josué Hofer, La Tuilerie,
68200 Mulhouse

site Web :
https://www.delphinegutron.com
faceBook :  https://www.facebook.com/DelphineGutron

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