Sommaire du mois de juin 2019

Gregory Forstner, The Ship of Fools

La photo en exergue est issue de l’exposition de Gregory Forstner à la Fondation Fernet Branca
(billet à venir)
20 juin 2019 : Basim Magdy
17 juin 2019 : Elger Esser, MORGENLAND
13 juin 2019 : Art Basel 2019
10 juin 2019 : Céleste Boursier-Mougenot
08 juin 2019 : William Kentridge A Poem That Is Not Our Own
07 juin 2019 : Francisco de Goya de l’été 2020, Fondation Beyeler
05 juin 2019 : Rebecca Horn
01 juin 2019 : Helmut Federle

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Art Basel 2019

Organisé pour la huitième et dernière année par Gianni Jetzer, conservateur spécial au musée Hirshhorn et au Jardin de sculptures de Washington, DC
Art Basel, dont le partenaire principal est UBS, a lieu à Messe Basel du
13 au 16 juin 2019.

photo Bertrand Alain Gillig

Alexandra Pirici, artiste roumaine, sélectionnée par Art Basel présente «Aggregate» (2017-2019), sur la Messeplatz, un salon environnement performatif , organisée par Cecilia Alemani

Unlimited, plate-forme unique d‘Art Basel pour les projets de grande envergure, offre aux galeries l’occasion de présenter des installations gigantesques, des sculptures monumentales, de vastes peintures murales, de vastes séries de photographies, des projections vidéo et des performances qui transcendent le stand traditionnel des foires d’art.
75 projets de grande envergure d’artistes de renom et émergents, notamment: Larry Bell, Huma Bhabha, Andrea Bowers, Jonathas de Andrade, VALIE EXPORT, Alicia Framis, Abdulnasser Gharem, Kiluanji Kia Henda, Kapwani Kiwanga, Daniel Knorr, Jannis Kounellis, Lawrence Lek, Zoe Leonard, Sarah Lucas, Kerry James Marshall, Rivane Neuenschwander, Hélio Oiticica, Jacolby Satterwhite, Joan Semmel, Do Ho Suh, Fiona Tan, Franz West et Pae White

Quelques sélections :

Laurent Grasso, Otto

OttO, de Laurent Grasso, artiste alsacien.
Tourné en 2017 dans le désert australien, avec son équipe il a filmé des sites sacrés avec des drones et des caméras thermiques et hyperspectrales. Des machines ultra-perfectionnées qui permettent de restituer le rayonnement électromagnétique de ces terres. L’idée était de « visualiser la force des lieux, de mettre en relation des outils scientifiques qui permettent d’augmenter la vision et des lieux énigmatiques » , explique l’artiste. (l’Alsace 13/6/19)
Des sphères parcourent ces espaces dans un mouvement lent et hypnotique. « Elles représentent l’énergie des lieux, la part invisible. Mais je ne veux pas tomber dans des explications spirituelles. Je fais un travail de fiction, les sphères constituent un élément narratif du film. »
Le sentiment de survoler ces espaces donne presque le vertige, tant on
est happé et entraîné par les prises de vue.



Xu Zhen

Xu Zhen, propose des tables de jeu de casino dont le tapis est réalisé à la façon des mandalas de sable tibétains. Création, destruction ; argent et spiritualité… Une belle métaphore autour d’Art Basel

Duane Hanson Lunchbreack

Installation dans le registre de la reproduction mimétique. Seuls les expressions et la mise en situation révèlent une intention « artistique » les  personnages de Duane Hanson sont d’une tristesse accablante.

Alicia Framis LifeDress

Voir ici la vidéo du vernissage TV

En écho au mouvement #metoo sont exposés de nombreux travaux militants, comme LifeDress, signé par Alicia Framis (vidéo). L’Espagnole a revêtu des mannequins de robes fabriquées à partir d’airbags de voiture. Chaque vêtement est prévu pour protéger la personne contre une forme de harcèlement en gonflant de manière surréaliste autour de différentes parties du corps des femmes, dès que l’on approche d’elles.
Parmi les nombreuses œuvres historiques présentées, la vidéo 1983 de l’artiste autrichien VALIE EXPORT ‘Syntagma’ explore l’identité féminine en relation avec l’image du corps, tandis qu’Hélio Oiticica, artiste phare du tropicalisme brésilien, rentre à Bâle avec l’installation ‘Penetrável
L’installation de canapés de Franz West est la bienvenue pour prendre  une pause. Art Basel Unlimited atteint ses limites et les nôtres …

Les galeries
Gagosian, Zwirner, Hauser & Wirth, Lisson, Thaddaeus Ropac, les ténors du marché de l’art mondial occupent l’allée centrale de la foire.

Laure Prouvost

Laure Prouvost, représentante de la France à la biennale de Venise
2019
est présentée par la galerie Obadia, qui montre quelques pièces de choix.

Véronique Arnold, Galaxies 2019, broderies sur texile

La plasticienne Véronique Arnold est présente pour la deuxième année consécutive, dans la Galerie baloise Stampa, galerie où une exposition monographique « WE ARE THE UNIVERSE » lui est consacrée jusqu’au 31.08.2019
Stampa
Spalenberg 2, CH-4051 Basel

Douglas Gordon, Anish Kapoor, Bertrand Lavier

Chez Kamel Mennour, la qualité est encore au rendez-vous, avec François Morellet, Camille Henrot, Daniel Buren, Bertrand Lavier, Lee Ufan, Zao Wou-Ki.

Une application smartphone vous accompagne tout au long du parcours.
Rendez-vous est déjà donné pour 2020 du 18 au 21 juin,
50 ans en 2020 avec un projet curatorial autour de la notion de marché
voir ici la vidéo du vernissage TV

Bilan
L’édition 2019 d’Art Basel a attiré un public véritablement mondial, catalysant d’excellentes ventes à tous les niveaux.

• L’édition 2019 d’Art Basel a été clôturée le dimanche 16 juin 2019, alors que les ventes de magasins et d’institutions privées ont été soutenues par des galeries de tous les secteurs du marché.
• La foire a attiré des collectionneurs de plus de 80 pays et une fréquentation globale de 93 000 personnes.
• Art Basel a présenté «Aggregate» (2017-2019) d’Alexandra Pirici sur la Messeplatz avec beaucoup de succès
• Un nouveau système de tarification à échelle mobile a été introduit avec succès, offrant un support supplémentaire aux galeries de petite et moyenne taille

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Francisco de Goya de l’été 2020, Fondation Beyeler

Rétrospective Francisco de Goya de l’été 2020, Fondation Beyeler

précédée par la présentation du tableau Le Sabbat des sorcières sur le stand de la Fondation à l’exposition Art Basel 2019.

Francisco de Goya Le Sabbat des sorcières

La Fondation Beyeler organise l’une des expositions les plus importantes jamais consacrées à Francisco de Goya hors d’Espagne. Goya est l’un des derniers grands peintres de cour, et le premier précurseur de l’art moderne. Cette exposition a été réalisée en coopération avec le Museo Nacional del Prado de Madrid. Des tableaux rarement montrés, appartenant à des collections privées espagnoles, seront présentés dans le cadre de la Fondation Beyeler, conjointement à des œuvres clés provenant des musées et des collections les plus célèbres d’Europe et des États-Unis. En guise de prélude à cette exposition de l’été 2020, la Fondation Beyeler présente sur son stand de l’exposition Art Basel le tableau frappant et énigmatique de Goya intitulé Le Sabbat des sorcières (1797-1798), prêté par le Museo Lázaro Galdiano de Madrid.

Images:
Francisco de Goya, El Aquelarre, 1797/98. Huile sur toile, 43 × 30 cm, Fundación Lázaro Galdiano, Madrid.
Francisco de Goya, La maja vestida, 1800-1807. Huile sur toile, 95 x 190 cm, Museo Nacional del Prado, Madrid, © Photographic Archive. Museo Nacional del Prado. Madrid.
Francisco de Goya, Doña María del Pilar Teresa Cayetana de Silva Álvarez de Toledo, XIII duquesa de Alba, 1795. Huile sur toile, 192 × 128 cm, Fundación Casa de Alba, Palacio de Liria, Madrid.

PICASSO périodes bleue et rose jusqu’au 16 juin 2019

RUDOLF STINGEL
6.10.2019


Horaires
Ouvert 365 jours par an
Lundi – dimanche 10h – 18h, mercredi 10h – 20h

Accès
Tram n 2 jusqu’à MessePlatz puis tram n 6 arrêt Fondation Beyeler

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Sommaire du mois de juin 2018

Art Basel 2018

02 juin 2018 : Zao Wou-Ki L’espace est silence
04 juin 2018 :
Fondation Fernet Branca – Collection David H.Brolliet
09 juin 2018 :
Utopia House | Rhin – Rhône, le retour
16 juin 2018 : Art Basel 2018
17 juin 2018 :
James Turrell. The Substance of Light
18 juin 2018 :
DAVID NASH « NATURE TO NATURE »
19 juin 2018 :
L’IMPERMANENCE , Fondation Fernet Branca
20 juin 2018 : Les artistes robots
23 juin 2018 :
Tsuguharu Foujita, un japonais à Paris
29 juin 2018 :
Ernesto Neto, GaiaMotherTree

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Art Basel 2018

Mon bilan 2018
Cette 49 ème édition de Art Basel , explore le
thème de la migration , des humains traités comme des
marchandises mais aussi celui de la mondialisation et des
échanges économiques globalisés.
Die Kiesgruben von Basel

Pour les galeries :
Véronique Arnold à la galerie Stampa, Empreinte de corps
A la Galerie Shangh Art Xu Zhen

 
Art Basel Unlimited
L’installation de Daniel Buren et Ibrahim Mahama
 

Sam Gilliam

un tournesol en petits obus

Un notaire Paul Ramirez Jonas

un pénétrable Carloz Cruz Diez

Blue Sky Katherine Bernhardt

Lara FavarettoJenny Holzer
Yoko Ono Mend Pieces

Yu Hong
Ai Wei Wei Tiger, Tiger Tiger
Arman FleursLee Ufan
Rashid Johnson et le directeur mondial Marc Spiegler
Wolfgang Laib
Alfredo Jaar
José Yaque
Dam Graham et Cerith Wyn Evans

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Véronique Arnold 

« Certains objets ont le pouvoir de susciter des pensées,
des rêves,
des songes, et  par là des œuvres … l’art comme
un essai de retrouver
en songes ce qui a disparu, ce qui
ne cesse de disparaître à chaque instant
 »
Véronique Arnold.

Cette jeune femme, tout en douceur, tout en poésie,
autodidacte, se défend de faire des arts plastiques,
pour elle c’est de la littérature.
En hypokhâgne sa prédilection allait à  la civilisation
allemande.
Hanna Arendt l’inspire pour un travail sur
le totalitarisme. Elle est très sensible à son écriture
littéraire, son courage.
La situation actuelle, les diminutions des libertés
dans le monde l’inquiètent, cette période très matérialiste
semblable aux situations de troubles du passé.
Ses goûts en art sont divers : Agnes Martin, ( art concret)
Sol Lewitt, une passion pour  Louise Bourgeois, Antonio Calderara
pour sa lumière, Paul Klee, Wolfgang Laib, Rothko, Séraphine
de Senlis, Rauschenberg, les ciels d’orage de Segantini.
Sa grande passion est la littérature en générale, allemande,
anglaise, asiatique.

Comment ne pas se souvenir de son exposition au musée des
Beaux Arts de Mulhouse «  Dessins d’Ombre » où  toutes
ses œuvres  étaient inspirées par ses écrivains et poètes favoris,
Pascal Quignard, Vie secrète, « Il faudrait écrire les étoiles »
ou encore Emilie Dickison «  le Vent n’est pas venu du verger »,
sans oublier Pline l’ancien avec le mythe de Dibutade.
Sa curiosité la dirige aussi vers les scientifiques naturalistes :
Alexander von Humboldt , Charles Darwin.

Malgré son peu de goût pour la couture elle a réussi à
allier son amour de la littérature à l’art, en se servant d’un média
peu habituel, une aiguille à broder, en retraçant des textes
sur des tissus qu’elle choisit afin qu’ils correspondent à la période
évoquée. Le fil noir sa signature, le lin son tissu de prédilection.
« l’aiguille est son pinceau et le fil son encre indélébile »
Frédérique Meichler, l’Alsace
Elle a brodé de grandes feuilles abstraites, une écriture en clous
de girofles exposés à Fernet Branca dans l’exposition
« Métamorphoses« .
C’est un univers linguistique et charnel, sur l’absence, qui
redevient présence. Véronique Arnold  cherche le perpétuel
et émouvant souvenir, le dessinant encore et encore, diluant
les corps dans l’espace temps du langage. Le travail se révèle
dans l’action pour Véronique Arnold affirmant
« je brode et ça prend forme, c’est un besoin », rythmée par
la musique entêtante de la machine à coudre,
Les broderies prennent forme et advient la surprise.

Elle puise ses ressources et ses matériaux directement
dans la nature et sa contemplation.
Les titres de ses oeuvres ne sont-ils pas :
vibration, explosion, empreinte de corps, absence,
constellations, frémissement, songe, tremblement,
pensée.
Ne souhaite-t’elle pas « écrire le ciel » ou encore
tracer le fil à travers le temps.
Une gravure, une sculpture, des coquillages, évocateurs
d’un passé la font rêver et voyager dans le temps.
Sa résidence au Japon suivie de plusieurs voyages,
l’a particulièrement rendue sensible à ce pays.

Solitaire par nature, timide, elle a osé franchir une
première fois la porte de la galerie Buchmann de Lugano .
L’œuvre présentée à La galerie Stampa à Art Basel 2017,
« Concrétion de coquillages »

est un hommage à Kitagawa Utamaro, une broderie sur un
tissu de lin au fil noir, qui reforme ces ondulations de
coquillages agglutinés.
Ce peintre japonais du XVIIIe siècles était particulièrement
apprécié pour ses portraits de femmes, ornés de volutes de
faune et de flore comme en art nouveau (19e/20e) avant la lettre.
Une autre œuvre, à signaler, est inspirée du journal
d’une femme qui a vécu au 11e s, en y exprimant son intériorité,
ses souffrances lors d’un voyage effectué à l’âge de 50 ans,
« Toutes les larmes »

 » la création artistique n’est pas un lieu, c’est un
hors-de-soi… à la frontière des rêves et de la réalité,
de l’inconscient et du conscient, de la parole possible
et celle qui ne se dit pas,… créer, c’est ne pas avoir
de lieu… être à la frontière… »
Véronique Arnold

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Sommaire du mois de juin 2017

Robert Cahen et son galeriste Jean François Kaiser à Art Basel 2017

03 juin 2017 : Wolfgang Tillmans engagé
05 juin 2017 : Hebdoscope sous la baguette de Valérie Cardi
17 juin 2017 : Art Basel 2017
20 juin 2017 : Otto Freundlich, Communisme cosmique
22 juin 2017 : Cézanne révélé
27 juin 2017 : Wim Delvoye

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Art Basel 2017

L’épreuve de philo du Bac 2017 proposait le sujet suivant
 pour la SÉRIE ES :
 Une œuvre d’art est-elle nécessairement belle ?
La réponse est clairement non, ensuite on peut
disserter et s’appuyer sur Art Basel 2017.


Art Basel 2017, 48e édition qui se déroule tous
les ans  en juin met en scène les plus prestigieux spectacles d’art
du monde, des travaux d’art moderne et contemporain,
rassemblant 291 premières galeries à partir de 35 
pays du monde entier. Sur 16 000 m2 dans  le hall 1
réservé aux œuvres de grande dimension, les galeries
présentent 76 œuvres, dont le commissaire est
pour la sixième année consécutive par Gianni Jetzer, 
Si on ne peut pas parler de beauté,
on peut en constater parfois  leur originalité, leur gigantisme,
l’inventivité de la conception, tant au niveau des sculptures,
installations, peintures, vidéos, photos.
Pendant une semaine, c’est le plus grand musée
au cœur de l’Europe, sous la direction de  Marc Spiegler
et avec la participation de 4000 artistes.
 L’artiste suisse Claudia Comte a d’entrée donné le ton
sur la Messe Platz avec son installation « NOW I VON »
un immense terrain de jeux , ses baraquements  proposent un
mini booling , un mini dance-floor , un mini-golf et d’autres
activités du même style. Elle en respecte le concept de foire.
Si vous réussissez le grand chelem une œuvre de l’artiste  en est
le trophée.
Les festivités se poursuivent avec les Conversations
conférences de commissaires et d’artistes dans les salons.
Le Parcours avec 22 œuvres d’art présentées au alentour
de la place de la cathédrale.
Avec des Films, dont 34 films et vidéos sous la houlette
du commissaire égyptien Maxa Zoller.
Les galeries  sont   institutionnelles,  triées  par  un comité
sévère.
à la galerie Krinzinger de Vienne


Le baiser d’ Urs Fischer à la galerie Sadie Coles de Londres
Camille Henrot chez Kamel mennour, Paris, dont  le film Grosse Fatigue,
a remporté le
Lion d’argent de la 55ème Biennale de Venise.
Pour Unlimited dans le hall 1
2  installations dont celle de Subodh Gupta, Cooking the World, qui dans sa maisonnette de casseroles, invitent gratuitement les visiteurs à s’assoir et
à goûter aux plats rituels,

Une autre performance très visuelle par Donna Huanca, consiste
en un tableau vivant , ‘BLISS (REALITY CHECK 2017) ‘(1980) d’accessoires, d’éléments peints et d’acteurs, conçus pour surprendre.

La dernière œuvre de Chris Burden  Ode to Santos Dumont
prend son envol par moment
Une vidéo qui a retenu mon attention, montre l’illustration d’une procession
fantôme des victimes de la guerre de Corée, Citizen’s Forest 2016 de
Park Chan-Kyong

L’installation de film «Anubis» (2016), filmée à l’aide de la vision nocturne de l’artiste israélien Michal Rovner (en 1957), rappelle les images de surveillance militaire, dramatise les scènes innocentes et les animaux qu’elle documente dans les régions rurales d’Israël. L’installation par Sue Williamson intitulée Messages du passage de
l’Atlantique. le L’installation est basée sur les enregistrements accumulés
des deux côtés de l’Atlantique de L’histoire de l’esclavage du XVIe
au 19e siècle. Les téléspectateurs sont confrontés Avec cinq filets de
pêche en corde suspendus au plafond, remplis de verre gravé Bouteilles,
chacune inscrite avec un nom d’esclave, un pays d’origine et d’autres détails,
Représentant les 12,5 millions d’individus africains qui ont été expédiés au Nouveau Monde Entre 1525 et 1866.

«Sauver la sécurité» (2017) par l’artiste cubain Carlos Garaicoa
(vers 1967) a l’intention de s’attaquer au domaine financier et aux tensions
que cela a causé ces dernières années. L’image symbolique et puissante
de la banque est reproduite dans une série de sculptures dorées à petite
échelle, chaque miniature étant installée séparément à l’intérieur
du coffre-fort d’une banque réelle.

L’ambiance est festive, tout le monde est collectionneur si ce n’est que de
photos. Il y avait aussi des oeuvres à la vacuité criante dont je n’ai pas
compris l’opportunité de leur présence dans une foire aussi
prestigieuse….
Art Basel ne peut pas se vivre sans les inconditionnelles performeuses
Adèle & Eva, dont vous pouvez lire le motif de leur présence mondiale,
ici,qui me permettent de faire la conclusion.
Art Basel vous donne rendez-vous à Hong Kong, Miami,
et à Basel du 14 au 17 juin 2018
 
 

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Art Basel 2016

Le New York Times la qualifie d’«Olympiade de l’art mondial». Le plus grand musée du monde a ouvert ses portes depuis lundi 13 juin 2016, pour les chanceux détenteurs de cartes VIP. Bâle reste sans aucun doute l’épicentre mondial du marché de l’art et de l’art contemporain, malgré l’étendue de la foire après Miami, à Hong Kong.
Dans la section « Art Unlimited » on voit des installations gigantesques, essentiellement pour le cru 2016.  88 oeuvres d’art de grand format dont le commissariat est assuré par  Giani Jetzer  et la direction par Marc Spiegel.
Art Basel 2016
Ce n’est pas moins de 286 galeries d’art,  du monde entier, désignées suite à une sélection rigoureuse, qui exposent des oeuvres modernes et contemporaines de haute qualité: peintures, sculptures, installations, photographies, imprimés, vidéos et multimédia, tout comme des prestations de plus de 4000 artistes. Les maîtres d’art moderne et contemporain les plus renommés de Picasso, Miro, Klee, Warhol et Jeff Koons à la nouvelle génération y sont représentés.
Art Basel 2016
Des valeurs sûres et de nouvelles découvertes dans les divers halls d’AB. Ce rendez-vous incontournable des collectionneurs et acheteurs du monde entier fait la part belle à des artistes de renom – comme le peintre américain Paul McCarthy ou encore Julian Schnabel – et met en lumière de jeunes talents, même si, cette année, la tendance est plutôt aux valeurs sûres. C’est une véritable Tour de Babel où résonnent toutes les langues.
La haute qualité, la grande variété et la participation internationale ont procuré à Art Basel une réputation inégalée. Quelques 90 000 artistes, propriétaires de galeries, directeurs de musées, collectionneurs privés et amateurs d’art, participent à ce que les habitués appellent «la réunion de famille annuelle du monde de l’art». Cette interface entre art et artistes suscite des moments saisissants et inspirants.
Eva und Adèle
Elles sont venues, ils sont tous là, les indispensables et habitués du show, le champagne coule à flot.
La tomate vaut son pesant de patates, 4,75 millions de dollars (4,2 millions d’euros) pour la tête du bonhomme imaginé par l’artiste américain Paul McCarth- Tomato Head (Green 1994

McCarthy
Dès l’entrée c’est une performance de «Sculpture mimée» de Davide Balula (2016), avec pantomimes retraçant l’invisible présence de sculptures d’art, inlassablement.
Davide Baluba

« Accumulation: Searching for Destination », de Chiharu Shiota (2014-2016).
est le sujet de tous les photographes

Chiaru Shiota
Une belle installation très poétique «Deux bonnes raisons» d‘Ariel Schlesinger (2015), présenté par Galleria Massimo Minini (Brescia), est un mouvement chorégraphié répété entre deux grandes feuilles de polypropylène.
SchlesingerSans oublier la Collector House de Hans Op de Beeck
Hans Op de Beeck
Il était difficile de manquer l’œuvre de Ai Weiwei intitulée  » White House  »
qui en arrière plan avait une oeuvre de Frank Stella, Damacus Gate.
Cette porte de Damas se reflétait dans les boules de verre pied de la construction.
Ai Weiweitout un chacun tenait à avoir la meilleures vue à défaut de selfie
Ai WeiweiTomy Oursler était omniprésent tant à Unlimited qu’au niveau des galeries
Tony OurslerUn gag imaginé par Laure Lima ascenceur
C’était une fête de l’art, parfois étonnant, incongru, les valeurs sures se situant au niveau
des galeries du rez-de-chaussée.
Un coup de coeur spécial pour la vidéo de William Kendridge
William Kendridge
Foires « off » :
Liste, Burgweg 15, Bâle.
Photo Basel, Volkshaus Basel, Rebgasse 12-14, Bâle.
Rhy Art Fair, Saalbau Rhypark, Muelhauserstrasse 17, Bâle.
Scope Basel, Clarahuus, Webergasse 34, Bâle.
The Solo Project, Dreispitzhalle, Helsinki Strasse 5, Bâle.
Volta 12, Markthalle, Viaduktstrasse 10, Bâle
Ainsi que Desing Miami
Art Basel
 

Art Parcours dans le quartier de la cathédrale
Une application smartphone à télécharger permet de suivre
l’intégralité de la « Messe » tant au niveau des plans, des galeries, des artistes
des horaires, et du coût d’entrée.

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Anish Kapoor

Pour ceux qui n’habitent pas à Paris ou en région parisienne, aller à Versailles
est toujours une épreuve. Prendre le RER, vieux, sale, bruyant, rempli de touristes venant du monde entier, puis arrivés à Versailles Rive gauche, il faut essayer de ne pas être bousculé et noyé dans la masse compacte, des groupes avec signes distinctifs.
Puis c’est l’épreuve des pavés juste devant le château, dont les ors rutilent au soleil.
Un immense serpent humain qui monte et descend, attend le viatique pour pénétrer dans le château, cela promet des heures d’attente sous l’amorce de canicule en ce début de juillet.
Anish Kapoor
Nous pénétrons dans les jardins qui sont en accès libres, en dehors des jours de grandes eaux. Là tout de suite, le public est moins dense, certains sont à l’abri, adossés au mur du château côté Galerie des Glaces. Nous sommes éblouis par la magnifique perspective, du parc, soulignée par les oeuvres d’Anish Kapoor.
Versailles les jardins
D’emblée nous sommes happés par C-Curve sur la Terasse où le public s’agglutine pour des selfies.
Nous allons au-delà attirés par Sky-Miror qui de dos comme de face est étrange et prête aux rêves de grands espaces. L’architecture et le paysage qui s’y reflètent
traduisent un monde instable et changeant, déconstruisant l’espace environnant.
Anish Kapoor
Puis nous mettons une belle heure à situer le Bosquet de l’Etoile, pas de fléchage
depuis le côté droit en nous inspirant du plan téléchargé sur le site de Versailles, nous interrogeons les ouvriers qui s’activent dans les alentours, ils ignorent tout, ce n’est pas leur priorité. Après avoir interrogés des touristes qui eux, ont un plan des jardins, avoir croisés les mêmes visiteurs à la recherche de l’installation n°4, nous sommes récompensés de notre ténacité, Star Grove apparait dans le Bosquet de l’Etoile, d’un rouge flamboyant, nous approchons, un garde habillé avec les couleurs de l’installation nous invite à y pénétrer, à en vivre l’intériorité et à voir révélés les surprenants espaces dissimulés depuis l’extérieur.
Anish kapoor
‘L’expérience à laquelle aspire, l’artiste la propose avec des matériaux chargés comme la cire grasse de couleur rouge sang qui renvoie à la chair et aux entrailles.
La fascination que l’on peut éprouver face à ces sculptures va de pair avec un sentiment d’inquiétante étrangeté.
Anish Kapoor
Exposer le vide, insister sur les contrastes, expérimenter de nouveaux matériaux en prenant parfois le risque d’une certaine violence dans le résultat caractérisent la sculpture de Kapoor.
Attiré par tout ce qui se rattache au corps, il s’intéresse à la face cachée des objets, au négatif de la forme’ ( Alfred Pacquement, commissaire de l’exposition,)
C’est en somme une expérience un peu semblable, à une échelle différente , qu’on a pu découvrir au Grand Palais en 2011, le gigantesque Leviathan d’Anish Kapoor, une immense structure gonflable pénétrable à l’intérieur de sa sombre membrane comme visible de l’extérieur, provoquant une expérience physique autant qu’un choc esthétique pour tous ceux qui y ont été confrontés. (Alfred Pacquement)
Il faut avouer, que depuis l’allée centrale, le Bosquet de l’Etoile est bien fléché,
comme nous l’avons constaté plus tard…
Anish Kapoor
Depuis le Bosquet de l’Etoile nous nous dirigeons vers le tant décrié Dirty Corner.
qui se révèle, une corne d’abondance (hommage à Louis XIV ?), avec un grand pavillon, d’une couleur de rouille, entourée de rochers bruts et certains très rouges. Le pigment est resté un matériau souvent utilisé par l’artiste qui accorde à la couleur une importance rare chez les sculpteurs.
Il a pu le déposer à l’intérieur de cavités creusées dans la pierre, contribuant ainsi à créer un vide mystérieux
Anish Kapoor Dirty Corner
. « Je ne veux pas réaliser une sculpture qui ne soit qu’une forme, cela ne m’intéresse pas vraiment. Ce que je veux faire, c’est une sculpture qui traite de la croyance, de la passion ou de l’expérience » a déclaré Kapoor (vidéo)
Puis nous nous dirigeons vers la pelouse du Char d’Apollon où se trouve Descension ,
(vidéo) là peu de monde,
Le mouvement tourbillonnant, inquiétant, descendant dans un grand bruit d’eau, est à l’opposé des grandes eaux triomphantes de Versailles, humilité de l’artiste ?
Anish Kapoor Descension
Au retour nous faisons à notre tour quelques photos devant C-Curve, où les personnages se reflètent à l’envers, une caractéristique du travail de l’artiste, tant vu à Art Basel
et ailleurs.
Nous avons fait l’impasse sur la salle du jeu de Paume, et l’installation Shooting in the Corner, pour l’avoir déjà vue à Londres à la Royal Academy,
Evocatrice sans jamais figurer la réalité, la sculpture de Kapoor est “ paysage du corps ”. Les oppositions entre le brut et le poli, le plein et le vide, la masse et l’absence de masse caractérisent sa démarche.
Anish Kapoor
Après des pauses bien méritées sous les arbres nous avons repris le RER, chauffé, retardé et bondé, trempé de sueur mais content de notre visite.
jusqu’au 1 novembre 2015

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