La Fondation Beyeler et Nordstern Basel présentent Dixon x Transmoderna

En collaboration avec l’équipe de Transmoderna, la Fondation Beyeler accueille Dixon, l’un des plus grands noms de la scène électronique, pour une session de mix unique lors de laquelle le DJ streamera en réalité virtuelle dans les locaux du musée. Cet ambitieux projet audiovisuel a été diffusé le 31 mars à 20 heures en partenariat avec la plateforme musicale Beatport et de Denon DJ.


Vidéo Planifié pour le 7 avr. 2021

Dixon

Dixon a choisi comme point de départ de cette expérience virtuelle l’architecture ainsi que le parc du musée, qui ont été, à cette fin, modélisés en 3D. Il prend la forme d’un avatar aux traits hyperréalistes et mixe un set exclusif d’une heure. Tout spécialement pour cette performance, Transmoderna a sélectionné une série d’œuvres issues de la collection de la Fondation qui apparaîtront aux côtés de l’avatar dans les salles d’exposition pendant le set – il s’agit, entre autres, de photographies de Wolfgang Tillmans, de sculptures de Auguste Rodin et de peintures de Paul Klee.

Des travaux d’artistes numériques renommés viennent, en outre, s’ajouter à ces œuvres d’art. Pour la réalisation de ce projet, Transmoderna a collaboré pour la première fois avec Sofia Crespo, artiste neuronale, Sabrina Ratté, artiste multimédia, et Feileacan McCormick, artiste génératif. Pendant la session de mix, les œuvres d’art ainsi que l’architecture du bâtiment sont modifiés grâce aux effets spéciaux assistés par intelligence artificielle et se transforment en une œuvre d’art totale hyperréaliste.

La musique

La musique influence aussi cette transformation. Contrairement aux performances dans une salle de club, les musiques choisies par l’avatar de Dixon transforment les salles d’exposition virtuelles grâce à des effets audio-réactifs – scindements, déplacements et inversions complètes des espaces virtuels du musée. Un titre en particulier illustre bien cette transformation :
il s’agit de « Can’t escape into space » de Wolfgang Tillmans, qui est présenté avant la sortie de l’album qui l’accompagne.


Le stream est filmé par Aaron Jablonski, artiste numérique, et réalisé entièrement sur Unity, un moteur de jeu multiplateforme permettant d’obtenir des visuels hyperréalistes extrêmement avancés. La cabine DJ Denon de l’avatar de Dixon a été créée spécialement pour cette session par l’architecte Timur Novikov.

Dixon x Transmoderna se déroule dans le cadre d’art.set, un programme de la Fondation Beyeler réalisé en collaboration avec Nordstern, discothèque bâloise spécialisée dans la musique électronique et qui présente, dans un contexte artistique, des musiciens électroniques internationaux en direct ou en ligne.

Session de mix virtuelle
Mercredi 31 mars, 20 heures UTC+1
Beatport Youtube / Twitch / Facebook Fondation Beyeler Youtube / Facebook Nordstern Basel Facebook
Transmoderna Facebook
Dixon Facebook
Denon DJ Facebook

Dixon et Transmoderna
Transmoderna est un collectif d’artistes et de créateurs de contenus numériques ; ensemble, ils ont développé l’idée d’un club virtuel. Transmoderna existe depuis 2019 et compte, outre son fondateur Steffen Berkhahn (alias Dixon), Ana Ofak, théoricienne des médias et directrice créative, Timur Novikov, architecte, et Aaron Jablonski, artiste numérique.

Intervenants : Dixon (DJ / Chef de production), Ana Ofak (Transmoderna / Directrice créative, curatrice), Timur Novikov (Transmoderna / Directeur visuel, curateur), Aaron Jablonski (Transmoderna / Directeur technique), Sofia Crespo (Transmoderna / Art neuronal), Sabrina Ratté (Transmoderna / Multimédia), Feileacan McCormick (Transmoderna / Art génératif), Alan Ixba (Transmoderna / Assistance technique), Carlos Minozzi (Transmoderna / Vidéographie), Tim Deussen Studio (Modélisation 3D), Mimic Productions (Production de personnages numériques / Capture d’images), Rania Kim (Productrice), Sandira Blas (RP), Franka Marlene Foth (Chorégraphie), Rauke Lea Hollender (Transmoderna / Réseaux sociaux)

Horaires d’ouverture de la Fondation Beyeler :
tous les jours de 10h00 à 18h00, et le mercredi jusqu’à 20h00.

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Sommaire du mois de février 2021

Photo Robert Cahen

21 février 2021 : Noir & Blanc : une esthétique de la photographie
17 février 2021 : Le noir insondable, ultime – Pierre Soulages,
13 février 2021 : ORLINDA GALLERY
07 février 2021 : Gustave Doré, Illustrateur, caricaturiste, peintre, graveur et sculpteur français.
04 février 2021 : La Fondation Beyeler a rouvert ses portes au public
02 février 2021 : La Chandeleur

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La Fondation Beyeler a rouvert ses portes au public

La Fondation Beyeler a rouvert ses portes au public – par le truchement du jeu Nintendo Switch « Animal Crossing: New Horizons ». L’idée de reconstruire le musée en ligne est née au sein de l’ART LAB, projet participatif d’éducation artistique de la Fondation Beyeler.


Pendant l’actuelle fermeture temporaire du musée dans le cadre des mesures prises par les autorités pour endiguer l’épidémie du Covid 19, la Fondation Beyeler a rendu accessible en ligne l’un de ses chefs-d’oeuvre: il s’agit du bâtiment même du musée, icône architecturale conçue par Renzo Piano.
La décision de ce projet de construction numérique a été prise par les participant·e·s de l’ART LAB: après avoir jonglé avec plusieurs idées, ils·elles ont fini par développer ce projet d’expérience virtuelle du musée, qui permettra ils·elles l’espèrent d’inspirer à d’autres jeunes un enthousiasme pour l’art.
Les jeunes passionné·e·s d’art ont été accompagné·e·s dans leur projet par des éducateurs·rices artistiques de la Fondation Beyeler et par l’experte en jeux vidéo Tonja van Rooij.

Les joueurs

Les joueurs·ses du jeu Nintendo Switch « Animal Crossing: New Horizons » peuvent désormais arpenter de manière numérique les espaces exceptionnels du musée à Riehen aux abords de Bâle, admirer des oeuvres légendaires de la Collection Beyeler, et découvrir le trésor caché du musée d’art le plus visité de Suisse. Les oeuvres exposées sont celles d’artistes tels Claude Monet, Kasimir Malevitch ou Piet Mondrian mais aussi « Le Penseur » d’Auguste Rodin de l’actuelle exposition « Rodin/Arp » ainsi qu’un « Bonhomme de neige » en référence à l’oeuvre du duo d’artistes suisses Fischli/Weiss.

L’avatar

L’avatar du musée est costumé en abeille enjouée et ce n’est pas une coïncidence. Le patronyme des fondateurs du musée et célèbres collectionneurs Ernst et Hildy Beyeler dérive du mot « apiculteur ». On peut dire que l’art était leur miel. Nichée dans l’écrin de verdure du Riehen natal d’Ernst Beyeler, la Fondation Beyeler offre une combinaison unique d’art, de nature et d’architecture, qui rend chaque visite spéciale.

L’actualité

Ces derniers temps cependant, avec la fermeture de la plupart des lieux et des restrictions strictes pesant sur les voyages et les déplacements, le privilège d’une visite à la Fondation Beyeler a été réservé à quelques heureux·ses élu·e·s ayant la chance de vivre à proximité. Et actuellement, personne ne peut en profiter. Mais comme nous le savons, de la nécessité naît l’invention. Par ses canaux numériques, la Fondation Beyeler a trouvé de nouvelles manières d’aller à la rencontre des gens et de transposer les expériences artistiques directement dans leurs salons – avec des visites guidées en live, des ateliers en ligne, des moments de rap, de comédie ou de méditation filmés dans le musée vide avec pour inspiration les expositions en cours.

Animal Crossing

La présence de la Fondation Beyeler dans l’univers de « Animal Crossing » ajoute désormais une nouvelle dimension à son activité numérique. Elle fait revivre l’idée du musée en tant que lieu potentiel de calme et de réflexion.
Dans l’univers de « Animal Crossing », nous trouvons une réponse au désir de décélération qui grandit face à l’accélération incessante de notre époque tant dans le monde virtuel que réel. Nous y trouvons paix et repos, et nous nous y retrouvons les uns les autres autour de notre socle commun.
Pour la Fondation Beyeler, ce socle est la passion pour l’art, qu’elle souhaite partager avec autant de personnes que possible. Dans les moments difficiles, il est particulièrement bon de se rappeler à quel point l’art peut être stimulant et fascinant.

Informations pratiques

Pour visiter la Fondation Beyeler dans le jeu « Animal Crossing », les joueurs·ses peuvent saisir le code DA-8144-8773-0219 qui les transportera vers la “Beyeler Island” dans leur sommeil virtuel pour se promener dans les espaces intérieurs et extérieurs du musée.

Concours

Pour célébrer l’ouverture du musée dans « Animal Crossing », remportez l’une de trois consoles Nintendo Switch avec « Animal Crossing: New Horizons » offertes par la Fondation Beyeler. Modalités de participation disponibles sur les comptes de réseaux sociaux du musée.


À propos de l’ART LAB

Au fil de plusieurs mois, les participant·e·s de l’ART LAB développent leur propre projet d’éducation artistique visant à inspirer à d’autres jeunes un enthousiasme pour l’art. Le programme comprend des visites d’expositions et des échanges avec les équipes de la Fondation Beyeler. Les participant·e·s de l’ART LAB sont encouragé·e·s à faire preuve d’initiative et à se familiariser avec les méthodes de travail artistiques et les processus créatifs.
Les jeunes passionné·e·s d’art sont accompagné·e·s dans leur projet par des éducateurs·rices artistiques de la Fondation Beyeler. Les participant·e·s de l’ART LAB peuvent demeurer actifs·ves au sein de projets des ancien·n·e·s de l’ART LAB, maintenant ainsi le lien avec la Fondation Beyeler sur le long terme. La participation est gratuite, limitée à 15 personnes et possible de 15 à 25 ans.
La prochaine édition de l’ART LAB débutera au printemps 2021.
Pour en savoir plus:
https://www.fondationbeyeler.ch/fr/vermittlung/young/art-lab


Mention spéciale:

Le projet doit beaucoup à Tonja van Rooij pour ses précieux consArt Lab bénéficie du généreux soutien de Max Kohler Stiftung.

Images: illustrations et photos de Pati Grabowicz

Informations complémentaires:
www.fondationbeyeler.ch
Fondation Beyeler, Beyeler Museum AG,
Baselstrasse 77, CH-4125 Riehen

Horaires d’ouverture de la Fondation Beyeler:
Le musée est actuellement fermé jusqu’au 28 février 2021

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Sommaire du mois de décembre 2020

Rodin, le Baiser 1889-98, bronze, collection de la Fondation Pierre Gianadda
®photo Michèle Strauss

Je dédie cette annus horribilis 2020, à ma petite nièce Virginie Ingold,
qui est allée rejoindre son père Dominique Ingold et son cousin Pierre Bayon, parmi les anges.

« Tu es une femme en or, d’une gentillesse incroyable, malgré tout… Souriante, drôle et serviable…La vie est injuste, et comme à son habitude, elle fait toujours partir les meilleurs en premier… 🙏❤
Fait bon voyage « belle brune » »
je laisse la parole ci-dessus à l’un de ses amis, Jojo Caro Mylan Wittmer, (extrait)


 

26 décembre 2020 :  Un monde infini : Artistes chamanes, autour d’une collection de l’Himalaya
23 décembre 2020 :  Noël 2020
21 décembre 2020  :  Katja Aufleger. GONE
14 décembre 2020  :  Rodin / Arp à la Fondation Beyeler
10 décembre 2020  :  Cadeaux de Noël
08 décembre 2020 :   Jean Pierre Parlange à l’appartement
07 décembre 2020  :  Putain de Covid
05 décembre 2020  :  Rembrandt, la Pièce aux cent florins

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Rodin / Arp à la Fondation Beyeler

 Ptolémée III, Hans Arp et le Penseur de Rodin

Jusqu’au 16 mai 2021, l’exposition a été conçue par la Fondation Beyeler, Riehen/Bâle, en coopération avec le Arp Museum Bahnhof Rolandseck, Remagen, et organisée en collaboration avec le Musée Rodin, Paris. L’exposition est placée sous le commissariat de Dr. Raphaël Bouvier, commissaire d’exposition à la Fondation Beyeler.

* En raison de la nouvelle réglementation officielle du 11 décembre 2020 pour contenir le virus corona, le musée sera temporairement fermé jusqu’au 22 janvier 2021.

Pour la première fois, une exposition muséale fait dialoguer Auguste Rodin (1840–1917) et Hans Arp (1886–1966), mettant face à face l’oeuvre pionnier du grand réformateur de la sculpture du 19ème siècle finissant et l’oeuvre influent d’un des protagonistes majeurs de la sculpture abstraite du 20ème siècle. Les deux artistes possédaient une puissance d’innovation artistique et un goût pour l’expérimentation exceptionnels. Leurs oeuvres ont fortement marqué leur époque et ont conservé toute leur actualité.

« Et ainsi la vérité de mes figures, au lieu d’être superficielle, sembla s’épanouir du dedans au dehors comme la vie même. »

Auguste Rodin

« Nous ne voulons pas copier la nature. Nous ne voulons pas reproduire, nous voulons produire. Nous voulons produire comme une plante qui produit un fruit et ne pas reproduire. »

Hans Arp

Hommage et affinités

Les créations d’Auguste Rodin et de Hans Arp illustrent de manière impressionnante et exemplaire des aspects fondamentaux du développement de la sculpture moderne. Rodin a ainsi introduit des idées et des possibilités artistiques radicalement nouvelles dont Arp s’est saisi plus tard dans ses formes biomorphes, les faisant évoluer, les réinterprétant ou les contrastant.
Il n’est à ce jour pas certain que Rodin et Arp se soient jamais rencontrés personnellement, mais leurs oeuvres présentent des liens de parenté artistique et de références communes, tout comme des différences, qui font de la confrontation de leurs créations singulières une expérience visuelle particulièrement éloquente.

Inspiré de La porte de l’enfer (site)



un coup d’oeil sur le site permet de voir le détail

Le baiser ne se trouve pas dans la Porte de l’Enfer, il est remplacé par le couple
Paolo et Francesca (photo de gauche, sculpture qui n’est pas dans l’exposition)

Le Parcours

L’exposition prend pour point de départ la sculpture de Hans Arp Sculpture automatique (Hommage à Rodin) de 1938 et son poème Rodin de 1952, hommages explicites au grand précurseur, qui illustrent aussi le vaste éventail créatif de Arp, allant de la sculpture à la poésie. Outre ces références explicites, le dialogue entre Rodin et Arp révèle aussi de nombreux autres liens, repères et préoccupations artistiques communs. L’exposition met ainsi en lumière des rapports de contenu et d’approche conceptuelle qui s’enracinent dans l’exploration de thèmes existentiels tels la création, la croissance, la transformation et la déchéance. Il en résulte des représentations de corps humains, animaux ou végétaux qui se fondent de manière nouvelle.

Entre assemblage et hasard

On rencontre chez Rodin et chez Arp une conception de la nature et de l’art toute singulière et pourtant comparable, qui met en avant le processuel et l’expérimental, et fait aussi du hasard un principe artistique. Les deux artistes s’intéressent à l’idée du vivant en tant que thème philosophique, auquel ils donnent corps dans des sculptures éclatantes de vitalité.

Arp
Fragment et intégralité – le torse

Les sculptures de Rodin et de Arp, mouvementées et émouvantes, fascinent aussi par leur jeu de volumes sensuels, fluides et immaculés d’une part et de surfaces et de formes altérées et accidentées d’autre part, qui trouvent leur idéal dans le torse. L’articulation entre construction et déconstruction est aussi palpable dans le genre de l’assemblage, que Rodin introduit en sculpture et que Arp développe plus avant. Il apparaît aussi chez les deux artistes des liens dans la méthode, par exemple dans le transfert des figures d’un matériau à un autre, et dans leur réalisation à différentes échelles allant du petit format au monument. Leur attention porte aussi sur la présentation de leurs sculptures, en particulier sur le socle, que Rodin est le premier à remettre en question.

Naissance et croissance

Enfin, il existe entre Rodin et Arp des liens en termes de motifs, par exemple celui de l’ombre, de la main créatrice ou du vase en tant qu’objet et volume. Les deux artistes puisent pour cela souvent dans la littérature, par exemple la mythologie antique ou la Divine Comédie de Dante.

Expériences sur papier
Corps et vases
Arp, Etoile
Rodin, Je suis Belle
Rodin, muse
Arp, Amphore relief

Réunissant environ 110 oeuvres de musées et de collections privées du monde entier, «Rodin / Arp» est l’une des expositions de sculpture les plus vastes présentées à ce jour par la Fondation Beyeler. Si l’exposition met l’accent sur les sculptures d’Auguste Rodin et de Hans Arp (y compris une sculpture d’extérieur monumentale dans le parc du musée), elle présente également des reliefs de Arp ainsi que des dessins et des collages des deux artistes.

L’exposition réunit des oeuvres emblématiques comme Le Penseur et Le Baiser de Rodin ou Ptolémée et Torse de Arp.
Des oeuvres moins célèbres font apparaître d’autant plus clairement les liens artistiques qui unissent les deux artistes.

L’exposition a été conçue par la Fondation Beyeler, Riehen/Bâle, en coopération avec le Arp Museum Bahnhof Rolandseck, Remagen, et organisée en collaboration avec le Musée Rodin, Paris. L’exposition est placée sous le commissariat de Dr. Raphaël Bouvier, commissaire d’exposition à la Fondation Beyeler.

En lien avec l’exposition «Rodin / Arp», la célèbre chorégraphe Anne Teresa De Keersmaeker, dont le travail compte parmi les plus influents de la danse contemporaine, présentera une nouvelle création,
à voir à la Fondation Beyeler entre le 29 janvier et le 14 février 2021.
Anne Teresa De Keersmaeker confronte son intervention chorégraphique
Dark Red aux univers sculpturaux d’Auguste Rodin et de Hans Arp.
La puissance palpable de l’obsession de Rodin pour le corps humain et sa force narrative implicite tout comme la soif d’émancipation formelle de Arp trouvent un écho direct dans la recherche chorégraphique de De Keersmaeker: une exploration des capacités d’abstraction du corps, un agencement du mouvement dans le temps et dans l’espace.

sur mon blog ma visite au musée Rodin au sujet de la Porte de l’Enfer

Horaire

Du lundi au samedi de 10h – 18h
Mercredi de 10h – 19h

* En raison de la nouvelle réglementation officielle du 11 décembre 2020 pour contenir le virus corona, le musée sera temporairement fermé les dimanches, jours fériés et après 19 heures jusqu’au 22 janvier 2021.

Plus d’informations

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Sommaire du mois de novembre 2020

Je dédie ce mois de novembre à Ramon Ciuret, qui nous a tiré sa révérence,
avec élégance, le 15 novembre 2020.
Une nouvelle étoile luit au firmament des photographes.
Ce petit homme malicieux et joyeux, toujours armé de son appareil photo
ou de son smartphone, pour capturer les beautés de ce monde. Avec son
regard et son oeil, si juste et bienveillant,  il transmettait avec bonheur
ses prises de vue, pour le plaisir de tous dans des expositions et sur
les réseaux sociaux.
Merci à lui pour le partage.

Tu m’avais enseigné le fish eye, je n’oublie pas notre blague sur le ragondin
du bord de l’Ill, et que tu intervenais, avec justesse, dans les  commentaires
sur mon blog.
Tes nombreux amis, du monde entier sont en deuil et attendent avec impatience, une exposition de tes nombreuses et magnifiques photos.
Vous pouvez le retrouver dans un enregistrement fait avec
Francine Hebding, sur radio MNE sous ce lien
Cher Ramon tu nous manques à tous.

les liens du mois de novembre 2020

30 novembre 2020 : Sommaire du mois de novembre 2020
27 novembre 2020 : Snowman de Fischli/Weiss
24 novembre 2020 : Ana González Sola, A LAS CINCO DE LA TARDE…
19 novembre 2020 : Elina Brotherus, La Lumière Venue Du Nord
14 novembre 2020 :L’Orient de Rembrandt
11 novembre 2020 : Roni Horn You are the Weather
7 novembre 2020  : Eaux-fortes de RembrandtLes donations Eberhard W. Kornfeld
3 novembre 2020 : Le lion a faim…Présentation de la Collection à la Fondation Beyeler

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Snowman de Fischli/Weiss

La Fondation Beyeler célèbre l’arrivée du Snowman de Fischli/Weiss dans le Parc Berower: ce week-end, l’accès au musée est gratuit pour tous

Snowman, une sculpture des artistes suisses Fischli/Weiss, prend aujourd’hui sa place dans le Parc Berower de la Fondation Beyeler, où il passera toute une année. La sculpture Snowman représente un sympathique bonhomme de neige dans un réfrigérateur à porte vitrée. La Fondation Beyeler célèbre son arrivée avec un accès gratuit au musée pour tous·tes les samedi 28 et dimanche 29 novembre 2020.
La sculpture Snowman, nouvellement installée dans le Parc Berower, représente un bonhomme de neige, figure familière et sympathique composée de trois boules de neige superposées. Au sommet, sur la plus petite d’entre elles, deux trous marquent les yeux et un trait la bouche. Le bonhomme de neige se trouve dans un réfrigérateur à la façade transparente, qui lui permet de survivre toute l’année.
Snowman illustre la contradiction entre nature et artificialité, avec le penchant pour l’absurde si typique du travail de Fischli/Weiss. Alors même que, comme le dit Peter Fischli, un bonhomme de neige est
«une sculpture que presque tout le monde est capable de réaliser»
en roulant et en empilant simplement trois boules de neige, pour perdurer toute une année la sculpture de Fischli/Weiss est tributaire d’un dispositif technique complexe. Le contexte du bonhomme de neige dans son réfrigérateur est aujourd’hui tout autre qu’au moment de sa conception. L’image de dépendance totale à l’énergie que présente Snowman de manière si attachante acquiert une dimension nouvelle, poignante et terrifiante à la fois, au vu de la crise climatique.
Peter Fischli (*1952) et David Weiss (1946-2012) avaient initialement conçu cette oeuvre en 1989/90 dans le cadre d’une exposition dans l’espace public à Sarrebruck. En réponse à l’emplacement qui leur avait été attribué à côté d’une nouvelle centrale thermique, ils avaient décidé d’imaginer une oeuvre qui dépende de l’énergie de la centrale. Le bonhomme de neige devait donc utiliser l’énergie résiduelle de la centrale, convertie en froid dans un renversement typique de l’univers de Fischli/Weiss. Au final, l’exécution n’avait pas entièrement répondu aux attentes des artistes mais l’envie était restée de transformer un jour cette idée en oeuvre.
Une ébauche de projet a émergé fin des années 1990 à l’invitation du Walker Art Center de Minneapolis, sans être mise à exécution. La réalisation de la sculpture Snowman s’est finalement faite en 2016. Sa trajectoire l’a menée dans le Sculpture Garden du Museum of Modern Art à New York, puis sur la terrasse du Art Institute à Chicago, et plus loin encore.
Le Snowman désormais installé à la Fondation Beyeler, l’un de quatre exemplaires, est le seul en Europe et en Suisse, et le premier dont l’opération est assurée par de l’énergie solaire.
Snowman est la dernière acquisition en date de la collection de la Fondation Beyeler.


La collaboration des deux artistes suisses Peter Fischli (*1952) et David Weiss (1946–2012) a duré plus de trois décennies. Leurs oeuvres, réalisées dans une grande variété de médias, se distinguent par un sens de l’humour prononcé, un amour de la poésie et une fascination pour le quotidien.
En 2016, Fischli/Weiss étaient représentés à la Fondation Beyeler dans l’exposition «Alexander Calder & Fischli/Weiss».

Fondation Beyeler, Beyeler Museum AG,
Baselstrasse 77, CH-4125 Riehen
Horaires d’ouverture de la Fondation Beyeler:
tous les jours 10h00–18h00, le mercredi jusqu’à 20h00

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Roni Horn You are the Weather

Jusqu’au 17 janvier 2021, à la Fondation Beyeler

Focus

En 2016, Roni Horn  une exposition de son travail à la Fondation Beyeler, réunissait des séries et des ensembles de pièces exceptionnelles, riches d’une grande diversité visuelle et matérielle, couvrant les 20 dernières années.
Installations photographiques, travaux sur papier et sculptures en verre se partagent l’espace de six salles d’exposition dont l’ensemble peut être
appréhendé comme une unique installation.

En 1975, tout juste âgée de vingt ans, la jeune newyorkaise Roni Horn se rend pour la première fois en Islande. Depuis, elle y retourne à plusieurs reprises à cette terre de glace qui aura une influence considérable sur son travail. La singularité de cette île volcanique, ses paysages abrupts, les caprices de
son climat changeant, l’éloignement du lieu sont pour l’artiste une source d’inspiration majeure, comme en témoignent plusieurs de ses oeuvres centrales ainsi qu’une série de livres. Pour Roni Horn, l’Islande est :
« Assez grande pour s’y perdre. Assez petite pour m’y retrouver. »

Les photographies

Les 100 photographies qui constituent You are the Weather ont été prises en juillet et août 1994.

« Pendant six semaines, j’ai voyagé avec Margrét à travers toute l’Islande. En suivant les sources d’eau chaude courantes sur l’île, nous nous sommes rendues d’une piscine naturelle à une autre. Nous avons travaillé quotidiennement, la plupart du temps en extérieur, et indépendamment du climat changeant et souvent imprévisible qui règne sur l’île. »

Les photos montrent le visage d’une femme en plein soleil ou par
temps nuageux ; son expression, parfois agacée, parfois impatiente, est causée par le soleil aveuglant, le vent cinglant, etc. Bien qu’il s’agisse de portraits d’une seule et même jeune femme, on n’apprend rien sur elle.

Dans You are the Weather (vue sur la salle), l’identité est, par définition, fluctuante et changeante : elle se manifeste par une série de moments pluriels et variables.

Biographie

Née en 1955 à New York, Roni Horn a grandi dans le comté de Rockland, dans l’État de New York. Elle est diplômée de la Rhode Island School of Design et de l’université Yale. Depuis de nombreuses années, les travaux de Roni Horn font l’objet d’expositions individuelles aussi bien aux États-Unis qu’en Europe.

L’exposition focus a été conçue par Theodora Vischer, Senior Curator de la Fondation Beyeler, avec Marlene Bürgi, conservatrice assistante

Horaires d’ouverture de la Fondation Beyeler:
tous les jours 10h00–18h00, le mercredi jusqu’à 20h00.

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Le lion a faim…Présentation de la Collection à la Fondation Beyeler

Louise Bourgeois, les trois grâces

Jusqu’au 28 mars 2021 à la Fondation Beyeler

Le parc de la Fondation est resplendissant aux couleurs de l’automne. Le parcours des salles permet d’admirer l’accrochage des tableaux tout en harmonie avec le paysage, que l’on aperçoit à travers les baies vitrées.
Un plaisir pour les yeux

Henri Rousseau, Le lion, ayant faim, se jette sur l’antilope, 1898–1905

Tel le lion dans le tableau de Henri Rousseau  (vidéo) se jetant avidement sur l’antilope, nous ressentons, nous aussi, à la Fondation Beyeler une faim puissante – une faim d’art : en ces temps difficiles, il est d’autant plus important de se rappeler combien l’art est passionnant, fascinant. Jusqu’au  28.3.2021, la nouvelle présentation de la collection réunit, dans huit salles différentes, une sélection
de peintures et de sculptures légendaires, toutes des chefs-d’oeuvre du modernisme classique ou de l’art contemporain.

Les autres artistes

Elle permettra d’admirer à nouveau les silhouettes en papiers découpés de Henri Matisse, aussi emblématiques que fragiles, notamment Nu bleu I dont l’élégance, la spatialité et la présence palpable suscitent encore et toujours l’émerveillement. Figurent également à l’honneur le groupe de sculptures
réalisé à l’origine pour la placette devant la banque Chase à Manhattan dans la capitale newyorkaise par Alberto Giacometti à la fin des années 50. L’Homme qui marche, qui a longtemps figuré sur nos billets de
banque de 100 francs, fait partie de l’ensemble.

En outre, une salle entière est consacrée à Louise Bourgeois, artiste qui connaissait bien Giacometti et qui a élargi le concept de sculpture en rendant
l’inconscient, sinon visible, du moins vivable. Autre point fort de cette présentation automnale, la relation
entre Vassily Kandinsky et Paul Klee dont l’amitié extraordinaire fait l’ objet, pour la première fois à la
Fondation Beyeler, d’une appréciation critique. On peut voir sous ce lien, un compte rendu de l’exposition consacrée
à Paul Klee en 2017, en présence de son petit fils.
Trois tableaux particulièrement touchants, peints par Vincent van Gogh, dont le jardin de Daubigny, -dont l’authenticité  contestée -, peu de temps avant sa mort, sont exposés ensemble et engagent un dialogue avec les oeuvres de Paul Cézanne et Edward Hopper.

L’expressionnisme

L’expressionnisme abstrait est au centre d’une autre salle


dans laquelle sont présentées des oeuvres de Willem de Kooning, Clyfford Still et Sam Francis ainsi qu’un tableau grand format de Joan Mitchell.
Pour la première fois, le musée présente l’une des plus récentes
acquisitions de la Collection de la Fondation Beyeler : l’émouvante installation sonore Seven Tears de Susan Philipsz

fait référence à la composition éponyme du contemporain de Shakespeare,
John Dowland, et exprime les états émotionnels qui – accompagnés de larmes – passent de la joie jubilatoire à la profonde tristesse. Trop mélancolique ? Absolument pas ! La mélancolie sert bien souvent de germe à la créativité – comme en témoignent les oeuvres grandioses aujourd’hui à nouveau
exposées à la Fondation Beyeler.

En vidéo par Ulf Küster en anglais

 

Horaires d’ouverture de la Fondation Beyeler:
tous les jours 10h00–18h00,
le mercredi jusqu’à 20h00.

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Sommaire du mois d’octobre 2020

Balthus, Passage du commerce St André, 1952/1954 à la fondation Beyeler

30 octobre 2020 : MOOC Culturels
24 octobre 2020 : Fragments éphémères
17 octobre 2020  : L’OEil de Huysmans. Manet, Degas, Moreau
10 octobre 2020  : Cindy Sherman à la Fondation Louis Vuitton
04 octobre 2020 : Man Ray et la mode

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