Sommaire du mois de décembre 2020

Rodin, le Baiser 1889-98, bronze, collection de la Fondation Pierre Gianadda
®photo Michèle Strauss

Je dédie cette annus horribilis 2020, à ma petite nièce Virginie Ingold,
qui est allée rejoindre son père Dominique Ingold et son cousin Pierre Bayon, parmi les anges.

« Tu es une femme en or, d’une gentillesse incroyable, malgré tout… Souriante, drôle et serviable…La vie est injuste, et comme à son habitude, elle fait toujours partir les meilleurs en premier… 🙏❤
Fait bon voyage « belle brune » »
je laisse la parole ci-dessus à l’un de ses amis, Jojo Caro Mylan Wittmer, (extrait)


 

26 décembre 2020 :  Un monde infini : Artistes chamanes, autour d’une collection de l’Himalaya
23 décembre 2020 :  Noël 2020
21 décembre 2020  :  Katja Aufleger. GONE
14 décembre 2020  :  Rodin / Arp à la Fondation Beyeler
10 décembre 2020  :  Cadeaux de Noël
08 décembre 2020 :   Jean Pierre Parlange à l’appartement
07 décembre 2020  :  Putain de Covid
05 décembre 2020  :  Rembrandt, la Pièce aux cent florins

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Rodin / Arp à la Fondation Beyeler

 Ptolémée III, Hans Arp et le Penseur de Rodin

Jusqu’au 16 mai 2021, l’exposition a été conçue par la Fondation Beyeler, Riehen/Bâle, en coopération avec le Arp Museum Bahnhof Rolandseck, Remagen, et organisée en collaboration avec le Musée Rodin, Paris. L’exposition est placée sous le commissariat de Dr. Raphaël Bouvier, commissaire d’exposition à la Fondation Beyeler.

* En raison de la nouvelle réglementation officielle du 11 décembre 2020 pour contenir le virus corona, le musée sera temporairement fermé jusqu’au 22 janvier 2021.

Pour la première fois, une exposition muséale fait dialoguer Auguste Rodin (1840–1917) et Hans Arp (1886–1966), mettant face à face l’oeuvre pionnier du grand réformateur de la sculpture du 19ème siècle finissant et l’oeuvre influent d’un des protagonistes majeurs de la sculpture abstraite du 20ème siècle. Les deux artistes possédaient une puissance d’innovation artistique et un goût pour l’expérimentation exceptionnels. Leurs oeuvres ont fortement marqué leur époque et ont conservé toute leur actualité.

« Et ainsi la vérité de mes figures, au lieu d’être superficielle, sembla s’épanouir du dedans au dehors comme la vie même. »

Auguste Rodin

« Nous ne voulons pas copier la nature. Nous ne voulons pas reproduire, nous voulons produire. Nous voulons produire comme une plante qui produit un fruit et ne pas reproduire. »

Hans Arp

Hommage et affinités

Les créations d’Auguste Rodin et de Hans Arp illustrent de manière impressionnante et exemplaire des aspects fondamentaux du développement de la sculpture moderne. Rodin a ainsi introduit des idées et des possibilités artistiques radicalement nouvelles dont Arp s’est saisi plus tard dans ses formes biomorphes, les faisant évoluer, les réinterprétant ou les contrastant.
Il n’est à ce jour pas certain que Rodin et Arp se soient jamais rencontrés personnellement, mais leurs oeuvres présentent des liens de parenté artistique et de références communes, tout comme des différences, qui font de la confrontation de leurs créations singulières une expérience visuelle particulièrement éloquente.

Inspiré de La porte de l’enfer (site)



un coup d’oeil sur le site permet de voir le détail

Le baiser ne se trouve pas dans la Porte de l’Enfer, il est remplacé par le couple
Paolo et Francesca (photo de gauche, sculpture qui n’est pas dans l’exposition)

Le Parcours

L’exposition prend pour point de départ la sculpture de Hans Arp Sculpture automatique (Hommage à Rodin) de 1938 et son poème Rodin de 1952, hommages explicites au grand précurseur, qui illustrent aussi le vaste éventail créatif de Arp, allant de la sculpture à la poésie. Outre ces références explicites, le dialogue entre Rodin et Arp révèle aussi de nombreux autres liens, repères et préoccupations artistiques communs. L’exposition met ainsi en lumière des rapports de contenu et d’approche conceptuelle qui s’enracinent dans l’exploration de thèmes existentiels tels la création, la croissance, la transformation et la déchéance. Il en résulte des représentations de corps humains, animaux ou végétaux qui se fondent de manière nouvelle.

Entre assemblage et hasard

On rencontre chez Rodin et chez Arp une conception de la nature et de l’art toute singulière et pourtant comparable, qui met en avant le processuel et l’expérimental, et fait aussi du hasard un principe artistique. Les deux artistes s’intéressent à l’idée du vivant en tant que thème philosophique, auquel ils donnent corps dans des sculptures éclatantes de vitalité.

Arp
Fragment et intégralité – le torse

Les sculptures de Rodin et de Arp, mouvementées et émouvantes, fascinent aussi par leur jeu de volumes sensuels, fluides et immaculés d’une part et de surfaces et de formes altérées et accidentées d’autre part, qui trouvent leur idéal dans le torse. L’articulation entre construction et déconstruction est aussi palpable dans le genre de l’assemblage, que Rodin introduit en sculpture et que Arp développe plus avant. Il apparaît aussi chez les deux artistes des liens dans la méthode, par exemple dans le transfert des figures d’un matériau à un autre, et dans leur réalisation à différentes échelles allant du petit format au monument. Leur attention porte aussi sur la présentation de leurs sculptures, en particulier sur le socle, que Rodin est le premier à remettre en question.

Naissance et croissance

Enfin, il existe entre Rodin et Arp des liens en termes de motifs, par exemple celui de l’ombre, de la main créatrice ou du vase en tant qu’objet et volume. Les deux artistes puisent pour cela souvent dans la littérature, par exemple la mythologie antique ou la Divine Comédie de Dante.

Expériences sur papier
Corps et vases
Arp, Etoile
Rodin, Je suis Belle
Rodin, muse
Arp, Amphore relief

Réunissant environ 110 oeuvres de musées et de collections privées du monde entier, «Rodin / Arp» est l’une des expositions de sculpture les plus vastes présentées à ce jour par la Fondation Beyeler. Si l’exposition met l’accent sur les sculptures d’Auguste Rodin et de Hans Arp (y compris une sculpture d’extérieur monumentale dans le parc du musée), elle présente également des reliefs de Arp ainsi que des dessins et des collages des deux artistes.

L’exposition réunit des oeuvres emblématiques comme Le Penseur et Le Baiser de Rodin ou Ptolémée et Torse de Arp.
Des oeuvres moins célèbres font apparaître d’autant plus clairement les liens artistiques qui unissent les deux artistes.

L’exposition a été conçue par la Fondation Beyeler, Riehen/Bâle, en coopération avec le Arp Museum Bahnhof Rolandseck, Remagen, et organisée en collaboration avec le Musée Rodin, Paris. L’exposition est placée sous le commissariat de Dr. Raphaël Bouvier, commissaire d’exposition à la Fondation Beyeler.

En lien avec l’exposition «Rodin / Arp», la célèbre chorégraphe Anne Teresa De Keersmaeker, dont le travail compte parmi les plus influents de la danse contemporaine, présentera une nouvelle création,
à voir à la Fondation Beyeler entre le 29 janvier et le 14 février 2021.
Anne Teresa De Keersmaeker confronte son intervention chorégraphique
Dark Red aux univers sculpturaux d’Auguste Rodin et de Hans Arp.
La puissance palpable de l’obsession de Rodin pour le corps humain et sa force narrative implicite tout comme la soif d’émancipation formelle de Arp trouvent un écho direct dans la recherche chorégraphique de De Keersmaeker: une exploration des capacités d’abstraction du corps, un agencement du mouvement dans le temps et dans l’espace.

sur mon blog ma visite au musée Rodin au sujet de la Porte de l’Enfer

Horaire

Du lundi au samedi de 10h – 18h
Mercredi de 10h – 19h

* En raison de la nouvelle réglementation officielle du 11 décembre 2020 pour contenir le virus corona, le musée sera temporairement fermé les dimanches, jours fériés et après 19 heures jusqu’au 22 janvier 2021.

Plus d’informations

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Sommaire du mois de novembre 2020

Je dédie ce mois de novembre à Ramon Ciuret, qui nous a tiré sa révérence,
avec élégance, le 15 novembre 2020.
Une nouvelle étoile luit au firmament des photographes.
Ce petit homme malicieux et joyeux, toujours armé de son appareil photo
ou de son smartphone, pour capturer les beautés de ce monde. Avec son
regard et son oeil, si juste et bienveillant,  il transmettait avec bonheur
ses prises de vue, pour le plaisir de tous dans des expositions et sur
les réseaux sociaux.
Merci à lui pour le partage.

Tu m’avais enseigné le fish eye, je n’oublie pas notre blague sur le ragondin
du bord de l’Ill, et que tu intervenais, avec justesse, dans les  commentaires
sur mon blog.
Tes nombreux amis, du monde entier sont en deuil et attendent avec impatience, une exposition de tes nombreuses et magnifiques photos.
Vous pouvez le retrouver dans un enregistrement fait avec
Francine Hebding, sur radio MNE sous ce lien
Cher Ramon tu nous manques à tous.

les liens du mois de novembre 2020

30 novembre 2020 : Sommaire du mois de novembre 2020
27 novembre 2020 : Snowman de Fischli/Weiss
24 novembre 2020 : Ana González Sola, A LAS CINCO DE LA TARDE…
19 novembre 2020 : Elina Brotherus, La Lumière Venue Du Nord
14 novembre 2020 :L’Orient de Rembrandt
11 novembre 2020 : Roni Horn You are the Weather
7 novembre 2020  : Eaux-fortes de RembrandtLes donations Eberhard W. Kornfeld
3 novembre 2020 : Le lion a faim…Présentation de la Collection à la Fondation Beyeler

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Snowman de Fischli/Weiss

La Fondation Beyeler célèbre l’arrivée du Snowman de Fischli/Weiss dans le Parc Berower: ce week-end, l’accès au musée est gratuit pour tous

Snowman, une sculpture des artistes suisses Fischli/Weiss, prend aujourd’hui sa place dans le Parc Berower de la Fondation Beyeler, où il passera toute une année. La sculpture Snowman représente un sympathique bonhomme de neige dans un réfrigérateur à porte vitrée. La Fondation Beyeler célèbre son arrivée avec un accès gratuit au musée pour tous·tes les samedi 28 et dimanche 29 novembre 2020.
La sculpture Snowman, nouvellement installée dans le Parc Berower, représente un bonhomme de neige, figure familière et sympathique composée de trois boules de neige superposées. Au sommet, sur la plus petite d’entre elles, deux trous marquent les yeux et un trait la bouche. Le bonhomme de neige se trouve dans un réfrigérateur à la façade transparente, qui lui permet de survivre toute l’année.
Snowman illustre la contradiction entre nature et artificialité, avec le penchant pour l’absurde si typique du travail de Fischli/Weiss. Alors même que, comme le dit Peter Fischli, un bonhomme de neige est
«une sculpture que presque tout le monde est capable de réaliser»
en roulant et en empilant simplement trois boules de neige, pour perdurer toute une année la sculpture de Fischli/Weiss est tributaire d’un dispositif technique complexe. Le contexte du bonhomme de neige dans son réfrigérateur est aujourd’hui tout autre qu’au moment de sa conception. L’image de dépendance totale à l’énergie que présente Snowman de manière si attachante acquiert une dimension nouvelle, poignante et terrifiante à la fois, au vu de la crise climatique.
Peter Fischli (*1952) et David Weiss (1946-2012) avaient initialement conçu cette oeuvre en 1989/90 dans le cadre d’une exposition dans l’espace public à Sarrebruck. En réponse à l’emplacement qui leur avait été attribué à côté d’une nouvelle centrale thermique, ils avaient décidé d’imaginer une oeuvre qui dépende de l’énergie de la centrale. Le bonhomme de neige devait donc utiliser l’énergie résiduelle de la centrale, convertie en froid dans un renversement typique de l’univers de Fischli/Weiss. Au final, l’exécution n’avait pas entièrement répondu aux attentes des artistes mais l’envie était restée de transformer un jour cette idée en oeuvre.
Une ébauche de projet a émergé fin des années 1990 à l’invitation du Walker Art Center de Minneapolis, sans être mise à exécution. La réalisation de la sculpture Snowman s’est finalement faite en 2016. Sa trajectoire l’a menée dans le Sculpture Garden du Museum of Modern Art à New York, puis sur la terrasse du Art Institute à Chicago, et plus loin encore.
Le Snowman désormais installé à la Fondation Beyeler, l’un de quatre exemplaires, est le seul en Europe et en Suisse, et le premier dont l’opération est assurée par de l’énergie solaire.
Snowman est la dernière acquisition en date de la collection de la Fondation Beyeler.


La collaboration des deux artistes suisses Peter Fischli (*1952) et David Weiss (1946–2012) a duré plus de trois décennies. Leurs oeuvres, réalisées dans une grande variété de médias, se distinguent par un sens de l’humour prononcé, un amour de la poésie et une fascination pour le quotidien.
En 2016, Fischli/Weiss étaient représentés à la Fondation Beyeler dans l’exposition «Alexander Calder & Fischli/Weiss».

Fondation Beyeler, Beyeler Museum AG,
Baselstrasse 77, CH-4125 Riehen
Horaires d’ouverture de la Fondation Beyeler:
tous les jours 10h00–18h00, le mercredi jusqu’à 20h00

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Roni Horn You are the Weather

Jusqu’au 17 janvier 2021, à la Fondation Beyeler

Focus

En 2016, Roni Horn  une exposition de son travail à la Fondation Beyeler, réunissait des séries et des ensembles de pièces exceptionnelles, riches d’une grande diversité visuelle et matérielle, couvrant les 20 dernières années.
Installations photographiques, travaux sur papier et sculptures en verre se partagent l’espace de six salles d’exposition dont l’ensemble peut être
appréhendé comme une unique installation.

En 1975, tout juste âgée de vingt ans, la jeune newyorkaise Roni Horn se rend pour la première fois en Islande. Depuis, elle y retourne à plusieurs reprises à cette terre de glace qui aura une influence considérable sur son travail. La singularité de cette île volcanique, ses paysages abrupts, les caprices de
son climat changeant, l’éloignement du lieu sont pour l’artiste une source d’inspiration majeure, comme en témoignent plusieurs de ses oeuvres centrales ainsi qu’une série de livres. Pour Roni Horn, l’Islande est :
« Assez grande pour s’y perdre. Assez petite pour m’y retrouver. »

Les photographies

Les 100 photographies qui constituent You are the Weather ont été prises en juillet et août 1994.

« Pendant six semaines, j’ai voyagé avec Margrét à travers toute l’Islande. En suivant les sources d’eau chaude courantes sur l’île, nous nous sommes rendues d’une piscine naturelle à une autre. Nous avons travaillé quotidiennement, la plupart du temps en extérieur, et indépendamment du climat changeant et souvent imprévisible qui règne sur l’île. »

Les photos montrent le visage d’une femme en plein soleil ou par
temps nuageux ; son expression, parfois agacée, parfois impatiente, est causée par le soleil aveuglant, le vent cinglant, etc. Bien qu’il s’agisse de portraits d’une seule et même jeune femme, on n’apprend rien sur elle.

Dans You are the Weather (vue sur la salle), l’identité est, par définition, fluctuante et changeante : elle se manifeste par une série de moments pluriels et variables.

Biographie

Née en 1955 à New York, Roni Horn a grandi dans le comté de Rockland, dans l’État de New York. Elle est diplômée de la Rhode Island School of Design et de l’université Yale. Depuis de nombreuses années, les travaux de Roni Horn font l’objet d’expositions individuelles aussi bien aux États-Unis qu’en Europe.

L’exposition focus a été conçue par Theodora Vischer, Senior Curator de la Fondation Beyeler, avec Marlene Bürgi, conservatrice assistante

Horaires d’ouverture de la Fondation Beyeler:
tous les jours 10h00–18h00, le mercredi jusqu’à 20h00.

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Le lion a faim…Présentation de la Collection à la Fondation Beyeler

Louise Bourgeois, les trois grâces

Jusqu’au 28 mars 2021 à la Fondation Beyeler

Le parc de la Fondation est resplendissant aux couleurs de l’automne. Le parcours des salles permet d’admirer l’accrochage des tableaux tout en harmonie avec le paysage, que l’on aperçoit à travers les baies vitrées.
Un plaisir pour les yeux

Henri Rousseau, Le lion, ayant faim, se jette sur l’antilope, 1898–1905

Tel le lion dans le tableau de Henri Rousseau  (vidéo) se jetant avidement sur l’antilope, nous ressentons, nous aussi, à la Fondation Beyeler une faim puissante – une faim d’art : en ces temps difficiles, il est d’autant plus important de se rappeler combien l’art est passionnant, fascinant. Jusqu’au  28.3.2021, la nouvelle présentation de la collection réunit, dans huit salles différentes, une sélection
de peintures et de sculptures légendaires, toutes des chefs-d’oeuvre du modernisme classique ou de l’art contemporain.

Les autres artistes

Elle permettra d’admirer à nouveau les silhouettes en papiers découpés de Henri Matisse, aussi emblématiques que fragiles, notamment Nu bleu I dont l’élégance, la spatialité et la présence palpable suscitent encore et toujours l’émerveillement. Figurent également à l’honneur le groupe de sculptures
réalisé à l’origine pour la placette devant la banque Chase à Manhattan dans la capitale newyorkaise par Alberto Giacometti à la fin des années 50. L’Homme qui marche, qui a longtemps figuré sur nos billets de
banque de 100 francs, fait partie de l’ensemble.

En outre, une salle entière est consacrée à Louise Bourgeois, artiste qui connaissait bien Giacometti et qui a élargi le concept de sculpture en rendant
l’inconscient, sinon visible, du moins vivable. Autre point fort de cette présentation automnale, la relation
entre Vassily Kandinsky et Paul Klee dont l’amitié extraordinaire fait l’ objet, pour la première fois à la
Fondation Beyeler, d’une appréciation critique. On peut voir sous ce lien, un compte rendu de l’exposition consacrée
à Paul Klee en 2017, en présence de son petit fils.
Trois tableaux particulièrement touchants, peints par Vincent van Gogh, dont le jardin de Daubigny, -dont l’authenticité  contestée -, peu de temps avant sa mort, sont exposés ensemble et engagent un dialogue avec les oeuvres de Paul Cézanne et Edward Hopper.

L’expressionnisme

L’expressionnisme abstrait est au centre d’une autre salle


dans laquelle sont présentées des oeuvres de Willem de Kooning, Clyfford Still et Sam Francis ainsi qu’un tableau grand format de Joan Mitchell.
Pour la première fois, le musée présente l’une des plus récentes
acquisitions de la Collection de la Fondation Beyeler : l’émouvante installation sonore Seven Tears de Susan Philipsz

fait référence à la composition éponyme du contemporain de Shakespeare,
John Dowland, et exprime les états émotionnels qui – accompagnés de larmes – passent de la joie jubilatoire à la profonde tristesse. Trop mélancolique ? Absolument pas ! La mélancolie sert bien souvent de germe à la créativité – comme en témoignent les oeuvres grandioses aujourd’hui à nouveau
exposées à la Fondation Beyeler.

En vidéo par Ulf Küster en anglais

 

Horaires d’ouverture de la Fondation Beyeler:
tous les jours 10h00–18h00,
le mercredi jusqu’à 20h00.

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Sommaire du mois d’octobre 2020

Balthus, Passage du commerce St André, 1952/1954 à la fondation Beyeler

30 octobre 2020 : MOOC Culturels
24 octobre 2020 : Fragments éphémères
17 octobre 2020  : L’OEil de Huysmans. Manet, Degas, Moreau
10 octobre 2020  : Cindy Sherman à la Fondation Louis Vuitton
04 octobre 2020 : Man Ray et la mode

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Sommaire du mois de mai 2020

The happy Fisherman Gregory Forstner

En état de choc #georgefloyd – pas de mots.
Bref aperçu de ce tableau – il fait partie d’une série «étude pour un nouvel archétype américain et The happy Fisherman» que j’ai réalisée en vivant à Brooklyn. Il me semblait que peu de gens étaient fans de ces œuvres car
c’était très direct, frontal, l’on ne pouvait échapper aux questions portées par le sujet. Mais je m’en fichais, pour moi c’était très important de passer par là. La peinture a une responsabilité vis-à-vis de ses sujets, c’est un jeu avec des conséquences. Je voulais faire face à notre responsabilité – la société blanche – dans le traitement, intellectuel, culturel, politique, de la diversité de la culture noire américaine aux États-Unis en faisant face aux mensonges installés dans notre inconscient collectif. J’ai essayé de ne pas le faire de manière naïve,
au contraire . De toute évidence, nous, Européens, n’avons aucune leçon à donner. Je suis né au Cameroun et j’en ai toujours été si fier, je ne sais pas pourquoi, mais je me sentais toujours plus fort en sachant ce petit fait. Et en vivant à Brooklyn il y a 10 ans, cela m’a donné la chance de comprendre un peu et de faire face à travers mon travail à des problèmes collectifs. C’est trop de mots inutiles, notre seul moyen, nous les artistes, c’est notre travail, des peintures surtout dans mon cas, pour tenter d’affronter la réalité.

#georgefloyd

Gregory Forstner

22 mai 2020 : Fondation Beyeler
17 mai 2020  : Le Char de la mort, Emmanuel Honegger
14 mai 2020  : Rencontre avec Marie Freudenreich
08 mai 2020 : Circular Flow – De l’économie des inégalités, Gegenwart Kunstmuseum Basel
03 mai 2020 : Céline Cléron, visite d’atelier

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Fondation Beyeler

LE PARC ISELIN WEBER
Photo : Mark Niedermann

La Fondation Beyeler a rouvert ses portes le lundi 11 mai 2020.

Les expositions «Edward Hopper» et «Voir le silence – Images de quiétude» sont prolongées jusqu’au 26 juillet, l’exposition «Goya» est reportée.
Il reste juste aux autorités suisses et françaises d’ouvrir les frontières

La Fondation Beyeler est à nouveau ouverte tous les jours.
Avec la crise du coronavirus, les deux expositions ont soudainement et dramatiquement gagné en actualité.
Les billets peuvent être réservés en ligne à partir du jeudi 7 mai sur www.fondationbeyeler.ch.

La Fondation Beyeler a élaboré un plan de protection complet pour
ses visiteurs et ses collaborateurs afin de mettre en œuvre de manière
optimale les mesures de l’ordonnance COVID-19 de la Confédération.
Ainsi, le nombre de visiteurs est limité au moyen de billets en ligne
à créneau horaire déterminé et la circulation des visiteurs dans le parc
et dans le musée est réaménagée, avec des points distincts d’entrée
et de sortie.
Tous les événements sont annulés jusqu’à nouvel ordre,
Les visites guidées se tiendront sous forme réduite en dehors des horaires d’ouverture.
La grande exposition «Goya», dont l’ouverture était prévue le 15 mai, est reportée. Une nouvelle date sera communiquée en juin.

Edward Hopper, «peintre du moment» de la crise du coronavirus
Voir ici la vidéo sous la conduite d’Yves Guignard

En l’espace des sept semaines qui ont précédé la fermeture temporaire du musée en raison de la crise du coronavirus, l’exposition
«Edward Hopper» a réuni plus de 100’000 visiteurs enthousiastes.
En ce bref laps de temps, «Edward Hopper» s’est trouvé en bonne voie pour devenir l’exposition la plus plébiscitée par le public de l’histoire du musée.

Le catalogue, (en allemand ou en anglais, avec un tiré à part en français)
en rupture de stock, avait déjà dû être réimprimé. Depuis, au musée et sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnes ont exprimé le souhait d’une réouverture et d’une prolongation de l’exposition.
Notre musée partenaire le Whitney Museum of American Art de New York
et les autres prêteurs américains ont donné leur accord et l’exposition peut donc être prolongée au grand complet jusque fin juillet.

Sam Keller, directeur de la Fondation Beyeler, se réjouit:

«Nous sommes heureux de savoir que, le 11 mai, notre musée est sorti de son sommeil de ‘Belle au bois dormant’ et les œuvres exposées sont réveillées par le ‘baiser’ des visiteurs. Ils nous ont manqué. Le ‘sortilège’ du coronavirus n’est pas encore passé, mais la réouverture des musées et des parcs est une bonne nouvelle. Car les expériences vécues au contact de l’art et de la nature contribuent de manière essentielle et avérée à la santé mentale et physique et à la qualité de vie».

Dans la presse et sur les réseaux sociaux du monde entier, Edward Hopper a
été présenté à de nombreuses reprises comme peintre du moment à l’heure de la crise du coronavirus. Les images d’Edward Hopper sont fortement évocatrices de situations et d’émotions vécues partout au monde dans le contexte actuel: des villes et des paysages déserts, une distanciation physique et sociale, l’isolation, la solitude, l’attente et l’espérance, le caractère soudainement énigmatique et étrange revêtu par nos environnements familiers, une menace invisible etc.


Le grand cinéaste allemand Wim Wenders a réalisé un court-métrage 3D intitulé Two or Three Things I Know about Edward Hopper, projeté en exclusivité à la Fondation Beyeler. Le film est l’hommage personnel de
Wim Wenders à Edward Hopper, qui l’a marqué durablement et a influencé
son œuvre cinématographique tout comme celui d’autres réalisateurs de premier plan, d’Alfred Hitchcock à Roman Polanski. Le plan de protection mis en place limite fortement le nombre de spectateurs que peut accueillir la salle de projection: les billets pour le film de Wim Wenders doivent donc dorénavant être réservés en ligne.

«Voir le silence – Images de quiétude»
visionnez ci-dessus la vidéo sous la conduite de Raphaël Bouvier

La présentation de la collection «Voir le silence – Images de quiétude»
est elle aussi prolongée jusqu’au 26 juillet. Elle présente des œuvres de l’art moderne et contemporain qui traitent de différents aspects du silence et de la quiétude – natures mortes, paysages contemplatifs, images de sommeil et de dernier repos. L’exposition donne à voir plus de 100 œuvres de Claude Monet, Paul Cézanne, Pablo Picasso, Fernand Léger, Piet Mondrian, Hans Arp, Alberto Giacometti, Mark Rothko, Andy Warhol, Richard Serra, Gerhard Richter, Marlene Dumas et bien d’autres. Pendant la parenthèse forcée de la crise du coronavirus, cette exposition a elle aussi accédé à une signification nouvelle. Ceux qui aspirent à une visite de musée contemplative, riche en expériences d’une grande émotion, pourront puiser beaucoup de force dans ces visions de silence et ces images de quiétude.

Exposition «Goya»: ce n’est que partie remise
La grande exposition «Goya» de la Fondation Beyeler, qui était prévue du 17 mai au 16 août, est reportée en raison de la crise du coronavirus. Développée au cours de plusieurs années de coopération avec le Museo Nacional del Prado à Madrid, elle réunit des peintures, dessins et gravures rarement exposés en provenance de collections privées espagnoles avec des œuvres clé de collections privées et de musées européens et américains de premier plan. En raison de la situation incertaine et de la restriction du trafic de prêt international, les nouvelles dates de l’exposition ne sont pas encore fixées. Elles devraient pouvoir être communiquées en juin.

La sécurité avant tout pour les visiteurs et le personnel :

La sécurité des visiteurs et des collaborateurs demeure  la priorité première.
La Fondation Beyeler a donc élaboré un plan de protection complet qui met en œuvre les ordonnances COVID-19 du Conseil fédéral et introduit des mesures supplémentaires d’optimisation des flux de visiteurs. Ces mesures incluent entre autres:

# restriction du nombre de visiteurs au moyen de billets en ligne à créneau horaire déterminé, disponibles à la réservation dès le jeudi 7 mai sur www.fondationbeyeler.ch.
Cette réglementation s’applique aussi à tous les billets valables déjà achetés ainsi qu’aux détenteurs de bons, d’adhésions et de la BaselCard. Des informations plus détaillées sont disponibles sur le site web.

  • Modification de la circulation des visiteurs dans le parc et dans le musée, avec des points distincts d’entrée et de sortie
  • Nouvel accueil des visiteurs et vestiaire dans des bâtiments annexes du musée
  • Désinfectant pour les mains mis à disposition en différents endroits clé du musée pour les visiteurs et le personnel
  • Mesures renforcées de nettoyage et d’hygiène pour les infrastructures du musée

 Restaurant et Bistro BEY
Depuis le lundi 11 mai, le Beyeler Restaurant im Park n’a ouvert dans un premier temps que sa terrasse. Il y met en œuvre un plan de protection correspondant aux mesures préconisées par le Conseil fédéral pour les établissements de restauration. L’offre de plats et de boissons est adaptée à la situation. Le restaurant propose par ailleurs des paniers déjeuner disponibles à la réservation par le biais de la billetterie en ligne, permettant d’agrémenter la visite du musée d’un pique-nique dans le parc. Le Bistro BEY reste fermé jusqu’à nouvel ordre.

Parc de la Fondation Beyeler
Au cours de ces mois de confinement, le contact avec la nature a révélé toute son importance. Le vaste parc de la Fondation Beyeler avec ses trois étangs à nénuphars invite les visiteurs à s’attarder et prendre leur temps. Le printemps est arrivé. Les magnolias, les rhododendrons et les azalées nous offrent la pleine splendeur de leur floraison. La nature environnante autour des Lange Erlen permet de longues promenades.

LES OFFRES EN LIGNE DE LA FONDATION BEYELER :
Afin de pouvoir continuer à vous proposer un accès à l’art pendant la fermeture temporaire du musée due à la pandémie du coronavirus, la Fondation Beyeler a encore élargi ses activités en ligne. Outre notre programme existant comme nos Artist Talks ou nos séries thématiques diffusées sur les réseaux sociaux, nous avons développé pour vous et vos familles des formats nouveaux et spécifiques.

Vue d’ensemble

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Sommaire du mois de février 2020

Autoportrait dans l’ascenseur de la Kunsthalle
en quête de nouveautés et de savoirs.

29 janvier 2020 je déroge à mes habitudes, je me montre

01 février 2020 :  Ernest Pignon-Ernest – Ecce Homo
06 février 2020 : De mains et d’yeux au musée Unterlinden
08 février 2020 : Peindre la lumière du soleil – Edward Hopper à la Fondation Beyeler
11 février  2020  : Sarah Jérôme, à la Santé du Serpent
15 février 2020  : Hans Hartung, La Fabrique Du Geste
22 février 2020 : Picasso, Chagall, Jawlensky Chefs-D’œuvre De La Collection Im Obersteg
26 février 2020 : Algotaylorism à la Kunsthalle de Mulhouse

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