Helene Sturm

 
Helene Sturm s’en est allée là où elle le voulait dans la nuit du 15 février 2026. Elle a cramé ses boyards maïs et la vie. Et elle en a tiré de belles pages. On en fera bon usage. Comme de tout ce qu’elle nous laisse. Pour beaucoup d’entre nous elle marchait devant.
Vous pouvez lui rendre hommage au service mortuaire de l’hôpital Emile Muller ces mardi et mercredi de 10h à 15h

La cérémonie d’adieu aura lieu le samedi 21 février à 9h30 au Crématorium de l’Ill, 14 rue Jean Monnet à Sausheim. Vient qui veut . La cérémonie sera suivie d’un verre de l’amitié à 11h30 au Séchoir , 25 rue Josué Hofer 68200 Mulhouse.

Je remets en ligne le billet rédigée le 27 février 2011 pour la parution du premier livre d’Hélène Sturm, billet qui est tronqué suite à :
(A compter du 5 juin 2019, votre blog ne sera plus accessible, et ses contenus, y compris les photos et textes, seront supprimés (Le Monde)
Aussi j’ai été obligée de trouver un autre hébergeur, la sauvegarde et la migration n’ont pas permis de maintenir, à regret, les anciennes images.)

Pfff roman d’Hélène Sturm

Samedi 5 mars
de 15h à 17h
Hélène STURM
dédicace
son roman Pfff,
Editions Joëlle Losfeld

à la
Librairie BISEY
35 Place de la Réunion
68100 MULHOUSE
www.bisey.eu
extrait : Odile, une jeune femme, ni jolie ni vilaine, se réveille un matin, plus aimable que d’ordinaire.
C’est le point de départ d’une drôle d’histoire où se croisent des taulières de bistrots, des tueurs à gages, un jeune homme timide et ses amis d’autrefois, sans compter les chiens, les chats et les poissons rouges. Les objets ont leur importance, particulièrement les livres qui rythment la vie.

Au Salon du Livre à Paris en 2014 pour son livre Walter

HÉLÈNE STURM est née en Alsace.
Après avoir pratiqué différents métiers, notamment dans l’audiovisuel ou encore l’enseignement, elle a partagé jusqu’à très récemment son temps entre Mulhouse et la Drôme où elle réside depuis une dizaine d’années. Pfff est son premier roman.


Quelques appréciations de lecteurs
Les lectures de Sophie
B B : Que Sophie, qui je crois est toujours un peu plus sensible au fond qu’à la forme, à l’histoire qu’au style, et qui représente tout à fait les lectrices de ELLE magazine où elle a démarré son blo, ait été « scotchée » par Pfff, c’est plutôt bon signe, je trouve !
I V : Terminé « Pfff ». Quel chouette tourbillon au Paradis sur fond de bartlebysme 🙂 !
Jolie réussite que ce premier roman ♥
Jean D : peut-être l’idéal est-il de le déguster vite, d’un coup; puis, plus tard, de le savourer infiniment lentement….comme l’on fait avec un tableau, pour le coup de poing, puis les petites caresses…
Le bouquinovore :
Mon avis : Comment peut-on parler d’un livre qui à pour titre « pfff». Encore la semaine dernière lorsqu’on me demandait quel livre j’étais en train de lire en ce moment ? Je leur répondais « pfff » le premier roman d’Hélène Sturm. La réaction, souvent la même, « et bien si tu n’aime pas change de livre ». Et connaissant les droits imprescriptibles du lecteur(le droit de ne pas lire, le droit de sauter des pages, le droit de ne pas finir un livre…) si ce livre avait réellement était « pfff », je ne l’aurai certainement pas fini. Cependant je tien à rassurer l’auteur (même si je doute qu’elle vienne à lire ma chronique) que malgré cela un bon nombre d’amis adeptes d’il caffe di Pietro avaient reconnues le bruit subtile lorsque le barman tire la bière.nike-a-talons.1298658258.jpg
Ce roman n’est pas une histoire, mais des histoires, au fil des pages, on passe d’un personnage à l’autre, d’Odile à Walter, passant par Legendre, Beaufils ou encore Jaboulier.
Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’es le concept même du livre, des gens des histoires et deux cafés, le trait d’union entre les personnages est ce lieu même de rencontre que peut représenter un café.  On à l’impression de lire du Godard, il n’y a pas une histoire mais des histoires qui s’unies. Les personnages sont attachants, ils nous font sourire. Odile en ai le personnage clé mais à mes yeux, Walter au fur et à mesure des pages prend sa place.helene.1298656990.jpg
De plus l’auteur à une écriture très agréable à lire, elle sait jouer avec les mots, en abuse peut être un peu parfois.
« Lorsqu’il s’en traite, Walter se demande chaque fois avec combien de l « imbécile » s’écrit. Je suis un idiot, profère-t-il alors, de n’écrire rien d’autre que des listes de choses à faire de choses défaites, de mots dont l’orthographe lui fait défaut, de  mots qui ouvrent des mondes, de mots qu’il n’aime pas. Dès qu’un u cogne un p, il a la chair de poule, « stupre » et « volupté » le réfrigèrent, alors que « suave » le touche, même s’il ne l’avouerait pour rien au monde, et que « jute »lui rougit les joues et qu’il se laisse aiguiser par « pudeur » et par « impudeur » et ce qu’ils évoquent de draps blancs ou de draps froissés. Il faut du désir pour écrire, et jamais il n’en trouve assez pour s’en faire de l’encre »
Un seul petit bémol à cette lecture, étant souvent dans les transports en commun, il est vrai que parfois j’ai eu un peu de mal à me resituer dans les histoires de chaque personnage, le lien entre chacun étant souvent assez subtile, une phrase, un objet.
Cultureàpoint
E I : Quel peut-être le rapport entre un bock de bière et une paire de nike à talons ? C’est tout l’art de la prose d’Hélène, qu’elle déroule et tricote dans son roman. Je me demande où elle a trouvé le temps pour écrire tout ça ? …♥
précipitez-vous car il n’y en aura pas pour tout le monde !

Joli souvenir, Helene et moi, le jour de la dédicace chez Bisey

Mes sincères condoléances pour Sandrine, Matthieu et Pablo Stahl

Guillaume Barth

« Elina »

Elina, exposition de Guillaume Barth au Domaine de Chaumont-sur-Loire, 2025 © E. Sander
ASINERIE
Derniers jours
Jusqu'au 22 février 2026
Domaine de Chaumont-sur-Loire, Centre d'arts et de nature
DÉMARCHE ARTISTIQUE

Habité par une conscience aiguë de l’impermanence, Guillaume Barth conçoit l’art comme un acte de célébration du vivant, une tentative d’inscrire dans la
forme ce qui, toujours, échappe et se transforme. Sa démarche puise aux sources des cultures premières, à l’écoute de leurs savoirs et de leurs rites, pour déployer une relation sensible et sacrée au monde. Loin d’un art autonome ou spéculatif, ses œuvres naissent dans le frottement du geste artistique avec les forces élémentaires, les communautés humaines et les rythmes  profonds de la nature.
Chez Guillaume Barth, l’œuvre ne prend jamais la forme d’un objet clos : elle s’inscrit dans un processus, une durée, une mémoire partagée. Ses projets, souvent réalisés dans des contextes géographiques et culturels singuliers,
naissent de la rencontre avec un lieu et ceux qui l’habitent.
Qu’il s’agisse de planter des arbres et d’écrire un Concert pour une Nouvelle forêt (2021) ou de photographier, au Mexique, des papillons monarques réputés être
« l’esprit de la forêt qui guide l’âme des morts » (2023),
l’artiste inscrit son travail dans des dynamiques patientes et relationnelles, ancrées dans l’écoute et le respect des cycles de la nature.
C’est dans cet esprit qu’il envisage, en 2013, un nouveau projet avec les communautés Aymaras de Bolivie et leur territoire. Réputé être le plus vaste désert de sel blanc au monde, le salar d’Uyuni est aussi la plus importante
réserve de lithium de la planète dont l’exploitation engendre sécheresse des rivières et appauvrissement des cultures. L’artiste imagine alors une structure en bois hémisphérique (réalisée en France) qu’il installe sur le salar, à 4 km de la rive de Tahua, avant de la recouvrir de 2 tonnes de briques de sel. Fruit d’un labeur collectif, la construction se donne comme une offrande fragile à
l’espace et au temps.


L’écrivain Olivier Kaeppelin raconte :

« Début 2015, le besoin impératif d’eau amène les Aymaras à se rassembler à proximité de l’église du village pour invoquer la bienveillance de la Pachamama, la Terre Mère, en préparant la Costumbre de la pluie (Tatal Huánca), une invocation à l’arrivée de la pluie trois jours et deux nuits durant, au son du tambour et de la flûte. Le 5 janvier 2015, alors que le salar se recouvre
miraculeusement de 2 centimètres d’eau, prenant l’aspect d’un monumental miroir, la sphère se révèle dans sa totalité, comme suspendue, en apesanteur entre Terre et Ciel, soulignée subtilement par une fine ligne d’horizon
qui les relie, dans la pureté de vision de son créateur, portée miraculeusement à son plein accomplissement ; cette nouvelle planète est nommée
Elina par Guillaume
Barth, « Hélê », éclat du soleil en grec auxquels s’ajoutent
les symboles Li (Lithium) et Na (Sodium) dont elle est composée. Son apparition providentielle est de courte durée car l’élément eau qui la révèle est aussi celui qui la fait aussitôt disparaître ; Elina retournera à sa condition
de sel dissous dans l’eau 3 jours après être apparue. »

De l’apparition à la perte, la poétique de Guillaume Barth se nourrit d’une certaine persistance. L’œuvre n’existe plus en tant que volume tangible, mais subsiste dans l’image, dans la mémoire, dans la relation. Les photographies exposées au Domaine de Chaumontsur-Loire témoignent de cette vision rémanente. Elles capturent la perfection de ce monde flottant, entre réalité
et fiction, entre le geste de l’homme et les forces de la nature. Elina n’est pas seulement une série d’images, c’est un processus qui lie l’artiste, une communauté et un territoire, au seuil du visible et de l’invisible.
La dénonciation sous-jacente du risque de disparition de ce paysage sublime, en raison des réserves de lithium qu’il abrite, est aussi présente dans ce travail.

REPÈRES BIOGRAPHIQUES
Guillaume Barth est né en 1985 à Colmar. Il vit et travaille entre Sélestat en Alsace et Amatlán de Quetzalcoatl au Mexique. Il est diplômé de l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2012 et du Studio National des Arts contemporains du Fresnoy en 2021.
Il est lauréat de plusieurs prix, dont le prix de la fondation Martel Catala pour le projet de livre Nouvelle forêt en 2023, le prix Talents Contemporains de la Fondation François Schneider en 2019 et le prix de la Fondation Bullukian en 2018.
 

Guillaume Barth est représenté par la Galerie Jeanne Bucher Jaeger, Paris-Lisbonne.

Sommaire du mois de janvier 2026

Isabelle Dubois-Brinkmann directrice du musée des BA et du musée historique
Mitsuo Shiraishi

29 janvier 2026 : Cezanne le père de l’art moderne
25 janvier 2026 : Tu gères la fougère – Pascal Bastien S’écrire – Anne Delrez la Conserverie, un lieu d’archives
21 janvier 2026 : Les Nuits de la lecture – Villes et campagnes Déambulations – Théâtreau Musée Unterlinden
12 janvier 2026 : Louis Couperin par Jean Rondeau, clavecin Ruckers 1624

Cezanne le père de l’art moderne

Paul Cezanne
Pommes et oranges, ca. 1899
Huile sur toile, 74 x 93 cm
Musée d’Orsay, Paris
© GrandPalaisRMN (musée d’Orsay)

A la Fondation Beyeler du 25 janvier – 25 mai 2026
L’exposition « Cezanne » est placée sous le commissariat d‘Ulf Küster, Senior Curator de la Fondation Beyeler.

Nouveau ♠
Pour visiter le musée et toutes ses expositions, vous pouvez
réserver ici votre billet avec une date et un créneau horaire fixe.
 
Présentation par respectivement Sam Keller puis Ulf Kuster sur Youtube

Prologue

Voir l’introduction sur Arte

Pour la première fois de son histoire, la Fondation Beyeler consacre une exposition monographique à Paul Cezanne (1839-1906), pionnier de l’art moderne et artiste majeur de sa collection. Réunissant environ 80 oeuvres, l’exposition se concentre sur la dernière et la plus significative des périodes de
travail du peintre français, donnant à voir Cezanne au sommet de son art : portraits énigmatiques, figures paradisiaques de baigneurs et de baigneuses, paysages provençaux viscéralement évocateurs, et enfin son motif privilégié, la montagne Sainte-Victoire, dont il réalise des vues toujours renouvelées.
Dans son atelier du sud de la France, Cezanne met son intuition magistrale au service d’un puissant jeu de tensions entre lumière, couleur et forme, construisant des images révolutionnaires qui inspirent jusqu’à aujourd’hui des générations d’artistes. L’exposition donne à voir un artiste qui a réinventé la
peinture, s’établissant ainsi, selon les mots de Pablo Picasso, comme
« notre père à tous ».
NB : n’oubliez pas de contempler les Picasso dans le foyer de la Fondation.

Devant « les Grandes Baigneuses » (conservé aujourd’hui à la Barnes Foundation)Devant « les Grandes Baigneuses » (conservé aujourd’hui à la Barnes Foundation),, 19050000, ,, , ,,,,
L’exposition

L’exposition présente l’oeuvre tardive profondément novatrice de Cezanne à travers 58 huiles sur toile et 21 aquarelles provenant de célèbres collections institutionnelles et privées de Suisse, de France, d’Allemagne, du Royaume-Uni, d’Espagne, des Pays-Bas, du Danemark et des États-Unis. Aux côtés de tableaux emblématiques de collections publiques majeures, telles celles du Museum of Modern Art (MOMA) et du Metropolitan Museum (MET), tous deux à New York, du Musée d’Orsay à Paris, du Philadelphia Museum of Art,
de la National Gallery of Art Washington et de la Tate à Londres, la moitié des oeuvres exposées sont de rares prêts venant de collections privées.

Points forts

Il faut souligner, un accrochage exceptionnel, qui permet de bien suivre le travail de Cezanne.
Parmi les points forts de l’exposition figure le rassemblement de neuf vues de la montagne Sainte-Victoire, ainsi que la présentation conjointe des deux rares versions des joueurs de cartes : d’une part l’oeuvre très connue de la Courtauld Gallery à Londres,

Joueurs de cartes Courtauld Gallery à Londres 1892-1896

d’autre part les Joueurs de cartes du Musée d’Orsay à Paris, qui sont tout aussi légendaires. Sont également exposées 14 natures mortes de fruits du peintre, très appréciées, ainsi que huit portraits et autoportraits remarquables. Par ailleurs, La pierre à moudre au parc du Château Noir
(La meule), 1892–1894, est une oeuvre majeure venue de Philadelphie, qui n’a jusqu’ici jamais été prêtée en Europe.

La pierre à moudre au parc du Château Noir
(La meule), 1892–1894 Philadelphia Museum of Art, Philadelphia

C’est la première fois que deux versions à l’aquarelle du Garçon au gilet
rouge sont présentées l’une à côté de l’autre, ce qui constitue un événement particulier.


Aquarelles du garçon au gilet rouge sur papier
collection privée

Plusieurs oeuvres, qui n’avaient pas été montrées depuis des décennies, sont également exposées, dont le Portrait de Paul Cezanne, vers 1895. L’exposition met en avant de nombreux tableaux sur lesquels Cezanne a
volontairement laissé la toile en partie non peinte,

CH11964772 La Montagne Sainte-Victoire vue des Lauves, c. 1904 (oil on canvas) by Cezanne, Paul (1839-1906); 54 x 65 cm; Private Collection; Christie’s Images.

ainsi que plus de 30 paysages de Provence.

Portrait de Paul Cezanne, 1895 collection privée

La route tournante en haut du chemin des Lauves 1904/1906

L’exposition débute au milieu des années 1880. Cezanne s’était alors émancipé de l’impressionnisme et avait développé le style qui fait de lui une figure clé de l’art moderne. Natif d’Aix-en-Provence, l’artiste ose à la fin du XIXe et au début du XXe siècle une approche artistique radicalement nouvelle, en libérant la peinture de conventions traditionnelles comme celle de la perspective centrale ou la représentation anatomique. L’ambition déclarée de Cezanne était de ne plus représenter la nature mais d’analyser et de rendre visible dans son travail le processus de la peinture du monde naturel.

La Montagne St Victoire

AR-38-6, 1/17/06, 2:05 PM, 16C, 7470×9830 (182+564), 100%, 8JUL2005, 1/30 s, R58.7, G57.4, B86.0

Paul Cezanne se passionne pour la montagne Sainte-Victoire. Encore et encore, il installe son chevalet devant le massif rocailleux, parce qu’il y voit un champ d’essai idéal pour la question centrale qui l’anime : comment peindre le monde tel qu’on le perçoit vraiment ?

Pour Cezanne, cela signifie qu’il ne faut pas simplement représenter la nature mais donner à voir ses formes, ses couleurs et son atmosphère, l’art comme parallèle à la nature. Des années 1880 à sa mort, il peint la montagne Sainte-Victoire une trentaine de fois à l’huile et en réalise de nombreuses vues à l’aquarelle. L’exposition à la Fondation Beyeler réunit
sept peintures à l’huile et deux aquarelles.

S’il exécute un nombre quasiment infini de versions, c’est moins dans un esprit de recherche obstiné que dans une tentative cohérente et systématique de se rapprocher de cette vision. Cezanne cherche à réconcilier la puissance immuable de la montagne et les impressions fugaces de l’instant – une quête qui exercera plus tard une influence déterminante sur des artistes tels que Pablo Picasso ou Georges Braque.

Les Baigneurs

Les figures de baigneurs et de baigneuses constituent un autre motif central de l’exposition : Paul Cezanne revient régulièrement à ce sujet et y apporte toujours de nouvelles variations, sondant ainsi la relation entre l’être humain et la nature. Au lieu de représenter des figures idéalisées, Cezanne mêle si étroitement les corps et le paysage que les baigneurs·ses se fondent dans le rythme des arbres, épousent les berges sinueuses du fleuve ou semblent surgir de terre comme des plantes. Cette fusion silencieuse confère aux
scènes leur tension particulière : les figures sont à la fois présentes et sur le point de disparaître dans leur environnement. Les baigneurs·ses de Cezanne associent la tradition classique du nu à une approche moderne de la forme et de l’espace.

Les natures mortes

Les natures mortes de Paul Cezanne témoignent également de ses efforts inlassables pour transposer le monde visible en un ordre solide et presque hors du temps. Ces toiles, qui ressemblent à première vue à de simples agencements de pommes, de poires, d’oranges, de cruches, de pichets, de pains et de nappes
au drapé soigneusement arrangé, s’avèrent en réalité être le terrain d’expérimentations approfondies sur la forme, la couleur et l’équilibre. En transformant les fruits en de solides et compactes masses colorées, en
modelant ses tissus tels des paysages mouvants et en explorant le jeu subtil de l’ombre et de la lumière sur les surfaces lisses de différents récipients, Cezanne transforme des objets ordinaires en éléments constitutifs d’une nouvelle architecture picturale. Ses natures mortes ne sont pas des instantanés mais des
constructions réfléchies dans lesquelles chaque objet est doté d’un poids, d’un volume et d’un effet spatial


– laissant apparaître la manière dont Cezanne perpétue, à petite échelle, la même quête de l’ordre intérieur des choses qui le fascine aussi dans la vaste nature.

Les portraits

Ce sont :L’autoportrait à la palette 1890,  le jardinier Vallier, Ambroise Vollard, Madame Cezanne, le garçonnet au gilet rouge

L’exposition cherche à montrer comment Cezanne met à nu les structures de ses tableaux, invitant ainsi les spectateurs·rices à observer son processus pictural et à y participer. Cela est particulièrement vrai pour les oeuvres qui paraissent inachevées. L’artiste y prend la liberté de laisser certaines parties de la toile vierges, parvenant à une harmonie nouvelle précisément dans cet inachèvement. Ces oeuvres présentent une « fin ouverte », ce qui permet aux visiteurs.ses de les compléter en mettant en action leur regard et leur imagination.

Clôture

Dans cet esprit, à la suite du parcours d’exposition, les visiteurs·ses ont l’occasion de s’essayer eux-mêmes à la technique de l’aquarelle pratiquée par Cezanne avec tant de virtuosité. L’aménagement d’un atelier au
sein même du musée a pour but de proposer une expérience pratique et pas seulement visuelle du processus créatif développé par le peintre.

L’exposition se clôt sur le court-métrage Cezanne on art, 2025, réalisé par Albert Oehlen, peintre contemporain majeur, et Oliver Hirschbiegel, cinéaste renommé pour ses productions cinématographiques internationales, dont La Chute, 2004, et L’Expérience, 2001. S’inspirant des conversations entre Cezanne et son ami écrivain Joachim Gasquet, le film mêle art, philosophie et paysage pour approcher la figure de l’artiste par le sensible. Les rôles principaux sont tenus par Sean O’Brien, Sam Riley et Nichole Galicia.
Tourné dans les environs de la montagne Sainte-Victoire et des carrières de Bibémus, le film capte la lumière et l’atmosphère envoûtante des paysages qui ont tant marqué l’oeuvre de Cezanne. Le film est projeté pour la première fois à la Fondation Beyeler.

A voir sur Arte : Cezanne Pionnier de l’art Moderne

Informations pratiques

Fondation Beyeler, Beyeler Museum AG,
Baselstrasse 77,
CH-4125 Riehen/Bâle, Suisse

Horaires d’ouverture de la Fondation Beyeler :
tous les jours 10h–18h,
le mercredi jusqu’à 20h

Accès
depuis la gare SBB 
tram n°2 arrête Messeplatz (direction Eglisee)
Tram n° 6 arrêt Fondation Beyeler (direction Grenze)

Tu gères la fougère – Pascal Bastien S’écrire – Anne Delrez la Conserverie, un lieu d’archives

Un après-midi à Wisches © Pascal Bastien

A la Galerie de la Filature jusqu'au 1 mars 2026
commissaire : Emmanuelle Walter

Cette double exposition, réalisée à partir des collections de La Conserverie et du travail d’auteur de Pascal Bastien, propose de faire se rejoindre photographies de famille et journal photographié, ouvrant ainsi un champ de réflexion sur la photographie comme archive de l’intime. Depuis 2012, le photographe Pascal Bastien saisit au quotidien des instants de vie – familiale, amicale mais aussi professionnelle de reporter de presse – qui forment un journal au long cours publié par fragments chez Médiapop

18 NOVEMBRE 2017

L’exposition Tu gères la fougère de Pascal Bastien rassemble plus de cent photographies prises ces vingt dernières années, qui révèlent le quotidien de l’artiste, ses souvenirs, ses pensées, dans un récit rétrospectif. Elles
composent un travail à la première personne, une sorte de journal photographié réalisé avec un appareil moyen format chargé de pellicule argentique noir et blanc. Le photographe y explore le quotidien pour faire l’image de son milieu social, amical, familial, intime… Il engage l’acte photographique sur le terrain du dévoilement d’une vérité sur soi, faisant de la puissance affective un élément constitutif de la valeur de ses images.

CyberViewX v5.16.20
Model Code=60
F/W Version=1.26

En regard de ce journal photographié, Anne Delrez présente des fragments de l’exposition S’écrire (La photographie du portefeuille ; Lumière, cuisine, regards et paysages; Your wife), produite par la Conserverie à Metz, lieu dédié à la photographie vernaculaire, reconnu comme Conservatoire National de l’album de famille. S’écrire est une réflexion autour de la photographie amateur et familiale perçue comme objet de lecture de notre être social, de notre écrit volontaire et de notre empreinte fortuite. Les photographies de famille sont des récits de soi, pour soi et pour l’autre.

La Conserverie, un lieu d’archives reçoit le soutien de la DRAC Grand Est, du Conseil régional Grand Est, de la Ville de Nancy, de la Ville de Metz, du Conseil départemental de la Moselle ainsi que de l’Académie des beaux-arts

Ci-dessous Pascal Bastien et Anne Delrez dans la presse régionale
ici sur France 3  
chez Mediapop
Et une vidéo sur mon blog
Consultez le document de l’exposition

Quelques photos

Informations pratiques

La Filature 20 allée Nathan Katz, 68100 Mulhouse
Galerie de La Filature ·
entrée libre  du ma. au sa. 13h-18h + di. 14h-18h + soirs de spectacles · coproduction La Filature, Scène nationale

Les Nuits de la lecture – Villes et campagnes Déambulations – Théâtreau Musée Unterlinden

Les Nuits de la lecture | Villes et campagnes

Déambulations – Théâtre
23 janvier 2026

(Re) découvrez les collections du musée dans un cadre privilégié, la nuit, à la lumière de textes, de poèmes et de dialogues sur le thème Villes et campagnes sélectionnés par les élèves du Cycle 3 à Orientation Professionnelle théâtre du Conservatoire de Colmar.

Publics | Dès 12 ans
Date | 23.01.2026
Horaires | 19h et 20h30
Durée | 45 min
Tarif | Entrée gratuite (jauge limitée*)
Lieu | Point de rencontre à la billetterie du musée

* Pour participer à l’événement, nous vous invitons
à réserver auprès du service réservations
du lundi au vendredi au +33 (0)3 89 20 22 79 – reservations@musee-unterlinden.com / le weekend au +33 (0)3 89 20 15 58 ou billetterie@musee-unterlinden.com

 

Visite – atelier
Visite écriture
Le 25.01.26 à 11h

Equipé de votre plus belle plume partez en voyage, entre villes et campagnes, à travers les collections du musée. Par le biais de petites expérimentations littéraires, appréhendez les œuvres de manière créative et tout en sensibilité.

Publics | Adultes
Date et horaire | 25.01.26 à 11h
Durée | 1h30
Tarif | 4,50 € et droit d’entrée (jauge limitée*)
Lieu | Point de rencontre à la billetterie du Musée
* Pour participer à l’événement, réservations du lundi au vendredi au +33 (0)3 89 20 22 79 –
reservations@musee-unterlinden.com / le week-end au +33 (0)3 89 20 15 58 ou
billetterie@musee-unterlinden.com

Atelier familles
Happy Family – Villes et campagnes


Le 25.01.26 à 14h

En compagnie de Dominique Zerlauth, intervenante en écriture, petits et grands sont invités à cueillir des mots, poser des phrases, construire de courts textes autour des collections du musée et sur le thème Villes et campagnes.
Date I 25.01.26
Publics I Familles, enfants dès 3 ans
Horaire I de 14h à 16h
Tarif I Entrée du musée (jauge limitée*)
Lieu I Point de rencontre à la billetterie du Musée

  • Pour participer à l’événement, réservations du lundi au vendredi au +33 (0)3 89 20 22 79 –
    reservations@musee-unterlinden.com / le week-end au +33 (0)3 89 20 15 58 ou
    billetterie@musee-unterlinden.com



Visite du Retable d’Issenheim
Le 25.01.26 à 14 h

Le Retable d’Issenheim du peintre Grünewald et du sculpteur Nicolas de Haguenau est un chef d’œuvre mondialement reconnu. En compagnie d’une médiatrice, partez à la rencontre de ce polyptique monumental, composé d’une caisse sculptée et de volets peints dédiés à saint Antoine et à la vie du Christ.
Date et horaire | 25.01.26 à 14h
Durée | 1h30
Tarif | 4,50 € et droit d’entrée (jauge limitée*)
Lieu | Point de rencontre à la billetterie du Musée
* Pour participer à l’événement, réservation en ligne depuis le site internet ou auprès du service
réservations du lundi au vendredi au +33 (0)3 89 20 22 79 – reservations@museeunterlinden.com / le week-end au +33 (0)3 89 20 15 58 ou billetterie@musee-unterlinden.com

Visite nocturne à la lampe torche
Le 30.01.26 à 18h30

Venez vivre une expérience nocturne inédite au cœur des œuvres.
Nous vous invitons à pénétrer dans un musée endormi, plongé dans la pénombre, uniquement éclairé par le faisceau discret de votre lampe torche. Cette lumière intimiste vous guidera au fil d’un parcours sensoriel, propice à l’éveil des sens, à la curiosité et à l’émotion.
Accompagné d’un médiateur passionné, vous découvrirez les chefs-d’œuvre du musée – dont l’exceptionnel Retable d’Issenheim – sous un jour nouveau.
Jeux d’ombres et de lumières, détails insoupçonnés, récits oubliés ou méconnus… chaque salle devient un théâtre d’histoires et de sensations, hors du temps !

Tout public
Date I 30.01.26
Horaire I de 18h30 à 19 h30
Tarifs I 20€ pour les adultes et jeunes dès 12 ans ; 17€ pour les moins de 12 ans (jauge limitée*)
Lieu I Point de rencontre à la billetterie du musée
Réservation en ligne
https://my.weezevent.com/visite-nocturne-a-la-lampe-torche-2
* Pour participer à l’événement, vous pouvez également réserver auprès du service réservations
du lundi au vendredi au +33 (0)3 89 20 22 79 ou au comptoir de la billetterie du musée.

Informations pratiques

Musée Unterlinden
Place Unterlinden – 68000 Colmar
T. +33 (0)3 89 20 15 50
info@musee-unterlinden.com
www.musee-unterlinden.com
www.instagram.com/museeunterlinden
www.facebook.com/museeunterlinden
Horaires d’ouverture
Mercredi au lundi : 9h – 18h
Mardi : fermé
Fermé le 01.01, 01.05, 01.11, 25.12
Tarifs
Plein / 14 €, Réduit / 12 €
Jeunes (12 à 17 ans, étudiants de – de 30 ans) / 9 €
Familles / 36 €
Gratuit / moins de 12 ans
Pass-musées

Louis Couperin par Jean Rondeau, clavecin Ruckers 1624

Le 15.01.26 à 18h30 au musée Unterlinden de Colmar

C’est l’aboutissement d’un projet monumental pour le claveciniste de 34 ans : il publie l’intégrale de l’œuvre de Louis Couperin – l’oncle de François – sous la forme d’un coffret rassemblant 200 pièces pour clavecin mais aussi pour orgue et avec consort. Retour sur un enregistrement hors norme.

  • Jean Rondeau, claveciniste, pianiste et compositeur français (Paris, 1991)

    Un Couperin peut en cacher un autre : c’est l’œuvre de Louis Couperin – et non celle de François, son neveu – que Jean Rondeau vient de graver. Il en propose l’intégrale avec un coffret de 10 disques contenant de très nombreuses pièces pour clavecin, mais aussi pour orgue et avec consort. Le musicien n’a pas joué en concert pendant un an pour se consacrer entièrement à ce compositeur français du XVIIe siècle, assez mystérieux, mais qui le passionne depuis longtemps.

À l’occasion du 400e anniversaire de la naissance de Louis Couperin,
Jean Rondeau, devenu en quelques années l’un des clavecinistes majeurs d’aujourd’hui, se plonge dans l’aventure d’une intégrale.
Elle se termine par le  « Tombeau de M. Couperin ».

« Je crois que ce projet est l’un des plus importants de ma vie de claveciniste. », confie Jean Rondeau. Le musicien abordera ce répertoire lors d’un concert exceptionnel donné sur le clavecin Ruckers de 1624 du musée Unterlinden,
le seul clavecin historique qu’il a retenu pour l’enregistrement de l’intégrale Louis Couperin.

« La vie si brève de M. Louis Couperin »
Louis Couperin meurt à 35 ans. Comme Mozart et comme lui, mais un siècle plus tôt, c’est un génie qui met en lumière un style naissant. Mais alors que le nom de Mozart est devenu universel, celui de Louis Couperin reste encore trop méconnu, au mieux confondu avec celui de son neveu François Couperin, celui que l’on appelle Couperin le Grand, le compositeur des
« Barricades mystérieuses ».
Et pourtant la fulgurance de sa musique devait impressionner pour que ce jeune clerc de notaire de la Brie devienne au milieu du 17e siècle l’un des premiers musiciens de Paris et qu’en dix ans à peine il laisse une telle empreinte sur la musique du Grand Siècle.
Né à Chaumes-en-Brie dans une famille de musiciens, Louis Couperin reçoit vraisemblablement sa première formation musicale dans un cadre familial et provincial avant d’être remarqué à Paris vers 1650 par Jacques Champion de Chambonnières, figure majeure du clavecin français, qui contribue
à son entrée dans les cercles musicaux de la capitale.
Rapidement reconnu pour son talent d’improvisateur et de compositeur, Louis Couperin obtient en 1653 le prestigieux poste d’organiste de l’église Saint-Gervais, fonction qu’il occupe jusqu’à sa mort et qui ancre durablement la
présence de la famille Couperin dans la vie musicale parisienne. Son œuvre, transmise presque exclusivement par des manuscrits – notamment le manuscrit Bauyn -, comprend des pièces de clavecin, des œuvres d’orgue et de la musique de chambre, et se distingue par une inventivité formelle et expressive remarquable : il joue un rôle essentiel dans la fixation de formes typiquement françaises comme le prélude non mesuré, développe un langage harmonique audacieux, riche en chromatismes et en modulations, et fait preuve d’un sens très personnel de la rhétorique musicale et du caractère. Bien que sa vie s’achève prématurément à l’âge d’environ 35 ans, Louis Couperin
laisse une empreinte profonde sur la musique française, posant les bases stylistiques et esthétiques sur lesquelles s’épanouira la génération suivante.


Informations importantes

14 € tarif plein
12 € tarif réduit (membres de la Société Schongauer, Museum Pass musée, Colmar city pass).
9 € tarif jeune (12 à 17 ans, étudiants de moins de 30 ans, élèves de conservatoire ou d’écoles supérieures de musique).
Gratuit pour les moins de 12 ans

Lieu : Piscine

👉 Réservation en ligne : https://my.weezevent.com/concert-277

Ou auprès du service réservations du lundi au vendredi au +33 (0)3 89 20 22 79 – reservations@musee-unterlinden.com, le week-end au +33 (0)3 89 20 15 58 – billetterie@musee-unterlinden.com

PS :
 Par ailleurs, nous vous informons de la prolongation de l’accrochage
 Sortie de réserves #1 jusqu’au 02.03.26.

Sommaire du mois de décembre 2025

Françoise Saur

16 décembre 2025 : 25 ans d’acquisitions au musée des Beaux Arts de Mulhouse
09 décembre 2025 : Don de sang
06 décembre 2025 : Carl Cheng : Nature Never Loses
05 décembre 2025 : Le souffle de la subsistance – Regionale 26 suite
03 décembre 2025 : Le souffle de la subsistance – Regionale 26
01 décembre 2025 : Edition limitée, gravures et poésie chez Valérie Cardi

25 ans d’acquisitions au musée des Beaux Arts de Mulhouse

Acquérir des œuvres fait partie des missions
fondamentales d’un musée.

La politique d’acquisitions suit un fil conducteur pour
préserver la cohérence de la collection. Il peut s’agir
de combler les lacunes ou d’étoffer certains courants
du fonds d’art ancien et moderne, mais également de
conserver la mémoire et de soutenir la scène artistique
locale. Un budget annuel est dédié aux acquisitions du
musée par sa tutelle (ici la Ville de Mulhouse, avec dans
certains cas l’aide financière de l’État et de la Région).
Aux achats onéreux à des antiquaires, galeries, particuliers, artistes ou en vente publique s’ajoutent les libéralités (dons manuels, donations notariées et legs). Les objets choisis sont soustraits au marché pour devenir propriété publique et inaliénables. La pertinence de la sélection est donc cruciale, autant en termes d’intérêt artistique, d’authenticité que de provenance. Elle est garantie par l’avis d’une Commission scientifique régionale sous l’égide de la Direction régionale des Affaires culturelles.

Depuis 25 ans, le Musée des Beaux-Arts de Mulhouse a complété sa collection avec plus de 300 œuvres de différents domaines (dessins, gravures, peintures,
photographies et sculptures). Il s’agit de productions d’artistes du 19e au 21e
siècle, surtout originaires du Haut-Rhin ou actifs sur ce territoire. Dans le cas de l’art contemporain, la politique d’acquisitions a été étroitement liée à la programmation culturelle, car à l’issue des expositions temporaires, le musée a presque toujours acheté à l’artiste l’une de ses réalisations – soit directement, soit sous forme d’aide à la production –. Cette démarche s’inscrit dans une longue tradition puisqu’au 19e et au début du 20e siècle, les membres de la Société des arts, qui gérait le musée sous l’égide de la Société industrielle de Mulhouse, avaient fait le choix d’acheter des tableaux d’artistes de leur temps dans les Salons de Paris, Strasbourg et Mulhouse.

Cette exposition est également un hommage aux nombreux donateurs (collectionneurs, artistes ou héritiers) qui ont offert une ou plusieurs œuvres au musée, avec la certitude qu’elles seraient conservées dans de bonnes conditions pour les générations futures. Que leur générosité soit ici soulignée et honorée.

Le parcours

Le 19e siècle

Période phare du Musée des Beaux-Arts de Mulhouse, représentant plus de
60 % des œuvres, le 19e siècle a été renforcé depuis 25 ans par divers achats, dons et legs.

Jeune femme en costume de Capri 1975, huile sur toile

La part belle revient aux peintres alsaciens qui étaient déjà présents en grand nombre dans les collections. Le musée a cherché à recueillir d’autres types de production de ces artistes (portraits, nus, scènes de genre…), afin de constituer un corpus de référence pour l’histoire de l’art régional. Parmi eux, nous retrouvons Emmanuel Benner et son neveu Many Benner, premier conservateur du Musée Jean-Jacques Henner à Paris, mais aussi Marcel Rieder, un Thannois connu pour ses effets d’ombres et de lumières dans ses scènes intimistes, ou encore le Strasbourgeois Frédéric Théodore Lix, célèbre pour ses scènes campagnardes et ses peintures d’histoire. Plus récemment, un portrait de famille de Marie-Augustin Zwiller, ainsi qu’un tableau original de
Ferdinand Wachsmuth représentant un ermite mort veillé par son fidèle compagnon ont enrichi les collections.

un ermite mort veillé par son fidèle 1844

Des œuvres d’artistes originaires de régions voisines sont également entrées au musée, comme le paysage des bords du Doubs du Franc-comtois Émile Isenbart ainsi que la vue du lac de Walenstadt en Suisse par l’Allemand Guillaume (Wilhelm) Wintz.

L’Entre-deux-guerres

Le musée a entré en collection les œuvres de plusieurs artistes nés avant 1914, qui ont atteint leur maturité dans l’Entre-deux-guerres.

                                                      Robert Breitwieser 1931

Robert Breitwieser, peintre mulhousien très célèbre à son époque, fort de sa double formation française et allemande, est représenté par ses thèmes de prédilection (paysage, nature morte, portrait). Les portraits du couple Spengler par Alfred Giess, dernier Haut-Rhinois qui ait obtenu le Grand Prix de Rome,

frappent par leur aspect hyperréaliste. Paul Hertzog, qui apparaît sur son autoportrait dans la fleur de l’âge, est ici entouré de ses proches. Le Franc-comtois Maurice Ehlinger gardera son style académique au-delà de la Seconde Guerre mondiale.

Maurice Ehlinger, la Belle Colmarienne

Les marines sur bois de Léon Zeytline sont moins connues que ses scènes de la vie parisienne. Léon Lehmann représente inlassablement les paysages du Sundgau qui lui sont cher. Enfin, Otto Pfeiffer, peintre
naturaliste et spécialiste des animaux, se distingue par ses scènes champêtres.

Arts graphiques et sculptures – Art ancien et moderne

Jusqu’à l’époque contemporaine, les artistes travaillaient leurs compositions par des dessins préparatoires d’ensemble ou de détail, comme en attestent les

                                            Jean Jacques Henner

croquis de Jean-Jacques Henner et d’Émile Zipelius au 19e siècle, mais aussi de Charles Walch

Émile Zipelius
au 20e siècle qui met en place dans l’œuvre présentée ici les lignes directrices de son tableau L’armoire à l’ange, conservé au musée
des Beaux-Arts.

                                      Charles Walch

Les gravures de Léon Lang, Henri De Neef et Robert Simon révèlent une grande maîtrise des valeurs lumineuses pour suggérer l’ambiance, le climat, l’heure du jour ou encore les sentiments des personnages. Les aquarelles de Charles Fuetsch, Joseph Antoine Muslin et Mathieu Kohler gardent la mémoire de
gardent la mémoire de paysages parfois disparus. L’art insolite de Véronique Filozof, qui saisit des scènes de la vie mulhousienne, contraste avec les expérimentations de formes, de motifs et de couleurs de Claude Gebhardt et Paul Misslin.


Enfin, les deux sculptures de François Cacheux en bronze et de Marguerite Petry en plâtre émeuvent par leur expressivité.

Arts graphiques et photographie – Artistes contemporains

La photographie est entrée plus récemment dans les collections du musée, à l’occasion des expositions temporaires. Celles organisées par le musée ont permis l’arrivée d’œuvres de Thierry Deveyre, Paul Kanitzer, Geneviève Boutry, Christian Glusack, Fernand d’Onofrio ou encore Yvon Buchmann.

Plus récemment ont été acquises les compositions mythologiques de Corinne
Mercadier et les bouquets de Françoise Saur. La quasi-totalité des photographies sont issues de séries.

Les expositions de la Biennale de la Photographie de Mulhouse au musée depuis 2012 ont enrichi les collections d’œuvres de photographes nationaux ou internationaux : les paysages
de Denis Roche en 2018 et Alain Willaume en 2020, ou encore le travail autour de la lune de Penelope Umbrico en 2022.
D’autres artistes se démarquent par leur maîtrise de la gravure (Sabine Gazza et Daniel Clochey), du dessin (Eric Pina) ou d’autres techniques comme le frottage (Daniel Tiziani)

ou le collage (Naji Kammouche).

Enfin, le 9e art est également mis à l’honneur, avec le dessin préparatoire de Jacques de Loustal pour l’affiche de son exposition monographique (en 2012) ou encore le dessin original de JeanPierre Bres qui avait illustré l’affiche de l’exposition 14 en BD dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre.

Peinture et sculpture – Artistes contemporains

La politique d’expositions temporaires consacrées aux artistes locaux, décidée par l’ancien adjoint à la Culture Michel Samuel-Weis et portée par Joël Delaine, directeur des musées municipaux de 2003 à 2023, a permis d’acquérir des œuvres de créateurs actifs à Mulhouse et sur le territoire du Haut-Rhin. Certains d’entre eux étaient émergents, d’autres confirmés.
Sont ainsi présentés dans cette salle (vidéo), selon des affinités de teintes ou de formes, des artistes aussi différents que Anne-Sophie Tschiegg, Evelyne Widmaier, Vito Cecere, Christophe Hohler, Joseph Bey, Momar Seck, Élisabeth Bourdon, Jacqueline Bilheran-Gaillard, Christian Geiger, Mata, Decko, Véronique Arnold, Brigitte Bourdon, Simone Adou, Bernadette Zeller, Denis Ansel, Bernard
Latuner, et au centre de la salle Géraldine Husson, Mathieu Husser, Reiner Packeiser et Francis Hungler. Les œuvres de Jean-Pierre Sergent et de Mitsuo Shiraishi sont présentées dans la cage d’escalier principale.
On ne peut qu’être frappé par la diversité des styles et la variété des techniques (huile sur toile, acrylique, dessin, sculpture, collage de matériaux divers…).

Isabelle Dubois-Brinkmann directrice du musée des BA et du musée historique
Mitsuo Shiraishi

Informations pratiques

Musée des Beaux-Arts de Mulhouse
4, Place Guillaume Tell
68100 MULHOUSE
Tel. +33 (0)3 89 33 78 11
Ouvert tous les jours (sauf mardi et jours fériés)
de 10h à 13h et de 14h à 18h
ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE
Étages accessibles par ascenseur / Comptoir d’accueil bas
Tram : Ligne 1 et Tram-train arrêt République
Tous les évènements sont gratuits, sur réservation : accueil.musees@mulhouse-alsace.fr
Retrouvez la programmation complète sur le site internet :
https://beaux-arts.musees-mulhouse.fr/

Vendredi 19 décembre | 18h
MUSÉOSOIRÉE Venez échanger autour d’un verre avec des artistes présentés
dans l’exposition 25 ans d’acquisitions !
Ouverture en nocturne du musée jusqu’à 20h !
D’autres événements seront programmés en 2026.
Tous les évènements sont gratuits, sur réservation : accueil.musees@mulhouse-alsace.fr
Retrouvez la programmation complète sur le site internet :
https://beaux-arts.musees-mulhouse.fr/
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Don de sang

L’Établissement français du sang à La Filature, Scène nationale de Mulhouse
Lundi le 15 Décembre 2025
DE 13H À 18hH15

pour prendre RDV collecte à La Filature

Les fêtes de fin d’année sont synonymes de partage, de générosité, de cadeaux et de chaleur humaine. Autant de preuves d’attentions portées aux autres qui résonnent avec le don de sang. En ce mois de décembre, l’Établissement français du sang Grand Est invite le plus grand nombre à prendre rendez-vous pour un don de sang.

Chaque jour, des milliers de patient·es sont soigné·es grâce à des dons de sang, de plaquettes ou de plasma. Ce petit miracle est possible car notre voisin·e, notre collègue ou notre frère·sœur donnent un peu d’eux·elles-mêmes, de manière bénévole et gratuite, pour aider une personne qu’ils·elles ne connaissent pas. Cependant, la fin d’année est souvent synonyme d’une mobilisation moins forte des donneur·euses. Vacances, rassemblements familiaux, météo et virus hivernaux… les donneur·euses sont moins nombreux·euses à franchir les portes des Maisons du don et des collectes mobiles en fin d’année. Pourtant, les patient·es doivent pouvoir être soigné·es sans délai en cette période également !

Informations pratiques

Pour donner votre sang, vous devez :

– Être âgé·e de 18 à 70 ans 

– Peser au moins 50 kg

– Être reconnu·e apte au don lors de l’entretien préalable au don

– Être muni·e d’une pièce d’identité avec photo

– Manger avant et bien vous hydrater tout au long du parcours

Avant de vous déplacer, faites le test en ligne : Qui peut donner ?

Cartographie des collectes | Etablissement francais du sang

 

Les étapes du don de sang :

– Accueil et inscription

– Questionnaire et entretien préalable au don

– Le don (10 min)

– Pause A+ (20 min – collation)

De l’accueil à la pause A+, prévoyez entre 45 min et 1h. Prenez 1h pour sauver 3 vies !

La Filature
20 Allée Nathan Katz
68100 MULHOUSE