Hammershøi, le maître de la peinture danoise

Cinq portraits (Stockholm, Thielska Galleriet), une toile monumentale qu’il considère comme son oeuvre maîtresse

Jusqu’au 22 juillet 2019 au Musée Jacquemart-André et Culturespaces organisent une exposition consacrée au grand maître de la peinture danoise, Vilhelm Hammershøi (1864-1916).
Pour la première fois depuis 20 ans, des œuvres mystérieuses et poétiques du peintre sont réunies à Paris.

Vilhelm Hammershøi

Rendre une visite à l’artiste chez lui, c’est comme pénétrer à l’intérieur de l’un de ses tableaux”, rapporte un article de 1911 à propos de Vilhelm Hammershøi (1864 – 1916).
Le peintre a en effet choisi comme sujet de la plupart de ses oeuvres son environnement quotidien et les membres de son cercle intime.
De tempérament taciturne, il représente dans ses toiles un monde à son image, baigné d’un étrange silence. Hammershøi joue avec ses intérieurs pour les dépouiller et refuse toute interaction avec son modèle que le spectateur surprend dans une infinie rêverie solitaire.
C’est à la découverte de cet univers mystérieux que vous invite
l’exposition, en illustrant ces liens de l’artiste avec sa famille et ses amis, artistes eux aussi, elle éclaire l’oeuvre de Hammershøi d’un jour nouveau. Hammershøi fascine par ses peintures représentant, dans des gammes de gris et de blanc, des intérieurs vides et subtils où figure parfois la silhouette d’une femme de dos.


Vilhelm Hammershøi

Les tableaux exposés, évoquent l’ensemble de l’oeuvre de Hammershøi et son atmosphère profonde et mystérieuse.
Hammershøi a passé sa vie entière dans un cercle restreint qu’il n’a eu de cesse de représenter : ses modèles sont sa mère, sa soeur, son frère, son beau-frère et quelques amis proches. Ses oeuvres représentent également Ida, son épouse, que l’on retrouve dans nombre des intérieurs qui l’ont rendu célèbre.

Vilhelm Hammershøi

En 1890, Hammershøi fait le portrait de sa fiancée Ida, soeur de son ami Peter Ilsted
 La jeune femme semble absente, comme si l’artiste refusait d’attribuer toute psychologie à son modèle. L’apparente simplicité de ce portrait, qui se découpe sur un fond neutre, dénote une radicalité qui tranche avec le
goût de l’époque pour les compositions détaillées.

Vilhelm Hammershøi

SECTION 1.     HAMMERSHØI ET LES SIENS

En 1895, Hammershøi représente son épouse Ida entourée de ses deux belles-soeurs, à gauche Ingeborg Ilsted, femme de Peter Ilsted, et à droite Anna Hammershøi. Ces Trois jeunes femmes (Ribe Kunstmuseum) ne sont réunies les unes aux autres que par la position de leurs genoux, comme si elles formaient un motif décoratif sans autre forme d’interaction.
Bien que représentées dans le même espace, elles semblent isolées, chacune absorbée dans ses pensées, vivant sa propre existence dans un monde de silence.

Vilhelm Hammershøi

SECTION 2.     PREMIERS INTÉRIEURS, UNE EMPREINTE PERSONNELLE

La précoce vocation artistique de Vilhelm Hammershøi a été encouragée par sa mère, Frederikke, qui, jusqu’à sa mort en 1914, a conservé toutes les coupures de presse le concernant.

Elle tient une place importante dans la vie de son fils qui, très jeune, réalise deux portraits d’elle. Peint en 1886, le premier (collection particulière) reprend la composition du célèbre portrait de la mère de James McNeill Whistler conservé au musée d’Orsay, preuve tangible de l’admiration que Hammershøi portera toute sa vie à l’artiste américain. Trois ans plus tard, il représente sa mère de trois-quarts sur un canapé, en train de tricoter (Stockholm, Nationalmuseum).

SECTION 3.     ENTRE RÊVE ET RÉALITÉ, LE PAYSAGE

Lors de la première moitié du XIXe siècle, les peintres de l’âge d’or danois ont particulièrement excellé dans l’art du paysage. Hammershøi s’inscrit dans cette tradition, tout en lui donnant un sens et une atmosphère bien différents. Le paysage qu’il peint à seize ans où s’étire   en diagonale une file d’arbres dans la campagne (Ambassador John L. Loeb Jr. Danish Art Collection), est dans la lignée de ses illustres prédécesseurs, mais les tableaux suivants ne présenteront pas la même connexion avec la nature. L’artiste y introduit une nette distanciation, les transformant en paysages intérieurs.

Hammershøi

SECTION 4.     PAYSAGES CITADINS, LE TEMPS SUSPENDU

Dans ses tableaux représentant des architectures, Hammershøi procède avec la même radicalité. Il dissout les détails dans une sorte de brume, comme le montre la comparaison inédite de deux vues de l’église Saint-Pierre de Copenhague, l’un des plus anciens monuments du centre de la ville. Hammershøi n’y représente ni les maisons adjacentes de ce quartier très peuplé, ni la moindre figure humaine dans la rue. Seule l’église occupe la scène, avec son clocher et un arbre aux branches dénudées.

Hammershøi

SECTION 5.     UN NOUVEAU REGARD SUR LE NU

Le thème du nu, marginal dans la production de Hammershøi, constitue sans doute la facette la moins connue de son œuvre. Comme les autres thèmes abordés par l’artiste,    il s’inscrit dans la tradition des peintres de l’âge d’or danois. Comme il en a l’habitude, Hammershøi détourne les modèles anciens pour projeter sur la toile une vision toute personnelle du sujet, dans une palette restreinte dominée par des tons de gris.

Hammershøi

SECTION 6.     L’ART DE L’ÉPURE

Les appartements que Hammershøi va successivement occuper avec son épouse Ida, et plus particulièrement celui situé au 30, Strandgade où ils vivent de 1898 à 1909, sont pour l’artiste une source inépuisable d’inspiration.

C’est en effet dans ses pièces qu’il a peint l’extraordinaire série d’intérieurs qui a fait sa célébrité. Les demeures des familles danoises aisées sont alors richement meublées et décorées, comme on peut le voir sur les photographies d’époque. Le goût de Vilhelm et Ida Hammershøi est plus sobre : leur mobilier est disposé avec parcimonie et ils choisissent avec attention les tableaux, objets et livres qui viennent agrémenter leur logement. L’appartement de Hammershøi est pour lui plus qu’un cadre de vie, c’est un véritable atelier.

Les pièces qu’il habite deviennent tout à la fois le cadre et le sujet de nombreuses compositions où les lignes jouent un rôle fondamental, comme la lumière.

Hammershøi

SECTION 7.     SILHOUETTES DU QUOTIDIEN, ATMOSPHÈRES ÉTRANGES

Parmi les jeunes artistes de l’avant-garde danoise, c’est Carl Holsøe qui, le premier, expose publiquement un intérieur, faisant connaître ce genre dans lequel son ami Vilhelm Hammershøi va rapidement s’imposer. Alors que les œuvres de Holsøe distillent une certaine idée du bonheur domestique (ARoS Aarhus Kunstmuseum), il émane des intérieurs de Hammershøi, pourtant habités par des silhouettes familières, une certaine étrangeté.

Y figure presque exclusivement la femme de l’artiste, que l’on aperçoit le plus souvent de dos, comme dans l’Intérieur avec une femme debout.

Peter Ilsted

SECTION 8.     POÉSIE DU VIDE ET DE LA LUMIÈRE

Hammershøi peint La Porte blanche, son premier intérieur vide en 1888 dans l’appartement de son ami Karl Madsen.

Le contraste avec la pièce  plongée  dans  l’obscurité  est  plus  tranché  que  dans les compositions plus tardives où les jeux de lumière gagneront en subtilité et en minutie.

Hammershøi réalise ses tableaux lentement, par petites touches, ce qui lui permet de transcrire sur sa toile les infimes variations de la lumière. Qu’il s’intéresse à son éclat   sur des surfaces mates, comme une nappe ou une porte (Intérieur, Strandgade 30, Paris, musée d’Orsay), ou à ses reflets à travers une fenêtre, il s’attache à en décrire toutes les vibrations.

Hammershøï

Podcast France Culture l’Art est la matière

COMMISSARIAT
Jean-Loup Champion est historien de l’art et commissaire d’expositions
SCÉNOGRAPHIE
Hubert le Gall, designer français

Le Musée Jacquemart-André est ouvert tous les jours y compris les jours fériés de 10h à 18h. Nocturnes les lundis jusqu’à 20h30 en période d’exposition.
Dernière admission 30 minutes avant la fermeture du musée.

158 boulevard Haussmann 75008 Paris
Tél. : 01 45 62 11 59 • message@musee-jacquemart-andre.com

Le Musée se situe à quelques pas des Champs-Elysées et des grands magasins.
En métro : Lignes 9 et 13, stations Saint-Augustin, Miromesnil ou Saint-Philippe du Roule
En RER : Ligne A, station Charles de Gaulle-Étoile
En bus : Lignes 22, 43, 52, 54, 28, 80, 83, 84, 93

Gregory Forstner, Get in, get out. No Fucking around

 The Birthday Party – Le Cosmonaute, 2006

La Fondation Fernet-Branca invite cet été l’artiste Gregory Forstner, tout juste rentré en France après avoir vécu et travaillé dix années à Brooklyn, New York. Exposition jusqu’au 29 septembre 2019.

Gregory Forstner

Une exposition « qui a du chien », dit un de mes amis artiste.
Sommes-nous dans l’univers de George Orwell ? par moment on peut le penser.
En tous cas c’est l’émerveillement devant les dessins au fusain et l’explosion des couleurs expressionnistes de l’univers de Gregory Forstner. C’est l’histoire de l’art revisité.  Jérome Bosch, Otto Dix, James Ensor se mêlent dans une sarabande cauchemardesque, où l’ironie le dispute à la cruauté. Les tableaux de Gregory Forstner puisent  dans la culture populaire ainsi que dans sa mythologie personnelle. Ses grandes toiles nous toisent et
nous transforment en voyeur (regardeur).

je fais en sorte que la figure porte l’abstraction

Gregory Forstner

Ses compositions frappent d’emblée par leur impact visuel.
Son univers, où le rire n’est jamais très loin de l’effroi, où se croisent références aux grands maîtres du passé et emprunts à des illustrations en tous genres, dépeint une humanité grotesque, inquiète et cruelle. Pour ce faire, l’artiste use des subterfuges du masque, du déguisement, de la transposition, et les scènes les plus effrayantes prennent souvent des allures de fêtes, de massacres, des apparences de kermesses ou de carnavals. Peintes à larges coups de brosse, avec une fougue qui confine
quelquefois à une sorte de rage destructrice, ces images n’en demeurent pas moins de « beaux morceaux de peinture ». Et c’est en définitive la maîtrise picturale qui impressionne le plus ici, tant par ses fulgurances chromatiques, que par une implacable puissance de la touche.

Gregory Forstner

Tous ces personnages composent une sorte d’encyclopédie, un catalogue de figures ambivalentes dont Gregory Forstner en a fait son bestiaire personnel. Le zoomorphisme est très présent, qui attribue aux hommes des faciès de chiens ou de porcs.
Parmi une cinquantaine d’oeuvres réunies, peintures, estampes et dessins, la Fondation Fernet-Branca présente des pièces inédites issues de collections privées et publiques, jamais montrées ensemble auparavant et permettant de souligner les préoccupations conceptuelles et esthétiques de l’oeuvre de Gregory Forstner.
Le travail de Gregory Forstner se fait tout d’abord remarquer par ses figures de bouffons inspirées de gravures flamandes du XVIIe siècle et les contes d’enfants que l’artiste met en lumière sous un jour nouveau. Dans ses premiers tableaux, il reconsidère les personnages secondaires de peintures
iconiques en mettant l’accent sur leurs singularités. Le style est pictural, rétinal. Les personnages affichent ambivalence et ambiguïté.
Le bouffon, devenu figure de l’artiste, est le seul à oser dire la
vérité aux rois. Entre 2000 et 2006, parallèlement aux bouffons,
Gregory Forstner emprunte des figures emblématiques de la peinture qu’il recadre et à qui il donne de nouveaux rôles, tels que par
exemple Le Gentleman d’après Otto Dix, ou bien Le Cosaque d’après
Ilia Répine.

Gregory Forstner The Ship of Fools – Father and Son going Fishing, 2009

À partir de 2006, Gregory Forstner compose des mises en scène autour de tables de billard ou de poker, dont les protagonistes sont des figures animalières, personnages comiques de chiens et de bêtes inspirés des
illustrateurs américains Arthur Sarnoff et Cassius Marcellus Coolidge, illustrant une grande variété de postures et de situations humaines et faisant référence aux caricatures journalistiques. Certaines de
ses figures sont habillées en uniformes de soldats de la Wehrmacht et de SS, référence à son histoire familiale.
Gregory Forstner (né en 1975) se définit ainsi :
« je suis Autrichien, Français, Espagnol et né au Cameroun de grands-parents nazis d’un côté, et de l’autre, d’un grand-père qui a participé à la Résistance. »
On ne sort pas indemne d’une telle ascendance (qui, par sa mère, remonte à Xavier de Maistre).

Gregory Forstner Thanksgiving 3, 2016

À partir de 2008, Gregory Forstner commence à s’inspirer de son environnement à Bed-Stuy, Brooklyn, New York : son oeuvre se nourrit d’images populaires « pulp » comme d’illustrations du XIXe siècle sur
l’épopée américaine et la mythologie qui l’accompagne. Il s’intéresse aux Minstrels shows et donc à la figure Noire représentée par les Blancs, et fait cohabiter ces nouvelles figures aux caricatures animalières et au principe conceptuel du monde à l’envers. Certains titres de tableaux font
directement référence à la fable La Ferme des animaux de George Orwell.

Gregory Forstner The princess of bed Stuy 2

On ne sera pas étonné de lire que ce beau gosse aux talents multiples,
a été repéré à l’âge de onze ans par Luc Besson pour jouer le rôle d’Enzo Molinari (aka Enzo Maiorca), dans Le Grand Bleu. …
En Autriche, à Vienne sur les traces de ses origines paternelles, il travaille comme modèle vivant pour plusieurs écoles d’art, où il se fait remarquer par Christian Ludwig Attersee qui l’invite à travailler dans son atelier à l’Académie des Arts Appliqués (Hochschule für Angewandte Kunst). L’année suivante, il fait sa rentrée à la Villa Arson, l’école supérieure d’art de à Nice, où il rencontre Noël Dolla .
En 2014, Gregory Forstner est invité à présenter son travail au Collège de France lors du colloque La Fabrique de la Peinture

Gregory Forstner

« L’art est compensatoire. La peinture ne cherche pas à dire quelque chose. Il s’agit d’un moment. Il faut se pincer pour y croire ! Sans déconner, la peinture c’est rien d’autre que de se pincer pour y croire. Il y a l’Histoire et la petite histoire, mais en vérité, il s’agit toujours d’une sensation qui se dérobe pour se renouveler ailleurs et autrement. On se cache derrière les images des autres pour apparaître plus grand. Le reste c’est de la conversation »
Gregory Forstner

Fondation Fernet-Branca
2, rue du Ballon
68300 Saint-Louis
Horaires d’ouverture :
du mercredi au dimanche
de 13h à 18h

depuis l’incendie de la Pentecôte, Internet fonctionne très mal, et j’ai beaucoup de difficultés pour
écrire, modifier et publier

Sommaire du mois de juin 2019

Gregory Forstner, The Ship of Fools

La photo en exergue est issue de l’exposition de Gregory Forstner à la Fondation Fernet Branca
(billet à venir)
20 juin 2019 : Basim Magdy
17 juin 2019 : Elger Esser, MORGENLAND
13 juin 2019 : Art Basel 2019
10 juin 2019 : Céleste Boursier-Mougenot
08 juin 2019 : William Kentridge A Poem That Is Not Our Own
07 juin 2019 : Francisco de Goya de l’été 2020, Fondation Beyeler
05 juin 2019 : Rebecca Horn
01 juin 2019 : Helmut Federle

Basim Magdy

Un Paon et un Hippopotame se lancent dans un Débat Existentiel, une exposition monographique de Basim Magdy.
Jusqu’au 25 août 2019, à La Kunsthalle  de Mulhouse
commissaire : Sandrine Wymann

Le sujet du bac philo 2019
À quoi bon expliquer une œuvre d’art ?

A point nommé …
En un premier temps, je vais tenter de comprendre moi-même, à travers le texte de Sandrine Wymann

Un Paon et un Hippopotame se lancent dans un Débat Existentiel rassemble un ensemble de pièces inédites, des peintures, des photographies et des films. Les oeuvres colorées de Basim Magdy impriment nos rétines
durablement et nous forcent à considérer le monde tel qu’il nous entoure. L’artiste aborde des questions philosophiques majeures avec humour et dérision.

Attiré par les sciences, l’inexplicable, l’impressionnant, Basim Magdy reconnait par ailleurs un attrait pour la beauté des mots, la musicalité d’un son ou l’harmonie d’une gamme colorée. Artiste d’origine égyptienne, il a gardé de ses ancêtres le goût des grands projets. Que ce soit en peinture, en photographie ou en images filmées, Basim Magdy compose à partir de prélèvements du monde qu’il observe. Il extrait des images, il les façonne, les détourne comme un scientifique tente des expériences à partir du réel pour obtenir une réalité secondaire. Il obtient alors une nouvelle matière avec laquelle il questionne l’existentiel ou raconte une histoire plus personnelle.

Basim Magdy

D’entrée l’on est frappé, par la peinture, chose plus qu’inhabituelle à la Kunsthalle, avec ses murs impersonnels.
La peinture est majeure dans l’oeuvre de Basim Magdy. Qu’elle couvre
les murs ou soit oeuvre en soi, elle est une matière suffisamment
malléable pour se prêter aux expériences physiques qu’il mène.
Elle est d’abord couleur. La gamme colorée de Basim Magdy est vaste
et riche de fondus ou de juxtapositions. Il confronte largement les
tons, les rapproche pour les révéler et les mettre en dialogue avec ses
motifs narratifs.

Basim Magdy

La peinture est aussi repère. Basim Magdy introduit dans ses images,
qu’elles soient fixes ou animées, un principe de calques qui sont
autant d’étapes de sa recherche ou du développement de sa pensée.
En construisant ses peintures par des jeux de lignes et de repères,
il invite les spectateurs non pas à suivre le même processus mais à
s’emparer des interstices et y introduire leurs propres superpositions.
La peinture enfin est figuration. Les oeuvres peintes de Basim Magdy
ont une valeur narrative. Elles s’inscrivent dans un univers proche de
la science-fiction, l’homme y est souvent représenté dans une posture
de choix face à son futur. Il est en prise avec des espaces étranges, des
installations démesurées ou des situations incontrôlables qui relèvent
à la fois de l’imaginaire et du défi

L’exposition de Basim Magdy à La Kunsthalle Mulhouse prend
place entre deux films : 13 Règles Essentielles pour Comprendre le
Monde et New Acid. Entre les deux, l’artiste installe son monde qui
ne ressemble à aucun autre, dans lequel il brouille volontiers les
références et développe ses propres interrogations.
Tour à tour collectionneur, raconteur d’histoires et de fictions,
chercheur, manipulateur, chimiste, philosophe, Basim Magdy
accumule quantité de matières visuelles, d’objets et d’appareils en
tous genres. Il n’est pas un artiste reclus, plutôt un voyageur, un
observateur infatigable, un curieux de tout ce qui le relie à la vie. Il
faut imaginer dans son atelier des classeurs remplis d’images, des
étagères lourdes de pierres, de caméras et de divers instruments.
Ce ne sont pas des sujets en soi mais autant de ressources et de
matières pour formuler chacun de ses projets.

Basim Magdy

La  photographie est le medium qui relie directement
la pensée de Basim Magdy à la réalité du monde qu’il
arpente. Sur le mode de la collecte, il accumule des
images qui sont autant de matériaux dans lesquels il
puise au fur et à mesure de ses projets.
Les photographies grand format appartiennent à
une série avec laquelle il a expérimenté des procédés
chimiques.
Chaque image a subi une décoloration qui l’a tout à
la fois sublimée et altérée. C’est en réagissant à des
produits usuels, aussi ordinaires que du vinaigre, du
coca ou d’autres sodas que les images se sont transformées
et se sont révélées sous l’emprise de dominantes
colorées.
Chaque ensemble de la série Someone tried to lock
up Time est pensé comme une référence à une part
de l’Histoire méconnue, presque anecdotique que
les livres n’ont pas nécessairement choisi de retenir.
Sous forme de constellations, mettant en présence
un ensemble de photographies, Basim Magdy écrit
par l’image, parfois combinée aux mots, des poèmes
qui rendent hommage à des non-événements, à des
épisodes qu’il fixe pour leur beauté ou leur absence.

Basim Magdy

À la photographie, le film apporte l’animation que Basim Madgy utilise afin d’ouvrir davantage le champ de complexité des situations.
Il entremêle les récits, croise les images, superpose les techniques et obtient
des films qui se regardent comme des poèmes visuels.
Filmé en Super 8 puis transféré sur support numérique,
13 Essential Rules for Understanding the World,
se regarde comme un avant-propos à l’exposition.
En cinq minutes, l’artiste pose les fondements d’un travail
qui se déploie entre opinions fortes et absurdités.
Les images défilent lentement, une voix énonce en 13 points presque avec autorité, les règles à respecter si l’on veut s’accommoder du monde tel qu’il est. Sur une musique lente, peut-être inquiétante, ses recommandations se succèdent et fixent un ton entre humour et désillusion.

Basim Magdy

Pingpinpoolpong
À travers cette pièce, Basim Magdy réinvente le pingpong
et lui rajoute des niveaux de complexité. Aux règles traditionnelles,
chaque joueur peut introduire des obstacles qui viendront entraver
le jeu de l’adversaire. S’engage alors une partie dans laquelle
il faut accepter le hasard et l’échec, deux notions habituellement peu appréciées des joueurs.

L’artiste invite les visiteurs à poster sur Instagram des
photos, des vidéos, leurs règles ou nouvelles idées pour
le jeu avec le hashtag #dearbasim.

KUNSTDÉJEUNER
Vendredi 21 juin → 12:15-13:45
Visite suivie d’un déjeuner tiré du sac.
Gratuit, sur inscription
VISITE GUIDÉE
Dimanche 23 juin → 16:00
Entrée libre

KUNSTAPÉRO
Jeudi 4 juillet → 18:30 – 20:30
Des oeuvres et des vins à découvrir.
En partenariat avec Mulhouse Art Contemporain
et la Fédération Culturelle des Vins de France
Sur réservation, 5 € / personne

RENDEZ -VOUS TENNIS DE
TABLE – PERDU C’EST GAGNÉ !

Dimanche 30 juin  de 16:00 – 18:00
Venez pratiquer le tennis de table artistique ! L’oeuvre interactive Pingpinpoolpong est une drôle de table de jeu qui invite à célébrer l’échec et à embrasser le hasard. Ce rendez-vous sera une opportunité offerte
aux joueurs d’activer une pièce qui ne manque ni d’humour, ni de philosophie. Le public est bienvenu pour encourager les joueurs ! En rebondissant sur les valeurs de l’olympisme – excellence, amitié et respect
– ce rendez-vous réunira sur le terrain jeu et valeurs humaines.
En partenariat avec l’association Mulhouse Tennis de Table
Gratuit, sur inscription pour les joueurs (tout public initié à partir de 6 ans), entrée libre pour les spectateurs.

Pour la visite, munissez-vous de la brochure explicative, car à
La Kunsthalle, nom à consonance germanique, les cartels et
certains textes sont « in english », si vous n’avez pas fait anglais
en 1e ou 2 langue, ou téléchargé un traducteur sur votre smartphone,
vous êtes largué.

Horaires d’ouverture
Entrée libre
Du mercredi au jeudi → 12:00 – 18:00
Samedi et dimanche → 14:00 – 18:00
La Kunsthalle Mulhouse Centre d’art contemporain
La Fonderie 16 rue de la Fonderie
68093 Mulhouse Cedex
Tél : + 33 (0)3 69 77 66 47
kunsthalle@mulhouse.fr
www.kunsthallemulhouse.com

Elger Esser, MORGENLAND

Les photographies d’Elger Esser sont visibles jusqu’au 29 SEPTEMBRE 2019 à la Fondation Fernet-Branca de St Louis

Elger Esser

Elger Esser est né le 11 mai 1967 à Stuttgart. D’origine franco-allemande, il a passé son enfance à Rome. Entre 1986 et 1991, Elger Esser retourne en Allemagne et débute sa carrière en tant que photographe publicitaire. Il poursuit ses études à la Kunstakadémie de Düsseldorf, où il étudie la photographie avec le célèbre couple d’artistes Bernd et Hilla Becher. Influencé par leur travail, c’est en délaissant le principe de quadrillage (caractéristique des travaux du couple Becher) et en s’appropriant la photographie de paysages que Elger Esser se démarque de leur enseignement.

Elger Esser

Elger Esser a élaboré une œuvre photographique à contre-courant de la tendance générale : il reste fidèle aux techniques prénumériques et s’inspire à la fois des pictorialistes et des photographes paysagistes européens. Avec sa chambre photographique, il sillonne de nombreux pays, répertoriant des paysages intemporels. Ses photos, témoignages entre histoire et mémoire, sont inspirées par les écrits de Proust, Flaubert ou Maupassant. Si l’artiste privilégie la vision de paysages vierges, il n’évacue pas pour autant radicalement de son travail la figure humaine ou sa trace architecturale dans l’environnement.

Elger Esser

Elger Esser est particulièrement connu pour ses grandes photographies de paysages méditatifs. Pour ces paysages, l’artiste utilise principalement la technique de longue pose, permettant ainsi d’effacer la délimitation entre la terre, l’air et l’eau. L’horizon revient succinctement dans les photographies d’Elger Esser, entrecroisant le ciel et la terre, ils sont alors indifférenciés par les jeux de lumières naturels. Ces paysages étendus à l’horizon, avec l’emploi des couleurs douces, témoignent d’un sentiment de calme profond de par la beauté naturelle qui y émane.

Elger Esser

Aujourd’hui, l’artiste photographe franco-allemand tient sa place à côté des grands. Son oeuvre est présente dans les plus grandes collections telles qu’au Guggenheim à New York et au Rijksmuseum à Amsterdam. Il a notamment eu de nombreuses expositions personnelles comme celles à la Galleria d’Arte à Bologne, au Kunstverein à Hagen et au Herzog Foundation à Bâle. De même que l’on peut le trouver dans les grandes galeries à Art Basel

Elger Esser

Morgenland [Terre du matin] – et non « Orient » et encore moins « Proche Orient ». « Morgenland » est un terme ancien devenu obsolète, mais dont on retient la substance poétique. La mythique « Terre du matin », hors de laquelle Luther fait venir les sages dans sa traduction de la Bible. La terre promise dans laquelle les voyageurs ont marché, la terre des possibles pour les peintres, écrivains et photographes au cours du 19ème siècle.

Elger Esser

Elger Esser a également été attiré « vers le matin » : en 2005 au Liban, en 2011 en Egypte et en 2015 en Israël. Les images qu’il a rapportées contiennent à la fois – la poésie du regard occidental et la réalité d’aujourd’hui. Plongé dans la lumière du sable coloré, caractéristique des photographies d’Elger Esser, de toute évidence sans fin, l’horizon s’étire au-dessus de la totalité de la surface de l’image. Divisé avec l’eau, l’air et en bandes côtières lointaines, qui souvent apparaissent comme des mirages. L’impression du temps est néanmoins trompant : chaque cliché est intitulé avec l’année et le nom du lieu de son origine.

Elger Esser

Ces noms sont en partie emprunts d’histoire, et en partie révélateurs de la situation politique de l’époque – un jeu esthétiquement fascinant de la déception du passé, du mythe, du présent et à la recherche des racines communes.
2016
Prix d’Oscar Schlemmer
Vie et travail à Düsseldorf, Allemagne

Fondation Fernet-Branca
2, rue du Ballon 68300 Saint-Louis
fondationfernet-branca.org
Horaires d’ouverture :
du mercredi au dimanche de 13h à 18h
 Accès : Aéroport Bâle/Mulhouse (à 5 minutes)
SNCF Autoroute A35
La Ville de Bâle est à 5 minutes de Saint-Louis.
 Arrêt de bus « Carrefour Central / Croisée des Lys »
(à 3 minutes du musée) – direction Bâle station « Schifflände »

Les ART LUNCH DE LA FFB seront présents tout l’été, toujours dans la formule « Pause déjeuner au musée ». Pour la mise en appétit, le directeur parcourt les œuvres exposées avec son public, puis ils choisissent ensemble une œuvre comme support de discussion, avant de passer à la table des hors-d’œuvre, pour ne pas partager que de l’art, mais aussi des fruits, des légumes de saisons et des petits plats faits maison.

Le premier ART LUNCH DE L’ÉTÉ a lieu ce VENDREDI 21 JUIN, autour de l’exposition MORGENLAND – ELGER ESSER.

*Tarif 20 euros / Le prix comprend : l’entrée de la fondation + la visite guidée + lunch

Art Basel 2019

Organisé pour la huitième et dernière année par Gianni Jetzer, conservateur spécial au musée Hirshhorn et au Jardin de sculptures de Washington, DC
Art Basel, dont le partenaire principal est UBS, a lieu à Messe Basel du
13 au 16 juin 2019.

photo Bertrand Alain Gillig

Alexandra Pirici, artiste roumaine, sélectionnée par Art Basel présente «Aggregate» (2017-2019), sur la Messeplatz, un salon environnement performatif , organisée par Cecilia Alemani

Unlimited, plate-forme unique d‘Art Basel pour les projets de grande envergure, offre aux galeries l’occasion de présenter des installations gigantesques, des sculptures monumentales, de vastes peintures murales, de vastes séries de photographies, des projections vidéo et des performances qui transcendent le stand traditionnel des foires d’art.
75 projets de grande envergure d’artistes de renom et émergents, notamment: Larry Bell, Huma Bhabha, Andrea Bowers, Jonathas de Andrade, VALIE EXPORT, Alicia Framis, Abdulnasser Gharem, Kiluanji Kia Henda, Kapwani Kiwanga, Daniel Knorr, Jannis Kounellis, Lawrence Lek, Zoe Leonard, Sarah Lucas, Kerry James Marshall, Rivane Neuenschwander, Hélio Oiticica, Jacolby Satterwhite, Joan Semmel, Do Ho Suh, Fiona Tan, Franz West et Pae White

Quelques sélections :

Laurent Grasso, Otto

OttO, de Laurent Grasso, artiste alsacien.
Tourné en 2017 dans le désert australien, avec son équipe il a filmé des sites sacrés avec des drones et des caméras thermiques et hyperspectrales. Des machines ultra-perfectionnées qui permettent de restituer le rayonnement électromagnétique de ces terres. L’idée était de « visualiser la force des lieux, de mettre en relation des outils scientifiques qui permettent d’augmenter la vision et des lieux énigmatiques » , explique l’artiste. (l’Alsace 13/6/19)
Des sphères parcourent ces espaces dans un mouvement lent et hypnotique. « Elles représentent l’énergie des lieux, la part invisible. Mais je ne veux pas tomber dans des explications spirituelles. Je fais un travail de fiction, les sphères constituent un élément narratif du film. »
Le sentiment de survoler ces espaces donne presque le vertige, tant on
est happé et entraîné par les prises de vue.



Xu Zhen

Xu Zhen, propose des tables de jeu de casino dont le tapis est réalisé à la façon des mandalas de sable tibétains. Création, destruction ; argent et spiritualité… Une belle métaphore autour d’Art Basel

Duane Hanson Lunchbreack

Installation dans le registre de la reproduction mimétique. Seuls les expressions et la mise en situation révèlent une intention « artistique » les  personnages de Duane Hanson sont d’une tristesse accablante.

Alicia Framis LifeDress

Voir ici la vidéo du vernissage TV

En écho au mouvement #metoo sont exposés de nombreux travaux militants, comme LifeDress, signé par Alicia Framis (vidéo). L’Espagnole a revêtu des mannequins de robes fabriquées à partir d’airbags de voiture. Chaque vêtement est prévu pour protéger la personne contre une forme de harcèlement en gonflant de manière surréaliste autour de différentes parties du corps des femmes, dès que l’on approche d’elles.
Parmi les nombreuses œuvres historiques présentées, la vidéo 1983 de l’artiste autrichien VALIE EXPORT ‘Syntagma’ explore l’identité féminine en relation avec l’image du corps, tandis qu’Hélio Oiticica, artiste phare du tropicalisme brésilien, rentre à Bâle avec l’installation ‘Penetrável
L’installation de canapés de Franz West est la bienvenue pour prendre  une pause. Art Basel Unlimited atteint ses limites et les nôtres …

Les galeries
Gagosian, Zwirner, Hauser & Wirth, Lisson, Thaddaeus Ropac, les ténors du marché de l’art mondial occupent l’allée centrale de la foire.

Laure Prouvost

Laure Prouvost, représentante de la France à la biennale de Venise
2019
est présentée par la galerie Obadia, qui montre quelques pièces de choix.

Véronique Arnold, Galaxies 2019, broderies sur texile

La plasticienne Véronique Arnold est présente pour la deuxième année consécutive, dans la Galerie baloise Stampa, galerie où une exposition monographique « WE ARE THE UNIVERSE » lui est consacrée jusqu’au 31.08.2019
Stampa
Spalenberg 2, CH-4051 Basel

Douglas Gordon, Anish Kapoor, Bertrand Lavier

Chez Kamel Mennour, la qualité est encore au rendez-vous, avec François Morellet, Camille Henrot, Daniel Buren, Bertrand Lavier, Lee Ufan, Zao Wou-Ki.

Une application smartphone vous accompagne tout au long du parcours.
Rendez-vous est déjà donné pour 2020 du 18 au 21 juin,
50 ans en 2020 avec un projet curatorial autour de la notion de marché
voir ici la vidéo du vernissage TV

Bilan
L’édition 2019 d’Art Basel a attiré un public véritablement mondial, catalysant d’excellentes ventes à tous les niveaux.

• L’édition 2019 d’Art Basel a été clôturée le dimanche 16 juin 2019, alors que les ventes de magasins et d’institutions privées ont été soutenues par des galeries de tous les secteurs du marché.
• La foire a attiré des collectionneurs de plus de 80 pays et une fréquentation globale de 93 000 personnes.
• Art Basel a présenté «Aggregate» (2017-2019) d’Alexandra Pirici sur la Messeplatz avec beaucoup de succès
• Un nouveau système de tarification à échelle mobile a été introduit avec succès, offrant un support supplémentaire aux galeries de petite et moyenne taille

Céleste Boursier-Mougenot

Jusqu’au 22 septembre 2019 à la Fondation François Schneider
Céleste Boursier-Mougenot  : LIQUIDE LIQUIDE voir la vidéo
du vernissage

Que d’eau, que d’eau ! non rien à voir avec la citation de Patrice de Mac Mahon,
Liquide, liquide est dans le droit fil, du sujet de prédilection de la
Fondation : le thème de l’eau.
Figure majeure de la scène artistique française et internationale, Céleste
Boursier-Mougenot répond à la carte blanche proposée par la Fondation
François Schneider.
Lartiste qui représentait la France à la Biennale de Venise en 2015, s’empare avec une poésie au couteau de l’entièreté du centre d’art et imagine in situ un ensemble d’installations visuelles et sonores qui déroute le visiteur. La circulation habituelle est inversée pour créer un parcours qui remonte des profondeurs du bâtiment à son faîte.
Les matières coulent, s’échappent, se répandent. Des terrasses de la fondation jusque dans ses entrailles, le verre, l’eau, le minéral sont déployés. À la fois minimale et sophistiquée, l’oeuvre de
Céleste Boursier-Mougenot, artiste et compositeur est une savante
fusion entre science et fiction.
Précurseur de rencontres improbables du Vivant avec des objets manufacturés qui peuplent notre monde et auxquels il accorde un supplément d’âme,
Céleste Boursier-Mougenot façonne ses oeuvres hybrides avec la
maîtrise d’un artisan et «l’irrationalité» d’un  ingénieur.
Il tire de son expérience dans le théâtre une mise en scène subtile
de l’espace. Estimant que trop de bruit visuel sape
l’expérience de l’écoute, il recompose une parade sensorielle et aérienne
au coeur du centre d’art, où le visiteur devient tour à tour funambule, baigneur, cosmonaute…
En choisissant pour titre Liquide Liquide, écho au fameux groupe post-punk New-Yorkais des années 1980, Céleste Boursier-Mougenot donne le ton à l’exposition estivale de la Fondation : vibrante, alternative et libre.

Marie Terrieux directrice de la Fondation et Céleste Boursier-Mougenot

Parcours de l’exposition :
Plex3
L’accès se fait par l’extérieur, en contrebas de la Fondation, en suivant un chemin parsemé de bulles blanches. Accueilli par un guide vous pénétrez dans un étrange couloir inondé, dans l’obscurité. Des images se déforment sur les murs, vos compagnons se détachent dessus en ombres chinoises, un son qui s’amplifie, un parcours accidenté . La promenade se veut oedipienne, introspective. Je n’ai pas du me sentir très à l’aise dans le ventre maternel, car je n’ai eu qu’une hâte de me sortir de ce mauvais pas, sans tomber dans l’eau et me fouler un membre.

Plex3

Le Piano oo
Céleste Boursier-Mouginot combine le fruit de ses expériences passées pour réaliser 00. Dans une lente chorégraphie en forme de 8 , la trajectoire du piano se dilate et se rétracte au fil du vent capté par une girouette (que vous apercevrez si vous allez jusqu’à la terrasse). Il résume le mouvement des bols de clinamen qui naviguent dans le bassin entre les 2 hémisphères. Ponctuée de pauses au gré desquelles des sons émis par la porcelaine sont rejoués en écho, au grand plaisir des enfants qui tentent de le suivre.

00.2019

la plage
20 tonnes de verre  calcin blanc et répartie s en couche de 5 cm, sur 300 m
C’est une étendue de verre transparent fixée au sol, telle des critaux, du sel pétrifiéou de minuscules morceaux de banquise éclatée. Ses éclats évoluent avec la lumière naturelles et les conditions climatiques. Jeu en tre le paysage intérieur et extérieur, pont entre les jardins et le bâtiment. Le visiteur est invité à y marcher (à ses risques et périls) pour écouter le crissement sous ses pas ou l’écho provoqué par son déplacement.
(talons aiguille déconseillés)

la plage Céleste Boursier-Mougenot

Clinamen : XVIIe siècle. Mot du latin classique clinamen signifiant « déviation, inclinaison », dérivé de clinare :
« incliner ». Dans le système d’Épicure et de Lucrèce, ce terme désigne la déclinaison d’un atome qui, tombant
dans le vide, se joint à un autre atome pour former un corps.
(Source : définition du Centre Nationale de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL).
Sur la notion de déclinaison, thème central dans l’oeuvre de Céleste Boursier-Mougenot, clinamen questionne l’épuisement des possibilités d’un matériau. Fil conducteur de la pensée et de l’oeuvre de l’artiste, il interroge le dépassement de l’imagination et crée des dispositifs où les matériaux et les objets échappent à leurs fonctions.
clinamen v.6 se compose d’un grand bassin de 6,5 mètres de diamètre, empli d’eau avec un ensemble d’une centaine de récipients de porcelaine blanche immergés. Les bols évoluent sur la surface, s’entrechoquent et
tintinnabulent. L’installation captive les visiteurs et invite à la sérénité, au rêve. Sous l’effet d’un léger courant, les bols sont en mouvement. D’une simplicité apparente, le dispositif se substitue à une partition de musique.
Pivot central dans le bâtiment, les oeuvres et installations de Liquide Liquide s’articulent, se déclinent et se meuvent
en constellations de part et d’autre de cette géométrie parfaite.

clinamen

torrent, 2019.
Conçu en guise de fil conducteur à la promenade du visiteur, torrent serpente à travers les espaces du centre d’art et lie à la manière d’un cordon les oeuvres du parcours. L’eau chute du toit sur la terrasse extérieure, dans un grand bassin où le visiteur peut patauger et passer par une porte sur la mezzanine. L’eau coule à nouveau sous forme de cascade légère en léchant la grande vitre intérieure de la nef et se répand à chaque étage ainsi que dans les volées d’escalier. Tel un torrent de montagne, son chemin est ponctué d’accidents, de barrages, d’éléments placés sur son passage.

Céleste Boursier-Mougenot torrent

Dans l’auditorium,  réalisé par Enna Chaton, 4 films d’environs 12 mn
sont des actions filmés lors des performances ou d’expositions de l’artiste

Céleste Boursier-Mougenot

Divers évènements à venir à consulter sur le
site de la Fondation François Schneider

Vendredi 14 juin à 20h | Conférence L’eau et ses liaisons hydrogènes de Bénédicte Lebeau – Directeur de recherche à l’Institut de Science des Matériaux de Mulhouse, CNRS – UHA – dans le cadre de la Fête de l’Eau
de Wattwiller
Dimanche 23 juin | Entrée libre au centre d’art et parcours croisé avec la Fête de l’eau
Dimanche 7 juillet à 14h | Visite guidée & atelier famille
Maquette avec Audrey Abraham, artiste
Samedi 3 août à 20h | La Nuit Céleste
Programme spécial pour la nuit des étoiles
Dimanche 4 août à 14h | Visite guidée & atelier famille
Des cliquetis aux tsunamis, ou le voyage poétique de l’eau avec
Stéphane Clor, musicien et artiste
Dimanche 1er septembre à 14h | Visite guidée & atelier famille Ras-le-bol !

William Kentridge A Poem That Is Not Our Own

Jusqu’au 13 octobre 2019, Kunstmuseum Basel | Gegenwart
Commissaire : Josef Helfenstein
Assistance : Philipp Selzer, Eva Falge

William Kentridge

William Kentridge (né en 1955) compte parmi les figures majeures de l’art contemporain à l’échelle internationale. Depuis plus de trente ans, ce plasticien, réalisateur et metteur en scène associe dans son oeuvre protéiforme différents médias artistiques : film d’animation, dessin,
gravure, mise en scène théâtrale et sculpture.
Dans le cadre d’une exposition d’ensemble au Kunstmuseum Basel | Gegenwart, plusieurs oeuvres de l’artiste sud-africain sont visibles pour la
première fois sur le continent européen.
Élaborée en étroite collaboration avec l’artiste, l’exposition
A Poem That Is Not Our Own met en lumière les thèmes de la migration,
de l’exil et de la procession qui jalonnent son oeuvre aux côtés de dessins
et de films des années 1980 et 1990. Elle montre comment ces thématiques
présentes très tôt dans l’oeuvre dessiné de Kentridge y occupent une place grandissante au fil des années.

William Kentridge

Sa récente oeuvre performative The Head & The Load (2018) illustre bien cette progression.
Après une présentation inédite à la Tate Modern de Londres à l’été 2018,
elle sera visible au Kunstmuseum Basel sous forme d’une installation – une première en Europe. The Head & The Load aborde le rôle peu connu de l’Afrique durant la Première Guerre mondiale à travers une
procession d’un genre tout à fait singulier composée de projections de films, de jeux d’ombre et de silhouettes dansantes. Trois autres oeuvres présentes dans l’exposition explorent le thème
de la procession dans le travail de Kentridge :
les installations vidéo Shadow Procession (1999),
More Sweetly Play The Dance (2015) et Triumphs & Laments (2016) à laquelle est consacrée une salle où sont exposés, pour la première fois en Europe, des dessins et des gravures sur bois.

Kentridge

Conflits politiques et sociaux
Second temps fort de l’exposition, les conflits politiques et sociaux en Afrique du Sud et en Europe auxquels Kentridge porte un intérêt dès ses premiers films et dessins. Une salle d’exposition consacrée à l’abondant travail de Kentridge en tant que réalisateur et scénographe
présente un film documentaire aux côtés de décors scéniques de la pièce de théâtre Sophiatown (1986–1989).
Réunis pour la première fois en Europe, ces panneaux se distinguent
par leur grand format et leurs couleurs terreuses. Fruit d’une collaboration entre l’artiste et la Junction Avenue Theatre Company, cette pièce de théâtre traite de la démolition brutale de Sophiatown, haut lieu culturel de Johannesbourg, et du déplacement forcé de ses résidents entre 1955 et 1959.

Kentridge Sophiatown

Dans son oeuvre dessiné de jeunesse, Kentridge explore l’histoire souvent violente de l’Europe à partir d’une perspective sud-africaine. L’exposition rassemble des oeuvres sur papier exemplaires et marquantes provenant de collections d’Afrique du Sud réalisées pour la plupart avant la fin de l’apartheid. Elles témoignent de l’approche achronologique de Kentridge qui répond aux événements et aux anomalies de la société sud-africaine sous l’apartheid à l’aide de procédés artistiques datant du début du XXe siècle.

Kentridge

Drawings for Projection et Drawing Lessons
En 1985, William Kentridge produit l’un de ses premiers films d’animation intitulé Vetkoek/Fête Galante. Par la suite, il met au point la « poor man’s animation », une technique filmique élaborée à partir de photographies de dessins au fusain et de collages. Cette méthode donne notamment naissance à Drawings for Projection (1989–aujourd’hui), célèbre série de films en 35 mm. Ces épisodes animés mettent en scène deux personnages, Soko Eckstein et Felix Teitelbaum, dotés de traits semblables à ceux de Kentridge. Outre le lien topographique avec Johannesbourg – sa ville de naissance –, l’artiste s’appuie sur ces personnages comme toile de fond pour expliquer l’ambivalence de l’Afrique du Sud contemporaine.

William Kentridge

À travers de courtes séquences tournées dans l’atelier de William Kentridge, Drawing Lessons (2009–aujourd’hui), série de films expérimentaux entamée ultérieurement, montre la manière dont l’artiste s’amuse à questionner l’art avec humour. Une caméra immobile orientée sur une partie de son atelier détermine le cadrage de la plupart des Drawing Lessons.

Kentridge

La première Drawing Lesson bâloise (Drawing Lesson No.50) intitulée In Praise of Folly (2018) fait référence à la thèse satirique du même nom rédigée en 1509 par Érasme de Rotterdam dans laquelle il critique l’Église catholique. Le savant humaniste entretient un lien étroit avec la ville de Bâle en enseignant notamment au sein de son université. In Praise of Folly présente au second plan des croquis de Kentridge évoquant le Portrait d’Érasme de Rotterdam de Hans Holbein qui figure au sein de la Öffentliche Kunstsammlung Basel. On identifie également des croquis d’autres oeuvres connues de la collection bâloise – celles de Pablo Picasso, Paul Klee ou Matthias Grünewald –, autant de sources d’inspiration artistique qui ornent l’atelier de Kentridge telles des icônes. À la lumière de ces oeuvres, In Praise of Folly aborde l’histoire de l’art et ses figures tutélaires auxquelles les artistes d’aujourd’hui empruntent leurs inspirations.

Kentridge

L’exposition William Kentridge. A Poem That Is Not Our Own est répartie sur trois niveaux du Kunstmuseum Basel | Gegenwart ainsi que dans certaines salles du Kunstmuseum Basel | Hauptbau et Neubau.

Dans le cadre de l’exposition, un catalogue paraît. Il réunit des textes de William Kentridge, Josef Helfenstein, Ute Holl et Leora Maltz-Leca.

Voir ici la vidéo du vernissage TV

Kunstmuseum Basel | Gegenwart

Lundi  fermé
Ma–Di  11.00–18.00

Francisco de Goya de l’été 2020, Fondation Beyeler

Rétrospective Francisco de Goya de l’été 2020, Fondation Beyeler

précédée par la présentation du tableau Le Sabbat des sorcières sur le stand de la Fondation à l’exposition Art Basel 2019.

Francisco de Goya Le Sabbat des sorcières

La Fondation Beyeler organise l’une des expositions les plus importantes jamais consacrées à Francisco de Goya hors d’Espagne. Goya est l’un des derniers grands peintres de cour, et le premier précurseur de l’art moderne. Cette exposition a été réalisée en coopération avec le Museo Nacional del Prado de Madrid. Des tableaux rarement montrés, appartenant à des collections privées espagnoles, seront présentés dans le cadre de la Fondation Beyeler, conjointement à des œuvres clés provenant des musées et des collections les plus célèbres d’Europe et des États-Unis. En guise de prélude à cette exposition de l’été 2020, la Fondation Beyeler présente sur son stand de l’exposition Art Basel le tableau frappant et énigmatique de Goya intitulé Le Sabbat des sorcières (1797-1798), prêté par le Museo Lázaro Galdiano de Madrid.

Images:
Francisco de Goya, El Aquelarre, 1797/98. Huile sur toile, 43 × 30 cm, Fundación Lázaro Galdiano, Madrid.
Francisco de Goya, La maja vestida, 1800-1807. Huile sur toile, 95 x 190 cm, Museo Nacional del Prado, Madrid, © Photographic Archive. Museo Nacional del Prado. Madrid.
Francisco de Goya, Doña María del Pilar Teresa Cayetana de Silva Álvarez de Toledo, XIII duquesa de Alba, 1795. Huile sur toile, 192 × 128 cm, Fundación Casa de Alba, Palacio de Liria, Madrid.

PICASSO périodes bleue et rose jusqu’au 16 juin 2019

RUDOLF STINGEL
6.10.2019


Horaires
Ouvert 365 jours par an
Lundi – dimanche 10h – 18h, mercredi 10h – 20h

Accès
Tram n 2 jusqu’à MessePlatz puis tram n 6 arrêt Fondation Beyeler

Rebecca Horn

Jusqu’au 22.9.2019 au Musée Tinguely de Bâle

Le Centre Pompidou-Metz et le Musée Tinguely de Bâle font
résonner de façon concomitante, à partir de juin 2019 deux
expositions consacrées à Rebecca Horn
.
Elles offrent des perspectives complémentaires sur l’une des artistes les plus singulières de sa génération.
Théâtre des métamorphoses à Metz
explore les processus de métamorphose, tour à tour animiste,
surréaliste et machiniste et le rôle de matrice qu’a pu avoir sa
pratique cinématographique, véritable mise en scène de ses
sculptures. À Bâle, les Fantasmagories corporelles associent les
premières réalisations performatives et les sculptures cinétiques
plus tardives, soulignant ainsi les développements au sein de son
travail pour mettre l’accent sur les processus d’altération
corporelle et de transformation des machines.

Rebecca Horn, Measure Box, 1970
Photography
Staatsgalerie Stuttgart
© 2019: Rebecca Horn/ProLitteris, Zürich

« Tout est imbriqué. Je commence toujours par une idée, une histoire qui évolue vers un texte, puis du texte viennent des croquis, ensuite un film, et de tout cela naissent les sculptures et les installations ».

Rebecca Horn –
Rebecca Horn

Féministe ? on ne peut s’empêcher de penser à Niki de St Phalle, compagne de Jean Tinguely.  Certains des travaux de Rebecca Horn renvoient aux machines de Tinguely, en plus féminin.
Mais surtout elle fait penser à Frida Kahlo, pour le corps, douloureux,
meurtri. À l’adolescence, Rebecca Horn suit les cours de la Hochschule für bildende Künste Hamburg de Hambourg, puis en 1964, elle s’installe momentanément à Barcelone, où elle attrape une infection pulmonaire. Elle doit passer un an dans un sanatorium : cette expérience de l’isolement total et de la souffrance est déterminante dans l’orientation de son œuvre.

 

Rebecca Horn

Le travail de Rebecca Horn s’inspire constamment du corps et des mouvements du corps. Dans ses premières œuvres performatives des années 1960 et 1970, cela se manifeste par le recours à des objets qui, en tant qu’extensions corporelles, ouvrent sur de nouvelles expériences perceptuelles tout en ayant un effet restrictif. À partir des années 1980, l’artiste créé alors surtout des sculptures cinétiques et des installations de plus en plus vastes qui prennent vie grâce au mouvement. Le corps agissant est remplacé par un acteur mécanique. Ces processus de transformation entre corps augmentés et machines animées, qui traversent l’œuvre de Rebecca Horn depuis presque cinq décennies, constituent le cœur de l’exposition à Bâle : des œuvres performatives y jouxtent des sculptures-machines plus tardives pour illustrer le déploiement des motifs du mouvement dans le travail de l’artiste.
Cette exposition bâloise, articulée en plusieurs histoires, retrace ainsi une évolution artistique comme « autant d’étapes dans un processus de transformation » (Rebecca Horn) à partir de quatre thèmes et montre la continuité de son travail.
« Mes performances ont commencé par des sculptures corporelles. Tous les mouvements de départ étaient les mouvements de mon corps et de ses extensions. »

Rebecca Horn

Battre des ailes

Une première série d’œuvres débute avec la performance Weisser Körperfächer (1972), dans laquelle Rebecca Horn reprend la fascination ancestrale des humains pour les créatures ailées ou à plumes. Avec des ceintures, elle a fixé sur son corps une paire d’ailes semi-circulaires en toile blanche qui se déploient en levant les bras. Un film documente les expériences motrices qu’elle a réalisées avec cet instrument corporel : l’ouverture et la fermeture, le contrôle des ailes dans le vent, les formes de dissimulation et de dévoilement. Ces modèles de mouvements, Rebecca Horn les a prolongés dans une série de sculptures, comme la Paradieswitwe (1975) qui enveloppe un corps nu, Die Pfauenmaschine (1981) qui fait la roue, le Hängender Fächer (1982) ou la roue de plumes Zen der Eule (2010).

Rebecca Horn Paradieswitw

Circuler

Différentes formes de circulation sont thématisées dans une deuxième partie de l’exposition. L’œuvre centrale est là Überströmer (1970) qui présente l’être humain comme une structure hydromécanique. Lui fait face l’installation El Rio de la Luna (1992) qui prolifère dans l’espace avec un système de tuyaux et dans les « chambres cardiaques » desquelles le mercure est actionné par des pompes. Tandis que, dans le premier cas, le mouvement interne de la circulation sanguine est déplacé vers l’extérieur, dans le second, la visualisation des flux d’énergie émotionnelle est pour Rebecca Horn au premier plan.

Rebecca Horn Überströmer

Rebecca Horn El Rio de la Luna (1992)



Inscrire

Des lignes tracées et des marques de couleur sont toujours aussi les traces de mouvements physiques. Elles constituent ainsi un autre ensemble thématique de l’exposition. Ce motif est présenté à partir Bleistiftmaske (1972), un outil porté sur la tête qui transforme le corps en une machine rythmique à dessiner. L’artiste poursuit de façon systématique l’exploration de ce thème dans des machines à peindre automatisées, dont deux types différents sont montrés ici. Les marquages y sont toujours l’expression d’émotions et de passions. Le dessin comme inscription du corps et du psychisme est repris enfin dans les travaux sur papier grand format de la série Bodylandscapes (2004-2005).

Bleistiftmaske

Tâter

Un dernier champ thématique porte sur l’extension des mains et des pieds. Avec Handschuhfinger (1972), l’artiste explore ainsi son environnement en le palpant avec des tentacules. Elle poursuit l’étude de ce sujet dans ses œuvres cinétiques tout en recourant sans cesse à des objets quotidiens tels que pinceaux, marteaux ou escarpins. Les machines à écrire avec leurs claviers sont elles aussi des instruments qui prolongent nos doigts. Rebecca Horn les utilise d’ailleurs dans plusieurs installations, dont La Lune Rebelle (1991) œuvre majeure exposée à Bâle. Les travaux de cette série donnent également une vision sociologique de la machine comme prothèse en rassemblent notamment des objets considérés comme féminins.

« Pour moi, ces machines sont animées, elles agissent, elles tremblent, elles frissonnent, elles s’évanouissent et s’éveillent soudain à une nouvelle vie. Ce ne sont en aucun cas des machines parfaites. » RH

Rebecca Horn

Un catalogue richement illustré avec des contributions de Sandra Beate Reimann, Antje von Graeventiz, Stefan Zweifel et al. paraît au Verlag für moderne Kunst :
ISBN (allemand) : 978-3-9524759-6-6
ISBN (anglais) : 978-3-9524759-7-3

Commissaire de l’exposition : Sandra Beate Reimann
6 juin 2019, 18h15
Projections au Stadtkino de Bâle
les films suivants de l’artiste seront présentés :

Der Eintänzer, 18h15, 14 CHF, en angalis, 
La Ferdinanda, 20h15, 17 CHF, en allemand

Heures d’ouverture
Du mardi au dimanche 11 – 18h
Fermé le lundi

Accès
Gare centrale de Bâle CFF / Gare SNCF : SBB
tram no. 2 jusqu‘au « Wettsteinplatz »,
puis bus no. 31 ou 38 jusqu’à « Tinguely Museum ». 

Oeuvre in situ Rebecca Horn