Marcelle Cahn, en quête d’espace

Marcelle Cahn, Femme et voilier, 1926-1927,
huile sur toile, 66 x 50 cm, MAMCS.
Photo : Angèle Plisson, Musées de la Ville de Strasbourg

Jusqu’au 31 JUILLET 2022 au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg MAMCS
Commissariat général : Cécile Godefroy, historienne de l’art et commissaire indépendante.
Commissariat associé : Barbara Forest, conservatrice en chef du Patrimoine au MAMCS et Alexandre Quoi, responsable du département scientifique du MAMC+.
Scénographie : atelier FCS – Frédéric Casanova
Identité visuelle de l’exposition : Atelier Bastien Morin

Cette exposition, également présentée au Musée d’art moderne et contemporain Saint-Étienne Métropole (MAMC+) et au Musée des beaux-arts de Rennes, verra son format varier à chaque étape en fonction du site.

Rétrospective

Le MAMCS présente la première grande rétrospective consacrée à Marcelle Cahn (1895-1981). Dans l’histoire de l’art du XXème siècle, le parcours de cette artiste se situe à ses débuts à l’orée des courants expressionnistes et puristes, et s’épanouit dans les années 1950 au travers d’une abstraction libre, dotée tout à la fois de fantaisie et d’une grande rigueur, dont les tableaux-reliefs et les spatiaux des années 1960 sont un remarquable aboutissement. De l’infiniment petit à la quête d’un espace architectural, Marcelle Cahn, qui parallèlement n’a jamais renoncé à la figuration considérant ses
« choses lyriques » comme une « récréation », a développé un langage singulier de l’abstraction, épuré et sensible, dépourvu de tout dogmatisme.

Cette exposition illustre la richesse et la singularité de l’oeuvre de Marcelle Cahn. Elle restitue les différents contextes de création au sein desquels cette artiste a évolué, de l’expressionnisme allemand du début du XXème siècle aux principaux courants de l’abstraction géométrique et lyrique. Ce parcours chronologique rassemble plus de 400 oeuvres – peintures, arts graphiques, sculptures, photographies et collages – provenant d’institutions culturelles et de collections particulières françaises et étrangères, couvrant l’ensemble des techniques engagées par l’artiste. Parmi elles, le Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, à qui l’artiste avait donné son fonds d’atelier et ses archives en 1980.

Estelle Pietrzyk vous présente « Guitare et éventail » de Marcelle Cahn, issue des collections du MAMCS.

Biographie

Alsacienne, née à Strasbourg où elle vécut la majeure partie de sa jeunesse, Marcelle Cahn se forma à Berlin pendant la Grande guerre auprès de Lovis Corinth et Eugen Spiro, puis à Paris auprès de Fernand Léger et Amédée Ozenfant, où elle choisit de passer les trente-cinq dernières années de sa vie. Marcelle Cahn participe dès l’entre-deux-guerres aux grands rassemblements de défense de l’art abstrait. Soutenue et appréciée des artistes et des critiques influents de son temps, elle ne bénéficia que de rares expositions personnelles dans les dernières années de sa vie et vécut dans un certain isolement accru par des périodes de mises en retrait du monde de l’art. Pour des raisons matérielles et de santé, les collages sont la pratique dominante des quinze dernières années d’une artiste encline à s’appuyer sur le minimum de ressources à sa disposition. Ils traduisent l’appétence d’une créatrice animée toute sa vie durant par la liberté et la poésie du geste, ainsi que le jeu des infinies variations.

Film

Ci-dessous un film provenant des archives du regard

Le tableau en relief

Étendue 1955 Tempera sur isorel 200 x 74 x 7,5 cm
Photographie © Musée de Grenoble

À partir de 1953, Marcelle Cahn renoue avec l’abstraction géométrique avec un ensemble remarquable de tableaux-reliefs que l’on peut situer dans la continuité des peintures les plus abstraites de la période puriste. Dans chaque tableau peint sur bois, isorel ou contreplaqué, l’artiste incise la matière blanche de traits noirs parallèles et perpendiculaires qui dessinent des trames géométriques plus ou moins serrées et dont l’entrecoupement, à l’intérieur du tableau, donne lieu à un univers de carrés et de rectangles ponctués de prismes et de triangles blancs ou colorés. Pour rythmer ses peintures, l’artiste appose à la surface des tableaux des petits éléments de format géométrique et circulaire en bois, isorel ou balsa, puis, à partir de 1960, les premières sphères blanches et colorées. Ces peintures de moyen et grand format dialoguent avec les oeuvres de la tendance abstraite internationale qui, par des chemins divers, empruntés pour beaucoup dans le sillage du néoplasticisme, considère le relief comme l’une des voies possibles de renouvellement de l’abstraction, visant l’architecture elle-même.

Objets cosmiques

Pour Marcelle Cahn, qui cherche à s’échapper des intérieurs bourgeois et contrer l’idée de décoration, les « Spatiaux sont des équivalences spatiales à partir de panneaux fixes et mobiles qui devront participer à la structure de notre univers ». En 1961, Marcelle Cahn conçoit son premier 

avec les encouragements de l’artiste suisse Gottfried Honegger. Nés du découpage et de l’assemblage de petites boîtes de médicament, les Spatiaux sont exécutés en bois peint par un praticien et s’appréhendent pour la plupart frontalement en déclinant un registre de formes élémentaires cadencées par le relief, les pastilles de couleur et des angles découpés qui modulent la lumière. Avec les tableaux-reliefs et les photocollages, les Spatiaux convoquent l’imagerie spatiale – stations, fusées aérospatiales et satellites en orbite – nourrie par la rivalité qui oppose États-Unis et URSS dans le domaine astronautique depuis la fin des années 1950, et constituent probablement l’un des aboutissements les plus sensationnels de la quête d’espace engagée par Marcelle Cahn depuis le milieu des années 1920.

Musique et poésie

Musique et peinture sont étroitement liées dans l’imaginaire des artistes, en particulier dans les débats synesthésiques qui préludent à la naissance de l’abstraction coloriste.

La thématique musicale est présente chez Marcelle Cahn, comme nous pouvons l’apprécier dans Éventail et guitare, 1926, mais aussi à travers les titres qui font allusion aux syncopées du jazz et autres tempos. Les nombreuses variations que l’artiste opère à partir de sérigraphies, de cartons d’invitation et de photographies, faisant danser des motifs identiques de façon sans cesse renouvelée, témoignent d’une sensibilité musicale qui rappelle la famille de musiciens dont l’artiste, formée au violon et au piano dans sa jeunesse, est elle-même issue.

Proche des compositeurs autant que des poètes, celle qui déclara
« développe[r] des formes initiales, simples, comme un musicien développe un thème dans une fugue » sans « exclure la poésie » fut enfin l’auteure d’une vingtaine de courts textes poétiques auxquels s’ajoutent les dessins-poèmes composés à partir de 1956.

Le collage en jeu

Les collages que Marcelle Cahn entreprend depuis 1952 et qui, à partir du milieu des années 1960, constituent l’essentiel de sa production, oscillent entre géométrie stricte et fantaisie lyrique. D’un côté, la rigueur de la pensée construite, de l’autre, la spontanéité, l’amusement qui déconstruit. Tandis qu’elle doit quitter son logement-atelier de la rue Daguerre en 1969 pour intégrer la maison de retraite pour artistes de la fondation Galignani à Neuilly,

Marcelle Cahn restreint ses usages et pratiques aux matériaux qui lui restent facilement accessibles : papiers de couleur, autocollants, transparents et autres articles de papeterie, nécessaire de pharmacie, carton gaufré, laine et tissus divers, enveloppes de sa correspondance, lames de rasoir, tickets de métro, matériaux d’emballage et de récupération plus ou moins inattendus sont rehaussés de crayon, de craie grasse ou de peinture blanche, réemployés et détournés à l’envi dans des compositions majoritairement abstraites, mais qui parfois convoquent le réel. La poésie et l’humour avec lesquels Cahn métamorphose les plus modestes objets et rebuts du quotidienLe collage sur carte postale semble être autant une occupation qu’un jeu pour l’artiste qui déploie tout son sens de l’espace à partir de cartes postales de la ville de Paris dont elle se plaît à adresser les détournements poétiques et espiègles à ses proches.
Pour l’étape dijonnaise de l’exposition Marcelle Cahn en 1973, Serge Lemoine fait commande à l’artiste d’un ensemble de collages à partir de cartes postales de la ville. À l’aide de gommettes de couleurs et de formats variés, l’artiste met en scène avec humour et poésie les monuments les plus emblématiques de la ville bourguignonne, qu’ils relèvent du patrimoine médiéval ou de constructions plus récentes à l’instar du grand projet urbanistique du lac Kir construit en périphérie et bordé de tours à étages. nous transportent dans un monde sensible et vibrant, sans cesse renouvelé.

Amitiés en partage

En 1980, Marcelle Cahn fait une considérable donation au Musée d’Art moderne de Strasbourg, comprenant ce qu’elle conserve encore de son oeuvre ainsi que ses archives et livres. Ce fonds est constitué de près de 350 oeuvres originales dont plusieurs peintures inachevées, des Spatiaux, des dessins, estampes et de nombreux collages des années 1960 et 1970. Elle inclut également des dessins et photographies d’artistes ami.e.s. Dans ses archives personnelles, figurent plusieurs centaines de lettres et cartes, des dizaines de négatifs et photographies de ses oeuvres comme de sa famille, ses poèmes originaux, des dizaines de cartes de voeux ainsi que des cartons d’invitation et articles de presse. Ses archives professionnelles sont principalement composées d’échanges avec des éditeurs, galeries et institutions. L’ensemble de la correspondance éclaire enfin la richesse des relations et amitiés artistiques de Marcelle Cahn, dont l’internationalisme, l’écart générationnel et la diversité des styles témoignent de sa grande ouverture d’esprit.
Cette donation si généreuse un an avant sa disparition trouve dans cette exposition sa présentation la plus complète et témoigne, au-delà des oeuvres, d’une personnalité attachante, l’amie des artistes.

Informations pratiques

Musée d’Art moderne et contemporain (MAMCS)
1 place Hans-Jean-Arp, Strasbourg Tél. : +33 (0)3 68 98 50 00
Horaires : tous les jours – sauf le lundi – de 10h00 à 18h00
Fermé le 1er janvier, Vendredi Saint, 1er Mai, 1er et 11 Novembre et le 25 décembre.

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Sommaire de novembre 2021

Mina Mond galerie Pol Lemetais

21 novembre 2021 : Merci Seppi. Un cadeau merveilleux au Musée Tinguely
29 novembre 2021 : BILAN : ST-ART 2021, une édition anniversaire

Stand by depuis août jusqu’à novembre pour cause de maladie

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ST’ART 2021 – Une édition sous le signe de l’écologie

BILAN : ST-ART 2021, une édition anniversaire

Un visitorat qualitatif
Si, par la force des choses et en raison de la pandémie de
COVID-19, ST-ART n’avait pas pu avoir lieu en novembre
2020, la foire est revenue cette année, du 26 au 28
novembre et a enfin pu fêter sa 25ème édition !
Les exposants saluent une fréquentation qualitative de
collectionneurs, professionnels et amateurs avertis.

« J’ai vu beaucoup de collectionneurs sur cette édition »
Patrick Adler, Galerie Aedaen
• Audrey Clerc, Galerie Murmure, souligne les belles rencontres et le beau relationnel noué avec des nouveaux clients : « J’ai rencontré beaucoup de
nouvelles personnes qui ne connaissaient pas la galerie ».
• Pour Sandra Blum, la foire a été l’occasion de retrouver des collectionneurs qu’elle attendait, et fidéliser des contacts.
Delphine Courtay, qui participait pour la 1ère fois, a noté la présence d’un certain nombre de visiteurs étrangers à Strasbourg et notamment allemands,
également des visiteurs qui ne venaient plus et qui sont revenus cette année :
« ST-ART a un vrai potentiel« .

Une édition plus conviviale qui a séduit exposants comme visiteurs

Le format resserré de ce grand rendez-vous de l’art contemporain a permis des échanges plus qualitatifs et l’édition a été jugée très belle tant par les exposants que par les visiteurs
Patrick Adler (galerie Aedaen) souligne une belle édition : « un des plus beaux ST-ART qu’il ait vu » avec des espaces agréables et une belle circulation.
Audrey Clerc (galerie Murmure) a beaucoup apprécié de pouvoir rencontrer ces confrères dans ce format : « de très belles relations se sont créées entre les exposants ; on est seul dans nos galeries, c’est important de se rencontrer, la foire a permis ces rencontres et a su synthétiser les belles énergies
pour créer du positif ».
Delphine Courtay a salué une bonne ambiance sur la foire.

Patrick Adler (galerie Aedaen) présentait entre autres une magnifique, hypnotique et poétique, vidéo de Robert Cahen

ST-ART célébrait ses 25 ans à travers une série d’événements et expositions
Une édition sous le signe de l’écologie

Avec deux expositions ayant pour thématique la relation des artistes à l’environnement, ST-ART 2021 a posé son regard sur les enjeux climatiques.
Patricia Houg, directrice artistique de la foire et commissaire de l’exposition « FUTURAE« , a réunit 6 artistes dont le travail questionne les enjeux écologiques. Vaughn Bell, Jérémy Gobé, Ha Cha Youn, Clay Apenouvon, Luc Lapayre et Ryo Tomo ont ainsi réalisé chacun une pièce où il interroge l’impact
de l’homme sur la nature, « l’idée étant de pointer du doigt des phénomènes dramatiques avec beaucoup d’esthétisme« .


La Région Grand Est proposait quant à elle une exposition intitulée
« Il n’y a pas de planète B » réunissant 7 artistes du territoire sous le commissariat de Vincent Verlé et dont le parcours initiatique
guidait le visiteur depuis les relations entretenues par les premiers peuples avec la Nature jusqu’à la destruction des écosystèmes par l’Homme.

Hommage à l’artiste R.E. Waydelich

À l’occasion des 25 ans de ST-ART, la galerie strasbourgeoise l’Estampe, en collaboration avec les éditions Rémy Bucciali, proposait une exposition hommage à l’artiste R.E. Waydelich, retraçant 50 ans de carrière de cet artiste singulier, qui est aujourd’hui l’artiste alsacien vivant le plus populaire en
France, et dont la renommée dépasse nos frontières.
Collectionneur infatigable d’objets et de photos, R.E. Waydelich s’est construit une oeuvre protéiforme, qui mêle collages, assemblages, installations.
C’est une méticuleuse et fantaisiste méditation plastique, à la fois mélancolique et pleine d’humour, sur le temps et la mémoire.

Exposition de la Collection Françoise et Jean Greset

Pour célébrer 25 années de présence à ST-ART, Patricia Houg proposait à la galerie Jean Greset d’exposer une sélection des artistes qui avait été présentés à ST-ART durant cette période.
Cette exposition a permis aux visiteurs de revisiter, à travers l’oeil de ces collectionneurs, le mouvement de l’art construit.

Des Facebook Live, retour sur 25 ans de foire
En 25 ans, ST-ART a présenté, découvert et promu plus de 600 artistes par an. La foire a proposé des expositions d’exception, de la Maison Européenne de la Photographie au Museo Picasso Barcelona, et plus récemment en s’ouvrant au Design avec une exposition autour de l’assise.

3 Facebook live ont ainsi permis de se replonger dans 25 ans de soutien à la création contemporaine.

Un jeu concours
Pour la 1ère fois, ST-ART organisait un jeu concours pour faire gagner une oeuvre d’une valeur de 150 euros. 878 participants ont tenté leur chance pour acquérir une aquatinte et pointe sèche signée de l’artiste Alma Bucciali.

 

 

Pour plus détails voir ici le blog de Robert Becker dit la Fleur du dimanche


RDV en novembre 2022 pour la 26e édition !

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Les OEuvres vives de Geraldine Husson

Colonnes, tissu, papier, D. 0.30; L. 195 cm, 2021

Carte blanche à Geraldine Husson, au musée des Beaux Arts de Mulhouse jusqu’au 29 août 2021

Sablier inversé, miroir, sable, encore de chine, dimensions variables, 2021

Les « oeuvres vives » sont la partie immergée de la coque d’un bateau qui se situe sous la ligne de flottaison. Elles sont considérées comme vives, car elles contribuent à son allure et à sa pérennité. Ce sont celles sur lesquelles il s’appuie pour naviguer.
Geraldine Husson

C’est un cheminement à travers les Œuvres vives, série d’installations qui questionnent tant le matériau que la notion d’espace. Dans son travail de plasticienne, Geraldine Husson interroge la porosité entre les disciplines, le statut de l’objet et celui de l’œuvre d’art.

L’œuvre sensible et poétique de Geraldine Husson transcende l’économie de moyens : miroir, verre, cuir, sable sont utilisés à l’état brut puis minutieusement travaillés pendant de longs mois. Le marbre est choisi par l’artiste pour sa préciosité autant que pour sa minéralité.


Limites. Ambivalences : leitmotiv de l’artiste depuis ses premières années de création, le concept rejoint des questionnements universels : la vie, ses origines, ses cycles et transformations. Autant d’hybridations à la recherche de l’harmonie. Les Ovoïdes ou les Mappes se lisent non comme des œuvres uniques mais comme des ensembles qui se répondent et dialoguent avec les installations présentées dans l’exposition.

Salle 1

Dans la salle introductive du parcours, l’artiste sublime
des matériaux «pauvres», couverture de survie et plastique iridescent, à travers les installations Disque iridescent et Fragments. Le cercle évoque l’infini, le cycle naturel et celui de l’univers. La perception des couleurs et de la lumière fragmentée, diffère selon le plan et le déplacement dans l’espace.

Disque iridescent, couverture de survie, Amarre, cordage,

Salle 2

Le marbre est utilisé par l’artiste à la fois pour sa préciosité et sa minéralité. La pièce Aequilibris, composée d’un trapèze et d’anneaux de gymnaste,
installation en suspension, contraste avec la densité du matériau marbre. Geraldine Husson a travaillé avec un designer de la région de Carrare (Italie) pour créer cette oeuvre.

Le trapèze nécessite de l’élan, les anneaux de l’équilibre. En passant par le balancement, ils mobilisent de l’énergie et réunissent des forces, physiques et mentales, pour harmoniser le mouvement et la posture. Oscillation entre
maintenir et lâcher.

Un textile à imprimé de marbre devient sculpture factice ou trompe-l’oeil à travers la pièce Colonnes.
Les proportions sont inspirées des ruines du temple
d’Apollon à Delphes en Grèce.

Les colonnes inspirent la stabilité, la constance, la force, l’espérance aussi.
Parmi les ruines des monuments antiques, seules les colonnes restent debout.
Leur dimension à l’échelle humaine, la fluidité du tissu et la légèreté du papier font corps.

Apollonis est une photographie réalisée en collaboration avec le modèle et photographe Aurélien Mathis. Inspirée à la fois des sculptures antiques et de la peinture italienne, l’oeuvre est une mise en abyme d’un sujet incarnant la
figure humaine, déchue, qui se réveille d’un rêve sans fin.

Salle 3

L’installation Sablier, composé de sable coloré en noir à l’encre de Chine, prend la forme d’un sablier inversé disposé sur un miroir : image de la vie, son
cycle, l’écoulement jusqu’à la disparition. Dans la mythologie grecque, le sablier est l’attribut de Chronos, la personnification du temps. Cailloux est présentée en écho ; le reflet du miroir rappelle l’effet iceberg, surfaces
non visibles dans lesquels les images se confondent.

Le grain de sable roule, s’arrête, voyage, au gré des éléments, de l’eau, du vent et au fi l du temps.

Salle 4

Les séries des Ovoïdes et des Cellules sont développées par l’artiste depuis 2013. Cellules mouvantes fixées sur la toile, composées de pigments minéraux, elles
sont travaillées sur différents supports, toile, carton, cuir et avec divers matériaux, poudre minérale, eau, encre de Chine, laque. Les cellules perforées jouent avec le contraste d’aplats de noirs mats et de surfaces brillantes laquées.

Salle 5

La série Mappes est une réflexion menée sur les différentes projections et représentations du planisphère et de la carte du ciel. Minutieusement élaborées dans l’atelier de l’artiste, des heures durant, Geraldine Husson découpe et
pique, colle à chaleur de la bougie les éléments : épingles, cristaux, sequins, punaises, assemblés avec finesse sur son support.

A travers l’association de ces matériaux et de leurs contrastes, l’artiste souligne la complexité d’un monde précieux.

Certains planisphères évoquent la Pangée,
continent unique qui préexistait aux origines de la Terre.

Maelstörm, plaque de marbre retravaillée à l’encre de chine et laque, évoque ce trou noir de l’Océan situé sur les côtes de Norvège.

Biographie

Geraldine Husson est née en 1983 à Mulhouse.
Elle vit et travaille à Strasbourg depuis 2007.
Formée à la HEAR, Haute Ecole des Arts du Rhin, elle expose en France, en Europe et à l’international : Mac de Lyon Sucrière (2015),
Castello Sforzesco Milan (2012), MUDAM
Luxembourg (2011), Xuzhou Museum of Art Chine (2010), Kunsthalle Basel Regionale.

Geraldine Husson est enseignante à l’UNISTRA
Faculté des Arts de Strasbourg.

Informations

Musée des Beaux Arts de Mulhouse
Place Guillaume Tell – 68100 Mulhouse
03 89 33 78 11
www.musees-mulhouse.fr

Ouvert tous les jours sauf le mardi et les jours fériés, de 13h à 18h30.
Du 1er juillet au 31 août : de 10h à 12h et 13h à 18h30.

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Sommaire du mois d’avril 2021

Fondation Beyeler, terrasse de la Villa Berower

Calendrier du déconfinement du 29 avril 2021

Et la Covid est toujours là !!!

24 avril 2021 : Life – OLAFUR ELIASSON à la Fondation Beyeler
23 avril 2021 : « Faces » d’Anne-Sophie Tschiegg
20 avril 2021 : LENZ AU MUSÉE
17 avril 2021 : Anne-Catherine Goetz
11 avril 2021 : Donner son sang au musée !
9 avril 2021 : Peintres femmes, 1780-1830. Naissance d’un combat
7 avril 2021 : La Fondation Beyeler et Nordstern Basel présentent Dixon x Transmoderna
4 avril 2021 : Joyeuses Pâques
1 avril 2021 : Philippe GELUCK, Le Chat à Matignon

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LENZ AU MUSÉE

Un concert-fiction de RODOLPHE BURGER (featuring Jean-Luc Nancy) au palais Rohan, réalisé et diffusé en lien avec l’exposition
« Goethe à Strasbourg – L’éveil d’un génie (1770-1771) » organisée par les Musées de la Ville de Strasbourg et dans le cadre de la résidence de Rodolphe Burger à l’invitation d’Artefact-La Laiterie.

LENZ AU MUSÉE est une création de la Compagnie RODOLPHE BURGER, coproduite par les MUSÉES DE LA VILLE DE STRASBOURG et La LAITERIE ARTEFACT.
Avec le soutien de la Ville de Strasbourg et de la Région Grand-Est.

«Un musicien n’a pas souvent l’occasion de pouvoir profiter du lieu d’une exposition pour y proposer un concert. J’aurai ce privilège de pouvoir jouer en live les morceaux que m’auront inspiré à la fois le sujet de cette exposition, le lien entre ce sujet et la figure de Lenz que le film avec Jean-Luc Nancy viendra incarner et rendre vivant, et enfin le lieu-même où tout cela s’est noué et joué : Strasbourg, le palais Rohan, la cathédrale toute proche…»
Je me dois d’ajouter que cet extraordinaire décor aura aussi été pour moi-même, en 1977, lors d’une année entière, le théâtre d’une première initiation à la philosophie et à la littérature, non pas comme savoir ou histoire, mais en tant que projet de vie. C’est cette inoubliable leçon que je veux tenter, grâce à la chance de cette belle invitation, d’honorer à ma modeste manière, en parole, en image, et en musique. »
(Rodolphe Burger)
Durée: 60 minutes

DIFFUSION

– Multi-diffusion : sur les réseaux sociaux des Musées de la Ville de Strasbourg, d’Artefact et de la Cie Rodolphe Burger, et sur le réseau des télévisions du Grand Est (Alsace 20, Canal 32, ViàVosges et ViàMoselle).
– D’abord diffusion de la bande-annonce à partir du lundi 19 avril 2021 sur les chaînes TV partenaires et les réseaux sociaux.
Diffusion du film le samedi 24 avril 2021 en prime time sur les chaînes TV partenaires et en Première sur les réseaux sociaux des Musées, d’Artefact, de la Cie Rodolphe Burger. Diffusion le dimanche 25 avril sur Alsace 20 à 12h00 et 23h00.

L’EXPOSITION « GOETHE À STRASBOURG – L’ÉVEIL D’UN GÉNIE (1770-1771) »

À l’occasion du 250ème anniversaire de l’arrivée de Johann Wolfgang von Goethe à Strasbourg, les Musées de la Ville de Strasbourg présentent une exposition soulignant l’importance capitale de ce séjour qui lui fournit l’occasion de découvrir une ville de culture, cosmopolite, frontière et passage entre la France et l’Allemagne.
Entre avril 1770 et août 1771, le jeune Johann Wolfgang von Goethe, âgé de seulement 21 ans, séjourne à Strasbourg. L’objectif que lui fixe son père est alors de terminer ses études de droit, mais également de découvrir la vie à la française et d’apprendre le français. Ce séjour représente également pour le jeune intellectuel l’occasion de forger son tempérament et son goût artistique. L’exposition accompagne les pas du jeune Goethe, en se fondant notamment sur ses écrits ainsi que sur les traces laissées durant son séjour strasbourgeois.
Afin de rendre compte de l’impact décisif de ce passage sur son oeuvre, l’exposition rassemble environ 120 oeuvres des musées ou de collections publiques et privées. Elle pose un regard nouveau sur cette étape peu connue de la vie de ce grand auteur et rappelle plus généralement une période riche de la vie de la cité alsacienne.
Commissariat : Florian Siffer, responsable du Cabinet des Estampes et des Dessins, Aude Therstappen, conservatrice, responsable du fonds germanique de la Bnu.
Exposition présentée jusqu’au 31 mai 2021 au palais Rohan (galerie Heitz) (ouverture en fonction des directives gouvernementales).
© Tobias Canales

LA RÉSIDENCE

« QUOI QU’IL ARRIVE ! » : ARTEFACT PRL – LA LAITERIE INVITE RODOLPHE BURGER EN RÉSI­DENCE À STRASBOURG


« Quoi qu’il arrive ! » : voilà donc qu’il y a un an, au cœur du monde confiné et répondant avec excitation à cette in­jonction insolente, un projet est né de conversations entre Rodolphe Burger et Artefact, dont la viralité vitale a débordé les réseaux…

Un projet-trajectoire, projet-cheminement, projet-processus… un projet-carrefour, so Strasbourg, où se croisent des désirs de faire acte commun et ouvert… un projet-manifeste à une période où le seul fait de se projeter fait acte et celui de le faire ensemble vaut affirmation… un projet-conversation qui, tout au long de ces étranges mois de confinements et couvre-feu nous donne l’occasion d’inventer, quoi qu’il arrive, de multiples complicités.

Ce projet, c’est celui d’une résidence singulière.

Rodolphe Burger, cet inlassable arpenteur, est ainsi invité par Artefact à passer du temps dans ce chez-lui-là, à Strasbourg et Environs… invité à habiter cette ville qui lui est si intime, à y poser de nouvelles traces qui approfondissent les précé­dentes, en ouvrent d’autres et révèlent l’arpentage.

Cette résidence creuse ainsi une trajectoire partagée autour de quelques récits souterrains constitutifs de l’« éternel stras­bourgeois ». Au coeur de ce dernier, la figure de Lenz surgit donc une nouvelle fois et active ce projet-delta qui traverse ces mois dont nous sommes tous incapables aujourd’hui de mesurer vraiment ce qu’ils sont.

Un projet-trace qui habite le sillon des persistances pour y dessiner des perspectives et cheminer, « quoi qu’il arrive ! », vers la suite, l’avenir, l’après, demain…

(Artefact).

Avec le soutien de :

La Ville de Strasbourg et la Région Grand Est

 

 

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Donner son sang au musée !

Venez sauver des vies au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, le lundi 12 avril 2021 de 12h30 à 18h30 !
Une manière de joindre le très utile à l’agréable
L’ouverture éphémère du Musée d’art moderne et contemporain de
Strasbourg , MAMCS, à l’occasion d’une opération exceptionnelle de
dons du sang, dans l’immédiat, valable pour ceux qui sont à 10 klm de distance
du musée.

Les Strasbourgeois sont invités à se rendre dans ce lieu culturel emblématique de la ville pour accomplir un geste solidaire. Après leur don, les donneurs pourront profiter d’une visite libre dans les salles du rez-de-chaussée du musée (collections d’art moderne et contemporain).
RDV le lundi 12 avril 2021 de 12h30 à 18h30, en plein coeur de la Nef du Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg (MAMCS)

• Pour prendre RDV : mon-rdv-dondesang.efs.sante.fr > collecte : Musée d’Art moderne et contemporain – Strasbourg
• Evènement Facebook : Don de sang – Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg

EFS Grand Est

Pour promouvoir le don de sang, l’EFS Grand Est développe des collectes dans des lieux atypiques et prestigieux de la région. Ces collectes de sang sont l’occasion de proposer une expérience inédite aux donneurs et futurs donneurs : accomplir ce geste citoyen et solidaire tout en découvrant et profitant d’un lieu exceptionnel ! Dans le contexte sanitaire que nous connaissons et en soutien au secteur culturel, cet évènement prend tout son sens. Le temps d’une après-midi le Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, ouvrira ses portes aux donneurs de sang. Un beau partenariat entre l’EFS et le Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, soutenu par la Ville de Strasbourg !

À propos du Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg

Réunissant un ensemble d’oeuvres (peintures, sculptures, oeuvres graphiques, photographies, installations, vidéos…) allant de 1870 à nos jours, la collection du MAMCS séduit par sa diversité. En 2018, pour célébrer ses vingt ans, le MAMCS a renouvelé intégralement l’accrochage de ses collections permanentes. De nouveaux principes définissent cette présentation intitulée
« Joyeuses Frictions ». L’art moderne et l’art contemporain se rencontrent et dialoguent sur les deux niveaux du musée pour témoigner de la permanence de certaines préoccupations esthétiques et thématiques et traduire la porosité entre les disciplines artistiques.

                                           Patrick Bailly Maître Grand

Parmi les artistes représentés, on relève Gustave Doré, Jean Arp, Max Ernst, Victor Brauner, František Kupka, Vassily Kandinsky, Baselitz, Robert Filliou, Daniel Buren, Sarkis, Bertrand Lavier…
Pour en savoir plus www.musees.strasbourg.eu

Contacts :

Olivier DURAT, chargé de communication
olivier.durat@efs.sante.fr | 06 72 75 87 32

ACCÈS
Bus 4 ou 10 – arrêt Art Moderne
Tram B ou F – arrêt Musée d’Art Moderne
Consulter Strasmap pour connaître les parkings à proximité et le nombre de places disponibles.

En application du plan Vigipirate, les contrôles sont renforcés dans les Musées de la Ville de Strasbourg.


PROTOCOLE SANITAIRE
Consulter les dispositions d’accueil spécifiques mises en oeuvre au MAMCS à partir du 13 juin.


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