Picasso – El Greco

Picasso et sa première épouse Olga
Paloma Picasso

Jusqu’au 25.09.2022, au  Kunstmuseum Basel | Neubau
Commissaire : Carmen Giménez, avec Gabriel Dette, Josef Helfenstein et Ana Mingota

                                                 au centre Paloma Picasso

Dans le cadre d’une grande exposition temporaire, le Kunstmuseum Basel met en lumière l’intérêt de Pablo Picasso (1881–1973) pour le maître ancien crétois Doménikos Theotokópoulos, mieux connu sous le nom dEl Greco (1541–1614). Quelque 30 rapprochements de chefs-d’oeuvre des deux artistes retracent ce dialogue parmi les plus fascinants de l’histoire de l’art. De prestigieux prêts du monde entier sont réunis autour d’un noyau d’oeuvres de Picasso provenant de la collection du musée.

Des Nouveautés ?

 Picasso

Pablo Picasso a marqué de manière décisive le cours de l’histoire de l’art européenne à maintes reprises. Dans le monde, il n’existe guère d’artiste plus connu et mieux étudié. Pourtant, des nouveautés restent à découvrir dans son oeuvre. On sait ainsi que l’enthousiasme de Picasso pour Le Greco a laissé des traces manifestes dans ses travaux. Toutefois, à cet égard, on songe surtout à ses premières phases de création jusqu’à la période bleue.

                 El Greco

L’exposition Picasso – El Greco propose au contraire une version selon laquelle Picasso s’est consacré non seulement davantage au Greco qu’on ne l’avait supposé jusqu’ici, mais aussi bien plus longtemps qu’on ne le pensait, comme en témoignent des références évidentes à la fois dans ses tableaux cubistes et dans ceux de l’ensemble des périodes de création plus tardives.
L’exposition au Kunstmuseum Basel | Neubau met en scène un « dialogue » d’égal à égal entre Picasso et un de ses modèles, dans une forme circonscrite, parfois associative, s’étendant sur plusieurs siècles.

La réhabilitation du Greco

Né en 1541 en Crête, Le Greco, qui se rendit en Espagne à la fin des années 1570 après un séjour de dix ans à Venise et à Rome, connut une immense gloire de son vivant grâce à sa facture picturale à nulle autre pareille. Pourtant, peu après sa mort, il tomba dans l’oubli. Ce n’est qu’au XIXe siècle puis au tournant du XXe siècle qu’advient une renaissance de l’oeuvre du Greco impliquant des femmes et des hommes artistes dans l’Europe entière. Le jeune Picasso prend part à cette redécouverte en première ligne.
Picasso éprouve un intérêt pour le maître ancien grec dès la fin du XIXe siècle, lorsque sa famille s’établit à Barcelone en 1896. Le futur peintre, tout juste âgé de quinze ans, fréquente des artistes, hommes et femmes, ouverts d’esprit qui jouent un rôle prépondérant dans la réhabilitation du Greco qui a sombré dans l’oubli. En 1898, l’Espagne perd la guerre hispano-américaine et, de ce fait, ses dernières colonies majeures. En réaction au déclin géopolitique de l’ancienne puissance coloniale, de nombreux artistes et gens de culture s’inspirent dudit
« Siglo de Oro », le « Siècle d’or » espagnol qui s’étend du XVIe siècle tardif à la fin du XVIIe siècle. Autour de 1900, époque marquée par le nationalisme et une quête d’identité, les peintres de l’École espagnole jouent un rôle capital avec Le Greco, Diego Velázquez et Francisco de Goya parmi ses représentants.

En tant qu’artiste singulier ayant marqué l’histoire de la peinture européenne, Le Greco se situait à la marge, notamment parce que, en raison de son parcours, trois traditions différentes (gréco-byzantine, vénitienne et espagnole) ont inspiré son oeuvre à partir desquelles il élabora un langage pictural sans pareil. Le manque de documents probants sur sa vie et son oeuvre contribue également à la fascination continue qu’il exerce jusqu’à aujourd’hui. Sa personnalité auréolée de légendes constituait sans doute une surface de projection idéale pour les artistes se rebellant contre l’académisme.

La fascination de Picasso pour les maîtres anciens espagnols

Les emprunts directs au Greco surviennent dès le début de la carrière artistique de Picasso : dans de nombreuses esquisses des années 1898-1899, il s’use véritablement aux motifs du Greco. Son Portrait d’un étranger dans le style du Greco (1899) reproduit une tête type, caractéristique des portraits et des tableaux de saints du Greco, à l’instar du Saint Jérôme (vers 1610) conservé au Metropolitan Museum of Art de New York. L’Enterrement de Casagemas (Évocation) de 1901, chef-d’oeuvre intime qui annonce la période bleue, s’inspire directement du Greco également. Dans les années suivantes, cette influence demeure perceptible, comme le montrent les parallèles étonnants entre le Portrait de Mme Canals (1905) de Picasso et le Portrait d’une dame à la fourrure que l’on attribuait encore à l’époque au Greco, mais dont le véritable auteur n’est pas clairement établi aujourd’hui.
L’exposition porte également une attention particulière au cubisme : deux salles mettent en regard des oeuvres de Picasso réalisées autour de 1910 avec une sélection de célèbres tableaux d’apôtres du Greco (1608/1614) provenant du Museo del Greco à Tolède ainsi que son grand format La Résurrection du Christ (1597–1600) conservé au Prado à Madrid.

Autres comparaisons

Après la Seconde Guerre mondiale, alors que Picasso bénéficiait depuis longtemps d’une renommée internationale, il se consacra largement à l’étude des peintres anciens. L’exposition présente de fascinants exemples de l’intérêt de Picasso pour ses prédécesseurs, dont le tableau Mousquetaire (1967) au verso duquel Picasso a noté « Domenico Theotocopulos van Rijn da Silva », référence explicite aux maîtres qu’il vénérait : Le Greco, Rembrandt et Velázquez.

Picasso  Pablo Picasso
« Greco, Velázquez, INSPIRARME » (Verschiedene Horta-Typen),Conté-Stift auf Papier

De prestigieux prêts

L’exposition Picasso – El Greco réunit plus de cinquante prêts prestigieux consentis par des musées et des collections privées du monde entier aux côtés d’une douzaine d’oeuvres majeures de Picasso provenant de la collection du Kunstmuseum Basel. Parmi les institutions mettant à notre disposition des ensembles d’oeuvres majeurs issus de leurs collections, citons en premier lieu le Museo Nacional del Prado de Madrid, le Museo del Greco de Tolède, le Museu Picasso de Barcelone et le Musée national Picasso de Paris. Par ailleurs, le Metropolitan Museum of Art et le Solomon R. Guggenheim Museum de New York, la National Gallery de Washington, la National Gallery et la Tate Modern de Londres, le Musée du Louvre et le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, le Museo Thyssen-Bornemisza de Madrid, le Museum of Fine Arts de Budapest et la Gemäldegalerie de Berlin consentent d’extraordinaires prêts d’oeuvres.

Dans le cadre de l’exposition, un abondant catalogue avec des contributions de Gabriel Dette, Carmen Giménez, Josef Helfenstein, Javier Portús et Richard Shiff paraît aux éditions Hatje Cantz Verlag.
L’exposition est organisée par Kunstmuseum Basel avec le soutien exceptionnel du Musée national Picasso-Paris

Informations

Kunstmuseum Basel
St. Alban-Graben 8
Postfach, CH-4010 Basel
T +41 61 206 62 62
kunstmuseumbasel.ch

Tram n° 2 depuis la gare SBB, arrêt Kunstmuseum (enfin)

Yan Pei-Ming – Au nom du père

Autoportrait mis en regard de ceux de ses parents

Jusqu’au 11 octobre 2021 au Musée Unterlinden, de Colmar
Commissaire de l’exposition :
Frédérique Goerig-Hergott, conservatrice en chef

« Souvent je fais des formats assez grands car je veux que le spectateur puisse physiquement pénétrer dans la peinture […] il y a un rapport physique entre le spectateur et la peinture ».
Yan Pei-Ming – l’atelier A, Arte vidéo, entretien réalisé en octobre 2012.

Tout à fait exact, surtout lorsque vous pénétrez au 2e étage, que vous vous retrouvez seul, dans cette grande salle, face aux grandes toiles, l’émotion vous saisit. C’est une expérience tout à fait singulière d’être confronté si directement
avec les oeuvres. 

C’un parcours qui réunit plus de 60 tableaux et dessins, dont un ensemble d’oeuvres inédit. Le parcours se développe ensuite de façon magistrale par la présentation des peintures monumentales de Yan Pei-Ming déployées sur les deux niveaux de l’Ackerhof. Six sections chrono-thématiques illustrent plusieurs sujets récurrents et emblématiques du travail de l’artiste.

J’avais un peu délaissé Yan Pei Ming, au vue de ses portraits de Mao, qui me semblaient toujours analogues, puis je suis allée à Dijon, voir
L’HOMME QUI PLEURE, puis à Paris au Petit Palais,  Courbet Corps-à-corps, l’exposition précédemment exposée à Ornans, puis à Orsay, L’Enterrement à Ornans de Gustave Courbet, au fur et à mesure je devenais « YanPeiMingphile »

Prélude – Galerie, cabinet d’art graphique

En prélude à l’exposition, un portrait inédit de la grand-mère de (1976) marque les débuts de l’histoire du peintre. Alors âgé de 16 ans, il cherche sa voie et interroge ses racines dans le cercle familial. Cette oeuvre est accompagnée de ses premiers autoportraits, réalisés en Chine et peu après son arrivée en France, lorsqu’il était élève à l’école supérieure des Beaux-Arts de Dijon.
L’ensemble présenté à Colmar appartient au fonds privé de l’artiste ; il est présenté pour la première fois dans une exposition en France.

Ackerhof ̶ Niveau 1

Mao

« Mao pour moi c’est une sorte de laboratoire. Je fais tous mes essais, toutes mes expériences sur ses portraits ».
Discussion de M. Nuridsany avec Yan Pei-Ming in L’art contemporain chinois, Paris, Flammarion, 2004, p.50.

L’accrochage débute avec la figure de Mao Zedong, le célèbre fondateur et dirigeant de la République populaire de Chine. Sujet par excellence de la peinture de propagande chinoise au sein d’une tradition artistique qui méprise pourtant le portrait, Mao a été le premier sujet traité par l’artiste en Chine, dès 1974, et celui qui l’a rendu célèbre en France au milieu des années 1980.

La mort s’impose chez Yan Pei-Ming comme un thème incontournable, tant dans son travail que dans sa réflexion existentielle.

Le Père

Le parcours se poursuit avec des portraits du père de l’artiste, où Yan Pei-Ming porte sur lui un regard mêlé d’intransigeance, de tendresse et d’empathie.
La démarche de Yan Pei-Ming donne d’emblée la même importance aux figures d’anonymes qu’à celle de Mao. Le portrait devient celui de l’homme en général, un portrait universel, le prétexte à la représentation d’une forme d’humanité.

«Tous les portraits de mon père que je fais en ce moment s’appellent ‘L’homme le plus… A travers lui, je peux imaginer toute l’humanité ».

 

« Je ne fais pas trop de différence entre Mao et mon père (…) On nous a toujours dit, en Chine, que Mao était plus important que notre père. Mais, moi, je n’étais pas d’accord (…) Évidemment que Mao, c’est le père ».

Bouddha

« Depuis tout petit, j’étais énormément attiré par tout ce qui touche et concerne le bouddhisme, parce que je suis né dans un temple et que j’ai baigné dans la culture bouddhiste dès le départ. Pour moi, ce n’est pas difficile d’avoir accès à Bouddha. Quand j’étais tout petit, je faisais déjà des Bouddha pour en offrir à la famille autour de moi. Parce qu’à l’époque on n’en trouvait pas. Il faut toujours avoir un côté rebelle ». Entretien de Fabian Stech avec Yan Pei-Ming in Yan Pei-Ming, Fils du dragon, 2e éd., Dijon, Les presses du réel, 2004, p.9.

Paysage international

Il avait été marqué en 1978 à Shanghai par l’une des premières expositions d’art étranger consacrée au paysage français du XIXe siècle.
En France, ce genre entre dans le corpus de son oeuvre sous le titre générique Paysage international au milieu des années 1990, décrivant un environnement géographique non identifié et commun à tous les continents.


Comme l’ensemble de sa peinture, ils sont majoritairement monochromes et peints selon la même technique et avec la même énergie.

Autoportraits

La grande salle d’exposition du Musée Unterlinden est consacrée aux récents autoportraits de l’artiste. Dans la tradition des vanités et des memento mori, Yan Pei-Ming se représente aux différents âges de sa vie. Ses portraits, mis en regard de ceux de ses parents, composent un hommage émouvant et sensible.

Dans la dernière section de l’exposition, face au chaos du monumental paysage Ruines du temps réel, émerge l’imposant triptyque Nom d’un chien ! Un jour parfait (2012), première représentation en pied de Yan Pei-Ming, frontal, vertical, jaillissant de l’espace abstrait de la toile, comme un symbole de rédemption.

Nom d’un chien ! Un jour parfait 2012,
triptyque, huile sur toile, 400 x 280 cm/toile

Collection particulière, France

« C’est une peinture un peu particulière dans mon oeuvre car c’était la première fois que je me représentais en entier depuis le nu à la gouache de 1982. Cette fois-ci, avec un jeans déchiré pour montrer que je suis à la mode. Le petit détail qui tue ! Une fois la peinture finie, je me suis dit qu’elle irait très bien dans la chapelle (chapelle de l’oratoire de Nantes)  et que le titre pourrait être « Un jour parfait ». Xavier Douroux est passé me voir à l’atelier et a crié « Nom d’un chien ! » en voyant la peinture. Je lui ai demandé : « Qu’est-ce que ça veut dire ? » et il m’a répondu : « Que je suis choqué. » Je ne comprenais pas vraiment la signification, mais j’ai trouvé l’expression très belle. Alors j’ai combiné les deux idées, ce qui a donné
Nom d’un chien ! Un jour parfait. C’est surtout la réaction de Xavier que j’avais en tête, parce que « Un jour parfait » c’est un peu trop lisse, ça ne choque personne ».
La position christique, en lévitation, comme les sculptures dAdel Abdessemed sont en écho au célèbre Retable d’Issenheim.

Pandémie

Le tableau Pandémie a été peint à l’initiative de Yan Pei-Ming pour l’exposition « Au nom du père » Dès sa conception, l’oeuvre a été envisagée comme une confrontation avec le Retable d’Issenheim destinée à faire écho aux panneaux de la Crucifixion peints par Grünewald.
Tout au long de l’histoire de l’art, les famines et les épidémies, les massacres et les catastrophes, les guerres et les révolutions ont suscité des oeuvres marquantes permettant à leurs auteurs d’exorciser leurs angoisses et celles de leurs contemporains dans un processus d’identification avec les sujets représentés. Il reprend la composition monumentale du retable, il invite le spectateur à s’identifier aux personnages de son oeuvre confrontés à l’épidémie de Covid-19 dans une transposition contemporaine du Golgotha médiéval.
Il rappelle l’oeuvre qui était montrée aux malades du feu de St Antoine, pour leur rémission.

A gauche, la silhouette lumineuse de la basilique Saint-Pierre à Rome, substitut moderne à la ville antique de Jérusalem, sur la droite, une cité HLM :  l’espoir de salut, l’univers sacré et protégé du Saint-Siège. Ming observe à ses pieds la forme imposante du cadavre dans sa housse, comme le reflet de sa propre finitude. Dans Pandémie, le temps est suspendu à l’interruption de l’action et au recueillement. Par son réalisme et son absence d’idéalisation, l’oeuvre s’inscrit dans la tradition des peintures de scènes de genre

Biographie

Né à Shanghai en 1960, Yan Pei-Ming a grandi dans le culte de Mao en pleine Révolution culturelle. En 1978, deux ans après le décès du Grand Timonier, la Chine connaît une vaste entreprise de démaoïsation et une libéralisation relative du régime communiste. À la fin du Printemps de Pékin, Yan Pei-Ming, qui voulait étudier à l’École des Arts appliqués de Shanghai, voit sa candidature rejetée. Grâce à la réforme de l’éducation initiée en 1977 par Deng Xiaoping, permettant ainsi aux étudiants chinois d’étudier à l’étranger, il décide de quitter la Chine en 1980, à l’âge de dix-neuf ans, pour poursuivre sa formation en France.d. Il rencontre très vite le succès grâce à ses portraits monochromes, notamment ceux de Mao Zedong qui mêlent la tradition occidentale aux références culturelles chinoises.

Catalogue

Un catalogue bilingue (français-anglais) est édité à l’occasion de l’exposition.
Il est illustré de l’ensemble des oeuvres exposées et inclut des textes de Christian Besson et Éric de Chassey, ainsi qu’un entretien de Frédérique Goerig-Hergott avec Yan Pei-Ming.
Éditions Hazan
Format 230 x 280 mm, 192 pages
Prix : 30€

Informations pratiques

Musée Unterlinden
Place Unterlinden – 68000 Colmar
Tél. +33 (0)3 89 20 15 50
info@musee-unterlinden.com
www.musee-unterlinden.com
Horaires d’ouverture
Lundi, Mercredi 9-18 h
Jeudi – Dimanche 9-18 h
Premier jeudi du mois 9-20 h
Mardi : fermé

A voir la vidéo de la télé locale de Colmar un reportage sur l’exposition
Sur France culture affaires culturelles linvité Yan Pei Ming (podcast)

Conférences

Le texte de Luc Maechel

« Tigres et vautours » de Yan Pei-Ming est annoncée du 1er juin 2021 au 31 janvier 2022 à la Grande Chapelle du Palais des Papes et du 25 juin au 26 septembre 2021 et dans les salles du rez-de-chaussée des Hôtels de Caumont et de Montfaucon, à la Collection Lambert.

Sommaire du mois de décembre 2020

Rodin, le Baiser 1889-98, bronze, collection de la Fondation Pierre Gianadda
®photo Michèle Strauss

Je dédie cette annus horribilis 2020, à ma petite nièce Virginie Ingold,
qui est allée rejoindre son père Dominique Ingold et son cousin Pierre Bayon, parmi les anges.

« Tu es une femme en or, d’une gentillesse incroyable, malgré tout… Souriante, drôle et serviable…La vie est injuste, et comme à son habitude, elle fait toujours partir les meilleurs en premier… 🙏❤
Fait bon voyage « belle brune » »
je laisse la parole ci-dessus à l’un de ses amis, Jojo Caro Mylan Wittmer, (extrait)


 

26 décembre 2020 :  Un monde infini : Artistes chamanes, autour d’une collection de l’Himalaya
23 décembre 2020 :  Noël 2020
21 décembre 2020  :  Katja Aufleger. GONE
14 décembre 2020  :  Rodin / Arp à la Fondation Beyeler
10 décembre 2020  :  Cadeaux de Noël
08 décembre 2020 :   Jean Pierre Parlange à l’appartement
07 décembre 2020  :  Putain de Covid
05 décembre 2020  :  Rembrandt, la Pièce aux cent florins

Rodin / Arp à la Fondation Beyeler

 Ptolémée III, Hans Arp et le Penseur de Rodin

Jusqu’au 16 mai 2021, l’exposition a été conçue par la Fondation Beyeler, Riehen/Bâle, en coopération avec le Arp Museum Bahnhof Rolandseck, Remagen, et organisée en collaboration avec le Musée Rodin, Paris. L’exposition est placée sous le commissariat de Dr. Raphaël Bouvier, commissaire d’exposition à la Fondation Beyeler.

* En raison de la nouvelle réglementation officielle du 11 décembre 2020 pour contenir le virus corona, le musée sera temporairement fermé jusqu’au 22 janvier 2021.

Pour la première fois, une exposition muséale fait dialoguer Auguste Rodin (1840–1917) et Hans Arp (1886–1966), mettant face à face l’oeuvre pionnier du grand réformateur de la sculpture du 19ème siècle finissant et l’oeuvre influent d’un des protagonistes majeurs de la sculpture abstraite du 20ème siècle. Les deux artistes possédaient une puissance d’innovation artistique et un goût pour l’expérimentation exceptionnels. Leurs oeuvres ont fortement marqué leur époque et ont conservé toute leur actualité.

« Et ainsi la vérité de mes figures, au lieu d’être superficielle, sembla s’épanouir du dedans au dehors comme la vie même. »

Auguste Rodin

« Nous ne voulons pas copier la nature. Nous ne voulons pas reproduire, nous voulons produire. Nous voulons produire comme une plante qui produit un fruit et ne pas reproduire. »

Hans Arp

Hommage et affinités

Les créations d’Auguste Rodin et de Hans Arp illustrent de manière impressionnante et exemplaire des aspects fondamentaux du développement de la sculpture moderne. Rodin a ainsi introduit des idées et des possibilités artistiques radicalement nouvelles dont Arp s’est saisi plus tard dans ses formes biomorphes, les faisant évoluer, les réinterprétant ou les contrastant.
Il n’est à ce jour pas certain que Rodin et Arp se soient jamais rencontrés personnellement, mais leurs oeuvres présentent des liens de parenté artistique et de références communes, tout comme des différences, qui font de la confrontation de leurs créations singulières une expérience visuelle particulièrement éloquente.

Inspiré de La porte de l’enfer (site)



un coup d’oeil sur le site permet de voir le détail

Le baiser ne se trouve pas dans la Porte de l’Enfer, il est remplacé par le couple
Paolo et Francesca (photo de gauche, sculpture qui n’est pas dans l’exposition)

Le Parcours

L’exposition (en vidéo)prend pour point de départ la sculpture de Hans Arp Sculpture automatique (Hommage à Rodin) de 1938 et son poème Rodin de 1952, hommages explicites au grand précurseur, qui illustrent aussi le vaste éventail créatif de Arp, allant de la sculpture à la poésie. Outre ces références explicites, le dialogue entre Rodin et Arp révèle aussi de nombreux autres liens, repères et préoccupations artistiques communs. L’exposition met ainsi en lumière des rapports de contenu et d’approche conceptuelle qui s’enracinent dans l’exploration de thèmes existentiels tels la création, la croissance, la transformation et la déchéance. Il en résulte des représentations de corps humains, animaux ou végétaux qui se fondent de manière nouvelle.

Entre assemblage et hasard

On rencontre chez Rodin et chez Arp une conception de la nature et de l’art toute singulière et pourtant comparable, qui met en avant le processuel et l’expérimental, et fait aussi du hasard un principe artistique. Les deux artistes s’intéressent à l’idée du vivant en tant que thème philosophique, auquel ils donnent corps dans des sculptures éclatantes de vitalité.

Arp
Fragment et intégralité – le torse

Les sculptures de Rodin et de Arp, mouvementées et émouvantes, fascinent aussi par leur jeu de volumes sensuels, fluides et immaculés d’une part et de surfaces et de formes altérées et accidentées d’autre part, qui trouvent leur idéal dans le torse. L’articulation entre construction et déconstruction est aussi palpable dans le genre de l’assemblage, que Rodin introduit en sculpture et que Arp développe plus avant. Il apparaît aussi chez les deux artistes des liens dans la méthode, par exemple dans le transfert des figures d’un matériau à un autre, et dans leur réalisation à différentes échelles allant du petit format au monument. Leur attention porte aussi sur la présentation de leurs sculptures, en particulier sur le socle, que Rodin est le premier à remettre en question.

Naissance et croissance

Enfin, il existe entre Rodin et Arp des liens en termes de motifs, par exemple celui de l’ombre, de la main créatrice ou du vase en tant qu’objet et volume. Les deux artistes puisent pour cela souvent dans la littérature, par exemple la mythologie antique ou la Divine Comédie de Dante.

Expériences sur papier
Corps et vases
Arp, Etoile
Rodin, Je suis Belle
Rodin, muse
Arp, Amphore relief

Réunissant environ 110 oeuvres de musées et de collections privées du monde entier, «Rodin / Arp» est l’une des expositions de sculpture les plus vastes présentées à ce jour par la Fondation Beyeler. Si l’exposition met l’accent sur les sculptures d’Auguste Rodin et de Hans Arp (y compris une sculpture d’extérieur monumentale dans le parc du musée), elle présente également des reliefs de Arp ainsi que des dessins et des collages des deux artistes.

L’exposition réunit des oeuvres emblématiques comme Le Penseur et Le Baiser de Rodin ou Ptolémée et Torse de Arp.
Des oeuvres moins célèbres font apparaître d’autant plus clairement les liens artistiques qui unissent les deux artistes.

L’exposition a été conçue par la Fondation Beyeler, Riehen/Bâle, en coopération avec le Arp Museum Bahnhof Rolandseck, Remagen, et organisée en collaboration avec le Musée Rodin, Paris. L’exposition est placée sous le commissariat de Dr. Raphaël Bouvier, commissaire d’exposition à la Fondation Beyeler.

En lien avec l’exposition «Rodin / Arp», la célèbre chorégraphe Anne Teresa De Keersmaeker, dont le travail compte parmi les plus influents de la danse contemporaine, présentera une nouvelle création,
à voir à la Fondation Beyeler entre le 29 janvier et le 14 février 2021.
Anne Teresa De Keersmaeker confronte son intervention chorégraphique
Dark Red aux univers sculpturaux d’Auguste Rodin et de Hans Arp.
La puissance palpable de l’obsession de Rodin pour le corps humain et sa force narrative implicite tout comme la soif d’émancipation formelle de Arp trouvent un écho direct dans la recherche chorégraphique de De Keersmaeker: une exploration des capacités d’abstraction du corps, un agencement du mouvement dans le temps et dans l’espace.

sur mon blog ma visite au musée Rodin au sujet de la Porte de l’Enfer

Horaire

Du lundi au samedi de 10h – 18h
Mercredi de 10h – 19h

* En raison de la nouvelle réglementation officielle du 11 décembre 2020 pour contenir le virus corona, le musée sera temporairement fermé les dimanches, jours fériés et après 19 heures jusqu’au 22 janvier 2021.

Plus d’informations

Sommaire du mois de novembre 2020

Je dédie ce mois de novembre à Ramon Ciuret, qui nous a tiré sa révérence,
avec élégance, le 15 novembre 2020.
Une nouvelle étoile luit au firmament des photographes.
Ce petit homme malicieux et joyeux, toujours armé de son appareil photo
ou de son smartphone, pour capturer les beautés de ce monde. Avec son
regard et son oeil, si juste et bienveillant,  il transmettait avec bonheur
ses prises de vue, pour le plaisir de tous dans des expositions et sur
les réseaux sociaux.
Merci à lui pour le partage.

Tu m’avais enseigné le fish eye, je n’oublie pas notre blague sur le ragondin
du bord de l’Ill, et que tu intervenais, avec justesse, dans les  commentaires
sur mon blog.
Tes nombreux amis, du monde entier sont en deuil et attendent avec impatience, une exposition de tes nombreuses et magnifiques photos.
Vous pouvez le retrouver dans un enregistrement fait avec
Francine Hebding, sur radio MNE sous ce lien
Cher Ramon tu nous manques à tous.

les liens du mois de novembre 2020

30 novembre 2020 : Sommaire du mois de novembre 2020
27 novembre 2020 : Snowman de Fischli/Weiss
24 novembre 2020 : Ana González Sola, A LAS CINCO DE LA TARDE…
19 novembre 2020 : Elina Brotherus, La Lumière Venue Du Nord
14 novembre 2020 :L’Orient de Rembrandt
11 novembre 2020 : Roni Horn You are the Weather
7 novembre 2020  : Eaux-fortes de RembrandtLes donations Eberhard W. Kornfeld
3 novembre 2020 : Le lion a faim…Présentation de la Collection à la Fondation Beyeler

MOOC Culturels

C’est le moment de profiter du confinement forcé pour vous
plonger dans les
MOOC culturels et autres histoires de l’art et d’histoire,
proposés par divers sites.

Ces parcours courts – environ 45 minutes – proposent d’aborder des thématiques transverses aux MOOC de la Collection de la Fondation Orange. Composées principalement d’une vidéo, de ressources complémentaires et d’un quiz, ces Graines sont accessibles à tous.

Autre nouveauté… Pour compléter chaque thématique, vous êtes invités à suivre une conférence d’une heure, en ligne et en direct avec Haywon Forgione, conférencière et historienne de l’art.
le lien ici

Trois Graines de culture

Trois Graines de culture sont proposées sur trois thématiques différentes, à raison d’une par mois.

N ° 1 « Scandale ! », c’est le titre du premier Graine consacrée aux œuvres qui ont indigné la critique. Vous y découvrirez entre autre comment la notion de scandale dans l’art a évolué entre le XIXe siècle et aujourd’hui.

Alors notez bien ces rendez-vous :
toujours accessibles

 Graine de culture « Scandale ! » sur la plateforme MOOC Culturels et le mardi , conférence en ligne et en direct. Lien ici

Voici donc de quoi enrichir votre jardin culturel, jusqu’à l’ouverture du prochain MOOC, qui sera consacré à la Bande dessinée.
Oui, à la Bande dessinée ! Vous en saurez  plus très bientôt.

N° 2 Analyser une peinture

Il y a mille et une façons de regarder une peinture, car chaque regard est unique, et chacun réagit différemment : “J’adore !”, “Je n’aime pas”, “Je ne comprends pas”,… Au premier regard, l’observateur va laisser parler ses émotions face au tableau, va chercher à l’interpréter, va associer ce qu’il voit à ce qu’il connait.

Rentrer dans l’analyse d’une peinture va cependant permettre d’aller plus loin, de mieux comprendre un tableau, et ainsi aider à mieux saisir ce que l’artiste a voulu exprimer. Que faut-il regarder en premier lieu ? Que dire des couleurs, de la composition ? Et qu’a voulu nous dire l’artiste en mettant en scène tels personnages, en agençant telles formes ?

Cette graine de culture vous offre les bases de l’analyse d’œuvres. Au bout du parcours, rien d’autre que le plaisir de mieux apprécier les œuvres… Tentant, n’est-ce pas ? Alors, en route
la conférence en direct ici

N° 3 Art et pouvoir

Ouverture : 12 novembre
Conférence : 24 novembre à 18h30

L’Histoire par l’image décrypte l’Histoire

Actuellement en ligne 2780 œuvres, 1535 études et 118 animations
L’Histoire par l’image explore les événements de l’Histoire de France et les évolutions majeures de la période 1643-1945. A travers des peintures, dessins, gravures, sculptures, photographies, affiches, documents d’archives, nos études proposent un éclairage sur les réalités sociales, économiques, politiques et culturelles d’une époque. Comprendre les images et les événements d’hier c’est aussi savoir décrypter ceux d’aujourd’hui. Un site qui s’adresse à tous, famille, enseignants, élèves … mais aussi à tous les curieux, amateurs d’art et d’histoire.
le lien ici 

Bonne visite et lecture

Sommaire du mois de septembre 2020

Robes du soir, présentées dans l’exposition Man Ray et la mode au musée du Luxembourg
Jeanne Lanvin et Jean Charles Worth (1925)

20 septembre 2020 : Le Monument, Le Labeur Et L’hippocampe
15 septembre 2020 :  Delphine Gutron
12 septembre 2020 :  Taro Izumi. ex
08 septembre 2020 : Pour tout le sel de la terre
06 septembre 2020 : Susanna Fritscher, Frémissements
04 septembre 2020 : Richard Chapoy -ARTCHIMIE-

Sommaire du mois de mai 2020

The happy Fisherman Gregory Forstner

En état de choc #georgefloyd – pas de mots.
Bref aperçu de ce tableau – il fait partie d’une série «étude pour un nouvel archétype américain et The happy Fisherman» que j’ai réalisée en vivant à Brooklyn. Il me semblait que peu de gens étaient fans de ces œuvres car
c’était très direct, frontal, l’on ne pouvait échapper aux questions portées par le sujet. Mais je m’en fichais, pour moi c’était très important de passer par là. La peinture a une responsabilité vis-à-vis de ses sujets, c’est un jeu avec des conséquences. Je voulais faire face à notre responsabilité – la société blanche – dans le traitement, intellectuel, culturel, politique, de la diversité de la culture noire américaine aux États-Unis en faisant face aux mensonges installés dans notre inconscient collectif. J’ai essayé de ne pas le faire de manière naïve,
au contraire . De toute évidence, nous, Européens, n’avons aucune leçon à donner. Je suis né au Cameroun et j’en ai toujours été si fier, je ne sais pas pourquoi, mais je me sentais toujours plus fort en sachant ce petit fait. Et en vivant à Brooklyn il y a 10 ans, cela m’a donné la chance de comprendre un peu et de faire face à travers mon travail à des problèmes collectifs. C’est trop de mots inutiles, notre seul moyen, nous les artistes, c’est notre travail, des peintures surtout dans mon cas, pour tenter d’affronter la réalité.

#georgefloyd

Gregory Forstner

22 mai 2020 : Fondation Beyeler
17 mai 2020  : Le Char de la mort, Emmanuel Honegger
14 mai 2020  : Rencontre avec Marie Freudenreich
08 mai 2020 : Circular Flow – De l’économie des inégalités, Gegenwart Kunstmuseum Basel
03 mai 2020 : Céline Cléron, visite d’atelier

Sommaire de janvier 2020

Edward Hopper 5 AM 1937 Wichita Art Museum Kansas
Roland Murdoch Collection

8 billets pour ce mois

01 janvier 2020 : Annus mirabilis
02 janvier 2020 : Leonard de Vinci
05 janvier 2020 : La Fondation Gandur Les sujets de l’abstraction au musée Rath de Genève
09 janvier 2020 : Charlotte Perriand
14 janvier 2020 :  Degas À L’Opéra
18 janvier 2020 :  La Saison Africa2020
21 janvier 2020 :  Kiki Smith Au 11 Conti – Monnaie De Paris
30 janvier 2020 : Lumineuses Figures Dessins Et Vitraux D’Holbein À Ringler

Se suspendre aux lendemains – Regionale 20

Jusqu’au 5 janvier 2020 à La Kunsthalle de Mulhouse
Regionale 20
Sur une proposition de Sandrine Wymann, directrice de la
Kunsthalle

Comment ne pas être alerté par les inondations qui se multiplient,
ainsi que toutes ces autres catastrophes. La Kunsthalle nous y rend
attentif avec cette exposition

Avec le changement climatique, le Grand-Est pourrait connaître des intempéries beaucoup plus souvent et mieux s’y préparer, c’est d’abord se souvenir. Les gestionnaires des risques d’inondation en région se mobilisent pour commémorer les inondations de décembre 1919 et janvier 1920, à travers des actions favorisant la mémoire et la culture du risque.
Les terribles inondations de 1919 et 1920 (vidéo)
Dans la nuit du 23 au 24 décembre 1919, des pluies torrentielles s’abattent sur l’Est de la France. Le jour de Noël, des centaines de communes, d’entreprises, de routes et de voies ferrées se retrouvent sous l’eau, en Alsace, en Lorraine ainsi que dans le Pays de Bade, de l’autre côté du Rhin. Rapidement, ces crues se propagent en aval et, dans les jours qui suivent, les grandes villes de la région sont elles aussi victimes des inondations : Colmar, Strasbourg, Mulhouse, Epinal, Saint-Dié, Nancy, Metz, Charleville-Mézières. Puis le 12 janvier 1920 une nouvelle tempête déferlera sur l’Est de la France, associant vents violents et pluies torrentielles qui entraîneront localement des inondations encore plus fortes qu’en décembre 1919.

Demain peut-être ne ressemblera pas à aujourd’hui, un événement extraordinaire aura transformé notre territoire de vie, de pensée et d’action. L’espace d’un moment, tout aura basculé pour autre chose. Quotidiennement, nous évoluons vers un inconnu qui contient à la fois la force de la surprise et la charge de l’anxiété. Parce que le risque d’un événement majeur guette chaque initiative, chaque progrès, chercher à le contrôler ou à l’éviter semble vain.
En s’associant à des chercheurs universitaires géographes, physiciens ou sociologues et à d’autres savoirs, Aline Veillat et Elise Alloin apportent leurs regards et démarches d’artistes aux études des phénomènes d’inondation et de radioactivité. Par leurs sculptures, leurs images mais aussi par leurs méthodologies particulières elles offrent des pistes et perspectives pour de nouvelles relations à l’environnement créant ainsi des liens visibles entre les études de terrain, les données scientifiques et la société.

La Kunsthalle devient un lieu où s’exposent des propositions sensibles et
de la documentation, un espace dans lequel les savoirs prennent formes et se transmettent.
L’exposition est proposée dans le cadre de la Régionale, programme trinational annuel. + d’informations sur www.regionale.org | #regionale20 sur les réseaux sociaux

Exposition réalisée en partenariat avec le Centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques (CRESAT) de l’Université de Haute-Alsace (programme Interreg Clim’ability Design). Le travail d’Aline Veillat est issu d’une résidence universitaire de deux ans, en partenariat avec le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’Université de Haute-Alsace. Il bénéficie du soutien de NovaTris, le centre de compétences transfrontalières de l’Université de HauteAlsace (ANR-11-IDFI-0005) et de la Fondation Müller Meylan de Bâle et s’inscrit dans les commémorations du centenaire des inondations de 1919.

Les artistes

Élise Alloin vit et travaille à Strasbourg. Elle est diplômée de la Haute école des arts du Rhin.
Elle développe son œuvre plastique dans une dynamique de recherche par l’art, notamment en explorant les liens que nous entretenons avec la radioactivité. Comment cet « invisible » modèle-t-il notre conscience des lieux, notre relation au temps, à la mémoire sociale et à la transformation du vivant ?

Sa pratique, transdisciplinaire, se construit en collaboration avec des équipes de recherche : en physique nucléaire (CNRS-Institut pluridisciplinaire Hubert Curien, Strasbourg), en sciences du vivant (Institut Océanographique de Sopot et Laboratoire de Biotechnologie Marine, Université de Gdansk, Pologne) et en sciences humaines (Anthropologie Contemporaine, Université de Stockholm, Suède).
Récemment accueillie en qualité de chercheur associée au CRESAT (Université de Haute Alsace), elle participe au programme de recherche Post-atomic Lab porté par le Centre sur la transition énergétique du
territoire.
Elle y explorera les questions qui traversent son travail sur la construction de nos paysages physiques et psychiques, nos circulations et nos modes d’habiter, en lien avec le démantèlement annoncé de la centrale nucléaire de Fessenheim.
À partir de 2020, Élise Alloin sera artiste associée à La Kunsthalle.
www.elisealloin.com

Aline Veillat vit et travaille comme artiste chercheur indépendante à Bâle en Suisse. Elle a étudié à l’École d’art de Lausanne et titulaire d’un doctorat de l’Université Paris 8 en Esthétiques, Sciences et Technologies de l’Art. Ses œuvres sont régulièrement présentées dans le monde entier.
Dans sa pratique elle se concentre principalement sur les questions environnementales à l’époque de l’Anthropocène et plus particulièrement sur la façon dont l’être humain est lié au non-humain vivant ou non vivant. Son approche est tout d’abord conceptuelle puis se traduit par la suite sous une forme plastique.
Conjointement à sa participation au projet Transrisk sur la culture des risques inondation avec le CRESAT de l’Université de Haute Alsace, elle collabore à différents projets de recherche : Ecodata-Ecomedia-Ecoaesthetics avec l’Institut d’Esthétiques Pratique et Théorique IAeP de Académie des Beaux-Arts et de Design FHNW Basel et le laboratoire WSL Eau-Neige-Paysage de l’Ecole Polytechniques Fédérale de Zürich sur les impacts anthropiques et du changement de climat sur une forêt alpine, ainsi que sur un projet sur le sol envisagé comme un organisme vivant, projet développé en tant que chercheur associé à l’IMéRA l’Institut d’Etudes Avancées en collaboration avec l’IMBE l’Institut Méditerranéen de la Biodiversité et d’Écologie de l’Université d’Aix-Marseille.
En 2018-2019, Aline Veillat était en résidence Universitaire à La Kunsthalle et au Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’UHA.
www.alineveillat.com

Apéro scientifique : jeudi 12 décembre à 19:00
Se souvenir pour mieux se préparer
En présence de Brice Martin (géographe, enseignant chercheur
au CRESAT de l’UHA),

Amandine Amat (responsable du département Conseil Risque et Changement Climatique à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Alsace),
Sophie Roy (ingénieure à Météo France)
et Aline Veillat (artiste-chercheur).
Entrée libre, réservation conseillée au 03 69 77 66 47 / kunsthalle@mulhouse.fr
Organisé par La Kunsthalle et La Nef des sciences, dans le cadre de l’événement
« Les sciences ça se discute »,
l’événement est réalisé en partenariat avec le CRESAT de l’UHA
et s’inscrit dans
les commémorations du Centenaire des inondations de 1919.

Kunstdéjeuner :
vendredi 13 décembre à 12:15
Conversation autour des œuvres suivie d’un déjeuner tiré du sac.
Gratuit, sur inscription.

Renseignements et inscriptions au 03 69 77 66 47 ou kunsthalle@mulhouse.fr

Mulhouse Art Contemporain est partenaire de La Kunsthalle

Heures d’ouverture
Du mercredi au vendredi de 12h à 18h
Du samedi au mardi de 14h à 18h
Fermé du 23 -26 décembre ; 30 -31 décembre 2019
et 1 janvier 2020 Entrée libre

Coordonnées
La Kunsthalle Mulhouse –
Centre d’art contemporain La Fonderie
16 rue de la Fonderie –
68093 Mulhouse Cedex Tél : + 33 (0)3 69 77 66 47
kunsthalle@mulhouse.fr / www.kunsthallemulhouse.com