« Robert Cahen, à qui ce livre est consacré, appartient à l’histoire de l’art vidéo, tracée par un groupe, des groupes, un mouvement, des aventuriers chanceux, des soutiers obscurs, toutes sortes de héros, de hérauts, de zigotos. Ils/elles forgent en quelques décennies une nouvelle forme d’expression artistique, naviguant entre cinéma, télévision et arts plastiques. Une forme protéiforme au développement de laquelle j’ai quelque peu contribué, en la pratiquant mais surtout en l’observant, en l’analysant, en la chroniquant, en la théorisant, en la racontant, voire en la mythifiant, pendant plus de quarante ans, de ses origines (dans les années 60) à ses métamorphoses successives. Métamorphoses qu’illustre parfaitement la trajectoire de Robert Cahen, depuis 1973 et son Invitation au voyage où pointent déjà toutes les destinations vers lesquelles ses œuvres vidéo successives nous embarquent somptueusement. » Jean-Paul Fargier www.mediapop-editions.fr
Cinéma Bel Air
Mardi 25 février à 20h. A l’occasion de l’édition par Mediapop du livre sur l’œuvre de Robert Cahen. De la trame au drame écrit par Jean-Paul Fargier, spécialiste de la création vidéo contemporaine.
Projection de 5 courts-métrages Rencontre avec Jean-Paul Fargieret Robert Cahen. Suivie d’un verre convivial. Entrée libre.
Le Collège des Bernardins accueille à partir du 9 janvier 2025 « Épiphanies », l’exposition du peintre Augustin Frison-Roche. Dix-neuf toiles de toutes tailles se dévoilent sous les yeux des visiteurs plongés dans un univers onirique. La plupart des œuvres ont été créées dans le cadre d’une résidence aux Bernardins. Le monumental oculus « Assomption » sera visible avant son départ pour la cathédrale de Cambrai.
Depuis deux ans, leCollège des Bernardinset Augustin Frison-Roche travaillent à cette exposition dont la majorité des œuvres a été créée pour l’occasion.
Dès l’entrée dans la nef, le visiteur traverse une forêt de colonnes, qui laisse découvrir un paysage aux connotations rimbaldiennes, de la fin de la nuit à la lumière naissante de l’aube (Série “La forêt était devenue une immense basilique« ). Le visiteur est ensuite accueilli par l’Étoile, dressée à l’entrée de l’ancienne sacristie. Comme cette promesse qui attendait les Rois Mages, le visiteur suit un itinéraire qui saura le guider jusqu’à eux, œuvre phare monumentale de l’exposition, après avoir découvert “Les sept jours de la Création” , “L’Esprit” et “Cana”.
Les Rois Mages « Augustin Frison-Roche voit au-delà. Il représente ce que nous aimerions contempler et qu’il nous rend sensible : un monde où la grâce ne fait qu’un avec le sauvage, où l’amour est à réinventer. » Christiane Rancé, romancière et essayiste, préface du catalogue de l’exposition Epiphanies (bientôt en vente)
Les Noces de Cana L’exposition répond à une programmation artistique qui s’ancre dans le calendrier liturgique. En février/mars 2024, François-Xavier de Boissoudy était venu exposer aux Bernardins sur le thème de la Croix pour la montée vers Pâques, Augustin Frison-Roche nous accompagne après Noël pour annoncer la Bonne Nouvelle. Titrée au pluriel, Épiphanies, Augustin Frison-Roche s’appuie sur la lettre aux artistes de Jean-Paul II :
« À tous ceux qui, avec un dévouement passionné, cherchent de nouvelles épiphanies de la beauté ».
Ce sont toutes ces épiphanies ou « apparitions » que l’artiste a voulu explorer dans cette exposition, celles qui sont visibles dans l’Histoire Sainte, dans la Création, dans la contemplation de la nature, et qui sont un manifeste pour la création artistique.
Faire un don Jours et heures d’ouverture Du lundi au samedi de 10h à 18h. Fermeture les dimanches et les jours fériés. Visite libre de la nef et de l’ancienne sacristie (sauf pendant les montages et les démontages).
Fermeture exceptionnelle del’exposition Épiphanies d’Augustin Frison-Roche mercredi 12 février 2025 jusqu’à 14h30. La nef, la libraire La Procure et la Table des Bernardins restent accessibles.
Ouvertures nocturnes exceptionnelles de l’exposition Épiphanies d’Augustin Frison-Roche les 12, 13, 14 et 17, 18, 19 février jusqu’à 22h.
Métro : Maubert-Mutualité ou Cardinal Lemoine (ligne 10), Jussieu (ligne 7) Bus : lignes 24 et 47, arrêt Maubert Mutualité – lignes 63, 86 et 87, arrêt St Germain – Cardinal Lemoine Parking Maubert – Collège des Bernardins, 37 boulevard Saint Germain, 75005 ParisParking Lagrange – Maubert, 15 rue Lagrange, 75005 Paris
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Œuvre-monument incarnant tous les aspects de la production et de la personnalité de Ravel, le Boléro se dévoile et se raconte. A la Philharmonie de Parisjusqu'au 15 juin 2025 Commissaire Pierre Korzilius Conseillère musicale Lucie Kayas
LeBoléro incarne presque toutes les caractéristiques de la production et de la personnalité de Ravel. Sous la forme d’une exposition dédiée à l’étude rayonnante de cette œuvre, la Philharmonie de Paris célèbre le 150e anniversaire de la naissance du compositeur et livre un portrait de l’artiste en forme de kaléidoscope. Le parcours propose une expérience audiovisuelle saisissante, en même temps qu’il réunit des objets patrimoniaux issus des collections françaises les plus prestigieuses, notamment de la maison-musée Ravel à Montfort-l’Amaury, où fut composé le Boléro.
Hymne à la danse
Monument de l’histoire de la musique, le Boléro est une composition paradoxale, tant pour Ravel que pour le public.
« Mon chef-d’œuvre ? Le Boléro, bien sûr ! Malheureusement, il est vide de musique », écrivait le musicien en 1928.
Cette remarque à la fois provocante et espiègle masque un coup de génie : avec une économie extrême de moyens, un ostinato rythmique, deux motifs mélodiques, un crescendo orchestral et une modulation inattendue, Ravel crée un chef-d’œuvre universel, fruit d’une réflexion musicale radicale. Commande de la danseuse et chorégraphe Ida Rubinstein, le Boléro est d’abord pensé pour la danse.
Son rythme hypnotique évoquant les castagnettes saisit l’auditeur dès les premières secondes pour ne plus le lâcher. Maquettes de décors et dessins de costumes font revivre différentes productions du Boléro tout en évoquant d’autres partitions chorégraphiques de Ravel : Pavane pour une infante défunte, Daphnis et Chloé, La Valse.
Musique en images
Le visiteur éprouve dès la première salle l’expérience physique de ce crescendo orchestral envoûtant, grâce à un dispositif cinématographique unique dédié à l’interprétation du Boléro par l’Orchestre de Paris et son directeur musical Klaus Mäkelä. Plus loin, les multiples réinterprétations musicales et chorégraphiques de l’œuvre – dont celles de Maurice Béjart, d’Aurél Milloss ou de Thierry Malandain – se déploient en une partition audiovisuelle qui montre que, depuis 1928, le Boléro n’a cessé de fasciner les interprètes.
L’Espagne revisitée
Le Boléro – d’abord intitulé Fandango – s’inscrit dans toute une lignée d’œuvres ravéliennes inspirées par l’Espagne, de la Habanera de sa jeunesse à sa toute dernière pièce, Don Quichotte à Dulcinée, en passant par l’opéra L’Heure espagnole. Né à Ciboure, près de Saint-Jean-de-Luz, Ravel hérite de sa mère le goût de la musique espagnole et s’empare d’un imaginaire fait de sensualité et de rêve qu’il partage avec ses contemporains musiciens. Plusieurs œuvres d’art, comme Lola de Valence de Manet, apportent un écho pictural à ce goût pour une Espagne haute en couleur.
Une mécanique de précision
À la manière d’un enfant, Ravel se passionne pour toutes sortes de mécanismes, comme ceux des jouets et casse-têtes qui peuplent sa maison du Belvédère à Montfort-l’Amaury. Dans une lettre de 1928, le compositeur parle du Boléro comme d’une « machine ». Fils d’un ingénieur-inventeur, soucieux du moindre détail d’écriture et d’orchestration, Ravel excelle dans la production d’œuvres ciselées au mécanisme à la fois implacable et subtil, comme le Boléro. Il partage cette fascination avec de nombreux artistes de son temps, comme František Kupka ou Fernand Léger.
Le psaume de ce jour nous a invitées à redire sans fin les merveilles de Dieu. Rendons grâce pour
Sœur Marie Agnès Boetsch (Sr Jean-Jacques)
qui est entrée dans la paix de Dieu. ce 15 janvier 2025
Sœur Marie Agnès est née le 6 juillet 1938 à Kingersheim dans le Haut-Rhin et a fait profession le 5 août 1958. Son premier lieu de mission a été l’Institution Ste-Clotilde à Strasbourg où elle a assuré de 1958 à 61 des cours d’enseignement et suivi des Etudes universitaires à la Faculté de Strasbourg. Après l’obtention du Certificat d’Aptitude Pédagogique pour les Collèges d’Enseignement général, elle a rejoint la communauté des sœurs de Saverne pour enseigner au CEG filles, de 1961 à 69. Faire vivre aux jeunes des valeurs qui leur permettent de découvrir leurs capacités, de les ouvrir à leur environnement, aux autres, sans oublier de les sensibiliser à la beauté et à la créativité, a été force et dynamisme tout au long de sa carrière d’enseignante. Avec ces mêmes convictions, Sœur Marie Agnès s’est mise au service des jeunes au Collège Gambetta de Riedisheim de 1969 à 75, à la Providence Nord à Vendenheim de 1976 à 80 et à l’Institut Sonnenberg à Carspach de 1982 à 1997.
Des séjours de convalescence et de repos ont marqué sa vie à plusieurs reprises et l’ont amenée à quitter l’enseignement en 1997. Mais elle n’est pas restée inactive. Le souci de servir, allié à son talent d’artiste, a été à la source de ses engagements. C’est ainsi qu’elle a dirigé la chorale à la Maison de retraite St-Morand à Altkirch, mais aussi la chorale d’enfants et la chorale paroissiale à Largitzen. Dès que les besoins se faisaient
– sentir, elle n’a pas-hésité à offrir son temp-&pour Elu soL:tien scolaire, des.-ss.n.i.ices paroissiaux.et autres.
C’est avec joie qu’elle se rend disponible pour de nombreuses activités auprès des sœurs et résidents de l’Ehpad St-Antoine. Elle a rejoint en 2006 la communauté Biecheler. Traverser la route depuis la communauté pour participer aux célébrations et soutenir le chant a été pour elle source de bienfait.
Sœur Marie Agnès a puisé confiance et foi dans le cœur à cœur avec son Seigneur, Dieu de la Vie. En août 2023, elle a été accueillie à l’Ehpad Bois Fleuri à Guebwiller pour bénéficier d’une prise en charge médicale plus adaptée. C’est là qu’elle a vécu son passage vers la Vie qui ne con aît plus de souffrance. Puisse le Dieu de toute tendresse l’accueillir dans la joie éternelle.
Les obsèques seront célébrées le lundi 20 janvier 2025 à 14h30 à la Maison Mère à Ribeauvillé.
Sœur Marie Agnès BOETSCH
06.07.1938 – 15.01.2025
Ses paroles le 6 juillet 2024, avec Madeleine et moi, jour anniversaire de ses 86 ans
Mené en 2021 et 2022 auprès des habitants du quartier Bel Air, à Cernay, le projet La mémoire des murs, de Françoise Saur, est de nature mémorielle.
Il s’agit de documenter la fin d’un monde, les espaces vidés d’habitations promises à la démolition d’immeubles populaires de cette commune proche de Mulhouse.
L’auteure de Femmes du Gourara, Les années Combi et Prises de vie, autres livres publiés par Médiapop Editions, s’attache à rendre compte avec beaucoup de grâce, à travers des traces de vie laissées dans les appartements, de l’existence d’habitants ayant été relogés (dernière section de l’ouvrage).
Ce sont d’abord des lés de papiers peints, sortes de découpages involontaires à la Magritte donnant une impression d’abstraction.
Peu à peu, la vie apparaît, des dessins sur le plâtre, des inscriptions, des verres de vin posés sur le sol entourés de fils bleu, blanc, rouge, symboles de la République.
En effet, tout ici est de l’ordre du tissage, de la capacité à construire des liens, à débrouiller les fils pour penser de nouveaux nouages.
Des plafonniers, le carrelage mural d’une salle de bain, un fauteuil fuchsia dans une chambre rose bonbon.
Tout était beau et neuf à la fin des années 1960 lorsque furent construites les tours d’habitation, nécessaires pour y accueillir des habitants au sortir de la guerre, les travailleurs venus de Pologne ou d’Italie, puis ceux issus des anciennes colonies, oeuvrant à la prospérité de la France (les usines Peugeot ne sont pas loin).
Dans la deuxième partie de son bel ouvrage triste mais sans pathos, la photographe très sensible à la condition féminine – Françoise Saur est par ailleurs la première femme à avoir reçu le prix Niepce en 1979 – et au sort des moins nantis, fait poser des locataires dans leur ancien lieu de résidence.
Les visages sont graves, les yeux peuvent être mouillés, la vie a passé là, très vite.
Un quartier populaire, c’est un summum de contacts, beaucoup de passages, des travailleurs de toutes sortes, des femmes voilées ou non, des interactions incessantes.
Que sont les habitants expulsés devenus ?
Les voici dans de nouveaux intérieurs, proprets, soignés, décorés de neuf.
Le chat s’est-il habitué à son nouveau environnement ?
Et toi mamie ?
Et vous qui riez et venez probablement des Comores ?
A la télé, ce sont les mêmes programmes, mais sûrement en pire.
Le téléphone portable sonne, c’est l’heure de la prière, des retrouvailles, des nouveaux départs.
En juin 2013, un jeune de dix-huit ans, Nabil, s’est fait poignarder en bas de son immeuble.
Ce livre lui est dédié, on n’oublie pas, mais on avance, entourés de fantômes.
Livre à glisser sous le sapin de Noël
Ce livre est un voyage dans l’histoire d’un quartier populaire sorti de terre en pleine crise du logement dans les années soixante-dix. Le BTP, l’automobile, les filatures sont gourmandes en main-d’œuvre et attirent des populations d’origine maghrébine ou rurale qui quittent les fonds de vallées. Les baraques édifiées dans la hâte de l’après-guerre laissent la place à un grand ensemble en béton. Ainsi commence l’aventure du quartier Bel-Air. extrait …
Luc Maechel
Chiharu Shiota, Uncertain Journey, 2021, metal frame, red wool, Taipei Fine Arts Museum, photo elisabeth itti #blogunedilettante
Au Grand Palais jusqu'au 19 mars 2025 Entrée Porte H - Galeries 9 et 10.2 Exposition co-organisée par le GrandPalaisRmn, Paris et le Mori Art Museum, Tokyo. Commissariat Mami Kataoka Directrice, Mori Art Museum, Tokyo Scénographie Atelier Jodar
Prologue
Le sous-titre « The Soul Trembles (“Les frémissements de l’âme”) » proposé par Shiotapour cette exposition est une description exacte de son moi intérieur, confronté à une anxiété insondable qui perturbe sa sensibilité. Elle espère que ces sentiments transcenderont les mots et se transmettront directement au moi intérieur des visiteurs qui feront l’expérience de l’exposition, dans une sorte de sympathie ou de résonance entre les âmes.
Uncertain Journey 2016/2024 Les fils s’emmêlent, s’entrelacent, se cassent, se défont. D’une certaine façon, ils symbolisent mon état mental vis-à-vis de la complexité des relations humaines.
Dans la première salle, cette oeuvre en bronze, présente deux mains ouvertes desquelles s’échappent des fils métalliques, comme de fragiles aiguilles. La sculpture permet de donner une forme durable à ce que l’artiste recherche dans ses installations éphémères de fil : une émotion rendue visible… un frémissement de l’âme.
Chiharu Shiota In the Hand (« Dans la main ») 2017 Bronze, laiton, clé, fil, laque 38 × 31 × 42 cm
Citations autres
Out of My Body 2019/2024 L’esprit et le corps se détachent l’un de l’autre, et je n’ai plus le pouvoir de mettre fin à ces émotions incontrôlables. J’étale mon propre corps en morceaux épars et j’entre en conversation avec lui dans mon esprit. D’une certaine manière, c’est le sens que je donne au fait de relier mon corps à ces fils rouges. Exprimer ces émotions et leur donner une forme implique toujours la destruction de l’âme. Cell 2020 Quand une vie humaine atteint la limite qui lui a été prescrite, elle se dissout peut-être dans l’univers. La mort n’implique pas forcément une transformation en néant et en oubli ; elle n’est peut-être qu’un phénomène de dissolution. Le passage de la vie à la mort n’est pas une extinction, mais un processus de dissolution dans quelque chose de plus vaste. Dans ce cas, il n’y a plus lieu d’avoir peur de la mort. La mort et la vie appartiennent à la même dimension.
Les oeuvres exposées
Les 167 oeuvres et projets (dont certains ensembles) apparaissent dans l’ordre du parcours de l’exposition : – 9 installations – 7 objets/ sculptures – 80 photos – 49 dessins – 9 documents (magazine) – 1 maquette – 11 vidéo – 1 peinture
Rebirth and Passing
Le noir évoque toute l’étendue de cet univers profond, et le rouge, les fils qui relient une personne à une autre, mais aussi la couleur du sang. Ces fils s’enchevêtrent ; parfois, ils se hérissent et se tendent comme pour relier mon univers mental au cosmos extérieur. C’est une relation qui ne se défera jamais.
2019 Technique mixte Dimensions variables
Biographie
Née à Osaka au Japon en 1972, Chiharu Shiota vit et travaille à Berlin. Elle combine performances, art corporel et installations dans un processus centré sur le corps. Chiharu Shiota a été exposée à travers le monde, notamment au Nakanoshima Museum of Art, Osaka, Japon (2024), au Hammer Museum, Los Angeles, États-Unis (2023), au P.S.1 Contemporary Art Center, New York (2003), au K21 Kunstsammlung NRW, Düsseldorf (2014), au Smithsonian, Washington DC (2014). En 2015, Chiharu Shiota a représenté le Japon à la Biennale de Venise.
Depuis le milieu des années 90, l’artiste produit des installations de fils de laine entrelacés, créant des réseaux graphiques spectaculaires, au travers desquels le visiteur doit trouver son chemin et sa place. Ces toiles gigantesques enveloppent très souvent des objets de son quotidien (chaises, lits, pianos, vêtements, etc.) et invitent à un voyage onirique majestueux. Si l’art de l’enchevêtrement a fait sa renommée, la pratique de l’artiste s’étend également à la sculpture, la photographie, la vidéo et au dessin, dont l’exposition présente un corpus.
Ses créations protéiformes explorent les notions de temporalité, de mouvement, de mémoire et de rêve, qui requièrent l’implication à la fois mentale et corporelle du spectateur. L’exposition co-organisée avec le Mori Art Museum, Tokyo, la plus importante jamais consacrée à l’artiste en France et qui embrasse plus de 20 ans de sa carrière, offrira au public une expérience sensible à travers plusieurs installations monumentales déployées sur plus de 1200 mètres carrés. Ayant fait l’expérience directe, et à de multiples occasions, de la vulnérabilité de la vie qui lui a été accordée,
Shiota espère que cette exposition pourra transmettre aux autres, avec l’ensemble de son corps, les tremblements de sa propre âme. Avec sept installations à grande échelle, des sculptures, des photographies, des dessins, des vidéos de performance et des documents d’archives liés à son projet de mise en scène, l’exposition représente l’occasion de se familiariser avec la carrière de Shiota, qui s’étend sur plus de vingt ans. Sept étapes successives ont déjà eu lieu au Japon, en Corée du Sud, à Taiwan, en Australie, en Indonésie et en Chine. Une étape est prévue à Turin au musée d’Art Oriental, d’octobre 2025 à l’été 2026.
Informations pratiques
du mardi au dimanche de 10h‐ à 19h30, nocturne le vendredi jusqu’à 22h Fermeture hebdomadaire le lundi Fermé le 25 décembre, le 28 janvier et le 11 mars Fermeture anticipée à 18h30 le 19 décembre, et à 18h les 24 et 31 décembre 2024 vidéo
Accès Porte H Avenue Winston Churchill 75008 Paris Métro ligne 1 et 13 : Champs-Élysées – Clemenceau ou ligne 9 : Franklin D. Roosevelt Informations et réservation www.grandpalais.fr
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Art Basel, leader mondial des foires d’art moderne et contemporain, inaugure la verrière restaurée du Grand Palais ! « sage comme une image, chère comme un diamant » Guy Boyer CDA
Sous la verrière du Grand Palais enfin retrouvé, Art Basel Paris apparaît dans toute sa splendeur.
194 galeries françaises et internationales de pointe ont présentédu 18 au 20 octobre 2024 une programmation exceptionnelle, offrant l’opportunité de vivre une expérience unique mêlant excellence artistique, héritage culturel et rigueur curatoriale.
Au programme, une vaste sélection d’œuvres d’artistes de haut vol, mais également la pointe de la jeune création contemporaine !
Dirigée par Clément Delépine, Art Basel Paris est structurée en trois secteurs d’exposition :
« Il n’y a pas de plus bel endroit au monde pour accueillir une foire d’art. » C’était le sentiment enivrant de participer à une symphonie collective. C’était réjouissant de percevoir non seulement les attentes enthousiastes, voire les fantasmes, mais aussi le soutien bienveillant qui nous a accompagnés. À la clôture de la foire, j’étais à la fois épuisé et très excité, immensément joyeux et déjà nostalgique. Avec le recul, je mesure la confiance, la solidarité et la folie nécessaires pour aboutir à un tel succès. Clément Delépine
Galeries, dans lequel les exposants présentent l’ensemble de leur programme ;
Emergence, dédié aux galeries et artistes émergents, avec le groupe Galeries Lafayette comme Partenaire Officiel ;
Premise, nouvellement introduit, dans lequel neuf galeries présentent des œuvres d’artistes singulières, à découvrir pour la plupart en exclusivité à la foire.
Les galeries du secteur principal présentent des œuvres rarement vues les 18 et 19 octobre dans le cadre de Oh La La!, une initiative faisant la part belle au raccrochages et formant un cheminement ludique à travers la foire.
Installées sur deux niveaux, les 194 galeries bénéficient de la lumière zénithale de la nef et des galeries hautes du Grand Palais. La concentration de marchands américains et allemands est impressionnante. De Matthew Marks à Nahmad Contemporary, tous ont apporté une marchandise d’excellent niveau mais avec un contenu sage, sans provocation ni outrance. Toutes les grandes enseignes internationales ayant créé une antenne à Paris (Michael Werner, Gagosian, Marian Goodman, Skarstedt, Pace, White Cube, Hauser und Wirth, David Zwirner…) sont présentes au cœur de la foire. Les prix sont à la hauteur du niveau.
Les premières galeries face à l’entrée proposent les valeurs sûres d’aujourd’hui. Au premier rang, Gerhard Richter, Tomas Saraceno et Marlene Dumas. On retrouve également les artistes mis en avant dans des expositions muséales, des surréalistes comme André Masson, Yves Tanguy et Salvador Dali (également au Centre Pompidou) à Tom Wesselmann (Fondation Louis Vuitton) et Hans Josephson (musée d’Art moderne de Paris).
Les ateliers d’art GrandPalaisRmn sont présents sur le stand K30 et dévoilent en avant-première L’Ami (d’après Titien), une estampe contemporaine du Louvre réalisée par l’artiste américaine Elizabeth Peyton et proposée à la vente.
L’édition 2024 d’Art Basel Paris est accompagnée d’un programme public ambitieux et gratuit, réalisé en collaboration avec la Ville de Paris et ses institutions culturelles. L’institut de France
théâtre · marionnette · musique · arts visuels, visites · projections · lectures
2 NUITS POUR JOUER À SE FAIRE PEUR DANS 11 LIEUX DE MULHOUSE
Paula Rego
Les Nuits de l’Étrange se renouvellent cette saison avec une édition augmentée les 30 et 31 octobredans le cadre de Mulhouse, 800 ans d’histoires. Aux rendez-vous de La Filature, Scène nationale, s’ajouteront ceux imaginés par douze partenaires mulhousiens : le Théâtre de la Sinne, la Médiathèque de La Filature, l’atelier de gravure de la HEAR, La Kunsthalle, centre d’art contemporain, KMØ – Studio & Ateliers, le cimetière de Mulhouse, Mémoire mulhousienne, le Musée national de l’Automobile, la Cité du Train – Patrimoine SNCF, le Parc zoologique et botanique, le Musée de l’Impression sur Étoffes, le Noumatrouff et Motoco.
Lieux de culture ou de patrimoine, chacun proposera des formes artistiques qui viendront bousculer nos sens pour jouer à nous faire peur ! La Filature
L’année 2024 marque les 400 ans du clavecin Ruckersappartenant aux collections du Musée Unterlinden de Colmar. Pour célébrer cet anniversaire, le musée propose une programmation-événement inédite autour de l’instrument qui débutera le 12.05.2024 avec un concert exceptionnel donné par le claveciniste Jean Rondeau. D’autres concerts et événements suivront jusqu’au mois de novembre 2024. Cette saison musicale se veut l’occasion de partager avec des publics variés un patrimoine sonore unique demeuré intact après quatre siècles.
Jean Rondeau.
Jean Rondeau a entrepris d’enregistrer au cours de l’année 2024 une intégrale de l’oeuvre de Louis Couperin sur sept instruments différents pour le label Erato (Warner Classics). Les pièces de Louis Couperin ( v.1626-1661) figurent parmi les oeuvres majeures du répertoire du clavecin. C’est l’un des premiers représentants d’une dynastie de compositeurs dont le plus célèbre est son neveu François.
« Il touche au coeur avec simplicité. Sa musique, avec un inégalable naturel, se laisse couler, atterrit avec justesse dans un espace linguistique frais et naissant.(…) Il arrive à nous surprendre à chaque coin de mesure. (Jean Rondeau)
Au coeur de ce projet, Jean Rondeau a choisi comme clavecin historique le clavecin Ruckers de Colmar dans lequel il salue
« une pièce extrêmement rare, unique, l’un des plus beaux clavecins jamais joués ».
Après une session d’enregistrement au Musée Unterlinden, le concert Louis Couperin qu’il donnera le 12 mai 2024 marquera le lancement de la saison-anniversaire de concerts et d’événements au Musée Unterlinden, mais aussi une étape importante de cette aventure discographique.
400 ans de musique : une programmation inédite autour du clavecin de Colmar
Le Musée Unterlinden de Colmar célèbre en 2024 le 400e anniversaire du clavecin Ruckers appartenant à ses collections. Fabriqué en 1624 à Anvers par Ioannes Ruckers, cet instrument exceptionnel est l’un des rares clavecins Ruckers connus encore en état de jeu. Classé au titre des monuments historiques, ce clavecin flamand est aussi une oeuvre d’art peinte et sculptée dont la beauté ajoute à ses qualités musicales. Depuis son acquisition par le Musée Unterlinden en 1980, il est apprécié par les clavecinistes les plus réputés pour des enregistrements et des concerts. Une programmation-événement permettra au public d’entendre le clavecin au cours de quatre concerts.
Ils seront donnés dans la salle de la Piscine du Musée Unterlinden, une ancienne piscine municipale de 1905 réhabilitée par les architectes suisses Herzog & de Meuron. Les concerts réuniront des artistes qui ont particulièrement joué, enregistré et aimé le Ruckers de Colmar : Christophe Rousset, Jean Rondeau, Christine Schornsheim, mais aussi Blandine Verlet (1942-2018) au travers de deux clavecinistes qui ont été profondément marqués par son enseignement, Jean Rondeau et Jean-Luc Ho. La programmation des concerts permettra d’entendre le clavecin Ruckers dans des répertoires variés, en soliste ou accompagné. Le concert du 6 octobre 2024 sera donné par Jean-Luc Ho sur le clavecin Ruckers 1612 prêté par les musées d’Amiens, un instrument historique très rarement entendu, qui rendra visite à son « cousin » de Colmar pour une rencontre musicale inédite.
Les 400 ans du clavecin de Colmar s’accompagnent d’une médiation diversifiée qui vise à mieux faire comprendre le clavecin, un instrument central du renouveau baroque mais encore méconnu du grand public : « Happy Family » pour le jeune public et les familles (Fables de La Fontaine par Pierre-Alain Clerc et Aline Zylberajch et un atelier proposé par Yuki Mitzutani, claveciniste ), visite sensible du clavecin accessible aux mal-voyants et non-voyants, rencontre avec le claveciniste Jean-Luc Ho et le facteur de clavecins Émile Jobin, conférence de la musicologue Florence Gétreau sur l’usage et le décor des clavecins, séminaires sur les clavecins de Colmar et d’Amiens à destination des étudiants des écoles supérieures de musique. Clavecin Ruckers.
Biographie de l’artiste
Qualifié par le Washington Post « d’un des interprètes les plus naturels que l’on puisse entendre sur une scène de musique classique de nos jours », Jean Rondeau est un véritable ambassadeur pour son instrument. Son talent exceptionnel et son approche du répertoire de clavecin ont été salués par la critique et font de lui l’un des claviéristes majeurs d’aujourd’hui. Jean Rondeau est signé chez le label Erato (Warner Classics), ayant enregistré plusieurs albums qui mettent à l’honneur la musique ancienne. L’album qui précède les Variations Goldberg s’intitule Melancholy Grace (2021), salué comme « émouvant […] varié, [et] merveilleux » par le NY Times et « sublime » par Le Devoir. Celui-ci est précédé par Barricades (2020), enregistré avec Thomas Dunford, qui fut acclamé par les critiques, tout comme son enregistrement des sonates de Scarlatti en 2019, qui a remporté le Diapason d’Or de l’Année. Ses premières publications incluent son premier album Imagine (2015), qui a reçu le Choc de Classica et la reconnaissance de l’Académie Charles Cros ; Vertigo (2016, lauréat du Diapason d’Or cette année-là), qui rendait hommage à deux compositeurs baroques de sa France natale Jean-Philippe Rameau et Joseph-Nicolas-Pancrace Royer ; et Dynastie (2017), qui explore les concertos pour clavier de Bach et de ses fils Wilhelm Friedemann, Carl Philipp Emanuel et Johann Christian. Grand promoteur de la musique contemporaine, Jean Rondeau joue en 2018 la première mondiale de Furakèla d’Eve Risser pour clavecin solo au BBC PROMS. Il aborde également ce répertoire en tant que compositeur : en 2016, il compose sa première bande originale pour le film Paula de Christian Schwochow, sorti en avant-première au Festival du film de Locarno la même année. En juin 2022, Rondeau dévoile en première mondiale UNDR à La Grange au Lac d’Evian, un événement décrit comme « explosif » par la presse nationale. Inspiré de la forme des Variations Goldberg et composé avec le batteur Tancrède D. Kummer, cette création pour deux pianos, batterie et machines a vu le jour aussi au Konzerthaus de Berlin et au Musikfest Stuttgart. En plus de ses engagements comme soliste et chef d’orchestre, Jean Rondeau donne régulièrement des masterclasses dans le monde entier. Il a enseigné notamment à l’Académie de Gstaad, à l’Université de Hong Kong et à la Juilliard School de New-York. Jean Rondeau a étudié au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, en se perfectionnant en clavecin, piano, continuo, orgue, jazz et improvisation, ainsi qu’en direction d’orchestre. Il a complété sa formation musicale à la Guildhall School of Music and Drama à Londres. En 2012, il est devenu l’un des plus jeunes interprètes à remporter le premier prix au Concours international de clavecin de Bruges (MAfestival 2012), à l’âge de 21 ans.
Informations pratiques
* Pour participer aux événements, nous vous invitons à réserver auprès du service réservations du lundi au vendredi au +33 (0)3 89 20 22 79 – reservations@musee-unterlinden. com / le week-end au +33 (0)3 89 20 15 58 ou billetterie@museeunterlinden. com ** Tarifs à venir