Art Basel 42 suite

Berta Jayo & Carme Codony
Soit vous vous munissez du plan fourni à l’accueil, que vous suivez scrupuleusement en espérant ne rien rater, soit vous préparer votre visite à l’avance grâce au site d’Art Basel et son application Iphone, soit vous vous laissez guider par votre fantaisie et votre curiosité pour arpenter les allées. C’est là que vous croisez des personnages insolites qui ont décidé de se « lâcher » histoire de s’amuser, que vous découvrez des galeries de qualité inégale, certaines que vous avez repérées les autres années, d’autres nouvelles. Un autre système consiste à relever vos artistes préférés dans le catalogue de 2.700 kg, en notant les galeries qui les exposent.
C’est ainsi que je vous parle de mon panthéon personnel :
Anish Kapoor – Untitled 2011 – Nickel and gold plate – 240 x 164 x 60.5 cm qui remporte toujours autant de succès,

Anish Kapoor Untitled 2011

Une découverte Isenstein Jamie, qui tout en livrant sa performance, ne perd pas son temps en vaquant à sa tapisserie dont le support est une harpe – Rug  Woogie  IV 2011.
Jamie Isenstein Rug Woggie

Carmine Caputto di Roccanova, comme une résonance de Casanova, est en recherche « Is looking for a new wife »
Carmine Caputto di Roccanova

La galerie Malborough rend hommage à
Francis Bacon

en exposant tryptique et toiles de l’artiste, mais aussi de très beaux Picasso dont le chat vert.
Giuseppe Penone avec sa tête aux épines d’acacia sur soie servant de toile de fond  à un autre artiste.
Giuseppe Penone

Sans oublier Ron Mueck chez Wirth et Hauser, Ron Mueck – Youth –  montrant sa plaie à St Thomas tel un Christ noir new look
Ron Mueck – Youth

. Les inévitables nains de McCarthy, rouges  noirs, gris, les photos de Cindy Sherman dont l’aspect réel reste un mystèrel, un récurrent Robert Longo, toujours l’inévitable Carl André, dont personne n’ignore plus que l’on peut piétiner l’oeuvre,  l’humour de Pipilotti Rist – vidéo ici qui fait dégringoler depuis une culotte une vidéo projetée sur un livre – Hirnhufte.
Des performances comme du Body Painting par Cynthia Fleischmann
site web , des nonnes espagnoles Berta Yajo et Carme Codony (en tête du billet).
Body Painting

Ne ratez pas l’occasion de visiter le plus grand musée du monde, laissez-vous surprendre et allez à la flânerie, ne vous laissez pas impressionner par les  « flickettes » qui gardent chez Gagosian des policiers tombés sur la tête, ou  chez Landau, car vous aurez de grandes difficultés à passer inaperçu en emportant l’énorme tête de Miro.
des promeneuses insolites Une mention spéciale pour la Galerie Thomas au 2.0 F 13 et Solo près du St Jacob. Selon les jours de nouvelles oeuvres apparaissent, sont disposée/accrochées  différement.
photos à cliquer et vidéo 3 de l’auteur
vidéos 1 & 2 Télé

 

Art Basel 42

Art Basel 42

Ce sont quelques 300 galeries exposantes venues de 35 pays de tous les continents qui exposent les œuvres de plus de 2 500 artistes des XX et XXI siècles.  Ces galeries retenuesparmi les plus influentes du monde sont sélectionnées par un jury international composé de galeristes réputés, sur plus de 1 000 candidatures.
73 sont originaires des Etats-Unis, 50 d’Allemagne, 32 de Suisse , 31 de Grande Bretagne, 23 de France, 20 d’Italie, 8 de Belgique, 7 respectivement d’Espagne et du Japon, 6 d’Autriche, 4 respectivement du Brésil et de Pologne, 3 respectivement de Chine, duDanemark, d’Inde, de Norvège et des Pays-Bas, 2 respectivement d’Afrique du Sud, du Canada, d’Irlande, du Mexique, du Portugal, de Suède et de Turquie, 1 respectivement d’Argentine, de Corée du Sud, de Finlande, de Grèce, de HongKong, de Hongrie, d’Islande, d’Israël, du Liban, de Russie, de Slovénie et de Thaïlande.
Tout ceci se décompose en 9 programmes :
Art Galleries – Art Feature – Art Statements – Art Unlimited – Art Parcours – Art Edition – Art Film – Art Magazines – Artits Books + Artists Records, et un application Iphone : Apps et le catalogue.

Tout d’abord, la surprise, il n’y a plus d’installations, ni d’œuvres sur la Messe Platz, nue, déserte ou envahie selon l’heure de la journée. Ceci est remplacé par l’Art Parcours depuis ce mercredi de 14 heures à 22 h,  jusqu’à samedi, le dimanche de 14 h à 19 h, jusqu’à la fin de la foire, avec son point d’orgue jeudi soir en nocturne, avec des performances et des concerts dès 20 h 15 jusqu’à minuit, ceci étant gratuit.
Art Unlimiteddiaporama est égal à lui-même avec ses pénétrables et impénétrables, ses vidéos, photos, installations, performances,

David Zink Hi - Untitel- Architeuthis 2010

son Untitled – (Architeuthis 2010) de David Zink Hi,  animal aquatique non défini en céramique, habillé de cuivre et de plomb échoué dans de l’eau, dont les dimensions sont impressionnantes 29 x 486 x 115 cm, ayant en arrière plan une monumentale tapisserie,
« Lost Forty » en noir et blanc, sur laquelle Goshka Macusa a collé
quarante collages d’images d’individus liés à sa recherche, comme le fondateur de la, Walker  Institution et légendaire baron du bois, qui est au premier plan, on peut y lire entre autres que « l’art est pauvre » (je vous la décrirai dans un autres billet).
Goshka Macusa détail Lost Forty 2011

Puis anish Kapoor et son Push-Pull rouge sang, Daniel Buren , » autour du retour d’un détour – inscription » à lire et à écouter, installation de tableaux peints sur bois avec ses lignes rouges personnelles, qu’on ne décrit plus. Dan  Flavin to Barry, Micke, Chuck and Leonard 1972-1975, en rose, jaune, où la couleur complémentaire survient  si vous pénétrez dans le lieu et y restez un long moment. (à expérimenter)
Art Galleries :
Des galeries prestigieuses comme L & M Arts de New York et Los Angles qui présente « The  Damned » 2003/2004, de Liza Lou, scintillant dans leur résille d’or
Liza Lou - The Damned

Puis il ne faut pas oublier les satellites d’Art Basel, à l’atmosphère plus intimiste, Volta et le prestigieux Solo, dont je vous parlerai plus tard.
Art Basel, c’est le vernissage du lundi d’Art Unlimited pour les VIP, ce sont les collectionneurs qui arrivent dès le mardi matin pour faire leur choix, (first choix), les journalistes du monde entier, les photographes, les traditionnelles Eva et Adèle, tout de rose vêtues, fidèle à leur look de ladies,

Eva et Adèle Art Basel 42

 
les invités Vip 2e classe de 15 h, les 3e classe de 18 h, où la foule se tasse comme dans le métro aux heures de pointe, mais c’est aussi des gens simples qui transportent leurs biens avec eux et qui s’affolent  et croient déranger lorsque je leur demande la permission de les immortaliser.
anonyme

L’anglais est d’usage, nous sommes dans une foire internationale de niveau mondiale, on entend très peu le français, un peu l’allemand.
Les détails dans le diaporama
Adèle et Eva par Julien Di Giusto
Photos elisabeth itti (clic pour les agrandir)

Qui boit de "l'Eau Lourde" à Mulhouse ?

Michel Samuel Weis - adjoint à la culture de la ville de Mulhouse

Cette année encore la Kunsthalle et l’Office de tourisme et des congrès de Mulhouse unissent leurs efforts pour mettre un peu d’art dans les chambres d’hôtels mulhousiennes.
« Eau lourde », oeuvre conçue par Claire Morel et Amandine Sacquin, a pris la forme d’une bouteille qui ressemble étonnament à la Tour de l’Europe…
La petite histoire à peine connotée ….. :
« Une source d’eau miraculeuse aurait été découverte sous la Tour de l’Europe.
Dans la nuit du 13 au 14 avril, des ouvriers ont fait cette découverte en dégageant un rocher qui gênait leurs travaux dans le sous-sol de la tour.
On rapporte que l’eau est miraculeuse, qu’elle aurait de nombreuses vertus.
Des pèlerinages commencent à s’organiser vers Mulhouse. On prête à l’Eau lourde le pouvoir de rajeunir. Seppi Meyer, mulhousien de 87 ans, témoigne : ‘‘j’ai bu l’eau de la source et depuis, je n’ai plus aucun rhumatisme, j’ai retrouvé l’usage demes jambes et je me porte comme un charme. Ma femme Liesel, est ravie…’’

Certains disent même que l’eau a le goût du vin […]»
 
« Eau lourde », une bouteille crée par deux artistes mulhousiennes, dont la forme s’inspire très largement de la Tour de l’Europe, est offerte désormais dans bon nombre de chambres d’hôtels de Mulhouse, à tous ceux qui y séjourneront pendant la foire de Bâle, Art Basel.
Eau Lourde

Les Mulhousiens et tous ceux qui n’ont pas de raison  de dormir ailleurs que chez eux ont
la possibilité d’acquérir à l’office de tourisme, pour la somme de 4 €, un exemplaire
de cet objet stylisé, oeuvre d’art en série limitée à 7000 exemplaires, estampillée du nom des architectes de la tour et des artistes concepteurs.
D’une contenance de 616 ml, d’une hauteur de 25,6 cm goulot compris, « Eau lourde » possède trois façades, comme la Tour originale
dessinée par les architectes François Spoerry et Michau.
La Tour de l’Europe étant le « triangle d’or » au milieu des 3 « Regios » (régions) les trois facades  tournées vers l’Alsace, la Suisse et l’Allemagne.
Tour de l'Europe Mulhouse

Les bouteilles ont été soufflées dans le parc naturel des Vosges du nord, à Niederbronn,
grâce au partenariat avec l’entreprise d’eau minérale Celtic.
Quant au choix  du nom de l’oeuvre, cela coule de source …..
Sandrine Wymann, directrice de la Kunsthalle, rappelle que les artistes contemporains sont aussi en prise directe avec la société dans laquelle ils vivent…
Les hôteliers, la Ville et les commerçants de Mulhouse ont acquis une partie des bouteilles pour les distribuer à différentes occasions commerciales.
« Eau lourde » est exclusivement destinée à contenir de l’eau de Mulhouse, la seule eau de ville française à posséder le label « eau de source ».
La première opération de ce type, lancée l’année dernière à la même période, avait remporté un grand succès. Les « baise-en-ville », sacs en toile imaginés par Marianne Maric, ont eu un franc succès. Pour ceux qui souhaiteraient compléter leur collection, ils sont toujours disponibles à l’Office de tourisme.
Vidéo du Furet Mulhousien
L’eau lourde est de l’oxyde de deutérium (formule : D2O ou ²H2O). Chimiquement, elle est identique à l’eau normale (H2O), mais les atomes d’hydrogène dont elle est composée en sont des isotopes lourds, du deutérium, dont le noyau contient un neutron en plus du proton présent dans chaque atome d’hydrogène.

photo  1 et 2 de l’auteur
photo 3 Wikipédia

La Fondation Beyeler pendant la Foire de Bâle – Art 42 Basel

La Fondation Beyeler présente aux visiteurs de l’Art 42 Basel un programme attrayant comprenant des expositions, des projets et des manifestations au Musée et à la Foire de Bâle, avec la présence de Renzo Piano, Beatriz Milhazes, Christian Marclay, Not Vital et d’autres artistes.

Fondation Beyeler press image

Expositions et présentation de la Collection
L’exposition « Constantin Brancusi et Richard Serra »: Cette exposition, dont Oliver Wick est le commissaire, présente 40 sculptures de Constantin Brancusi et dix sculptures d’acier et de plomb ainsi que des dessins de Richard Serra.
Constantin Brancusi Tête d'enfant endormi 19606/07gyps collection privée Japon

 
Richard Serra - Olson 1996 collection de l'artiste

La Collection Beyeler & la Daros Collection : Nouvelle présentation avec des groupes d’œuvres de Mark Rothko, Barnett Newmann, Jackson Pollock, Alberto Giacometti, Piet Mondrian, Wassily Kandinsky, Pablo Picasso, Georges Braque, Claude Monet, Vincent van Gogh et Paul Cézanne.
Art dans l’espace public

Louise Bourgeois Photomontage: Vue d' extérieure de la Fondation Beyeler, Riehen/Basel avec Maman, 1999Collection privée, avec l’autorisation de Cheim & Read Photo: © 2011, Louise Bourgeois Trust / © 2011, ProLitteris, Zürich

10 juin – 2 août 2011 : Louise Bourgeois, Maman,1999 (bronze avec patine au nitrate d’argent, acier fin et marbre, 927,1 x 891,5 x 1023,6 cm) sur la Bürkliplatz de Zürich. On aura pu voir auparavant cette sculpture d’araignée sur la Bundesplatz de Berne, et elle se déplacera à Genève à partir de la mi-août. Du 3 septembre 2011 au 8 janvier 2012, elle fera partie de l’hommage rendu par la Fondation Beyeler à Louise Bourgeois à l’occasion du centenaire de sa naissance.
Réceptions et manifestations
Lundi 13 juin Réception privée en l’honneur de
Beatriz Milhazes
Mardi 14 juin Dîner Beyeler donné par Sam Keller en l’honneur de
Renzo Piano
Mercredi 15 juin Réception privée en l’honneur de
Christian Marclay
Vendredi 17 juin Nocturne de la réception traditionnelle de la Fondation Beyeler à la Foire de Bâle, en l’honneur de Not Vital
Stand et entretiens Art Salon à l’Art 42 Basel
La Fondation Beyeler est représentée à la Foire de Bâle par son propre stand où elle accueille les visiteurs et informe sur son programme d’expositions. Le Musée montre des œuvres de Joan Miró et présente le Fondation Beyeler-Nationale Suisse Conservation Project Henri Matisse « Acanthes ».

Henri Matisse - Les Acanthes

 
Jeudi 16 juin
17h00-17h30                            Art Salon I Art Lives I «Louise Bourgeois» Ulf Küster, conservateur de la Fondation Beyeler et Elisabeth Bronfen, professeur de littérature anglaise à l’Université de Zurich
Dimanche 19 juin
15h00-15h30                            Art Salon I Talk I Matisse Acanthes Conservation Project, Ulf Küster, conservateur de la Fondation Beyeler
Horaires d’ouverture prolongés pendant l’Art 42 Basel
Pendant la Foire de Bâle du 14 au 19 juin, la Fondation Beyeler et son Restaurant sont ouverts tous les jours de 9h00 à 20h00.
photos 2/3/5 elisabeth itti

Nouvelles du blog du Monde

Enfin une nouvelle qui rassure et fait plaisir
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 petit clic pour agrandir l’image

TRANS RHEIN ART organise son 5e « Week-end de l’art contemporain »

trans-rhein-art.1298389149.jpgLes 19 et 20 mars 2011 dans le cadre de l’opération nationale « Week-end Musées Télérama »
Chaque année au printemps, le « Week-end de l’art contemporain vous propose de (re)découvrir les structures du réseau TRANS RHEIN ART.
Expositions et rencontres avec les artistes, concerts, vidéo et performances, ateliers pour le jeune public et événements singuliers rythment la vie culturelle alsacienne durant tout un week-end !
Les structures du réseau TRANS RHEIN ART s’associent cette année pour la première fois autour d’un fil rouge artistique :
le chorégraphe Fabrice Lambert épellera entre Strasbourg et Altkirch six extraits de son oeuvre « Abécédaire »… A découvrir !
Circuits gratuits en bus Dimanche 20 mars, deux itinéraires en bus parcourront l’Alsace au fil du réseau TRANS RHEIN ART, au départ à la fois du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Durant les trajets seront diffusées vidéos d’artistes et/ou présentations des actions et projets des membres
de TRANS RHEIN ART.
Inscrivez-vous dès début mars au 03 88 58 87 55 ou à info@artenalsac e.org pour une découverte privilégiée des propositions artistiques !
Zoom sur Extraits de « Abécédaire » : 6 propositions chorégraphiques courtes de Fabrice Lambert

« Abécédaire est une série de 26 propositions courtes d’environ 15 min qui ouvrent sur le questionnement du corps et de son
environnement, le statut de son dispositif (relation, rencontre), mis en scène par un propos organisant les modes de perceptions. » Fabrice Lambert

09h00 : « K comme Kaos » chez Stimultania – Strasbourg
10h30 : « T comme Territoires du temps »
au Musée Würth France – Erstein
11h45 : « C comme Corps » au Frac Alsace – Sélestat
14h30 : « M comme Mouvement » à La Kunsthalle – Mulhouse
15h30 : « A comme Abstraction » à La Filature – Mulhouse
17h00 : « L comme lumière » au CRAC Alsace – Altkirch

Possibilité de découvrir les performances librement dans les lieux ci-dessus au fil du réseau TRANS RHEIN ART le dimanche 20 mars ou de voyager avec le bus à la journée au départ de Strasbourg.
Chargée de coordination et de projets
pour le réseau TRANS RHEIN ART
Mail : info@artenalsace.org
 
Site Internet : www.artenalsace.org
Frac Alsace / Agence culturelle d’Alsace
1 espace Gilbert Estève – route de marckolsheim
BP 90025 – F- 67601 Sélestat Cedex
Tél : 00 33 (0)3 88 58 87 55 – fax : 00 33 (0)3 88 58 87 56
Les membres du réseau TRANS RHEIN ART :
> Site verrier : Halle Verrière et Centre International d’Art Verrier – CIAV /
MEISENTHAL
> Les géants du Nideck / OBERHASLACH
> Accélérateur de particules / STRASBOURG
> Apollonia – Échanges Artistiques Européens / STRASBOURG
> CEAAC – Centre Européen d’Actions Artistiques Contemporaines /
STRASBOURG
> La Chambre / STRASBOURG
> La Chaufferie – Galerie de l’École supérieure des Arts décoratifs /
STRASBOURG
> Musée d’Art Moderne et Contemporain – MAMCS / STRASBOURG
> Polart / STRASBOURG
> La Société pour la Diffusion de l’Utile Ignorance / STRASBOURG
> Stimultania / STRASBOURG
> Syndicat Potentiel / STRASBOURG
> Musée Würth France / ERSTEIN
> Frac Alsace – Fonds régional d’art contemporain Alsace / SÉLESTAT
> Espace d’Art Contemporain André Malraux – EACAM / COLMAR
> Espace LÉZARD / COLMAR
> Institut Européen des Arts Céramiques – IEAC / GUEBWILLER
> La Filature, Scène nationale / MULHOUSE
> La Kunsthalle / MULHOUSE
> Ateliers Pédagogiques d’Arts Plastiques / MULHOUSE
> Le Quai – École supérieure d’art / MULHOUSE
> CRAC Alsace / ALTKIRCH
> Espace d’art contemporain Fernet Branca / SAINT-LOUIS
> FABRIKculture / HÉGENHEIM
> Les ateliers ouverts / TOUTE LA RÉGION ALSACE
> La Fête de l’eau / WATTWILLER
> Mulhouse 00 / MULHOUSE
> Sélest’art / SÉLESTAT

Pfff roman d'Hélène Sturm

le-livre.1298653896.jpgSamedi 5 mars
de 15h à 17h
Hélène STURM
dédicace
son roman Pfff,
Editions Joëlle Losfeld

à la
Librairie BISEY 
35 Place de la Réunion 
68100 MULHOUSE
www.bisey.eu
extrait : Odile, une jeune femme, ni jolie ni vilaine, se réveille un matin, plus aimable que d’ordinaire.
C’est le point de départ d’une drôle d’histoire où se croisent des taulières de bistrots, des tueurs à gages, un jeune homme timide et ses amis d’autrefois, sans compter les chiens, les chats et les poissons rouges. Les objets ont leur importance, particulièrement les livres qui rythment la vie.

 
HÉLÈNE STURM est née en Alsace.
Après avoir pratiqué différents métiers, notamment dans l’audiovisuel ou encore l’enseignement, elle a partagé jusqu’à très récemment son temps entre Mulhouse et la Drôme où elle réside depuis une dizaine d’années. Pfff est son premier roman.

 

Quelques appréciations de lecteurs
Les lectures de Sophie
B B : Que Sophie, qui je crois est toujours un peu plus sensible au fond qu’à la forme, à l’histoire qu’au style, et qui représente tout à fait les lectrices de ELLE magazine où elle a démarré son blo, ait été « scotchée » par Pfff, c’est plutôt bon signe, je trouve !
I V : Terminé « Pfff ». Quel chouette tourbillon au Paradis sur fond de bartlebysme 🙂 !
Jolie réussite que ce premier roman ♥

Jean D : peut-être l’idéal est-il de le déguster vite, d’un coup; puis, plus tard, de le savourer infiniment lentement….comme l’on fait avec un tableau, pour le coup de poing, puis les petites caresses…
Le bouquinovore :
Mon avis : Comment peut-on parler d’un livre qui à pour titre « pfff». Encore la semaine dernière lorsqu’on me demandait quel livre j’étais en train de lire en ce moment ? Je leur répondais « pfff » le premier roman d’Hélène Sturm. La réaction, souvent la même, « et bien si tu n’aime pas change de livre ». Et connaissant les droits imprescriptibles du lecteur(le droit de ne pas lire, le droit de sauter des pages, le droit de ne pas finir un livre…) si ce livre avait réellement était « pfff », je ne l’aurai certainement pas fini. Cependant je tien à rassurer l’auteur (même si je doute qu’elle vienne à lire ma chronique) que malgré cela un bon nombre d’amis adeptes d’il caffe di Pietro avaient reconnues le bruit subtile lorsque le barman tire la bière.nike-a-talons.1298658258.jpg
Ce roman n’est pas une histoire, mais des histoires, au fil des pages, on passe d’un personnage à l’autre, d’Odile à Walter, passant par Legendre, Beaufils ou encore Jaboulier.
Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’es le concept même du livre, des gens des histoires et deux cafés, le trait d’union entre les personnages est ce lieu même de rencontre que peut représenter un café.  On à l’impression de lire du Godard, il n’y a pas une histoire mais des histoires qui s’unies. Les personnages sont attachants, ils nous font sourire. Odile en ai le personnage clé mais à mes yeux, Walter au fur et à mesure des pages prend sa place.helene.1298656990.jpg
De plus l’auteur à une écriture très agréable à lire, elle sait jouer avec les mots, en abuse peut être un peu parfois.
« Lorsqu’il s’en traite, Walter se demande chaque fois avec combien de l « imbécile » s’écrit. Je suis un idiot, profère-t-il alors, de n’écrire rien d’autre que des listes de choses à faire de choses défaites, de mots dont l’orthographe lui fait défaut, de  mots qui ouvrent des mondes, de mots qu’il n’aime pas. Dès qu’un u cogne un p, il a la chair de poule, « stupre » et « volupté » le réfrigèrent, alors que « suave » le touche, même s’il ne l’avouerait pour rien au monde, et que « jute »lui rougit les joues et qu’il se laisse aiguiser par « pudeur » et par « impudeur » et ce qu’ils évoquent de draps blancs ou de draps froissés. Il faut du désir pour écrire, et jamais il n’en trouve assez pour s’en faire de l’encre »
Un seul petit bémol à cette lecture, étant souvent dans les transports en commun, il est vrai que parfois j’ai eu un peu de mal à me resituer dans les histoires de chaque personnage, le lien entre chacun étant souvent assez subtile, une phrase, un objet.
Cultureàpoint
E I : Quel peut-être le rapport entre un bock de bière et une paire de nike à talons ? C’est tout l’art de la prose d’Hélène, qu’elle déroule et tricote dans son roman. Je me demande où elle a trouvé le temps pour écrire tout ça ? …♥
précipitez-vous car il n’y en aura pas pour tout le monde !

Monet – money and co

img_1080.1295794802.jpg Si vous vous attendez à avoir un choc, pour voir l’exposition, tant courue sur le peintre Monet, vous ne serez pas déçus, des chocs, il y en a de toutes parts, dans le dos, de l’avant, de l’arrière, j’ai même eu un passage de roue de fauteuil roulant sur mon pied (malade). Réflexion de l’accompagnant du handicapé, je ne peux pas voir les toiles et regarder en même temps vers où je pousse, traduisez « dégagez j’accompagne un malade, je suis prioritaire, » il faut préciser que l’accompagnant « prioritaire » est privilégié, car son geste lui permet l’entrée gratuite de beaucoup de musées, sans même être contrôlé par le vigie. Je l’ai expérimeté, en accompagnant mon amie tant regrettée Myriam, et moi-même plus tard, en fauteuil, en visitant « Vienne 1900 » à la Fondation Beyeler, où le public était courtois et s’écartait pour me laisser regarder les toiles. Ce qui est intéressant aussi, ce sont les familles avec enfants en bas âge, auxquels on impose, au risque de les dégoûter à vie, de la visite des musées et des expositions, des heures de stagnation, de files, de queue, dans une foule compressée, où les pauvres chérubins ne manquent pas de dire, « maman, mamy, papa, papy on part quand ? » puis n’en pouvant plus d’impatience, pour vraiment se faire entendre se mettent à brailler de plus bel.
Il y a une autre distraction « so amazing » les audio-guides multi-langues, ceux des radins, qui en achètent un seul pour la famille ou le couple, au point que l’on se croirait dans le RER ou le tram de Mulhouse, direction Chataigniers, il y a ceux qui sont sourds,img_1193.1295807347.jpg ceux qui ne savent pas le manipuler. Puis il faut distinguer les « connaisseurs » qui font profiter la cantonade de leur culture générale, et en matière d’art en particulier. Les visiteurs qui sont venus parce qu’ils en ont entendu parler, mais qu’en fait ils parlent d’autre chose et surtout de leur vie et d’eux-mêmes, en en faisant profiter leurs voisins.
Il y a aussi, oui je l’ai vécu : les groupes, où la guide vous demande de « dégager la place » afin de lui permettre de présenter à son groupe en haute et très intelligible voix, l’œuvre.
Je me demande s’il est utile dans ce cas de payer si cherimg_1081.1295794907.jpg la carte sésame du Grand Palais, qui permet certes d’entrer directement, en passant par le symbolique vigie pirate, à loisirs et sans faire la queue.
Il y a des groupes plus discrets (bravo) où le guide est muni d’un micro, le groupe suit en toute discrétion grâce à des écouteurs.
Les groupes à observer sont ceux constitués d’enfants avec un maître. Certains sont attentifs, prennent des notes, baillent, dorment, font des grimaces avec les copains, les adolescents préoccupés par d’autres distractions, ricanent ou tentent de semer le guide.
Il y a aussi ma méthode, télécharger contre paiement l’audio-guide sur le site de l’exposition, que j’écoute depuis mon téléphone ou mon Iphone, C’est là que vous vous faites interpeller par le gardien, sous prétexte qu’il est interdit de téléphoner dans un musée ou une exposition, ou encore il vous soupçonne, non sans raison de prendre clandestinement des photos, (oui je dénonce … j’ai vu des visiteurs à l’oeuvre devant les oeuvres, moi-même  bref….) !
Et pour clore le sujet the cherry of the cake : les amoureux toujours seuls au monde, qui s’embrassent à pleine bouche devant les toiles et qui oublient qu’ils sont en public et qu’ils bouchent la vue.
photos  iphone de l’auteur
Vous pouvez lire un compte rendu détaillé de l’exposition par un autre blogueur  Lunettes Rouges ici

Voeux 2011

Avec un peu de retard
Pour 2011 et la suite :
Santé, prospérité, amitié, amour, à vous de le mettre dans l’ordre que vous préférez.
n’oubliez pas de monter le son !

Nativité

jean-hey-la-nativite-dautun.1293206559.jpg

vu à l’exposition, France 1500, au Grand Palais de Paris, entre Moyen Age et Renaissance :
  extraits :
On sait que Jean Hey était en France avant 1483, car il exécuta une Nativité  pour le cardinal Jean Rolin (musée d’Autun), qui était chanoine et archidiacre de la cathédrale d’Autun et qui mourut cette année-là. Cette œuvre, qui date probablement de quelques années avant 1483, et d’autres encore, trahissent son origine flamande. Jean Hey connaissait visiblement les dernières œuvres de Hugo Van der Goes qui peut avoir été son maître. L’influence de Van der Goes est manifeste dans ses paysages, dans certaines compositions et, pour la Nativité, dans l’usage de couleurs froides. Les dernières œuvres de Van der Goes, cependant, telles que le Retable Portinari, du musée des Offices, ou La Mort de la Vierge, du musée communal de Bruges, dégagent une intense mélancolie qui est due à l’échelle arbitraire des figures, à un espace irrationnel et à un emploi insolite des couleurs. Les œuvres de Jean Hey sont en revanche plus calmes, et ne décèlent pas la tension qu’on sent chez le maître flamand. Les mains de ses personnages sont souvent levées, les paumes tournées vers l’extérieur, dans un dialogue silencieux et éloquent.
En France, Jean Hey assimila le style de Jean Fouquet, notamment ses formes sculpturales. Les enfants que peint Jean Hey, particulièrement l’Enfant Jésus du Triptyque de Moulins , ont la plasticité de l’enfant qu’a peint Fouquet dans le Diptyque de Melun (musée d’Anvers).

   
 

Il n’est pas facile de dater les œuvres de Jean Hey entre la Nativité d’Autun et le Triptyque de Moulins qui fut exécuté vingt ans plus tard. On peut déduire quelques dates de l’âge des donateurs. Jean Hey peignit probablement le Portrait de Charles de Bourbon , cardinal de Lyon (Alte Pinakothek, Munich), qui mourut en 1488, immédiatement après la Nativité. Le cardinal doit avoir fait entrer Jean Hey à la cour des Bourbons à Moulins, pour lesquels il a dès lors travaillé.

II – Peintre à la cour des Bourbons

Vers 1490, Jean Hey peignit le portrait de Madeleine de Bourbon , dame de Laage, présentée par sainte Madeleine (Louvre)   . Cette donatrice âgée, fille naturelle de Philippe le Bon, épousa, en 1486, un des chambellans de Jean II de Bourbon, et elle a dû mourir avant 1495, date à laquelle son époux se remaria. Jean était probablement déjà célèbre comme portraitiste. Vers 1490-1491, il fit le portrait d’une jeune princesse (coll. Lehman, New York), qui est peut-être celui de Marguerite d’Autriche. Si le modèle est vraiment la jeune « reine » de Charles VIII, cela n’implique pas nécessairement que l’artiste soit allé au château d’Amboise où elle vivait, car elle a passé quelque temps à Moulins avec le roi, entre octobre 1490 et janvier 1491.

   

Pour Pierre de Bourbon et sa femme Anne de France, l’artiste peignit vers 1492-1493 un retable dont il reste seulement les volets (Louvre). Ici encore, on a daté ces panneaux d’après l’âge des donateurs, dans ce cas précis d’après l’âge de leur fille Suzanne qui était née en 1491. Le portrait de Suzanne (Louvre) faisait à l’origine partie du panneau où figure Anne de France. On a émis l’hypothèse que deux panneaux, une Annonciation (Art Institute, Chicago) et Charlemagne et la rencontre à la Porte dorée (National Gallery, Londres), formaient les revers des volets qui représentent le duc, la duchesse et leur fille. Il est plus probable, cependant, que ces deux volets appartenaient à un retable différent, et, de plus, il n’a pas encore été prouvé que ces deux panneaux font partie d’une même œuvre. C’est sans doute à la demande de Pierre de Bourbon que Jean Hey peignit une miniature en tête des Statuts de l’ordre de saint Michel (Paris, B.N., Ms. français 14 363, fol. 3) pour Charles VIII en 1493. La miniature représente saint Michel entouré d’anges, apparaissant au roi accompagné du duc lui-même et d’un membre de l’ordre qu’on n’a pas identifié.
L’année suivante, il fit pour Cueillette l’Ecce Homo qui porte une inscription, œuvre probablement exécutée à Moulins où Cueillette exerçait, auprès de Pierre de Bourbon, les fonctions de secrétaire aussi bien que de trésorier et receveur général des Finances. La même année, l’artiste fit un séjour en Touraine où Anne de Bretagne lui fit faire le portrait du dauphin Charles-Orlant qui était sous bonne garde aux résidences royales de Blois ou d’Amboise. Par la suite, elle envoya ce portrait à son époux Charles VIII qui faisait campagne en Italie.
Vers la fin de sa carrière, Jean Hey exécuta le portrait minutieusement étudié d’un Donateur présenté par saint Maurice ( Art Gallery, Glasgow). On a plusieurs fois essayé d’identifier ce personnage qui porte un diadème orné de pierres précieuses et une chape richement brodée sur son surplis, mais ces tentatives sont restées vaines.
Vers 1500-1501, Hey peignit son chef-d’œuvre, le Triptyque de Moulins. Dans la partie centrale se trouve la Vierge de l’Apocalypse. Sur les volets, Pierre de Bourbon et la duchesse Anne sont présentés par leurs saints patrons ; Suzanne est agenouillée derrière sa mère. Le revers, peint en grisaille, représente l’Annonciation à laquelle assistent cinq anges. Le contraste entre les volets et la partie centrale, entre le monde terrestre et la vision céleste peut sembler surprenant ; mais un tel parti n’est pas une nouveauté, car on le trouve, tout aussi accusé, dans le Diptyque de Melun de Fouquet. Cependant, dans le Triptyque de Moulins, le contraste entre la représentation réaliste des donateurs et celle de la Vierge au ciel est accentué par l’organisation concentrique des couleurs et de la lumière autour de la Vierge, qui est la principale source de luminosité.
Jean Hey fut vraiment le dernier grand artiste français de la période qu’il est convenu d’appeler la Renaissance septentrionale, et, en tant que tel, il n’a exercé que peu d’influence sur l’art français de l’époque suivante. Bientôt, sous Louis XII, allaient arriver les premiers artistes italiens ; les conceptions et les idées d’Italie devaient faire évoluer l’art français dans une autre direction.
 Auteur :

·  Sharon KATIC

 

 

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