A la Kunsthalle de Mulhouse jusqu'au 26.4.2026
Commissariat : Sandrine Wymann
Christiane Fath et François Bauer forment à Mulhouse un duo inédit. Réunis le temps d’une exposition, ils s’emparent de toute La Kunsthalle, ses espaces mais aussi ses curiosités architecturales et proposent une installation immersive où les visiteurs peuvent « Prendre le temps ».
Partant de leurs pratiques de peintre et céramistes, d’un gout partagé pour les couleurs flamboyantes, ils présentent un ensemble de pièces, pour beaucoup
réalisées spécialement pour l’exposition, qui forment dans leur mise en scène un environnement propice à la rêverie.
Les peintures, les objets, les décors, les mobiliers font tous œuvre, toutes les parties dialoguent et s’entendent autour d’un projet commun : composer
un espace de plaisir et de bien-être où l’art est à la fois couleurs, formes, supports, jeux… On se prélasse, on s’attarde, on ralentit et s’amuse… L’exposition se présente comme une invitation au voyage ou la
promesse d’une parenthèse, elle retient le temps et offre généreusement ce que l’art a de plus heureux.
EXPOSITION
Christiane Fath est peintre, vit et travaille à La Réunion. Elle laisse les couleurs exploser sur ses toiles qui sont des tissus patinés d’histoire(s) puisque
généralement dérobés à son trousseau familial. Sur du linge de maison elle trace, imprime, organise des compositions comme bon lui semble, en empruntant des techniques diverses ou inventant ses propres
protocoles de peinture. Respectant les dimensions originales de chacun de ses supports-linge, elle s’empare généralement d’imposantes surfaces qu’elle
investit ardemment d’éléments autobiographiques.
On y retrouve pêle-mêle des paysages d’Afrique, le pourtour de la méditerranée, le motif des moucharabiehs ou le périmètre des 11ème et 12ème
arrondissement de Paris.
François Bauer est céramiste, vit à Strasbourg.
Il se dit potier parce qu’il modèle de nombreux objets utilitaires mais il est aussi peintre et même architecte quand il s’amuse à construire et déconstruire des formes, à organiser des plans et juxtaposer des couleurs. Dans un jeu de va et vient entre la surface et le volume mais aussi en osant des
combinaisons surprenantes, il joue avec la matière terre et la pousse jusqu’à des équilibres improbables ou des agencements audacieux. Ses objets sont
tout à la fois praticables et détournés, ils sont les supports de sa peinture inspirée de souvenirs d’enfance, de son histoire familiale dont il a hérité
un gout inconditionnel pour la peinture fauve, les couleurs vives et les fleurs
Renseignements pratiques
LA KUNSTHALLE MULHOUSE
La Fonderie, 2e étage, entrée par le parvis
www.kunsthallemulhouse.com
+33 (0)3 69 77 66 47
HORAIRES
Mercredi, jeudi, vendredi → 12:00 – 18:00
Samedi, dimanche → 14:00 – 18:00
Fermé les lundis et mardis + 3-5 avril
Entrée libre et gratuite
Groupes, jeune public : renseignements
et réservations au 03 69 77 66 47
ACCES
Train Gare – Suivre le canal du Rhône au Rhin
(Quai d’Isly) jusqu’au pont de la Fonderie
puis rue de la Fonderie
(15 min à pied / 5 min à vélo).
Tram Lignes 2 et 3 arrêt « Tour Nessel »
Bus Ligne C5 arrêt « Fonderie »
Ligne 51 arrêts « Molkenrain »
ou « Porte du Miroir » (sauf le dimanche)
Voiture Autoroute A35 et A36,
sortie Mulhouse centre, direction Gare
puis Université – Fonderie
ou Clinique Diaconat Fonderie.
Parkings relais + tram
Entrée libre
















Conçue comme une exposition de rencontres permettant des expériences partagées, Se faire plaisir est le lieu d’un triple rapprochement et d’un triple plaisir. Celui des artistes qui croisent leurs pratiques, sous l’œil amusé des commissaires d’exposition qui la mettent en scène dans l’intention de prendre soin des visiteurs.





Massage de la tête, entrée libre (env. 20mn)
26.04 de 14h à 16h
Paula Rego










Younes Rahmoun est un artiste marocain, né en 1975 à Tétouan
L’oeuvre définit un espace intime d’autoréflexion et de méditation, tout en mettant en scène les aspects contextuels et la signification d’une vie d’artiste faite de résilience et de résistance. C’est une représentation saisissante de la position de l’artiste aujourd’hui et des capacités transformatrices de la politique et de la poésie de l’art.
L’Atelier d’aquarelle dans l’eau (2005–2006) est une oeuvre d’art participative qui transforme la salle principale de la Kunsthalle en un espace public ouvert et une scène de création. Ici, tout le monde de 7 à 77 ans est invité à participer à une activité commune, qui se présente comme un rituel éphémère composé d’eau et d’aquarelle. Élément essentiel de la ville de Baden-Baden, avec sa rivière Oos et ses thermes, l’eau est le fil conducteur fluide qui permet de travailler ensemble, de partager et de créer des rencontres personnelles et des souvenirs. À travers l’eau, SARKIS met en avant les qualités fondamentales de l’attention et de la patience pour apprendre ensemble, au moyen de l’art, à guérir les traumatismes collectifs comme personnels.
Cette forme d’activation réciproque de l’oeuvre et de son environnement s’étend également à des oeuvres existantes empruntées à des collections
Le fait que SARKIS revienne avec cette exposition dans la région trinationale située sur les territoires allemands, français et suisses, n’est donc pas un hasard. Près de Baden-Baden, du temps où il était professeur à l’école des beaux-arts de Strasbourg et en échanges intenses avec des artistes tels que Joseph Beuys, Marcel Broothaers et des historiens de l’art comme Pontus Hultén, il a systématisé sa recherche d’objets non occidentaux dans le but de les mettre en contexte comme des « objets trouvés » – disposés et assemblés par l’artiste sans perdre pour autant leur singularité.
SARKIS ayant la conviction profonde que les objets ont une existence propre – avec, pour chacun, une histoire singulière de douleur et de souffrance –, il s’est rapproché de la notion de « trésor de souffrance de l’humanité », forgée par l’historien de l’art allemand Aby Warburg. SARKIS interprète ainsi l’histoire humaine à la fois comme un trésor et un fardeau collectif, qu’il relie à ses propres souvenirs et au parcours de sa vie.

Fo.rmé d’abord au Sénégal puis en Suisse Romande,

Son vocabulaire plastique réactive des interrogations historiques et atemporelles tout en élaborant un propos artistique d’une absolue contemporanéité. L’iconographie d’Omar Ba mobilise des métaphores personnelles, des références ancestrales et des figures hybrides. Son travail refuse une narration didactique et cherche, par son caractère énigmatique et son intensité poétique, à exprimer son inconscient et son appréhension symbolique du réel.


