Le rêve fou d’un Homme tenace …
En ouvrant le quotidien le Monde sur le Web, j’étais aussitôt attirée par cette « Libellule » Kesako ?

Une article de Patrick Martinat, nous contait la belle aventure de cet artiste poète atypique, dans son édition du 7 janvier, Le Monde.
(à retrouver dans les archives pour les abonnés)
Le Monde devait publier deux articles de Patrick Martinat consacrés à des lieux d’art brut. Il s’attachait particulièrement au cas de Gorodka, près de Sarlat (Dordogne), dans le Périgord noir, un ensemble de constructions et sculptures qui réunit plusieurs centaines d’oeuvres de Pierre Shasmoukine – son fondateur – et de nombreux autres créateurs. Le lieu est menacé par des autorités administratives au mieux indifférentes, au pire hostiles. En raison d’une grève, cette édition du Monde n’a pas été imprimée, mais l’article était accessible sur le Web. Conséquence inattendue : dès le 6 janvier et ensuite, nous avons reçu plusieurs dizaines d’e-mails de lecteurs déplorant la non-parution de l’enquête. L’art brut suscite des vocations militantes.
Philippe Dagen

Pierre Shasmoukine est né à Versailles en 1943.
A 15 ans, il prend un pseudo russe et se consacre à la Peinture.
A 16 ans, il entre à l’Académie Met de Pennighen…
Penninghen qui avait 75 ans dira de lui … « C’est l’élève le plus doué que j’ai eu « !
Début des années 70, à l’âge de 27 ans, Pierre Shasmoukine quitte Paris avec une idée forte :
Construire en pleine nature un lieu ouvert pour y mener des actions culturelles et sociales…
Sa famille possède 2 hectares de bois près de Sarlat …
Pierre Shasmoukine s’y installe: Seul !
Et pendant 10 ans, met sa vocation d’artiste entre parenthèses …
Les 3 premières années, il survit péniblement sur un campement de fortune. Pas d’eau ni électricité, Il monte l’eau à la brouette du petit bourg de la Canéda, situé à 200mètres.
Peu à peu, mois après mois, il commence l’ébauche de ce qui, 20 années plus tard deviendra Gorodka.
Construisant le jour, rédigeant la nuit des fiches sur son environnement. Plus de 30.000 fiches écrites à la main (au début sous une tente de l’armée)
Après 10 années de travail acharné dans les domaines de la survie, de l’agriculture, de l’élevage, et du travail forestier… Il crée en 1979 l’IRI: Institut Rural d’Information, Première ONG Française sur le développement durable, avec en parallèle la mise en place de la 3ème Boutique de Gestion…
L’I.R.I, sera financé par 5 Ministères d’Etat, emploiera jusqu’à 12 salariés et travaillera en relation avec des consultants sur tous les sujets innovants du monde Rural !
Pierre Shasmoukine en est Président (bénévole)…. Il travaille 14 heures par jour, publie la Revue Za, le livre « Construire en bois » et le 4ème Catalogue des Ressources « Energie Habitat », qui traite (30 ans trop tôt) de tous les sujets actuels, chers aux Ecologistes.
Son travail reste cependant ignoré par Sarlat et la Région.
Pourtant, à Gorodka, au début des années 80, une Serre bioclimatique verra le jour. (voir page suivante ou site Goroka.com)
Mais, avec la Décentralisation, les subventions sont bloquées et curieusement, se « perdent dans la nature » dans l’indifférence (et l’hostilité) des décideurs locaux qui ne se sont jamais déplacés et qui les supprimeront. Pierre Shasmoukine, ulcéré de cette incompréhension générale, arrêtera ses activités et l’IRI, endetté fermera ses portes …!
Pourtant, quelques mois plus tôt:
Le Médiateur auprès du Président de la République et du Parlement avait fait un rapport très positif sur L’IRI…

Toute cette partie de l’histoire de Gorodka se visite sur place et est consultable virtuellement sur le site gorodka.com. (Bande dessinée rubrique « Gorodka Saga »).
Sa compagne de l’époque, quittera le navire, en raflant une grande partie de la documentation de L’IRI, pour créer une émission… Pierre Shasmoukine seul et criblé de dettes devra faire face à une demie 12aine de procès d’intention de l’Administration, tous gagnés, au prix de sa santé!
Elle se gardera bien de dévoiler comment elle est devenue « Journaliste », du jour au lendemain, sans aucun diplôme de quoi que ce soit ! (5 ans plus tôt au moment de sa rencontre avec Pierre Shasmoukine, elle vendait des colifichets sur un trottoir du marché de Sarlat.)
Après son départ, Pierre Shasmoukine, a vieilli de 15 ans en quelques mois…. sa sœur a dû se résoudre à vendre l’appartement parisien près de la Place des Vosges pour payer les dettes de L’IRI.
En 1984, Pierre Shasmoukine tourne la page du « Social »…
Il recommence à peindre et ouvre sa première Galerie d’Art à Gorodka.
Depuis beaucoup d’artistes y ont exposé mais après des années de lutte, Pierre Shasmoukine usé par les soucis financiers, paie de sa santé la mise à l’écart systématique de son lieu et de son travail. Il n’a plus la force ni les moyens financiers pour continuer à entretenir les extérieurs et les bâtiments.
Gorodka a besoin d’être connu et soutenu par la Presse pour sortir de l’isolement et de la mise à l’écart injustifiés, que GORODKA subit depuis des années…
Le Maire J.J. de Peretti , dit il y a deux ans, « J’aime beaucoup votre frère et ce qu’il fait! » …
Mais il ne le soutient en RIEN et repousse ses promesses d’années en années., rapporte sa soeur.
Toute cette partie de l’histoire de Gorodka se visite sur place et est consultable virtuellement sur le site www.gorodka.com. (Bande dessinée rubrique « Gorodka Saga »)
Gorodka … fil conducteur
Plus fil conducteur que philosophie,
J’ai défini mon action au sein de la société
Par un concept simple : Celui du « trans-social »:
« Le trans-social est un individu qui ne peut se situer dans aucune
des catégories sociales, psychologiques ou idéologiques, où nous avons tendance à nous enfermer du premier cri au dernier soupir.
Il fait sauter les verrous des schémas et des conditionnements…
La camisole des structures sécurisantes…
Ce n’est certainement pas un associal, mais un chercheur qui contribue au développement de sa société: mais pour lui pas d’étiquette ». P.S
La théorie des 6 Corps est la charpente de Gorodka.
Cette théorie est personnelle.
Elle n’a pour but, ni reproductibilité, ni exemple.
Elle est étayée de réflexions et d’actions de terrain…
1er corps : Mort
Toute naissance amorce un premier pas vers la mort.
Si la mort est irrémédiable à toute chose, elle en est aussi le départ.
Il faut en avoir la sereine conscience, et mieux vaut agir le plus tôt possible qu’attendre la minute fatidique…
2ème corps : Identité
Trouver des appellations correspondant à ses propres actions et créations, les identifier et en nommer l’important… Exemples : Shasmoukine… Gorodka… Institut Rural d’Informations… Oper-sexis… Folies Plastiques… Galeries Za… Joyeuses Protestations… Sculptures Habitables dans l’Espace… Théâtre d’Actions… Musée Za-Gorodka… etc )
3ème corps : Espace
Posséder ou construire un lieu pour ne pas uniquement l’habiter, mais être en union directe avec lui, pouvoir l’incorporer, l’identifier, être facteur de sa vie évolutive… (Exemple : Gorodka)
4ème corps : Expression
Trouver son/ses langages propres, les plus appropriés à son besoin d’énoncer et indispensables à la communication vers l’autre… (Exemple : peintures… sculptures… écriture… anarchitecture…)
5ème corps : Pédagogie informelle
Idée de partage, de synergie, de partenariat et de solidarité: s’ouvrir et travailler avec les autres… (Exemple : Galeries Za… Folies Plastiques… Créations Communication, Théâtre d’Actions… Oper-sexis… )
6ème corps : Passage
Le propre passage de son corps de la vie à la mort, complémentarité d’avec le passage de ses actions vers le don, vers des notions de pérennité et des propositions d’utilités humaines… (Exemple : Musée Za-Gorodka )
Gorodka village d’art insolite
à 4 kms de Sarlat dans le Périgord

40 années de travail acharné et de multi-créativité d’un seul Homme…
Tout Gorodka a été rêvé, crée et construit par Pierre Shasmoukine artiste multi-art…
« Un des 11 lieux insolites à visiter en France » (L’INTERNAUTE).
« Parmi les 120 endroits étonnants dans le monde. (1. 2. 3. Musée).
« Travail et ténacité A VOIR ABSOLUMENT » (Guide du Routard.)
« Une approche ludique et pédagogique de l’Art Contemporain…. (Le Point)
« Emission « Echappées belles » France 5 (le 15 octobre 2011)
ETONNANT le JOUR …. MAGIQUE le SOIR ! …
Les visiteurs peuvent apporter leur pique-nique. Le midi, ils profitent de la tonnelle
ombragée et le soir, à mesure que la nuit tombe, les oeuvres s’illuminent autour d’eux …
et juste à côté un barbecue géant à la disposition de tous


et la plus petite Galerie du monde (seulement 3 tableaux)
Gorodka est MAGIQUE le soir. Le soir tombe tout Gorodka s’illumine (Jusqu’à minuit en été). Avec les 2 cyclopes de nuit, les Personnages de l’accueil.
Le « J.T » Conceptuel Humoristique

Les LOCATIONS
– Le Chalet /Duplex des vacanciers: (Location WE ou à la semaine)…
Les visiteurs venus parfois pour un simple coup d’oeil, sont pris par la magie du lieu,
Ils veulent dormir dans le décor, et prennent une petite chambre d’artistes pour prolonger
leur séjour
– Cette année ce grand chalet (ci-dessus) en duplex a été complètement aménagé pour la
location (2 à 4 pers) … de 450 à 550 € la semaine.
– le petit chalet/chambre qui se loue en plus, pour deux adultes
ou personnes ou ados supplémentaires. (120 Euros la semaine)
– En plus du Chalet, un studio est disponible pour 2/3 personnes.
80 € la nuit 150 € le W-E. 350 euros la semaine.
(Salle d’eau attenante et coin petits déjeuners).
– 3 petites chambres « d’artistes »(salle de douche commune)… (40 !€ la nuit – 70 !€
le W-E).
(Petits déjeuners 5 €/pers / Location draps possible (5 €/pers) ….
Toutes ces locations se font de Pâques à la Toussaint …
(Possibilité de séjours hors saison à déterminer)
Renseignements: 06 83 36 77 96 ou 05 53 31 02 00 (de12 à18h)
Gorodka est ouvert au public tous les jours toute l’année avec les soirs d’été, possibilité de pique-niquer et de dormir dans les petites chambres d’hôtes de ce décor insolite et étonnant.
Site : Gorodka.com mail : info@gorodka.com
catherine-mordin@wanadoo.fr
Tél: (de 12 à 18h) 05 53 31 02 00 Portable : 06 83 36 77 96
photos courtoisie Gorodka Pierre Shasmoukine
Catégorie : Arts plastiques
En vadrouille
Si vous me cherchez je suis quelque part par là, je vais vérifier si il penche vraiment !

à écouter ici 01_Big-Ben
Chassé-croisé, Dada-Surréaliste, 1916-1969

L’Espace d’Art Contemporain Fernet Branca nous propose un voyage dans l’histoire de l’art. Le parcours de cette exposition suggère que, de la jonction du Dadaïsme et du Surréalisme, résulte un formidable collage d’oeuvres surprenantes, un assemblage d’émotions, et surtout la découverte de nombreux artistes inconnus du grand public. Ce voyage sera jonché de découvertes allant de Hans Arp à De Chirico en passant par Klee, Delvaux, Matta, Lam, Michaux ou encore Breton et Soupault.
Après l’exposition à la Fondation Beyeler, une suite surréaliste nous est proposée par les 2 co-commissaires : Georges Sebbag et Auguste Vonville pour qui c’est une première, en tant que commissaire, mais aussi grâce à 2 collectionneurs anonymes.
chassé-croisé, Dada-Surréaliste, 1916-1969 du 15 janvier au 1er juillet
AGAR ALECHINSKY ARP BAJ BASKINE BELLMER BELLON BENAYOUN BENOIT BONA BOTT BRASSAI TH.BRAUNER V.BRAUNER BRETON BRYEN CADAVRE EXQUIS CAMACHO CARDENAS CARRINGTON CHARCHOUNE CREPIN DALI DAX DE CHIRICO DELVAUX DEMARNE DOMINGUEZ ELLÉOUËT ERNST FRANCES FREDDIE GABRITSCHEVSKY GIRONELLA GORKY GRANELL GRAVEROL HANTAÏ HAUSMANN HAYTER HENRY HEROLD HÖCH HUGNET HUGO KLEE LABISSE LALOY LAM LAMBA LESAGE LJUBA MAGRITTE MALKINE MAN RAY MARIEN MASSON MATTA MATTER MESENS MICHAUX MIRO MOHOLY-NAGY ONSLOW FORD OPPENHEIM OSSORIO PAALEN PAPAZOFF PARENT PENROSE PICABIA POUDEROUX PREVERT RAHON-PAALEN RICHTER ROY SAGE SAURA SAVINIO SCHAD SCHRODER-SONNENSTER SELIGMANN SERPAN SILBERMANN SIMA SOUPAULT STYRSKY SVANBERG TABARD TAMAYO TANGUY TANNING TARNAUD TOYEN TZARA UBAC VARO WÖLFLI WOLS ZÜRN

On ne sait si le mot Dada a été trouvé par hasard en ouvrant un dictionnaire ou si ce mot
attrape-tout est à l’image de l’autruche Dada qui, dans L’Étoile du Sud de Jules Verne,
engloutit le plus gros diamant du monde. Tantôt l’artiste dada s’empare de tout et avale tout pour assouvir sa pulsion orale. Tantôt, en pleine phase sadique ou négativiste, il fait mine de tout casser en niant même qu’il soit un artiste. En revanche, on sait que le mot Surréalisme a été emprunté à Guillaume Apollinaire qui le réduisait à une esthétique de la surprise. Pour les trois mousquetaires Aragon, Breton et Soupault, ce terme désigne une série de découvertes placées sous le signe du merveilleux : écriture automatique, vague de rêves, « stupéfiant Image », jeu du cadavre exquis, errance dans la ville, hasard objectif, trouvaille d’un objet, rencontre capitale, amour fou, humour noir, procédés automatiques (frottage, fumage, coulage, décalcomanie sans objet préconçu). Allergiques au réalisme et au misérabilisme, les surréalistes hissent haut le drapeau de l’imagination. Ils sont à la recherche du Point Sublime, d’un « certain point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement (1). »
Dès 1909, le futurisme italien, animé par le publicitaire de choc Marinetti, a irrité, amusé et fait scandale par sa condamnation de la tradition passéiste et par ses transpositions lyriques de l’atmosphère électrique du monde industriel : concerts bruitistes et mots en liberté, éloge du coup de poing et de la vitesse, adhésion aux formes héroïques et nouvelles de la guerre. Ce mouvement moderne et d’avant-garde, qui prônait la simultanéité des états d’âme ou l’insertion du spectateur au centre du tableau, a tenté de restituer une ambiance, de captiver un public. En 1916, le mouvement Dada naît au cabaret Voltaire, à Zurich, à l’abri de la guerre. Venus d’Allemagne (Hugo Ball, Richard Huelsenbeck, Raoul Hausmann), de Roumanie (Tristan Tzara, Marcel Janco), d’Alsace ( Jean Arp) ou de Suisse (Sophie Taeuber), les dadas cultivent l’art de la dérision, puisant en partie dans les recettes futuristes. Lors de soirées festives et tumultueuses, ils deviennent des chantres de la provocation. L’esprit iconoclaste dada se manifeste aussi chez d’autres individualités, mêlant indifférence et excentricité : Arthur Cravan, neveu d’Oscar Wilde, unique rédacteur de la revue Maintenant, poète-boxeur-danseur-conférencier ; Marcel Duchamp, inventeur du ready made, tels la roue de bicyclette, le porte-bouteilles ou l’urinoir ; Francis Picabia, irrévérencieux et malicieux dans ses dessins mécanographes ; Jacques Vaché, dandy des tranchées et déserteur à l’intérieur de soi-même. La figure du futuriste affiche le sérieux de l’activiste et du constructiviste. La silhouette du dandy dada, fébrile et paradoxal, promène un individualisme funambule. Le surréaliste, membre d’une association collagiste, dévoile son visage dans un portrait de groupe. Mais dadas et surréalistes ont ceci de commun qu’ils sont des individus révoltés, des partisans de l’automatisme, des collagistes de la rencontre, des découvreurs du moment opportun.

Un collage réunissant et reliant 200 tableaux, photographies ou sculptures, conçus par 100 artistes surréalistes, dadas ou apparentés, tel est l’objet et le propos de cette exposition. Le collage, au sens de matériaux découpés, redistribués ou ajustés, est une pratique précoce
chez les dadas (Hannah Höch, Kurt Schwitters, Raoul Hausmann), les surréalistes (Max
Ernst) et chez ceux qu’on peut qualifier de dada-surréalistes (Picabia, Arp). Cependant, deux autres significations du mot ont été mises à profit par les surréalistes : le collage passionnel relatif à quelques-uns et à l’ensemble du groupe ; le collage temporel, comme la série de coïncidences parsemant les rencontres de Nadja et d’André Breton dans les rues de Paris.
D’ailleurs, dès juillet 1918, le soldat André Breton faisait profession de collagiste, annonçant même, en jouant sur les mots, qu’il mènerait cette carrière jusqu’à son terme : « Mieux vaut laisser dire / qu’André Breton / receveur de Contributions indirectes / s’adonne au collage /en attendant la retraite (2) ».
À travers ces oeuvres, ô combien diverses, on devine les forces souterraines qui les ont
soulevées, le soubassement collectif qui les a portées, le tissu conjonctif qui les a nourries. La répartition des 100 artistes en neuf sections obéit à quatre critères : l’appartenance (salles distinctes pour les dadas, les surréalistes et les apparentés), la chronologie (première, deuxième et troisième génération surréaliste), la particularité (femmes, ésotérisme) et le mode opératoire (photogramme). Mais les artistes répartis dans les différentes salles ne sont nullement enfermés dans une case (Chirico le précurseur fait aussi partie du premier cercle surréaliste ; Arp est autant surréaliste que dada). De même, la chronologie est assez élastique (des surréalistes des années trente peuvent être représentés par des oeuvres de décennies suivantes). On perçoit, et c’est là l’essentiel, un air de connivence entre toutes ces oeuvres, qu’elles soient majeures ou mineures, qu’elles datent des années vingt ou des années soixante. L’aire de jeu des dadas avoisine le château hanté des surréalistes. Le mouvement Dada (1916-1925) et le mouvement surréaliste (1919-1969) sont rivaux et complémentaires. Le parcours de cette exposition suggère que, de leur jonction ou conjonction, résulte un formidable collage vivant et détonant.
Georges Sebbag

1 André Breton, Second manifeste du surréalisme, Éditions Kra, 1930.
2 Poème « Pour Lafcadio », recueilli dans Mont de piété (1913-1919), Au Sans Pareil, 1919.
Catalogue 224 pages/ 203 illustrations couleur
Biographies des 98 artistes présentés.
Textes de Georges SEBBAG.
© Editions de Saint-Louis. Espace d’Art Contemporain
Fernet Branca -ISBN : 978-2-917186-39-8
HORAIRES
du mercredi au dimanche : de 14h00 à 19h00 (fermé lundi et mardi)
TARIFS
Entrée : 7 €
6 € tarif réduit : groupes 10 personnes minimum
étudiants de moins de 26 ans, carte Cezam
Gratuité enfants de moins de 12 ans, MuseumsPass
VISITES GUIDÉES Sur demande
ACCÈS Aéroport Bâle/Mulhouse à 5 minutes, gare SNCF à 500
mètres, Autoroute A35,
La ville de Saint-Louis est à 5 minutes de Bâle (CH)
Matisse, Cézanne, Picasso… L'aventure des Stein
Dernier jour le 22 janvier 2012 de
l’Exposition aux Galeries Nationales du Grand Palais.
Commissaire Cécile Debray
« Leurs pieds nus sont chaussés de sandales delphiques, Il lèvent vers le ciel des fronts scientifiques. Apollinaire [à propos des Stein], octobre 1907. »
C’est une incroyable collection d’avant garde pour l’époque, l’invention de l’art moderne.
les blogs et magazines et le site du Grand Palais (vidéo) s’en sont fait largement écho. C’était une magnifique exposition.
On y apprend que c’est Léo Stein qui est à l’origine de la rencontre Matisse – Picasso.

C’est Léo issu d’Harward, qui découvre Paris, décidant de devenir artiste loue un appartement et un atelier à Paris, Après avoir parcouru l’Europe en compagnie de sa sœur, la fortune familiale, leur permettant ce luxe. Il est rejoint par Gertrude, étude de médecine non achevées, suivies d’étude de philosophie terminées.
Puis le 3e frère Michael les rejoint à Paris, en compagnie de son épouse Sarah.
Ce sont eux qui découvrent La Femme au chapeau,

la Raie Verte de Matisse (hommage à Chardin que Matisse vénérait) qui provoque l’hilarité générale. Le portrait fascinait Sarah pour la ressemblance qu’il avait avec sa propre mère. Il annonce aussi les demoiselles d’Avignon de Picasso. C’est Léo le plus riche qui l’acquiert, pour céder la toile au couple. Léo raconte que Matisse n’osa la voir qu’une seule fois ‘ in situ’ par peur des moqueries. Elle revient au Moma de San Francisco par la succession H.Matisse.
Leur collection se dispersa pendant la guerre, 19 de leurs œuvres prêtées à Berlin ne furent jamais retrouvées.
C’est Sarah la plus connaisseuse, la plus sensible qui s’attache à Matisse. Dans la collection, on peut voir un portrait du couple peint par l’artiste qui dit ceci lorsqu’il retourne définitivement au USA :


« ……vous et M. Stein m’avez tant soutenu …….combien je prisais vos appréciations judicieuses……..aussi, il me semble que la meilleure partie de mon auditoire est partie avec vous. Les vrais amis sont tellement rares qu’il est douloureux de les voir s’éloigner »
Gertrude est la figure emblématique de la famille Stein, c’est la prêtresse de l’art moderne, son mythe se construit à travers son amitié de 40 ans avec Picasso. Collectionneuse, ses murs, rue de Fleurus, abondent des toiles acquises, en temps que mécène, comme dans la rue Madame chez Michael et Sarah. Les repas et visitent s’organisent entre les 2 foyers avec les mêmes convives.
Alice B. Toklas est une amie de Sarah, c’est une pianiste émérite et devient la compagne de Gertrude Stein, elle se mute en dactylo et femme au foyer.
C’est là que Léo claque la porte emportant seize Renoir, 2 Cézanne, quelques dessins et lettres de Picasso et laissant 37 Picasso, pourtant élément moteur, de cet engouement, pour parcourir l’Europe et s’arrêter définitivement à Florence. Il avait pourtant initié Gertrude à Cézanne, Valloton dont la beauté glacée, n’est pas san rappeler celui de la Fondation de la Villa Flora à Winterthur, ou encore l’érotisme de Bonnard, (toile qu’il revendit très vite), grâce à ses rencontres avec les marchands d’art Vollard, Kahnweiler.
Ses goûts le porteront définitivement vers Delacroix et Rubens.
Avec sa stature de Bouddha, Gertrude ne ressemblait pas à son portrait peint par Picasso.
Qui disait « elle finirait bien par lui ressembler »

Fanatique de cubisme elle achète « La table de l’architecte »(évocation cubiste d’une histoire d’amour triste de Picasso) Trois femmes, Tête de Fernande
Elle écrit une monographie sur Picasso, après la publication de l’Autobiographie d’Alice B. Toklas en 1933, qui est en fait sa propre vie. Picasso a épousé Olga et est devenu un bourgeois installé rue de la Boétie, une photo prise par Olga

montre le cercle de famille. Gertrude n’est plus au centre et perd son statut de mécène, elle écrit et publie.
Picasso publie à son tour, ce que Gertrude ne peut tolérer, un peintre est fait pour la peinture et non pour l’écrit. Le seul écrivain possible sur la peinture c’est elle. Cela s’achève sur des problèmes d’ego chacun reprochant à l’autre de s’être servi de l’autre pour asseoir sa notoriété.
Fin d’une longue amitié privilégiée.
Dominique Angel – Paysage
Dominique Angel présente à l’Espace Malraux de Colmar jusqu’au 12 février 2012
Paysage [évocation d’un récit en suspens]

L’astiste marseillais, sculpteur avant tout, manie indifféremment divers médias, le dessin et l’écriture en tête, mais également la photo, la vidéo ou la performance.
Pour l’exposition de Colmar, il rassemble au rez de chaussée plusieurs
éléments sculpturaux sous la forme d’une installation in situ, qui n’est pas sans évoquer l’atelier de Brancusi.

- Dominique Angel installation in situ Colmar 2011 espace Malraux
La colonne sans fin ou encore l’amoncellement de pièces de tissus cousues à la Louise Bourgeois
Mon ambition artistique
La recherche d’un hypothétique bonheur fonde la conscience artistique de nos sociétés. De la distraction à l’activité purement utilitaire, de la soumission au libre arbitre, du bon sauvage à la barbarie humanitaire, de l’art pour chacun au tout est
art, de la figuration à l’abstraction, de Dieu pour tous à chacun pour
soi, de l’homme à la femme, de l’individu à la société, de la vie à la
mort, du temps passé au temps présent, je mets dans mon oeuvre autant de
grandes causes que de petits plaisirs. Ils stabilisent mon ego et font
pencher en ma faveur le fléau de la justice aveugle. Mon ambition
artistique est de ne rien laisser au hasard. Mais je m’y prends souvent
comme un manche : l’entreprise est aussi malaisée que de vouloir peindre
un pet.
Mon projet artistique
Les divers aspects de mon activité artistique sont les fragments d’une oeuvre unique à laquelle je travaille dorénavant. Le titre, Pièces supplémentaires, déborde le
projet qu’il annonce.
J’utilise divers moyens d’expressions. La nature de l’art contemporain commande de faire ainsi. Je n’y peux rien.
Mon projet se décompose en cinq parties :
1-Des sculptures de grandes dimensions, conçues comme une sorte de
déménagement en catastrophe au cours duquel on s’exercerait à quelques
arrangements esthétiques pour laisser croire que tout va bien. Une vidéo
une photographie et une installation évoquant les limites de ce
principe complètent généralement le dispositif. ( Je ne peux pas croire
que mes oeuvres puissent retourner au chaos dès que j’ai le dos tourné !).
2- Une installation que je considère être une composition d’atelier, un témoignage, un camp retranché que je recompose chaque fois qu’il est nécessaire avec des apports de sculptures nouvelles et anciennes, des objets, des plantes et toutes sortes de déballages ainsi qu’avec des interventions sonores et vidéographiques. Mon atelier pour l’instant est à l’image du monde. C’est une fabrique d’accessoires gérée
par l’esthétique rigoureuse du bazar. Je suis un artiste de mon temps :
la nature morte devient l’unique sujet de l’art.
3- Un travail photographique. Il y a là des images de sculptures que je n’oserais
jamais faire. Ce sont des sculptures qui n’existent pas. Quelle différence cela fait-il avec la grande majorité des oeuvres d’art dont chacun de nous n’aura, au bout du compte, jamais vu que la reproduction photographique ?
4- Une pièce de théâtre, une suite de textes sur l’art, de poèmes, de nouvelles et de romans, dont trois ont été déjà publiés à l’occasion de certaines de mes expositions : La beauté moderne, éd. vidéochroniques/Musée d’art contemporain de Nice, Petites
farces de la vie quotidienne, éd. Actes Sud, La brosse à cheveux et le
mexicain, éd. Musée de Belfort, Le 19, C.R.A.C. et le C.A.P. de
Montbéliard accompagneront l’ensemble de mes recherches.
5- Ma production vidéo avec laquelle je me suis évertué jusqu’à présent à
prouver que : a) Le vent de l’Histoire est composé surtout de courants
d’air, b) qu’il poussera des poils aux statues le jour où les poules
auront des dents, c) et qu’enfin la tâche de l’artiste contemporain
consiste à devoir absolument réussir quelque chose dans un monde raté, a
pour objectif maintenant d’affirmer le contraire de ce qu’elle a montré
jusqu’à présent.
Mon projet consiste donc à rassembler ces divers éléments en une oeuvre unique. On comprendra mieux mon entêtement à vouloir nommer chacun d’eux Pièce Supplémentaire, sans autre distinction que leur qualité respective.
En ce qui concerne la théorie de cette entreprise, elle s’organise comme partie constituante de mon travail plastique, autour d’un ouvrage littéraire qui s’intitule
Conditions relatives à la réalisation de quelques unes de mes oeuvres.
J’y décris minutieusement avant qu’elles ne soient réalisées chacune des
séries de pièces qui participent des diverses orientations de mon
travail. Puis je montre, photos, anecdotes, et autres informations à
l’appui qu’avec un même concept, un même système de représentation on
peut élaborer des oeuvres diamétralement opposées.
J’envisage d’utiliser l’ordinateur et la technique de ramification de l’hyper-texte
pour trouver le développement nécessaire au rapport mot / titre / texte
/ image etc., puis de rassembler cette étape de mon travail sur un
CD-ROM qui trouvera sa place dans une installation finale ou sera
confronté la réalité des pièces avec la fiction que représentera cette
synthèse.
Dominique Angel
Une fresque (diaporama) à l’étage ornent les cimaises du centre d’art. Elle est composée de dessins mis bouts à bouts, accompagnés de photos et de textes témoignage d’une oeuvre en perpétuelle évolution et aux aux ambitions gigantesques. Elle a donné naissance à l’édition d’un catalogue « Paysage » où l’artiste écrivain, livre des textes et des pensées où il nous offre une vision du monde sur un ton absurde et burlesque, mais aussi le rapport de l’artiste avec son travail. Dans ses romans, souvent écrits à la première personne, il est à la fois auteur et acteur, comme dans ses vidéos, jouant lui-même l’acteur et combattant avec ses sculptures lors de performances aux allures de champs de bataille.
Dominque Angel a enseigné à la Villa Arson de Nice.
Photos et diaporamas de l’auteur
courtoisie de l’Espace Malraux et de Dominique Angel
Yayoi Kusama
Dernière occasion de vivre dans l’ambiance hallucinatoire de
Yayoi Kusama.(vidéo) 9 janvier 2012

UN POIS, C’EST TOUT
Par Chantal Béret, Conservatrice au musée national d’art moderne.
Texte publié dans le magazine programme Code Couleur
Kusama, des pois plein la tête
De Yayoi Kusama, on connaît surtout ses spectaculaires « environnements », des salles dans lesquelles la Japonaise organise un chaos de sculptures molles constellées de son motif fétiche : des petits pois. Le mérite de cette première rétrospective est de nous dévoiler une œuvre bien plus variée : peintures abstraites, vidéos de performances engagées (réalisées dans les rues de New York dans les années 1960), sculptures en tissu rembourré… Internée à sa demande en hôpital psychiatrique à Tokyo depuis 1977, cette grande dame de l’art contemporain n’en reste pas moins active comme jamais, et cette exposition est l’occasion de le faire savoir.

Parcours et luttes de mon âme*
« Un jour, après avoir vu, sur la table, la nappe au motif de fleurettes rouges, j’ai porté mon regard vers le plafond. Là, partout, sur la surface de la vitre comme sur celle de la poutre, s’étendaient les formes des fleurettes rouges. Toute la pièce, tout mon corps, tout l’univers en seront pleins ; moi-même je m’acheminerai vers l’autoanéantissement, vers un retour, vers une réduction, dans l’absolu de l’espace et dans l’infini d’un temps éternel. […] Je fus saisie de stupeur. […] Peindre était la seule façon de me garder en vie, ou à l’inverse était une fièvre qui m’acculait moi-même. […] »

Et maintenant un art comme requiem *
« […] L’image sur laquelle je travaille actuellement est celle de la mort […]. Dans notre société d’information devenue une société de violence, dans une culture homogénéisée, dans une nature polluée, dans cette imagerie d’enfer, le mystère de la vie a déjà rendu son souffle. La mort qui va nous accueillir s’est dépouillée de sa quiétude solennelle et nous avons perdu de vue la mort sereine. […] Jusqu’ici, ma propre révolution, faite pour continuer à vivre, se dirigeait vers la découverte de la mort. Je suis arrivée à un moment de mon parcours artistique où il faut que je crée un art pour le repos de mon âme, un art qui tiendra compte de ce que signifie la mort, de la beauté de ses couleurs et de ses espaces, de la tranquillité de ses pas, du ‘ Néant ‘ qui vient après elle. »

Ce fut la salle la plus magique, car celle aux pois rouges était oppressante, un malaise s’y ressentait très vite, une perception de sa folie. Puis la suite devint répétitive.
A la sortie de l’exposition mon amie parisienne qui se reconnaîtra, s’acheta des collants à pois dans une boutique près de Beaubourg. Pour ne pas être en reste je ne sors plus sans mon parapluie mauve à pois.
* textes du site du centre Pompidou
image 1 site du centre Pompidou
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vidéo mon Youtoube
Sommaire de décembre 2011
01 décembre 2011 : JR au cube
05 décembre 2011 : Christian Geiger
06 décembre 2011 : En vadrouille
10 décembre 2011 : Le Venin du Mort et l’Histoire des Rues de Mulhouse
17 décembre 2011 : Zahra Poonawala
19 décembre 2011 : Zoom sur Mulhouse
20 décembre 2011 : Robert Cahen « Voyager / Rencontrer » : exposition en Chine
21 décembre 2011 : Silvi Simon à la Chambre
25 décembre 2011 : Joyeux Noël
26 décembre 2011 : Fra Angelico et les Maîtres de la lumière
31 décembre 2011 : Mon bilan de Venise 2011
Silvi Simon à la Chambre

Filmatruc est un terme générique utilisé par Silvi Simon pour désigner ses différents dispositifs créés pour la projection cinématographique.
Dans ses recherches, chaque médium a son importance. La pellicule, bande cellulosique photosensible, est impressionnée par la lumière puis révélée et fixée par la chimie. Elle est perforée aussi régulièrement que se suivent les images pour être utilisée dans une mécanique – la caméra – qui va capter puis re-créer le mouvement. Le projecteur enfin, en est le mécanisme de restitution lumineuse et optique.
Silvi Simon s’est penchée sur chacune de ces étapes de retranscription du mouvement, les fait agir l’un envers l’autre, distillant l’image à la manière d’un alchimiste.
Mais au delà de ces ingrédients élémentaires de son travail, elle questionne le dispositif en lui-même.
Dans l’interstice entre la machine et l’écran où l’image est suspendue dans la lumière,
elle intercale ses dispositifs qui transforment cette matière lumineuse pour prendre toutes les dimensions de l’espace et du temps. L’écran n’est plus une simple surface, le spectateur entre dans l’image spatialisée.
Ces installations sont le fruit d’un travail artisanal sur l’image cinématographique devenue matière, où ombre, lumière et mouvement prennent autant d’importance que le sens véhiculé par la séquence filmée. Ses dispositifs sont volontairement «low tech», faits de composants bruts tels que moteur, hélice, axe, pignon, courroie, plastique, verre, miroir… et font naturellement le pont avec la naissance du cinéma et son appareillage mécanique.
Extrait de filmatruc à Fribourg

pedago@la-chambre.org
Robert Cahen « Voyager / Rencontrer » : exposition en Chine
Voyager/Rencontrer, l’exposition d’installation vidéo présente des créations de Robert Cahen depuis 1980, dont la plupart se sont inspirées de ses voyages dans différentes parties du monde. Le spectateur est entrainé dans un véritable monde flottant, voguant entre la réalité et la fiction, dans une expérience quasi physique du voyage.
partagé avec :
Zahra Poonawala

Symphonie (In)ouïe est un concert rêvé qui coud, en sons et en images, les fragments d’un discours musical et filmique dont les composants visuels sont entrelacés avec le fil sonore que suit l’ouïe. Dans un unique espace de transition permanente, celui d’un entrepôt où le son et ses vecteurs restent en suspens malgré des ébauches de communication, s’esquisse un parcours de souvenirs truffé d’incohérences. La dissociation entre l’image et le son projette le mouvement dans l’espace, et celui-ci se fait temps musical, comme si la vacuité des lieux redisait les balbutiements du discours et la difficulté d’abolir les distances. Mais la vie s’insinue, par bribes burlesques : la pluie force le souffle du tubiste, le froid contraint à réchauffer la flûte, le trajet boiteux d’un homme soutire des souffles à un accordéon. Et une voix distante, par un haut-parleur, renoue avec une continuité mélodique qui fait deviner, dans les marges, la symphonie latente.
Le dernier court métrage, Symphonie Inouïe, réalisé au Fresnoy, par Zahra Poonawala (dont le crieur public a été montré au CEAAC de Strasbourg et au forum de St Louis) est visible dans un festival en ligne , le Streaming Festival, jusqu’à la fin du weekend.
Voici le lien vers le site pour écouter la symphonie
Ainsi qu’un article sur le film et le festival
Premiere le 8/06/2011 au Fresnoy, Tourcoing
Exposé au CEAAC, Strasbourg 15/09/2011-16/10/2011
Visible en ligne au Streaming Festival , La Hague, 1-18/12/2011

