Hans Hartung "le geste et la méthode"

« Lorsque j’avais entre huit et douze ans, j’étais passionné d’astronomie. Je cherchais à dessiner des éclairs ». Hans Hartung

st-paul-de-vence-161_dxo52.1227543194.jpgCette exposition s’articule ainsi sur l’histoire même de l’artiste, puisque Hans Hartung collectionneur et conservateur de son propre travail a laissé à sa mort, au sein de ce qui allait devenir une fondation, les chefs-d’œuvre qu’il a souhaité réunir et conserver. Cet immense corpus, généreux, impressionnant, est montré dans sa nouvelle actualité comme l’aboutissement d’un désir de maîtrise qui vise un concept globalisant, l’œuvre entre geste et méthode.
Avec la présentation des « Hartung de Hartung », la Fondation Maeght renoue avec les grandes expositions monographiques et magnifie le travail patient de la Fondation Hans Hartung et Anna-Eva Bergman qui s’attache à développer des programmes de recherche autour de cette oeuvre majeure. A cette occasion, la Fondation Maeght offre un rendez-vous exceptionnel au public avec Hans Hartung pour mieux appréhender son travail pictural. Cette exposition se veut un véritable plaisir de peinture : une présentation expressive et érudite, exaltée par la rencontre d’une œuvre forte et d’un lieu rare pour créer un moment d’exception. Il décline tantôt sur papier baryté, tous les médiums : peinture, encre, avec des outils tels que : plumes, pinceaux, spalters, rouleaux, griffes.
Ce papier, composé d’une surface très lisse de poudre de marbre blanc, offre à l’artiste un terrain favorable, pour recueillir le dynamisme d’une expression, comme la construction méthodique d’un signe. Compris comme un répertoire graphique de l’oeuvre de Hans Hartung, cet ensemble résume le désir insistant de l’artiste d’inscription et de réinscription de signes privilégiés.
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 clic sur l’image pour l’agrandir
Un film montre l’artiste dans ses divers travaux. Entre les carnets intimes, un ensemble cohérent nous montre un panorama de son oeuvre. Une série de céramiques fabriquées à la fondation même profitant de la présence d’un four, il a abordé cette technique de manière spontanée, avec des inscriptions audacieuses, ludiques et inventives en essayant d’adapter sa technique à la céramique. Véritable musée dans la nature, la Fondation Maeght est un lieu exceptionnel qui possède une des plus importantes collections en Europe de peintures, sculptures, dessins et oeuvres graphiques du XXème siècle : Bonnard, Braque, Calder, Chagall, Giacometti, Léger, Miró… Elle s’apparente avec la Fondation Gianadda à Martigny et l’actuelle exposition du musée Frieder Burda de Baden Baden. c’est en voyant 2 de ses toiles au Musée Wurth que j’ai eu envie d’en savoir plus sur cet artiste au graphisme élégant. Une fontaine Pol Burry a fait son apparition à la Fondation Jusqu’au 16 novembre. photos de l’auteur autorisées contre une légère contribution financière.
photos de l’auteur

Günter Grass au forum Würth

Si sa maîtrise d’écrivain éclipse un peu les qualités de son œuvre graphique, celle-ci est cependant loin d’être négligeable. Son activité d’artiste plasticien, ne peut être entièrement séparée de son travail d’écrivain. Günter Grass, qui n’a jamais été séduit par le non-figuratif, est en effet un remarquable artiste animalier qui s’exprime par le dessin, la gravure, la lithographie, la sculpture. La vocation de sculpteur qui marqua ses débuts n’a toutefois pas pu s’affirmer au même degré : de l’aveu de Grass, elle implique un engagement trop exigeant pour supporter la cohabitation avec l’activité également prenante de l’écriture.

 

Par contre, sur ses manuscrits, le texte s’accompagne souvent d’images qui viennent nourrir l’inspiration dans un chassé-croisé permanent entre les deux disciplines qui se fécondent mutuellement. C’est d’ailleurs, peut-être, par le dessin qu’il arrive le mieux à assumer l’expérience dérangeante de la misère indienne, mais aussi son engagement politique, son amitié pour Willy Brandt.

La rencontre de quelques blogueurs au Louvre

    Vidéo bricolée par l’auteur
    Un récit détaillé fait par

Louvre-Passion

    notre hôte, un autre résumé par

Alain, un poète

    , un amoureux de Vermeer.

 

    Notre passage dans la

salle Baouit copte

    et l’apothéose de la visite à mon goût, (il faut venir souvent au Louvre, mais surtout en-dehors des grands week-end, se fixer un thème),

la toile et les sculptures d’Anselm Kiefer .
Anselm Kiefer par d’Art d’Art

Sommaire de mars 2008

  1. 2008-03-23 – 8 : Anselm Kiefer au Louvre
  2. 2008-03-22 – 8 : Barcelone
  3. 2008-03-24 – 8 : Salle de Baouit copte
  4. 2008-03-31 – 8 : La rencontre de quelques blogueurs au Louvre



Salle de Baouit copte


Notre rencontre de blogueurs a débuté par une visite guidée, avec grand talent par Détours des Mondes, qui nous a permis une incursion dans l’art africain, dont elle est une spécialiste.
Nous avons traversé maintes salles, gravi pleins d’escaliers, guidé par Louvre-passion , qui se déplace au Louvre comme chez lui, pour voir une oeuvre installée depuis quelques temps au Louvre, de Daniele da Volterra double face, dont vous trouverez le détail ici, et là Après avoir revisité les « Stars du Louvre » nous nous sommes attardés devant les oeuvres d’une donation. Puis, Louvre-passion nous a fait découvrir un havre de paix la salle de Baouit copte .
Notre pérégrination louvresque s’est achevée en apothéose devant l’installation d’Anselm Kiefer, commentée avec l’érudition qu’on lui connait par Lunettes Rouges.
Cette belle rencontre s’est achevée devant un sympathique déjeuner, loin du tumulte de la foule pascale, dans un agréable restaurant. De nouveaux projets de rencontre se sont échaffaudés spontanément.

Barcelone

 

 

pict0085_dxo5.1227542149.jpg Ville à l’architecture réjouissante, grouillante de monde, janvier période idéale de visites, climat clément, 17 ° de moyenne, la grosse foule des touristes n’est pas au rendez-vous. Barcelone est plaisante autant par la diversité de ses quartiers,ses plaças,  la rambla, ses marchés, ses « casas »

son palais de la musique catalane, avec sa coupole en forme de goutte d’eau, style Art Nouveau un véritable coup de coeur de ma part, l’incontournable  Sagrada Familia, le parc Güell, le Musée National des Beaux Arts de Catalogne dans le palais de Monjouic, (certaines toiles importantes sont absentes, parce qu’elles sont prêtées à d’autres musées, dont cette toile de Fragonard vue à l’exposition Fragonard Jean-Claude Richard, habillé ‘à l’espagnole’ , ainsi que certains Cranach et des Durer. C’est très souvent le cas dans les musées étrangers ou provinciaux, les pièces importantes sont en prêt. Puis la Fondation Miro, avec un clin d’oeil à Lunettes Rouges

Il est prudent d’avoir sa carte d’identité à jour sous peine d’être refoulé dès le départ… Si d’aventure vous prenez une photo, ou vous activez votre caméra, lorsque vous avez repéré un point de vue digne d’être immortalisé, assurez-vous que les arbres ou les oiseaux réels ou encore les plaisantins, du magnifique park Güell, ne vous préparent pas un jet verdâtre de leur composition, surtout si votre patronyme est E.T. comble de l’ironie…. Ne jurez pas non plus que les voleurs en seront pour leurs frais ….
Site sur Barcelone
Album photos sur Barcelone (trouvé sur le ne

http://www.art-et-voyage.com/blog/index.php?2008/01/18/592-barcelone#co

Anselm Kiefer au Louvre


Lunettes Rouges avec les « blogueurs réunis » sous mon objectif attentif

Anselm Kiefer a installé une peinture originale dans un escalier du Louvre. C’est la première fois, depuis Georges Braque en 1953, qu’un artiste contemporain crée une œuvre pérenne spécialement pour le musée. Toute l’œuvre, si contemporaine d’Anselm Kiefer dit la présence de l’Orient proche, des racines du monde judéo-chrétien, des mythes égyptiens et sumériens. C’est sur ce terrain que le Louvre a engagé cet automne le dialogue avec le peintre.
Découvrir Athanor, Hortus Conclusus et Danaé exige de se perdre au préalable dans les salles du département des Antiquités orientales entre Egypte, Mésopotamie et Iran. Puis, en haut de l’escalier nord, l’ensemble composé d’une toile et de deux sculptures se dévoile enfin, isolé de toutes autres œuvres. Le choc n’en est que plus saisissant, à la mesure du talent de Kiefer.
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Athanor, la toile rappelle « J’ai vu le pays du brouillard, j’ai mangé le coeur du brouillard » dédiée à Ingebord Bachmann, vu à Monumenta, même corps allongé, immobile, mais au crâne nu, livide, la tête plus basse que le corps, comme dans une position de méditation ou d’abandon total, le corps flottant, se détachant sur la terre ocre rouge, une ligne verticale jaillit du centre du corps rejoint une immense nébuleuse grise et blanche tel un vortex, à l’image des toiles de constellations; au centre une pluie d’or, un soleil, puis une ligne horizontale, une inscription juste en-dessous, divise la toile, au-dessus la nébuleuse blanche se partage, permettant d’imaginer une sorte de croix. Autoportrait de l’artiste ? Evocation de la mort ? Thème récurrent chez Kiefer qui nous renvoie à une réflexion sur nous-mêmes.

 

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A droite, Hortus Conclusus est un bouquet de douze tournesols dont les fleurs desséchées sont tournées vers le bas. Certaines ont la tige brisée. Elles ont poussé sur un sol de glaise, magmaesque, presque un tas de boue. Sa fascination pour la nature, l’architecture naturelle des plantes suscite une admiration presque enfantine chez l’artiste. Ses oeuvres proposent de reprendre contact avec la nature, les éléments naturels : l’argile, l’eau, le bois, les feuilles, mais aussi la cendre etc… Chacune de ces sculptures semble répondre à la toile placée au centre. L’impression morbide est très forte.

 

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A gauche, dans une niche, Danaé, empilement de livres de plomb au dessus desquels se dresse une immense tige de tournesol, ensemble monochrome gris clair parsemé de pépites de tournesol tombées sur les livres. On songe évidemment à la pluie d’or du tableau, mais aussi à la magnifique bibliothèque de plomb et de verre de Chute d’étoiles. La fascination d’Anselm Kiefer pour les livres est profondément ancrée dans sa pratique artistique. De son propre aveu, s’il n’avait été peintre, il aurait été écrivain. La littérature est pour lui un territoire inépuisable pour la création de ses oeuvres plastiques.

Le mythe, la subjectivité, la passion… grâce à l’apport de l’art conceptuel, mais avec des moyens essentiellement picturaux, Kiefer tente de déconstruire et de mettre à plat un sujet délicat et ambigu : le concept de germanité, profondément enraciné dans l’idéologie allemande et mis à mal après la Seconde Guerre mondiale, pour dégager une nouvelle identité, débarrassée d’une connotation excessivement idéaliste et inhumaine, purifiée de ses tabous et de ses refoulements, déculpabilisée. De plain-pied dans l’histoire mais se situant dans le présent, l’œuvre de Kiefer, est la pluspart du temps de dimensions monumentales.
    Dérangeante et complexe, l’œuvre de Kiefer, en ne privilégiant pas la forme par rapport au contenu, en s’interrogeant au contraire sur le rôle de l’art dans la société, et de la responsabilité de l’artiste, sans en nier l’aspect esthétique, a réhabilité une peinture « porteuse de sens ».

 

 

 

 

 

 

Anselm Kiefer au Louvre

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Douleur extase et volupté

ludovicina-albertoini-le-bernin.1295999079.jpgVoici ce qu’en dit le très sérieux Guide Bleu :

ce n’est pas très glamour : Eglise San Francesco a Ripa
Reconstruite au XVIIe s, occupe l’emplacement de l’hospice
S. Biagio où séjourna St François d’Assise.
De l’intérieur assez laid, on ne retiendra que (4° chapelle g)

la statue de la bienheureuse Louise Albertoni ** oeuvre du Bernin (1674), qui par sa composition scénique et son exécution d’une virtuosité éblouissante, est à rapprocher de la Ste Thérèse de S. Maria della Vittoria.

le pudique Gallimard :

La « bienheureuse Louise Albertoni », Comme à Santa Maria della Vittoria, le Bernin a ménagé à la Chapelle Altieri, divers effets lumineux. Ainsi une lumière indirecte tombe sur la statue, au drapé mouvementé, de la bienheureuse agonisante. Le corps repose sur un matelas de marbres polychromes ourlé de franges de bronze doré. Au-dessus, un tableau de Baciccio (la Vierge à l’enfant avec Ste Anne) révèle la vision de la bienheureuse.
Dans la 1° chapelle il y a une naissance de la Vierge du français Simon Vouet.
Et pour mon amie genvoise d’origine italienne …. :
les nombreux monuments funéraires font penser à cette chronique italienne rapportée par Stendhal :

 

A minuit, dans cette même église éclairée par un millier de cierges, une princesse romaine fit célébrer un office funèbre pour l’amant qu’elle allait faire assassiner…

 

Le Hachette :
Je vous la fais courte : Une oeuvre à elle seule, justifie la visite : l’éblouissante statue de la bienheureuse Ludovica Albertoni, du Bernin, dans la

chapelle Altieri (4° gauche) coup de chance c’est la même.

Et en fin lu sur un blog :
La bienheureuse Ludovica Albertoni, dont la statue immortalisée par Bernin en 1674 gît à Rome dans l’église San Francesco a Ripa, ne lasse de me séduire et de m’intriguer.
D’un côté, l’explication officielle mettra abondamment en valeur la vie exemplaire de cette femme qui consacra sa vie au secours des pauvres du Trastevere. Toujours selon l’hagiographie officielle, c’est alors qu’elle allait être terrassée par la fièvre qui devait l’emporter en 1533, que Ludovica trouva réconfort dans l’Eucharistie, en attendant impatiemment la mort pour s’unir au Christ.
Les convulsions du corps alangui de la sainte sont, toujours selon ces sources, les signes de l’extase qui la gagne au fur et à mesure que s’approche le moment de sa délivrance dans la mort. Ludovica se laisse emporter par la vague de plaisir qui submerge sa douleur. Quant à l’artiste, le Bernin, les critiques mettront sur le compte de l’âge (c’est sa dernière oeuvre), l’expression jugée excessive de pathos.
La bouche entrouverte, les yeux clos, plaquant le drapé au bas des côtes avec sa main gauche alors qu’elle se caresse le sein de sa destre, les genoux légèrement desserrés, tout dans sa posture n’est qu’abandon et jouissance. Et comment croire, sous le soleil de Rome, que les traits transfigurés de la sainte désignent l’extase mystique qui illumine, et non pas, plus trivialement, le plaisir qui inonde ? Equivoque sublime où le Très-Haut scelle une alliance inattendue avec sa créature, où le plaisir devient trait d’union entre l’esprit qui reçoit et le corps qui se donne… à moins que ce ne soit l’Esprit qui se donne et le corps qui reçoit.
Pour ceux qui aimeraient fréquenter d’autres figures de l’ambiguïté :
1. L’extase de Sainte Thérèse d’Avila, à la chapelle Cornaro, Sainte-Marie de la Victoire, Rome, 1645 (photo ci-dessous). Pour une interpréation sensible et sensuelle, je vous renvoie au très beau texte de Katrine Alexandre — alias Mademoiselle K — initulé « Jouissance et Sainteré » et paru dans la « Vénus Littéraire
« .

photos de l’auteur sauf la 2°

Commentaires

1. Le 08 mars 2008 à 12h, par Jean-Marc

Merci Elisabeth pour la référence que vous faites au billet « Douleur et volupté » posté sur mon blog au sujet de l’agonie de la bienheureuse Ludovica Albertoni.J’en profite pour ajouter deux précisions. La première, c’est que le lien que vous indiquez sur votre billet est erroné. Il va bien pointer sur mon blog. Il va bien sur une statue du Bernin, mais par sur la douce Ludovica ; il cible sur le Rapt de Proserpine, autre oeuvre d’une confondante sensualité. A toutes fins utiles, il vous suffit de cliquer sur mon nom au dessus (ou au dessous) du présent commentaire pour accéder directement à l’article de référence.

L’autre commentaire fait lui place à un étonnement. Contrairement à ce qu’évoque le « pudique Gallimard », la statue de la Bienheureuse Ludovica Albertoni n’est pas à la Madonna dell’Orto ; elle est à San Francesco a Ripa, comme l’indique très justement le Guide Bleu. Ces deux églises sont certes toutes deux à Trastevere. Mieux : pas plus de 150 mètres ne les éloignent l’une de l’autre. Mais voilà quand même une erreur bien surprenante.

Bien à vous

Jean-Marc

2. Le 08 mars 2008 à 16h, par DominiqueL

Rfce du guide « Rome: où trouver ..Le Bernin… » Ed ScalaPour Ste Thérèse à la Chapelle Cornaro (Ste Marie de la Victoire):
« …L’extase mystique…, décrite par la réformatrice carmélite dans ses écrits, est interprétée au pied de la lettre par l’artiste, qui accentue le trouble de l’esprit et des sens. »
D’un point de vue spatial, Ste Thérèse est placée tête à droite.

Pour Ludovica Albertoni ( San Francisco A Ripa)
« La mystique des sens du Bernin est fort bien exprimée dans cette célèbre statue gisante…représentant la mort de la sainte en un abandon quasi érotique. »
D’un point de vue spatial, Ste Ludovica est cette fois-ci placée tête à gauche.

Les explications ont le privilège d’être claires…
Dans un vocabulaire quasi-médical, le moment de la jouissance est appelé « la petite mort ». Voilà une façon de retomber sur ses pieds…

Dernier détail: pour la statue de Ste Cécile,il est vrai que l’on se trouve loin de la statue de Ste Cécile de Maderno, à l’église Ste Cécile in Trastvere, où cette dernière est placée face contre terre( position inspirée de la position dans laquelle elle fut retrouvée à l’ouverture de son tombeau).

Quand la petite histoire rejoint la grande histoire…

DominiqueL.

3. Le 08 mars 2008 à 18h, par Louvre-passion

La composition de la statue de la bienheureuse Louise Albertoni est effectivement équivoque et peut aussi s’interpréter comme une manifestation de volupté. L’expression du visage, la main sur le sein…
Le Bernin a t’il laissé un sous entendu ?

4. Le 08 mars 2008 à 22h, par elisabeth

« Beata Ludovica Albertoni » est ainsi située dans la bonne église, de Francesco A Ripa, grâce à Jean-Marc que je remercie.
Bernin devait être un coquin, il a fait preuve de virtuosité et d’intelligence. Il faut toujours se situer dans le contexte de l’époque, les papes avaient des neveux sinon des enfants illégitimes, peut-être que quelqu’un en sait plus sur une ressemblance, entre cette « beata Ludovica » et une dame de la société romaine, ou peut-être les traits les plus beaux de certaines dames ont été retenus par Bernin, en esthète qu’il devait être, si l’on considère ses autres chefs d’oeuvre.
Merci à Dominique pour ses recherches (spatiales…) je reviendrai en privé avec toi sur Ste Cécile !
En tous cas, j’ai hâte d’y être et de contempler tous ces chefs d’oeuvre

Carla = Cécilia ?

la-dame-a-la-licorne-leonard-de-vinci.1233587324.jpg Ne trouvez-vous pas que la nouvelle épouse du président des français, Carla Bruni ressemble quelque peu au portrait de La Dame à l’hermine (Cecilia Gallerani), huile sur bois, 1488-1490. Musée de Cracovie, Pologne, peint par Léonard de Vinci ?La toile représente Cecilia Gallerani, la maîtresse de Ludovic Sforza, duc de Milan, qui fut d’abord son tuteur et le protecteur de Léonard. La peinture est l’un des quatre portraits de femme peints par Léonard de Vinci, les trois autres étant le portrait de Mona Lisa, celui de Ginevra de Benci et celui de la Belle Ferronière . En dépit de nombreux dommages, elle est néanmoins en meilleur état que plusieurs autres peintures de De Vinci.
Léonard a rencontré Cecilia Gallerani à Milan en 1484, lors de l’épidémie de peste, alors que tous deux habitaient au Castello Sforzesco, le palais de Ludovic Sforza, le More. Jeune et belle, âgée de seulement 17 ans, Cecilia était la maîtresse du duc.
La légende veut que dans la Vierge aux rochers, Léonard a peint l’ange à l’image du visage de Cecilia, alors qu’elle était une inconnue pour lui. Il ne l’aurait rencontrée qu’après.
Plusieurs interprétations iconographiques de l’hermine que tient la jeune femme ont été proposées. On y a vu le symbole de la pureté ou encore l’emblème du More, qui était « l’ermellino », une petite hermine. Ce pourrait être également un calembour sur son nom de famille, Gallerani, l’hermine en grec se disant galay. Ou encore un élément de la mode de l’époque, la jeune femme étant représentée avec un seul collier, alors que son protecteur et commanditaire de la toile la couvrait de bijoux. À proprement parler, l’animal du tableau semble ne pas être une hermine mais plutôt un furet blanc.
La peinture a été acquise par Adam Jerzy Czartoryski, le fils d’Izabela Czartoryska et d’Adam Kazimierz Czartoryski en Italie en 1798 et intégrée dans les collections de la famille Czartoryski en 1800. L’inscription dans le coin haut gauche de la peinture,
« La Bele Ferioniere.Leonard d’AWinci. », a été probablement ajoutée par un restaurateur peu de temps après son arrivée en Pologne. Léonard, comme c’était l’usage à cette époque ne signait pas ses toiles. Les artistes s’incluaient dans leurs tableaux, dans la représentation d’un personnage, en général caché parmis d’autres, mais très souvent, regardant le spectateur. En 1939 elle a été saisie par les nazis et envoyée au musée Kaiser Friedrich à Berlin. En 1940 Hans Frank, gouverneur général de la Pologne, a demandé qu’elle soit restituée à la ville de Cracovie et il l’accrocha, par la suite, dans ses bureaux. À la fin de la seconde Guerre mondiale, elle a été découverte par les troupes alliées dans la maison de Frank en Bavière. Elle est revenue en Pologne et est actuellement exposée au musée Czartoryski à Cracovie.
Le film polonais Vinci (2004) a pour sujet un vol du tableau.

Léonard De Vinci, La Dame à l’Hermine

Ce n’est pas l’histoire d’une toile mystérieuse mais plutôt celle d’un secret de fabrication. En 2014, le laboratoire parisien Lumieres Technology révèle que La dame à l’hermine de De Vinci a donné beaucoup de mal à l’artiste, qui à dû s’y reprendre à trois fois avant d’arriver au résultat que l’on connait. A l’origine, le portrait se passait de cette hermine mystérieuse, symbole politique, ajoutée puis retravaillée, obligeant le peintre à modifier la position du bras de son personnage ainsi que d’autres détails plus discrets.
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