A gauche Sam Keller directeur de la Fondation Beyeler, à droite Dr Raphaël Bouvier commissaire – installation Duane Hanson
Exposition Anniversaire – Special Guest Duane Hanson
30 octobre 2022 – 8 janvier 2023
L’exposition est placée sous le commissariat de Dr Raphaël Bouvier.
La Fondation Beyeler célèbre cette année ses 25 ans d’existence avec l’exposition la plus importante à ce jour d’oeuvres de sa collection.
Investissant la quasi-totalité des espaces d’exposition du musée, elle présente une centaine d’oeuvres de 31 artistes – de classiques de l’art moderne à des acquisitions récentes d’art contemporain.
L’exposition offre ainsi une occasion unique de (re)découvrir la collection de la Fondation Beyeler dans toute sa qualité et sa profondeur.
Des oeuvres majeures de Vincent van Gogh, Claude Monet, Paul Cézanne,
Henri Rousseau, Pablo Picasso, Henri Matisse, Alberto Giacometti, Mark Rothko, Andy Warhol, Francis Bacon et Louise Bourgeois, entre autres, sont mises en rapport avec les positions contemporaines d’entre autres Marlene Dumas, Anselm Kiefer, Roni Horn, Felix Gonzalez-Torres, Tacita Dean,
Rachel Whiteread et Wolfgang Tillmans. L’exposition offre ainsi une occasion unique à ce jour de (re)découvrir la collection de la Fondation Beyeler dans
sa qualité et profondeur. Cette exposition anniversaire est encore enrichie par l’inclusion de plusieurs sculptures hyperréalistes de l’artiste américain Duane Hanson. Cette « exposition dans l’exposition » ouvre des perspectives surprenantes sur les oeuvres, l’architecture, les collaborateurs·rices et les visiteurs·ses de la Fondation Beyeler.
Ernst Beyeler
Figure majeure parmi les galeristes de son temps, Ernst Beyeler a constitué avec son épouse Hildy l’une des collections d’art moderne les plus importantes au monde, hébergée depuis 1997 à la Fondation Beyeler conçue par l’architecte italien Renzo Piano. La collection s’étend de l’impressionnisme et postimpressionnisme, en passant par l’art moderne classique à l’art contemporain. L’envergure et la renommée de la collection n’ont depuis cessé de grandir avec de nouvelles acquisitions d’oeuvres d’artistes de premier plan. Entretemps, elle dénombre environ 400 oeuvres des XIXe, XXe et XXIe siècles, comprenant tableaux, dessins, sculptures, photographies, films et installations. L’exposition anniversaire réunit un nombre important d’oeuvres majeures de la collection.
L’exposition
Placée sous le commissariat de Raphaël Bouvier, l’exposition occupe au total 20 salles, consacrant certaines salles à des groupes d’oeuvres majeures d’artistes individuel·le·s comme par exemple Paul Klee, Joan Miró, Mark Rothko et Marlene Dumas.
Le célèbre triptyque aux nymphéas de Claude Monet est également présenté avec d’autres oeuvres importantes de l’artiste dans une salle attitrée, de même que l’oeuvre tardif de Henri Matisse avec ses célèbres papiers découpés. Une autre salle est dédiée à l’ensemble de sculptures emblématique d’Alberto Giacometti.
Pablo Picasso a marqué l’art du XXe siècle d’une empreinte singulière. La Fondation Beyeler possède plus de 30 de ses oeuvres, une des plus belles collections au monde. Un nombre important de ces oeuvres de premier plan est donné à voir. D’autres salles mettent l’accent sur différents mouvements artistiques tels le post-impressionnisme, les débuts de l’abstraction ou le pop art. L’attention se porte alors sur des artistes comme Edgar Degas, Vincent van Gogh, Paul Cézanne, Vassily Kandinsky et Andy Warhol.
Des oeuvres d’artistes contemporaines de renom telles que Leonor Antunes, Louise Bourgeois, Tacita Dean et Roni Horn sont présentées en paires particulières.


L’exposition anniversaire présente enfin pour la toute première fois certaines acquisitions récentes, parmi elles l’installation Poltergeist, 2020, de l’artiste britannique Rachel Whiteread et l’importante toile de Pierre Bonnard La Source ou Nu dans la baignoire, 1917, premier achat d’une oeuvre de l’art moderne classique réalisé par le musée depuis le décès de Ernst et Hildy Beyeler.
Les sculptures de Duane Hanson
Prenant la forme d’une « exposition dans l’exposition », 13 sculptures hyperréalistes de l’influent artiste américain Duane Hanson (1925–1996) sont présentées dans des endroits choisis du musée. Ces prêts en provenance de la succession de l’artiste, de collections privées et de musées engagent un dialogue direct avec des oeuvres de la collection et l’architecture du musée, formant un concentré rétrospectif du travail
de l’artiste. C’est la première fois qu’un groupe aussi important de sculptures de Duane Hanson est montré dans le contexte d’une collection muséale.
Duane Hanson figure parmi les représentants majeurs de la sculpture américaine d’après-guerre et il est considéré comme un fondateur de l’hyperréalisme au sein du mouvement pop art. À partir de la fin des
années 1960, il réalise des figures humaines grandeur nature dont le réalisme fascine. Utilisant des matériaux alors nouveaux tels la résine de polyester et le polychlorure de vinyle, il reproduit le corps humain dans ses moindres détails et confère à ses sculptures un aspect de véracité trompeuse au moyen
de vêtements et d’accessoires réels.
Hanson se saisit de thèmes brûlants de la société américaine et occidentale, formulant une critique tant explicite qu’implicite des conditions sociales. Il s’intéresse aux personnes défavorisées et opprimées, mais aussi à celles de la classe moyenne, qu’il immortalise dans des situations de la vie quotidienne. Hanson brouille ce faisant les frontières entre art et réalité, suscitant chez le public un vaste éventail de réactions, allant du choc et de l’irritation à une vive émotion et une profonde affection.
La grande diversité et l’ambivalence de ces expériences se manifestent pleinement dans la rencontre orchestrée entre les figures de Duane Hanson et les oeuvres et l’architecture de la Fondation Beyeler.
Certaines sculptures s’érigent radicalement contre des maux et des dysfonctionnements sociaux toujours d’actualité aujourd’hui, tandis que d’autres rendent hommage à toutes les personnes que l’on peut croiser
dans un musée, qu’il s’agisse des visiteurs·ses ou des collaborateurs·rices
qui en assurent le fonctionnement en coulisses.
Dans l’une des salles,
on trouve ainsi la sculpture d’un couple d’un certain âge assis sur un banc, épuisé·e, contemplant un tableau de Rothko de la Collection Beyeler.
Dans une autre salle, une femme âgée s’est assise juste à côté du célèbre portrait de l’épouse de Cézanne, adoptant sa pose. La sculpture d’un agent d’entretien nettoie les vitres de la façade du musée et une mère debout
avec sa poussette s’est jointe au célèbre groupe de figures de Giacometti.
Programation
À l’occasion de ses 25 années d’existence, la Fondation Beyeler lance une programmation du vendredi soir. Du 16 septembre au 16 décembre 2022, le musée et le restaurant restent ouverts chaque vendredi jusque 22h. En collaboration avec l’Institut Art Genre Nature de la Haute école des arts visuels et des arts appliqués FHNW à Bâle, le musée propose
14 soirées « Friday Beyeler ».
Sous le titre « I Hear a New World – 14 Miaows of the Future »,
des étudiant·e·s et des artistes enseignant à l’institut transforment le
foyer du musée en une plateforme pour la création contemporaine,
présentant performances live, films, entretiens, musique, poésie et danse.
Des informations plus détaillées concernant la programmation sont
disponibles sur les comptes de réseaux sociaux et sur le site web de la
Fondation Beyeler :
www.fondationbeyeler.ch/fr/friday-beyeler
Fondation Beyeler.25 Highlights
Dans le cadre des 25 ans du musée paraît au Hatje Cantz Verlag de Berlin Fondation Beyeler. 25 Highlights, une publication de petit format réunissant
25 oeuvres choisies allant de l’impressionnisme à l’art moderne classique et à l’art contemporain. Au fil de 80 pages richement illustrées, des textes concis
présentent des chefs-d’oeuvre de la Collection Beyeler.
Informations complémentaires :
Fondation Beyeler, Beyeler Museum AG,
Baselstrasse 77, CH-4125 Riehen
Horaires d’ouverture de la Fondation Beyeler :
tous les jours 10h00 – 18h00,
le mercredi jusqu’à 20h00,
du 16 septembre au 16 décembre 2022
le vendredi jusqu’à 22h00.
Accès
depuis la gare SBB ou DB,
tram n° 2 descendre à Messe Platz, puis Tram n° 6
arrêt Fondation Beyeler
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Née en 1958 à Bogota, Salcedo explore à travers des objets, des sculptures et
Doris Salcedo-shibboleth, photo Lunettes Rouges
Photo Arte
En 2023, la Fondation Beyeler consacrera à Doris Salcedo une grande exposition d’oeuvres majeures de l’ensemble de sa carrière.
Les pratiques artistiques et discours contemporains interrogent les conditions écologiques, géologiques et mondiales dissimulées et réprimées de notre consommation. Dans la perception du public, la micro-dimension invisible des déchets est devenue un véritable sujet. L’omniprésence de cette forme de déchets dans l’air, dans les sols, dans l’eau, dans la glace et chez les êtres vivants – et ce même dans des zones jamais foulées par l’homme – a durablement modifié notre représentation de la nature. À l’heure actuelle, des artistes se consacrent aussi de Eric Hattan, Jet d’OH!, 2000
L’élimination des déchets est une industrie aujourd’hui hautement automatisée. Les installations modernes de gestion des déchets sont structurées de manière à dissocier les déchets de la société. Les
waste imprègne déjà toute l’écosphère.

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Son Portrait d’un étranger dans le style du Greco (1899) reproduit une tête type, caractéristique des portraits et des tableaux de saints du Greco, à l’instar du Saint Jérôme (vers 1610) conservé au Metropolitan Museum of Art de New York. L’Enterrement de Casagemas (Évocation) de 1901, chef-d’oeuvre intime qui annonce la période bleue, s’inspire directement du Greco également. Dans les années suivantes, cette influence demeure perceptible, comme le montrent les parallèles étonnants entre le Portrait de Mme Canals (1905) de Picasso et le Portrait d’une dame à la fourrure que l’on attribuait encore à l’époque au Greco, mais dont le véritable auteur n’est pas clairement établi aujourd’hui.







Ils demandent un chaise roulante pour moi.







Bien que la performance soit une pratique récente, il est déjà possible d’en relire l’histoire, les histoires. Pour ce chapitre, nous considérons la performance comme une traversée d’impulsions et de courants venant d’horizons multiples, de cultures métissées, de moments du passé, d’une histoire de l’art et des formes, un entrelacs d’inspirations diverses, qui constitue aujourd’hui un héritage riche pour des dialogues intergénérationnels fructueux
La performance se situe à la frontière de plusieurs disciplines, entre différents genres et une multitude de médias et médiums. Arts visuels, théâtre, danse, musique et littérature, mais aussi cabarets et cirque, vidéo et installation, ou encore objet et peinture peuvent y fusionner, s’y perdre, s’y rejouer. Les frontières entre les genres deviennent ici perméables et permettent d’explorer des questions de fluidité, un rapport à l’hybridité du corps, au décalage fécond, au rire, au costume.
Cette thématique ouvre un champ d’exploration autour de la question du lieu d’où l’on parle. Depuis quel endroit peut- on dire « je », ou « nous »? Comment le contexte – société, architecture, institutions, famille, école, normes de genre, environnement de travail – influent sur nos sensations, notre langage corporel, notre attitude ou encore nos actions.
Ce thème ouvre un vaste champ d’exploration autour de la question du commun, du collectif, de l’espace public, et, par ricochet, du militantisme, de la circulation de l’information et des médias. La performance interroge notre rapport au politique et peut devenir source d’irritation, un lieu de subversion et de transgression, pour réclamer une forme autodétermination et d’émancipation.
une performance. Entre l’artiste et le public s’ouvre un espace de perception, un temps et un espace partagés, qui sont communs à toutes celles et tous ceux qui sont présente.s. Cette coprésence confère au public un rôle particulier. Il devient le témoin d’une œuvre éphémère dont les sensations et le récit mémoriel occuperont ensuite ses
Reines Prochaines, Chris Regn, Evi Wiemer, Jean Cotter, Yan Duyvendak, Ntando Cele, Anne Rosset & Robert Alexander, Markus Goessi, Iris Ganz, Andrea Saemann Talks : Katharina Steffen | Frauenrakete, Monika Dillier | Damengöttinnen s’entretient avec Ute Holl
Sept oeuvres importantes de l’artiste se trouvent dans la Collection Beyeler. À l’occasion de cette exposition, elles ont été examinées par des expert·e·s en conservation et en restauration, permettant d’acquérir des connaissances pour partie tout à fait nouvelles.
Piet Mondrian
Piet Mondrian



New York City 1 est l’oeuvre la plus récente de l’exposition et appartient à un petit groupe de tableaux créés autour de 1941. Sa composition est semblable à celle de Forêt près d’Oele de 1908, mis à part le fait qu’elle
Né en 1872 à Amersfoort aux Pays-Bas, Mondrian entre tôt en contact avec l’art : son père enseigne le dessin, son oncle est un peintre amateur à succès, influencé par la peinture de paysage de l’École de La Haye, incarnation spécifiquement néerlandaise de Piet Mondrian
Dans le cadre de l’exposition, la Fondation Beyeler présente le film «Piet & Mondrian», un court-métrage de Lars Kraume, l’un des cinéastes les plus renommés de langue allemande. Le film prend pour point de départ l’essai Réalité naturelle et réalité abstraite, formulé par Mondrian en 1919/20 sur le mode du dialogue pour y exposer ses considérations et ses réflexions sur l’abstraction dans l’art. Le grand acteur allemand de théâtre et de cinéma Lars Eidinger donne vie au texte théorique de Mondrian.
Le catalogue de l’exposition a été conçu par Irma Boom, graphiste de renom international qui au fil des dernières années a renouvelé les possibilités infinies du livre. Le catalogue paraît en allemand et en anglais au Hatje Cantz Verlag, Berlin. Sur 264 pages, il réunit des articles rédigés par Benno Tempel, Caro