Les femmes qui aiment sont dangereuses

Laure Adler :
« Une femme amoureuse en vaut cent. Par sa puissance sexuelle et son intelligence du cœur, elle peut en se donnant à celui qu’elle a choisi, le capturer dans les rets de son désir et faire de lui son égal, voire son esclave. Le désir de la femme a toujours été perçu, et sous toutes les latitudes, plus fort, plus ensorcelant, plus mystérieux que le désir des hommes. »

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A l’origine était  la femme, plurielle par nature, tout à tour, objet d’amour, de fascination et de crainte. De la Venus de Willendorf, image d’un idéal féminin tout-puissant, à la mariée de Niki de St Phalle, offrant le regard de l’artiste sur sa propre destinée, la quête de l’éternel féminin jalonne l’histoire de l’art depuis les temps les plus anciens. Figures mythiques et tutélaires, les héroïnes amoureuses, d’Eve à Rita Hayworth et de Bethsabée à Camille Claudel, se révèlent brutales ou tendres, ambitieuses parfois, mais toujours  ensorceleuses : dangereuses pour les autres et pour elles-mêmes.
durer_eve.1258499615.jpgAu parcours de cette galerie, Laure Adler et Elisa Lécosse proposent un décryptage passionnant d’une histoire trop longtemps laissée aux seuls mains et regards des hommes. Explorant les archétypes, les codes de l’histoire de l’art, et leur détournement au fil des époques, elles analysent le lent basculement des femmes vers l’autonomie amoureuse et la reconnaissance du corps et du désir.
Ici le thème est le triomphe de la femme mais aussi la chute de celles qui se sont perdues dans la passion, comme Dora Maar, amoureuse s’il en faut, et je citerai toutes les femmes de Picasso, lesquelles, à part Françoise Gilot, sont mortes de l’avoir trop aimé. Ce livre nous remet en mémoire les mythes et autres histoires bibliques. Femmes douces, sulfureuses, conquérantes, fidèles, infidèles, sages, hystériques, démoniaques, poétesses, intrigantes, jalouses, tout ce qui en fait le mystère féminin. En dernière page on peut y voir le verrou de Fragonard, détaillé par bleu de cobalt, et comparé à la peinture du couple de Bonnard, que je résumerai ainsi : avant la montée de l’escalier, puis après ….
😉 à Benoit qui conseille de monter doucement, marche après marche ….

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Auteur : elisabeth

Pêle-mêle : l'art sous toutes ses formes, les voyages, mon occupation favorite : la bulle.

7 réflexions sur « Les femmes qui aiment sont dangereuses »

  1. A propos de Les femmes amoureuses sont dangereuses que je viens de feuilleter à la bibliothèque municipale, si Holopherme l’a vécu stricto sensu tout au long du livre apparaît surtout qu’elles sont dangereuses pour elles-mêmes : vie débridée , dépression , suicide. J’admire la femme, je ne les aime pas à la DSK. Madame Laure Adler a l’art de nous faire prendre des vessies pour des lanternes

  2. femme non libérée de nos tourments amoureux……
    j’avais suivi de façon distraite son intervention dans la grande librairie,
    je vais essayer de la retrouver sur le net.
    Je n’arrive pas à savoir, si les textes viennent d’elle ou de l’autre
    personne historienne d’art, car dans le premier livre elle n’a fait que
    choisir les peintures, j’ai d’ailleurs vu le livre dans l’édition allemande,
    où c’est une autre personne qui fait le choix des peintures associées. Cela
    m’avait sidérée, car on a l’impression que c’est le livre de Laure Adler,
    alors que ce n’est qu’une collaboration.
    Je l’ai choisi pour le thème, qui m’interpelle beaucoup en ce moment !
    http://www.france5.fr/la-grande-librairie/index.php?page=article&numsite=1403&id_rubrique=1406&id_article=13712

  3. Tu as réussi à me donner envie d’acheter (ou de me faire offrir)
    le livre de Laure Adler alors que j’avais détesté son intervention
    lors de l’émission littéraire  » La grande Librairie » ,avec son
    attitude irritante et son discours dépassé et hors de propos sur l’émancipation
    féminine

  4. merci pour votre commentaire. Je me suis inspirée largement du texte de la 4e de couverture.
    Il y a un premier livre de la même veine que Laure Adler a fait en collaboration avec Stefan Bollman : les femmes qui lisent sont dangereuses, qui comortent des peintures de lectrices.

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