Clavecin Ruckers de Colmar :
Yoann Moulin lance la saison musicale avec un concert exceptionnel
au Musée Unterlinden Le 22.06.25 à 15h
Après l’année 2024 marquée par les 400 ans du clavecin Ruckers de Colmar, le Musée Unterlinden donne désormais rendez-vous chaque année au public pour entendre cet instrument exceptionnel sous les doigts des meilleurs artistes. Premier artiste invité, le claveciniste Yoann Moulin (Diapason d’Or 2021) fera
découvrir les maîtres allemands d’Allemagne du Nord, à l’occasion de la sortie du troisième et dernier volet d’une anthologie consacrée à la musique allemande pour clavier au 17e siècle. Le concert investit la salle de
la Piscine et sera suivi d’une séance de dédicace de l’artiste.
Yoann Moulin et la musique allemande pour clavier du 17e siècle
Yoann Moulin a entrepris d’enregistrer au cours de l’année 2018 chez le label Ricercar une anthologie de la musique allemande pour clavier du 17e siècle. Voici le troisième et dernier volet de cette anthologie qui met en avant les compositeurs qui ont influencé la formation du jeune Johann Sebastian Bach.
Après un premier volume consacré aux figures tutélaires du début du siècle, Scheidt et Scheidemann, et un deuxième opus autour du « stylus fantasticus » (ce style du baroque allemand caractérisé par la virtuosité, l’invention et sans fil mélodique), Yoann Moulin nous conduit ici sur les traces des
prédécesseurs directs de Bach en Allemagne du Nord : Georg Böhm, Johann Adam Reincken et le maître de Lübeck, Dietrich Buxtehude.
Le programme de ce concert est construit comme un petit livre imaginaire,
« Ein Klavier Büchlein »
(un petit livre pour le clavier), que le jeune Bach aurait pu copier au cours de ses voyages initiatiques auprès de ses maîtres. Il met en regard de ce répertoire une suite française considérée comme une œuvre de jeunesse de Bach avec ses danses caractéristiques de l’écriture des luthistes, introduite par un Passagio en pur « stylus fantasticus ». C’est ce style virtuose et libre que l’on retrouve dans la
Toccata en fa majeur de Buxtehude et dans le Praeludium en sol mineur de Böhm. De Nikolaus Bruhns, un élève de Buxtehude mort si jeune, à Georg Boehm que le jeune Bach rencontre, ou Johann Adam Reincken, qui lui vécut presque 80 ans et traverse toute cette période, c’est l’exploration d’une
génération, issue du « stylus phantasticus » et de l’influence française, qui va trouver sa propre voix.
Biographie de l’artiste
Yoann Moulin commence son apprentissage de la musique avec Robert Weddle au sein de la Maîtrise de Caen. Il y découvre le clavecin qu’il étudie avec Bibiane Lapointe et Thierry Maeder et poursuit après un passage à l’académie de Villecroze avec Ilton Wjuniski ses études au Conservatoire National
Supérieur de Musique et de Danse de Paris dans les classes d’Olivier Baumont, Kenneth Weiss et Blandine Rannou. À cette même époque, il découvre le clavicorde grâce à Étienne Baillot, l’orgue en autodidacte, l’improvisation aux côtés de Freddy Eichelberger et profite de l’enseignement de Pierre Hantaï,
Skip Sempé, Blandine Verlet et Élisabeth Joyé.
Il joue depuis en récital et en musique de chambre dans différentes saisons et festivals comme la Philharmonie de Paris, La Roque d’Anthéron, les Folles Journées de Nantes, Oude Muziek – Utrecht, Ambronay, la Fondation Royaumont, Lanvellec, Montpellier-Radio France, le Venetian Center for
Baroque Music, le Cervantino – Mexique, la Chaise-Dieu, l’Académie Bach d’Arques-la-Bataille, Saint-Riquier, la Philharmonie du Luxembourg, le festival Actus Humanus en Pologne ou encore le festival International Tropical Baroque à Miami.
Il accompagne aussi plusieurs ensembles tels que les Arts Florissants, le Concert Spirituel, Les Musiciens du Louvre, l’ensemble Clément Janequin, la Fenice, le consort de violes L’Achéron, le Concert Étranger, la compagnie La Tempête, Capriccio Stravagante, la Maîtrise du Centre de Musique
Baroque de Versailles, les Musiciens du Paradis, la compagnie de danse baroque Les Fêtes Galantes, Das Klub – Cabaret Contemporain ou le collectif de Jazz La Forge.
En 2017, il fonde l’ensemble « La Ninna » qui explore par la musique de chambre un répertoire baroque plus intime et intérieur.
Son premier enregistrement en tant que soliste consacré à Girolamo Frescobaldi, chaleureusement accueilli par la critique et récompensé de 5 diapasons, a paru chez L’Encelade. Il enregistre désormais chez le label Ricercar avec lequel il commence une collection de disques consacrés à la musique
allemande pour clavier et dont le premier opus dédié à Samuel Scheidt et Heinrich Scheidemann a paru en 2018. Il participe aussi à plusieurs enregistrements pour les labels Alpha ou Ambronay, dont « Au Sainct Nau » avec l’ensemble Clément Janequin. Les « Ludi Musici » de Samuel Scheidt gravés avec l’Achéron, et « The Tempest » disque autour de la pièce de William Shakespeare avec l’ensemble la Tempête, ont tous deux été récompensés par un Diapason d’or.
Enfin, Freddy Eichelberger, Pierre Gallon et Yoann Moulin ont récemment fondé « Une Bande de Clavecins », un consort de claviers anciens réunis autour de la musique de la Renaissance, écrite et improvisée.
Programme du concert du 22.06.2025
Récital « Ein Klavier Büchlein » – Maîtres d’Allemagne du Nord au 17e siècle
Johann Sebastian Bach, Georg Boehm, Nicolaus Bruhns, Dietrich Buxtehude, Johann Adam Reincken, Christian Petzold ,Yoann Moulin, clavecin Ruckers 1624
Réservations & tarifs
Réservations du lundi au vendredi au +33 (0)3 89 20 22 79 – reservations@musee-unterlinden.com /
le week-end au +33 (0)3 89 20 15 58 ou billetterie@musee-unterlinden.com
Tarif plein : 18 € / Tarif réduit : 15 € / Tarif jeunes : 10 € /
Moins de 12 ans : gratuit
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L’exposition débute avec les peintures réalisées par Celmins de 1964 à 1968, lorsqu’elle vivait dans un atelier sur Venice Beach à Los Angeles. À la différence de nombreux·ses artistes travaillant dans la ville dans les années 1960, Celmins n’était pas attirée par la lumière et les couleurs éclatantes de Californie.
De 1968 à 1992, Celmins se consacre presque exclusivement au dessin. Elle continue de travailler à partir de photographies, trouvées dans des livres et des magazines ou prises par elle-même. Ses sujets sont les nuages ainsi que la surface de la lune, du désert et de l’océan. Elle commence avec un ensemble de
Les images de Celmins sont basées sur des photographies ou, dans le cas de ses rares sculptures, sur des objets servant de modèles. Celmins use de ces matrices comme d’un outil, qui lui permet de ne pas avoir à se soucier de questions de composition et de cadrage. Cependant, elle ne réalise pas de copie d’un

Pour accompagner l’exposition, la Fondation Beyeler présente « Vija », un court-métrage des cinéastes de renom Bêka & Lemoine. En 30 minutes, le film dessine un portrait tout en spontanéité de l’artiste, qui partage ses réflexions sur la pratique de toute une vie, ouvrant les portes de son atelier et les tiroirs de ses archives. Le portrait entraîne les spectatrices et les spectateurs dans un voyage au fil des formes, des images et des pensées qui nourrissent la sensibilité incomparable de Vija Celmins.
Une des préoccupations centrales de l’artiste franco-suisse




Mêlant observation scientifique et poésie spéculative, ses œuvres mettent en avant les paysages comme des processus physiques, dépositaires de la mémoire et vecteurs de l’imaginaire culturel. Plutôt que d’illustrer directement les crises environnementales, Charrière crée des espaces où l’émerveillement et l’inquiétude cohabitent, pour permettre au spectateur d’expérimenter les contradictions et les tensions de notre condition actuelle. Sa pratique explore les héritages coloniaux et extractivistes ancrés dans les actes d’exploration, la représentation du paysage et les technologies de la vision. Dans l’exposition Midnight Zone, le travail de Charrière entend offrir un mode de savoir sensoriel, une façon d’habiter les conditions li quides de notre planète. Ici, l’eau n’est pas considérée comme le théâtre d’un drame humain, mais comme une protagoniste.
« Une des qualités particulières du travail de Julian Charrière est de transposer la recherche artistique en des univers visuels qui permettent d’accéder par les sens à des thèmes complexes. Dans notre exposition, c’est le « sentiment océanique » qui nous immerge visuellement et physiquement, en déclenchant simultanément une réflexion sur les enjeux écologiques pressants de notre époque.»
« Bien que l’océan représente 95 % du volume habitable de la Terre, nous continuons de vivre comme si la planète s’arrêtait à ses côtes. Mon travail part de cette dissonance, entre l’échelle de la mer et les limites de notre imaginaire culturel. La science peut cartographier et mesurer les profondeurs, mais ne peut nous les faire ressentir. Nous n’avons pas seule ment besoin de connaissances, mais d’une culture de proximité – une culture qui nous lie émotionnellement et imagi nairement à ce vaste monde vital. L’art, je crois, peut servir de lien. Il nous invite à habiter les profondeurs non pas comme une abstraction ou une ressource, mais comme un espace vital dont notre survie dépend intimement. »
Julian Charrière (né en 1987) est un artiste franco-suisse basé à Berlin. Il s’intéresse aux histoires culturelles et environnementales ancrées dans les paysages naturels. Ses œuvres bousculent les échelles de temps géologiques et humaines, elles révèlent les forces lentes et souvent invisibles qui façonnent et remodèlent les terrains et les imaginaires historiques. Diplômé de la Universitat der Künste (UdK) de Berlin, Charrière a collaboré avec l’Institut für Raumexperimente (Institut d’expérimentation spatiale) d’Olafur Eliasson. Ses œuvres ont été exposées au niveau international, avec des expositions personnelles notamment au Danemark, ARKEN Museum of Contemporary Art (2024), en France, Palais de Tokyo (2024), aux États-Unis, San Francisco Museum of Modern Art (2022-2023) et Dallas Museum of Art (2021), en Allemagne, Berlinische Galerie (2018-2019) et Langen Foundation (2022-2023), en Italie, Museo d’Arte Maderna di Balogna (MAMbo, 2019), en Suisse, Aargauer Kunsthaus (2020) et au Royaume- Uni, Parasol Unit (2016). Son travail a également été présenté en France, Centre Pompidou (2021-2022), en Suisse, Parcours d’Art Basel (2023) et Fondation Beyeler (2024), au Japon, Mori Art Museum (2023-2024), ainsi que plusieurs fois à la Biennale de Venise. Charrière est le premier lauréat du Eric and Wendy Schmidt Environment and Art Prize décerné en 2024 par le Museum of Contemporary Art (MOCA) de Los Angeles.


Cette saison, nous consacrerons un portrait à Léopoldine HH qui créera à La Filature son premier spectacle personnel :
Romain Gneouchev

3 personnes s’approchent de moi, j’avais eu la bonne idée de m’aplatir devant
Au bout d’un certain temps, un infirmier me reçoit, soigne mon visage écrabouillée, il me dit que je ressemble à Pinochio avec une moustache à la Hitler, puis il dit qu’un chirurgien, va recoudre l’intérieur de ma bouche, car mes dents ont découpé l’intérieur du haut et du bas des lèvres à l’intérieur de ma bouche. C’est juste, je me suis fendue la gueule !

Je lui dis le mal que j’ai eu pour me faire déposer par une ambulance.






« être Artiste pour Myriam Cahn ce n’est pas un choix, c’est un fait : 



EVA est retournée vers le futur aujourd’hui.


Elles sont également devenues des invitées régulières de défilés de mode pour leur assimilation au style Camp. Leur apparence artificielle ne permet de tirer aucune conclusion non plus, et leur slogan sert de référence est : 



Certaines photos proviennent d’internet
Il s’agit là de l’une de ses œuvres centrales abordant les violences liées au genre. Le travail de Lacy, pionnière dans l’art de la performance féministe et activiste depuis les années 1970, combine art et engagement social. Ses œuvres relèvent de la Social Practice, elles sont souvent réalisées en collaboration avec les communautés locales et portent sur les injustices sociales : violence domestique, discrimination liée à l’âge et migration.




Suzanne Lacy (née en 1945) est pionnière dans l’art de la performance féministe et activiste mais aussi du New Genre Public Art et de la Social Practice. Son travail porte entre autres sur les violences sexualisées, les discriminations liées à l’âge, la pauvreté, l’incarcération et l’immigration. Opérer un rapprochement entre les gens et créer en collaboration avec des groupes locaux sont constitutifs de son travail. Celui-ci englobe des performances chorégraphiées et dialogiques, des recherches sociologiques, la tenue d’ateliers, l’organisation communautaire, la cartographie et le mapping, la photographie, la production et l’installation vidéo ainsi que des interventions dans les médias.