Le voyage

le départ
Easyjet
D’abord XX n’a rien mangé pour ne pas être dérangé, dès le parking de l’aéroport ça a commencé.
Souvent, il doit déjà s’arrêter avant, malgré toutes les précautions, médoc etc…
Donc je l’attends, puis nous nous dirigeons vers la porte (gate) 42 .
L’hôtesse nous demande de mettre nos valises dans la soute, car il n’y a pas assez de places dans l’avion. J’avais acheté express des petites valises format EasyJet, mais bon comme on ne paye pas de supplément, nous acceptions de bonne grâce.
Puis on embarque , puis on attend et voilà qu’arrive une flopée d’israélites avec chapeaux, papillotes, bouclettes, femmes, enfants et « …….. valises !!!!
Donc c’était pour eux que les compartiments valise étaient réservés !!!
Ils ont mis 3 plombes à trouver leurs places.
A l’aéroport il a fallu récupérer les bagages. Je sors les billets de train qui permettent de gagner le centre ville, puis je range mon dossier, dans mon sac à dos, pour ne pas faire la même bêtise qu’à Londres et l’oublier à un guichet. Dossier oublié au guichet du métro londonien, qui a été fermé suite à une alerte, parce qu’un homme en tenue d’Adam se promenait sur les voies.
underground
La grille du métro n’a été ouverte qu’une heure après. Mon dossier contenait les billets du retour et la réservation de l’hôtel, ainsi que les entrées des musées achetées en avance.
La guichetière consciencieuse m’attendait le dossier à la main. Mon ange gardien avait
veillé 🙂 anges
Nous nous dirigeons vers le sous-sol pour le train, XX prend ma valise, moi mon sac sur le dos. J’avais sorti mon sac de la valise sur les conseils de l’hôtesse pour voyager dans l’avion. Je me rends compte que j’ai oublié la valise !!!!!!!
2015-02-24 17.32.42
Je retourne sur mes pas, elle m’attendait au milieu des israélites et leur tonne de bagages, qui font tout le tour du tourniquet, emplacement où l’on récupère ces derniers.
Je me suis laissée distraire par leur spectacle et voulais prendre des photos.
Ensuite nous prenons le train vers Bruxelles midi.
Arrivés à cette gare nous mettons un temps fou à trouver le tram 3, qui nous conduit vers l’hôtel. Il faut descendre dans un sous-sol au détour d’un couloir.
Un jeune homme serviable nous accompagne, pour nous indiquer l’endroit
où il faut acheter les tickets et prendre le tram.
Je prends 1 lot de 10, mais cela se présente sous la forme d’un ticket à composter en plusieurs fois. Là XX trouve que je devrai en acheter un 2ème (soit 20 tickets) moi je dis on peut toujours en racheter demain.
Du coup il fait la 🙁 ,  » il ne sait pas comment faire !!!! »
Je lui dis « il y en a marre de toujours faire la 🙁 pour rien »
Puis on gagne ce train en descendant l’Escalator, où je m’étale sur le dos, sans mal heureusement, entraînée par le poids de la valise.
Je me souvenais bien du trajet vers l’hôtel par le tram
Nous y voilà enfin !
Après nous avons été dîner à l’hôtel même.
Aujourd’hui musée Magritte, puis musées royaux, avec des splendides peintures renaissance flamande, un bonheur.
Le lendemain le Bozar, pour les expo sur le triptyque sur l’image,
Faces Now (portraits photographiques européens depuis 1990)
contemporain) Faces Then (portraits de la Renaissance aux pays bas)
The Sultans’Wolrld.
Le retour.
La fin du voyage ne pouvait pas se terminer bêtement ,
il fallait un gag !
Nous étions nombreux pour reprendre le vol.
Comme j’avais acheté dans le free taxes plein de lait
( abricot) pour le corps de Biotherm, c’est là qu’il est le moins cher,
XX trouvant ma valise trop lourde pour la soulever
dans le casier de l’avion me dit :
« on attend vers la fin de l’embarquement pour que les valises partent en soute. »
C’est ce qui c’est produit, mais, mais, mais,
quand j’ai donné ma carte d’embarquement,
c’était la même que celle de ma moitié !!!
Bording pass
J’avais imprimé 2 fois le retour de XX et oublié la mienne, je me souvenais cette foutue
imprimante me fait souvent le coup et n’imprime qu’une moitié.
Panique, l’hôtesse veut cette carte, je cherche, je fouille dans mon Ipad,
et miracle, j’avais tout téléchargé dans l’E-book, aussi j’ai pu lui présenter la carte d’embarquement à mon nom.
Là on annonce que la porte va fermer, il nous faut courir jusqu’à l’avion et déposer les valises au bas.
Nos vieilles jambes font leur possible, nous arrivons à bord, j’enlève mon manteau et m’assieds (les derniers) je m’aperçois que je n’ai plus mon stylet d’Ipad, ni surtout ma carte d’identité. Coincée je ne peux pas atteindre le manteau.
retour
Arrivés à Bâle, ma voisine attend, la dernière pour se lever, aussi nous attendons avec elle.
Mais miracle la CI et le stylet étaient dans mon manteau.
De retour à la maison, je contrôle tout de suite, ce que j’ai imprimé pour Séville le 11/3 et j’envoie le tout sur l’Ipad.
Moralité : apprendre la patience et vérifier plutôt deux fois qu’une, les documents de voyage.

Le jardin Majorelle à Marrakech

En 1919 le peintre français Jacques Majorelle (1886-1962) (fils du célèbre ébéniste artiste décorateur art nouveau Louis Majorelle de Nancy) s’installe dans la médina de Marrakech (durant le protectorat français au Maroc) dont il tombe amoureux.
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En 1922 il achète une palmeraie en bordure de celle de Marrakech, au nord-ouest de la médina, et en 1931, il fait construire par l’architecte Paul Sinoir sa villa style architecture mauresque / art déco d’une étonnante modernité, inspirée de l’architecte Le Corbusier. Il y aménage son habitation principale au premier étage et un vaste atelier d’artiste au rez-de-chaussée pour peindre ses immenses décors.
Jardin Majorelle
Amoureux de botanique, il crée son jardin botanique inspiré de jardin islamique avec la luxuriance d’un jardin tropical autour de sa villa, « un jardin impressionniste », « une cathédrale de formes et de couleurs », structuré autour d’un long bassin central, avec plusieurs ambiances variées, où se nichent des centaines d’oiseaux.
 
Majorelle jardin Ce jardin est une œuvre d’art vivante en mouvement, composé de plantes exotiques et d’espèces rares qu’il rapporte de ses voyages dans le monde entier : cactus, yuccas, nénuphars, lotus, nymphéas, jasmins, bougainvillées, palmiers, cocotiers, bananiers, bambous, caroubiers, agaves, cyprès … et orné de fontaines, bassins, jets d’eau, jarres en céramique, allées, pergolas …
Jardin Majorelle
En 1937 l’artiste crée le bleu Majorelle, un bleu outremer / cobalt à la fois intense et clair dont il peint les murs de sa villa, puis tout le jardin pour en faire un tableau vivant qu’il ouvre au public en 1947.
Suite à un accident de voiture, Majorelle est rapatrié à Paris où il disparaît en 1962. Le jardin est alors laissé à l’abandon durant plusieurs années.
Jardin Majorelle
Yves Saint Laurent et Pierre Bergé découvrent le Jardin Majorelle en 1966, au cours de leur premier séjour à Marrakech :
« nous fûmes séduits par cette oasis où les couleurs de Matisse se mêlent à celles de la nature ».
Ils achètent le jardin Majorelle en 1980 pour le sauver d’un projet de complexe hôtelier qui prévoyait sa disparition ; ce sera la troisième acquisition du couple dans la ville de Marrakech. Les nouveaux propriétaires décident d’habiter la villa de l’artiste, rebaptisée Villa Oasis, et entreprennent d’importants travaux de restauration du jardin pour
« faire du jardin Majorelle le plus beau jardin, celui que Jacques Majorelle avait pensé, envisagé ».
Jardin Majorelle, entrée musée Berbère
L’atelier du peintre est transformé en un musée berbère ouvert au public et dans lequel la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé est exposée.
Disparu le 1er juin 2008 à Paris, les cendres d’Yves Saint Laurent sont dispersées dans la roseraie de la villa Oasis et un mémorial, composé d’une colonne romaine ramenée de Tanger posée sur un socle où une plaque porte son nom.
Jardin majorelle, mémorial St Laurent
Le 27 novembre 2010, la princesse Lalla Salma, épouse du roi du Maroc Mohammed VI, inaugure l’exposition Yves Saint Laurent et le Maroc en même temps que la création de la rue Yves Saint Laurent.
Jardin Majorelle
Le 3 décembre 2011, le musée berbère est inauguré au rez-de-chaussée de la villa en présence du ministre de la culture française Frédéric Mitterrand, et la maison où vivait Yves Saint Laurent est labellisée Maisons des Illustres. À ce jour, le jardin, entretenu par une vingtaine de jardiniers, est un des sites touristiques les plus visités de Marrakech et du Maroc avec plus de 600 000 visiteurs annuels.
La villa n’est pas visible, ni  visitable

SNCF bonjour !

SNCF (vidéo) ou l’art de la patience et du gag
Si vous perdez votre carte voyageur, Carte Voyageuroù se trouvent vos e-billets pour un voyage immédiat, armez-vous de patience. Si de surcroit vous avez achetez vos billets au guichet, parce qu’il vous fallait récupérer un
« bon » de voyage du à un retard de TGV, l’aventure se corse déjà. Dès l’achat de mon billet j’ai bénéficié à l’aller d’une réduction de 20 % grâce à ma fidélité à l’entreprise sus-nommée. Mais pour le retour rien, aussi arrivée chez moi, j’annule ce retour, constatant que j’avais un autre mail me faisant bénéficier d’une remise de 20 %. Je reprends donc un billet retour par Internet. Comme les billets achetés au guichet et annulés ne sont remboursables qu’au guichet, je me rends au guichet afin de récupérer mon avoir. Mais là tout se complique, car pour récupérer mon du, il faut remplir un formulaire avec pièces jointes (que je n’ai pas, car le billet se trouve sur la carte voyageur perdue). La guichetière pleine de bonne volonté, met ¼ d’heure à trouver le formulaire, pendant que la triple file s’impatiente derrière moi.
photo
J’avais fait plusieurs tentatives pour trouver le meilleur moment sans trop d’affluence, mais sans succès. Ensuite je m’étonne pourquoi ne pas me rembourser immédiatement avec un chèque ?
Etant donné que j’avais « bénéficié d’un bon » pour le règlement de mes billets, je ne peux être remboursée immédiatement, il faut passer par le service clients, d’où formulaire. Lorsque j’aurai réceptionné le chèque de remboursement je devrais revenir acheter mes billets au guichet, autrement dit, c’est le cycle infernal.
C’est une hôtesse d’accueil qui me montre sur un pc, – qui ne fonctionne pas,  😥   la procédure de signalisation de perte de ma carte voyageur. Disons-le tout de suite, elle me prend de haut, comme une arriérée débile et vieillissante. Sur son 2e pc, elle démarre la procédure, en orthographiant mal mon prénom … puis la bête (pc) est récalcitrante, elle refuse d’enregistrer ma perte. Conseil de la charmante hôtesse, essayez vous-mêmes chez vous, si vous avez un ordinateur et si vous savez comment faire,
ok j’avais essayé la veille, mais comme le site était over surbooké à cause des billets à 35 €, je n’y suis pas parvenue. Entretemps j’avais téléchargé mes billets sur l’application Iphone.
Arrivée chez moi, je procède à la déclaration de perte qui cette fois fonctionne, mais je n’ai qu’une vague confirmation par mail, qui ne précise, ni la perte, ni la date de réception de la carte de remplacement.
Voyageur Iphone
J’appelle la SNCF au numéro surtaxé, j’attends un bon quart d’heure avant qu’on me raccroche au nez. Je rappelle, au bout d’un certain temps une charmante hôtesse me réponds, surprise : elle est aimable ! Elle m’apprend qu’elle ne peut rien pour moi, que je dois m’adresser au service client fidélité et me relie directement au  service. Là c’est plus habituel, manifestement je dérange, j’explique ma situation, de voyageuse sans carte, de voyage presque immédiat et sans billets, sauf sur l’Iphone. Elle me répond, qu’il me faut absolument la carte voyageur, m’indique le nouveau n° de fidélité, et m’assure que le service d’envoi y procédera dans 3 semaines à peu près.
Comme j’ai voulu acheter un nouveau voyage, sur le site de la SNCF, voulant bénéficié des 35 €, cela fonctionne pour l’aller, mais pour le retour, c’est plein pot, il ne m’est plus proposé la case « senior » Or je n’ai pas perdu la carte senior, mais la carte fidélité. Elle m’oriente vers le service informatique de la SNCF. La personne m’explique que je ne dois pas passer par mon compte pour réserver, et comme par enchantement la rubrique senior peut être sélectionnée, (ça m’avait effleuré)  quant à mes billets volatiles, il me faut la carte fidélité, aussi je n’ai qu’à aller aux bornes jaunes de la gare et les imprimer.
J’avais bien déjà essayé, mais je m’y rends une nouvelles fois, sans succès.
Pleine d’espoir je me rends au guichet une nouvelle fois, armée de patience, puis le guichetier me propose d’annuler mon billet et d’en refaire un nouveau, à mes risques et périls ! Puis muni d’une soudaine inspiration, il me conseille, d’aller sur le quai n°7, où va entrer en gare le TGV allant à Marseille.

PBMG le train, MAMCS
PBMG le train, MAMCS

Les contrôleurs descendent sur le quai, je n’ai qu’à interroger l’un d’eux et lui montrer mon e-billet sur l’Iphone avec le code barre. Je m’y rends, l’escalier roulant et l’ascenseur sont en panne, les voyageurs traînent leurs lourdes valises, flanqués de leurs enfants, dans l’escalier. Le TGV arrive, les contrôleurs sont amassées en tête de train, et là mon sauveur me dit : c’est tout bon, le nom sur l’Iphone suffit avec l’indication du voyage, de toute façon le contrôleur aura l’information.
Je retourne au guichet pour confirmer la chose au guichetier au bon sens inné.
Je remercie Hermes et Mercure d’avoir été clément avec moi !  😀
Toujours aventureuse, j’avais déjà acheté un nouveau voyage, il y a 3 jours, sur Internet où la fonction e-billet n’était pas proposée, mais le retrait en gare (une prémonition ?).
Ce matin nouveau mail de la SNCF qui me gratifie d’une réduction de 30 % à utiliser avant le 14 juillet !!!  👿
Merci à ceux qui sont allés jusqu’au bout de la chronique

Le Parc Jean-Jacques Rousseau

Une belle découverte

Parc Jean Jacques Rousseau
Le Parc Jean-Jacques Rousseau est l’un des premiers jardins paysagers et des plus beaux exemples de parc à fabriques du XVIIIe siècle en France. Jardin idéologique par excellence, il a été conçu comme lieu de déambulation du corps et de l’esprit, rendant hommage à toutes les formes d’art comme à la philosophie, et incluant des préoccupations philanthropiques dans un cadre exceptionnel, de jardins sauvages à l’anglaise.
Parc Jean Jacques Rousseau
C’est le Marquis René-Louis de Girardin qui composa autour de son château, des jardins d’un nouveau genre, qu’il se plaisait à nommer des jardins philosophiques.
Admirateur de Rousseau, il s’inspire de la Nouvelle Héloïse, pour y recréer des tableaux issus de l’imaginaire de son auteur. Il y convia Jean Jacques Rousseau.
Malheureusement Rousseau n’y passa  que les  six dernières semaines de sa vie (1778), il y décéda et y fut enterré.
Parc JJ Rouseau l'Ile aux Peupliers
Son séjour marqua profondément le paysage. Son corps est inhumé sur l’île des peupliers, puis malgré le transfert des cendres, 16 ans plus tard au Panthéon, les jardins d’Ermenonville sont devenus au 18e s, un lieu de pèlerinage romantique et littéraire.
Les têtes couronnées d’Europe, n’avaient pas attendu la mort du philosophe, pour admirer les jardins du marquis. Après sa mort rousseauphiles et révolutionnaires y affluèrent.
Le choix du Département de l’Oise de valoriser ce patrimoine l’a engagé à mener une campagne de restauration importante des fabriques et des cheminements, mais aussi à proposer un projet de développement culturel qui lui a valu de voir le parc labellisé Centre culturel de rencontre en 2012.
Parc JJ Rousseau
C’est ainsi que vous pouvez flâner sur le sentier des écrivains, celui des philosophes, explorer la grotte des Naïades, le Dolmen, philosopher devant l’Autel à la Rêverie,
contempler le Temple de la philosophie volontairement inachevé, vous recueillir sur la Tombe du jeune inconnu, vous asseoir sur le Banc de la Reine,  admirer le Jeu d’Arc, et ainsi découvrir les messages livrés par les fabriques. 60 hectares de bonheur champêtre, de réflexion, de sérénité, d’élévation de l’esprit et de l’âme. Des plantes rares poussent et fleurissent dans le parc, surveillées attentivement par le jardinier-paysagiste Vincent Lahache, formé à l’école de Versailles.

Parc JJ Rousseau, la Fritillaria meleagris ou fritillaire pintade
Parc JJ Rousseau, la Fritillaria meleagris ou fritillaire pintade

Ce projet artistique et culturel poursuit l’objectif de rendre lisible l’héritage considérable de ce parc conçu dans l’esprit des Lumières, tant au point de vue patrimonial que pour l’écho qu’il établit dans la vie contemporaine et d’en rendre ainsi lisible les différentes dimensions, à la croisée des arts, de la philosophie et de la nature. Avant de pouvoir déployer pleinement ce projet à l’horizon 2015, le Parc propose un programme culturel qui préfigure ses activités futures, avec un agenda de manifestations et l’association d’artistes de toutes disciplines à ses activités par des résidences et des productions d’œuvres.
Parc JJ Rousseau tombe du jeune inconnu
Jardin pittoresque, livrant à la vue une succession de tableaux paysagers et à la lecture une succession d’extraits poétiques et philosophiques, le parc Jean-Jacques Rousseau est aussi conçu dès le 18ème siècle pour accueillir des spectacles comme des manifestations, tout en valorisant les progrès prônés par les Lumières. La promenade se veut autant celle des sens que celle de l’esprit, en stimulant sensibilité, connaissance, et imaginaire. Avec une vocation nouvelle d’allier création contemporaine à l’héritage historique, le parc propose plusieurs manifestations dans l’année liées aux arts contemporains dans toute leur diversité et leur développement les plus récents. Les résidences d’écrivains et d’artistes viennent enrichir le programme par des productions d’oeuvres inédites qui donnent à lire le jardin sous des angles toujours renouvelés.
Parc JJ RousseauTemple de la Philosophie Moderne
Parc JJ Rousseau Temple de la Philosophie Moderne

Un programme culturel pour la saison artistique 2014 est à consulter sur le site.
www.parc-rousseau.fr/

C’est en « poète et en peintre » que le Marquis de Girardin a conçu les jardins d’Ermenonville au XVIIIème siècle, donnant à lire une conception entièrement renouvelée du paysage. Partisan des idées des Lumières, avec le soutien d’artistes et l’inspiration rousseauiste, le marquis fait l’éloge dans sa création d’une société moderne en parsemant son jardin de fabriques et de citations, faisant du lieu le témoin privilégié de l’engouement du siècle pour tous les domaines de la connaissance. Dédiés à la sensibilité, l’imagination et la connaissance, pleinement connectés à leur environnement, ces jardins offrent, au-delà de la promenade du corps, celle des yeux et de l’esprit. A l’époque contemporaine, le jardin continue d’offrir fidèlement à l’esprit de son créateur, un riche programme ouvert à toutes et tous, consacré aux arts, à la philosophie et aux arts du paysage, et matière à sentir, penser, et réinventer notre monde.
Parc JJ Rousseau, le Tir à l'Arc
Parc JJ Rousseau, le Tir à l’Arc

Pour la saison artistique deux artistes en résidence
Jean-Charles Massera
Célia Houdart

Les activités à ciel ouvert
Le festival des Fabriques
La nuit des étoiles
Informations & réservations
Parc Jean-Jacques Rousseau
1 rue René de Girardin
60950 Ermenonville
Tél. + 33 3 44 10 45 75
Mél. info@parc-rousseau.fr<
Direction : Corinne Charpentier
www.parc-rousseau.fr/
Venir au parc depuis…
• Paris (47 km) > en voiture par l’A1, sortie n°7 (Saint- Witz, Ermenonville, La mer de sable), puis N330, direction Ermenonville, centre. > par le train au départ de la Gare du Nord – arrivée gare du Plessis-Belleville (à 7 km du parc)
• Lille (182 km) > en voiture par l’A1, sortie n°8 (Ermenonville, Senlis, Chantilly, Meaux), puis N330, direction Ermenonville, centre.
• Senlis (14 km) > en voiture par la D1324, puis la N330 au
Tarifs
• Plein tarif : 5 €
• Tarif réduit : 3 € (étudiants, militaire, seniors, demandeurs d’emplois ) • Gratuité : enfants (-18 ans) et personnes handicapées • Groupes : tarif réduit à partir de 15 personnes
• Tarifs billet jumelé : Parc Rousseau + musée abbaye de Chaalis : 10€
• Adhésion annuelle au parc : 20€
Horaires d’ouverture
Du 1er avril au 30 septembre
Tous les jours de 10h à 19h
Du 1er octobre au 31 mars
Tous les jours de 11h à 17h30
(Clôture de la billetterie 45 mn avant la fermeture du Parc)

Week end de l'art contemporain

 
Versant Est
WEek end de l'art contemporain
15 et 16 mars 2014
Chaque année, le réseau des lieux d’art contemporain en Alsace vous propose au printemps le Week-end de l’art contemporain. Foisonnement de propositions artistiques : expositions, rencontres, ateliers, concerts, performances, projections… autant d’événements singuliers qui rythment la vie culturelle alsacienne du troisième week-end de mars.
Parcours en bus le dimanche 16 mars
Pour les curieux, possibilité de profiter de plusieurs parcours en bus le dimanche
inscription jusqu’au 12 mars 03 88 58 87 55
info@artenalsace.org
Tarif plein : 10 Euros Tarif réduit : 5 Euros (étudiants, chômeurs…) De préférence par chèque, à l’ordre de : VERSANT EST Agence culturelle d’Alsace, 1 Espace Gilbert Estève, BP 90025 – 67601 Sélestat Cedexau départ du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.
 
Fil rouge
Pour les passionnés, un fil rouge, création artistique originale offerte par les structures participantes, invite à des découvertes et rencontres inédites.
Le réseau d’art contemporain en Alsace, VERSANT EST rassemble des personnes, des ressources, des projets et des évènements mis en oeuvre par une vingtaine de membres : des lieux d’expositions temporaires, des lieux de création et de résidence, des collections publiques, des écoles d’art, des festivals, etc. Cette dynamique collective permet de favoriser la rencontre et les échanges autour de l’art contemporain et de découvrir la richesse et la diversité des rendez-vous artistiques proposés tout au long de l’année au public. Le foisonnement et la richesse de cette offre est notamment rendu visible à travers la diffusion trimestrielle par VERSANT EST du calendrier art contemporain Strasbourg & Alsace. Nous espérons que cette nouvelle édition du week-end de l’art contemporain sera une nouvelle fois l’occasion de belles découvertes artistiques.
 
Bus 1 au départ de Strasbourg
Rendez-vous | Treffpunkt und Abfahrt 9h à Stimultania (33 rue Kageneck, Strasbourg) Découverte et visite d’exposition Musée Würth (Erstein) Fondation François Schneider (Wattwiller) Espace Lézard (Colmar) Schaufenster et le Frac Alsace (Sélestat)
Retour prévu à Strasbourg | Ankunft 18h30
Bus 2 au départ de Strasbourg
Rendez-vous | Treffpunkt und Abfahrt 9h au Syndicat Potentiel (13 rue des Couples, Strasbourg) Découverte et visite d’exposition Musée Würth (Erstein) La Filature et La Kunsthalle (Mulhouse) CRAC Alsace (Altkirch)
Retour prévu à Strasbourg | Ankunft 18h30
Bus 3 au départ de Saint-Louis et Mulhouse
Rendez-vous | Treffpunkt und Abfahrt 9h Fondation Fernet Branca (2 rue du Ballon / Saint-Louis) 10h15 Gare de Mulhouse Découverte et visite d’exposition Schaufenster et le Frac Alsace (Sélestat) Musée Würth (Erstein) La Chambre, la HEAR et le CEAAC (Strasbourg) 18h
Retour prévu à Mulhouse | Ankunft 18h30 Retour prévu à Saint-Louis | Ankunft

16 mars Fil rouge

Clément Cogitore

Une invitation à Clément Cogitore
Après des études à l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg (désormais Haute école des arts du Rhin), et au Fresnoy-Studio national des arts contemporains, Clément Cogitore développe une pratique à mi-chemin entre cinéma et art contemporain. Mêlant films, vidéos, installations et photographies, son travail questionne les modalités de cohabitations des hommes avec leurs images. Autour d’une actualité forte en Alsace, plusieurs lieux d’art de la région présenteront performance, films et vidéos de Clément Cogitore, une invitation à découvrir de manière inédite et privilégiée le travail de l’artiste.

Les Événements
Samedi
Strasbourg

CEAAC 11h brunch-rencontre avec Clément Cogitore, Olivier Grasser et Estelle Pietrzyk, autour de son exposition et de son édition Brunch und Begegnung mit dem Künstler
LA CHAMBRE 14h u17h atelier photo pour les 10 à 15 ans Gratuit sur réservation au 03 88 36 65 38 Foto-Workshop / Anmeldung erforderlich
STIMULTANIA 15h visite guidée de l’exposition de photographies d’Amelie Zadeh «Around you, around me» Führung durch die Ausstellung
GAL ERIE BERTRAND GILLIG 17h u19h vernissage en présence de l’artiste
Erstein MUSÉE WÜRTH FRANCE ERSTEIN 14h30 visite guidée de l’exposition Anthony Caro. Oeuvres majeures de la collection Würth Führung durch die Ausstellung
Wattwiller FONDATION FRANÇOIS SCHNEIDER 16h visite guidée de l’exposition Fabrizio Plessi Führung durch die Ausstellung
MulhouseVue de l’exposition The Night of the Great Season © La Kunsthalle Premier plan: Alina Szapocznikow, Autoportait II, 1966

Vue de l’exposition The Night of the Great Season © La Kunsthalle
Premier plan: Alina Szapocznikow, Autoportait II, 1966

LES AT ELIERS PÉDAGOGIQUES D’ART S PLA STIQUES DE LA VILLE DE MULHOUSE
14h + 15h ateliers artistiques parents/enfants Workshops für Familien Gratuit sur réservation au 03 69 77 77 38 ou par mail: ateliers_pedagogiques_arts_plastiques@ mulhouse-alsace.fr
LA KUNSTHALLE 15h visite guidée, entrée libre Führung durch die Ausstellung
Altkirch CRAC ALSACE 16h visite commentée de l’exposition Anti-Narcisse | Führung durch die Ausstellung
Saint-Louis FONDATION FERNET BRANCA
19h débat – rencontre sur le thème Art et argent,
« La passion et la spéculation, sont-elles les soeurs ennemies de l’art contemporain ? » A.Martin-Fugier, Yves Michaud – Vortrag
Participation | Unkostenbeitrag : 7€ Réservation obligatoire : info@fonda_onfernet-branca.org


 

Dimanche
MAMCS, Strasbourg « Fictions » Exposition personnelle (15.03-21.09) (voir rubrique événements) CEAAC, Strasbourg « Visions » Exposition personnelle (14.03 – 13.04) (voir rubrique événements) FRAC, Sélestat 16.03., 14h30 et 16h30 « Cabinet de curiosités #1 », une performance/concert de Clément Cogitore et Eric Bentz du groupe Electric Electric (voir rubrique événements) LA CHAMBRE, Strasbourg « Angelu(s)x » 2008 – Vidéo – 11 min – boucle SCHAUFENSTER, Sélestat « Neon concerto » 2008 – Pièce sonore SIMULTANIA, Strasbourg « Porteur » 2004 – Vidéo – 3 min – boucle MUSÉE WÜRTH, Erstein « Bielutine » 2011 – Documentaire – 35 min ESPACE LEZARD, Colmar « Le Chevalier noir (2) » 2012 – Photographies de performance LA KUNSTHALLE, Mulhouse « Cohabitations » 2009 Installation vidéo Triptyque – 11 min boucle LA FILATURE, Mulhouse « Passages » 2006 – Installation vidéo sur 6 moniteurs – 4 min boucle CRAC, Altkirch « Burning Cities » 2009 – Vidéo – 5 min

Pour informations et réservations +33 (0)3 88 58 87 55 info@artenalsace.org

Zurbarán, maître de l’âge d’or espagnol

Zurbarán. Maître de l’âge d’or espagnol
« maître peintre de la ville de Séville »
 BOZAR rend hommage au travail du peintre baroque à travers une sélection exceptionnelle de 50 toiles.
Une rétrospective unique de l’œuvre de Francisco de Zurbarán, une première en Belgique !
jusqu’au 25.05.2014 au Bozar de Bruxelles .

Zurbaran, Nature morte avec poteries
Zurbaran, Nature morte avec poteries

 
Francisco de Zurbarán (1598/1664) est l’un des principaux peintres baroques de l’âge d’or espagnol, à l’instar de Velázquez et de Murillo. Exactement 350 ans après sa mort un aperçu de sa production artistique est exposé en Belgique.
BOZAR et la Fondazione Ferrara Arte, en collaboration avec le Museo Nacional del Prado (Madrid) et le Museo de Bellas Artes (Séville), ont réuni une cinquantaine de toiles exceptionnelles issues des plus prestigieuses collections. L’exposition rassemble des œuvres remarquables, comme par exemple la Nature morte avec poteries, du Prado, ou Agnus Dei du San Diego Museum.
Quatre œuvres récemment découvertes sont même dévoilées pour la première fois au public, dont : L’Apparition de la Vierge à saint Pierre Nolasque et le Mariage mystique de sainte Catherine d’Alexandrie.
Six peintures, dont Saint Nicolas de Bari, L’Archange Gabriel et Saint François ont été spécialement restaurées pour l’occasion.
Zurbaran, St François
L’exposition suit un parcours thématique et chronologique et passe en revue les principales phases de la carrière artistique du peintre. Le public découvre ainsi ses œuvres de jeunesse, caractérisées par l’influence du Caravage et un éclairage dramatique, et se termine par ses dernières toiles, plus poétiques et personnelles. L’œuvre de Zurbarán aborde principalement des sujets religieux, à l’instar de ses tableaux représentant la vie de saints, de martyrs et de moines, qu’il a surtout réalisés sur commande d’églises et de monastères. Tout comme ses bienfaiteurs, il a été très influencé par la pensée catholique et la contre-réforme.
Zurbaran Agnus Dei
Un autre facteur a joué un rôle fondamental dans le développement de l’art en Espagne comme dans les autres pays de l’Europe catholique : il s’agit des idées diffusées par le concile de Trente à travers le Décret sur l’invocation, la vénération et les reliques des saints, et sur les saintes images de 1563, et qui vont jouer un rôle fondateur dans l’élaboration des principes artistiques du baroque espagnol, tout particulièrement dans la peinture de Zurbarán.
Zurbaran
Le Concile avait mené une réflexion sur l’utilité de l’art, qui devait servir de trait d’union et de véhicule de communication entre l’homme et Dieu à travers les saintes images. Le décret prônait l’utilisation des images du Christ, de la Vierge et des saints, non pour leur valeur intrinsèque, mais au nom de ce qu’elles représentaient. . À l’époque, la peinture était considérée comme la lecture des croyants illettrés et elle devait donc être claire, simple et inspirante. Zurbarán obéissait à la doctrine et aux souhaits de ses commanditaires religieux, mais, d’un point de vue stylistique, il a outrepassé ce cadre stricte pour développer un langage visuel unique. Il mêle naturalisme pur et sensibilité poétique moderne. Ses tableaux apaisés surprennent aujourd’hui par leur modernité et leur intemporalité.
Zurbaran Nazareth
L’œuvre de Zurbarán est d’ailleurs une source d’inspiration pour bon nombre d’artistes et d’auteurs contemporains. L’écrivain Cees Nooteboom a ainsi écrit de superbes essais sur son œuvre, qui ont permis de rendre l’artiste espagnol plus populaire auprès du grand public nord-européen. En tant que maison pluridisciplinaire, BOZAR fait le lien avec d’autres formes d’art: la musique (le cycle de concerts L’Intime et le Sacré et le CD La Oreja de Zurbarán), le cinéma (Albert Serra) et l’art contemporain (Cristina Iglesias et Craigie Horsfield). Francisco de Zurbarán est l’un des peintres les plus remarquables du panthéon baroque espagnol, et assurément l’une de ses personnalités les plus authentiques. Même s’il n’a pas bénéficié de la fortune artistique qui a entouré la figure de Vélasquez ou de Murillo, cet enfant d’Estrémadure a exprimé sous une forme aussi personnelle que directe l’esprit de la société espagnole de la première moitié du XVIIe siècle, sa culture de la symbolique visuelle, sa profonde religiosité et le rôle de la peinture comme moyen de transcender le réel pour devenir un instrument de connaissance et d’émotivité. La peinture de Zurbarán est d’une lecture aisée, directe, franche et entend communiquer le sujet représenté de la manière la plus immédiate possible. Elle ne recèle pas de doubles lectures et ne cherche pas à nourrir de réflexions théoriques. De quelque nature qu’ils soient —objet quotidien, étoffe ou personnage , tous les éléments qui la composent participent d’une attention profonde. Zurbarán ne cherche pas à susciter une lecture allégorique mais présente une signification évidente à l’appui de la thématique qu’il illustre. Chez lui, il n’y a pas d’énigme. Bien au contraire, le peintre se manifeste dans sa plus grande simplicité: libéré de tout modèle de composition sophistiqué, partant souvent d’estampes réalisées par des artistes du XVIe siècle comme Dürer, reprenant des modèles traditionnels bien connus du peuple, modèles qu’il adapte à son propre langage grâce aux clefs fournies par la culture vernaculaire, la religiosité et les représentations théâtrales, loin de tout propos dialectique complexe. Il préfère les sources médiévales. Son art est aussi essentiel que celui des icônes orientales ou de la peinture du Moyen Âge. Cet aspect peut expliquer l’utilisation très particulière de la perspective chez Zurbarán, qui réduit la représentation de l’espace à un concept abstrait, à une catégorie intellectuelle plutôt qu’à une manifestation visuelle produite par une scénographie théâtrale. Zurbarán ne représente pas un espace, mais l’idée d’un espace concret lorsque la nécessité s’en fait sentir. Il n’entend pas montrer le réel, mais la voie du vraisemblable.
Zurbaran, Ste Casilde 1640
Zurbarán naît en 1598 à Fuente de Cantos, petite localité d’Estrémadure située à mi -chemin entre Madrid et Lisbonne. Son père, d’ascendance basque et de famille hidalgo, s’y était établi en 1548. Sa posi tion de marchand lui permettait d’être un propriétaire respectable. Le jeune peintre part donc à Séville en 1614. Il y est documenté pour un apprentissage de trois ans à partir du 15 janvier 1614 dans l’atelier de Pedro de Villanueva, peintre dont l’œuvre nous est inconnue et dont presque aucune trace ne s’est conservée. Il se marie à l’âge de 19 ans avec Maria Páez Jiménez, de neuf ans son aînée, et baptise sa fille aînée Maria en 1618. Après cette première fille naissent Juan (1620), qui deviendra un peintre de natures mortes connu. La femme de Zurbarán décède quelques mois après la naissance de ce dernier enfant. Entre -temps, les commandes régionales commencent à affluer et en 1622, le peintre signe un contrat pour un retable destiné à l’autel de la Vierge dans l’église Notre-Dame-de-la-Grenade de son village natal.
À partir de 1628, Francisco de Zurbarán intervient dans de nombreuses dépendances du couvent de la Merci Chaussée (Merced Calzada), qui abrite aujourd’hui le Musée des Beaux- Arts de Séville et qui n’a rien perdu de sa splendeur. Zurbarán reçoit commande de vingt Deux tableaux destinés au second cloître — à réaliser en l’espace d’un an, pour un salaire nettement plus élevé que pour la commande du couvent Saint-Paul, autour de la vie de saint Pierre Nolasque, fondateur de l’ordre des mercédaires, qui doit être canonisé le 30 septembre1628. Le prestige acquis par le peintre fit qu’en juillet 1629, le Conseil municipal de Séville l’invita à s’installer dans la ville à titre définitif avec sa famille.
Zurbaran, la Fuite en Egypte
Une commande décisive dans la carrière de Zurbarán est celle du collège sévillan Saint -Thomas. Zurbarán peinttoute une série d’œuvres indépendantes s’inscrivant dans des cycles et des grands Programmes iconographiques, et dans lesquelles il élabore ses solutions stylistiques personnelles. Les figures s’y dessinent solidement au sein de compositions claires, se détachant sur Des fonds obscurs qui enveloppent les personnages, instaurant un espace vide qui leur confère un volume bien défini. La lumière qui baigne les personnages et les objets dirige l’attentionvers les qualités particulières de la matière, à laquelle Zurbarán dédie la plus grande minutie technique. La plupart de ces œuvres sont des peintures dévotionnelles conçues avec un sens poétique très développé, chargées d’une signification profonde, marquées par un goût particulier pour les choses simples, Parmi les œuvres de cette période, on remarque tout particulièrement celles qui montrent la prédilection du peintre pour les figures infantiles dont l’innocence laisse filtrer une spiritualité intense.
Zurbaranl, la Vierge Enfant Endormie
L ‘enfance sacrée de de la Vierge. le peintre reviendra souvent au cours des années suivantes : l’agneau ou Agnus Dei. est représenté, isolé devant un fond plongé dans une obscurité totale, un agneau ou un veau aux pattes entravées, parfois nimbéou accompagné des paroles du prophète Isaïe, ce qui en fait une préfiguration du Christ et de la Passion.
Zurbaran, la Sainte Face
Un autre thème très personnel La plus ancienne peinture de la Sainte Face est signée en 1631, l’interprétation du peintre reste la plus frappante : l’effet de trompe-l’œil induit par l’étoffe accrochée à deux clous contraste avec l’empreinte presque diaphane du visage du Christ souffrant, légèrement tourné, conférant à la représentation l’apparence achevée d’un reliquaire ou d’un parement d’autel.
 
Zurbaran, Christ en croixLe Christ en croix peint en 1627 pour le couvent Saint-Paul avait valu à Zurbarán une immense notoriété. Représenté avec quatre clous et presque sans trace de son martyre, Les bodegones, terme espagnol désignant les natures mortes, constituent indéniablement l’un des apports les plus originaux du peintre, même s’ils ne peuvent être abordés comme un genre indépendant, attendu que les éléments qui y sont présentés de manière individualisée se retrouvent ensuite dans de grandes compositions. L’extraordinaire faculté du peintre à reproduire les différentes matières et textures superficielles des objets leur confère une dignité singulière qui contraste avec leur simplicité. En juin 1634, Zurbarán est appelé à la cour pour collaborer à la décoration du Palais du Buen Retiro, inauguré l’année précédente comme outil de propagande du monarque Philippe IV, dont le pouvoir amorçait alors son déclin.
Zurbaran
Les dix travaux d’Hercule peints par Zurbarán furent accrochés dans la partie haute, au- dessus des fenêtres. Zurbarán conçut son héros mythologique dans une perspective naturaliste : comme un être humain vigoureux placé devant des entreprises extraordinaires, bien loin de l’image idéalisée diffusée par la culture classique. Le séjour de Zurbarán à la cour laissera une profonde empreinte sur son style. Les collections royales lui ont permis de contempler la peinture de la Renaissance, mais aussi et surtout celle du baroque, qui l’influenceront, comme l’attestent en particulier l’adoucissement des contrastes lumineux et la complexité accrue des compositions. Le travail de Zurbarán pour la chartreuse de Jerez est peut-être la manifestation suprême de la maturité du peintre.
Zurbaran, l'Immaculée Conception Enfant, 1656Que ce soit dans les œuvres religieuses, St François en particulier, l’immaculée conception, avec ses putti, les bodegones, les séries, l’œuvre de Francisco Zurbaran est remarquable, et l’exposition de Bruxelles, démontre toute la grâce et la dextérité de ce maître sévillan, Caravage espagnol.
COMMISSAIRE IGNACIO CANO RIVERO
Ignacio Cano Rivero, ancien Directeur du Museo de Bellas Artes à Séville (2003/2007) et aujourd’hui Commissaire en Chef de ce même musée, est un expert de la peinture sévillane et de l’Âge d’Or Espagnol.
CONSEILLER GABRIELE FINALDI
Gabriele Finaldi, Directeur Associé de la Conservation et de la Recherche au Museo Nacional del Prado à Madrid, est vu comme l’un des experts majeurs du monde de la peinture espagnole et italienne.
photos courtoisie Musée Bozar

Trève

Marrakech
Marrakech

Jusqu’au 19 novembre inclus.

L'empereur éternel Qin et son armée en terre cuite

Face à face avec des pièces originales de Chine
Pour la première fois, un groupe entier de vraies figures en terre cuite provenant du mausolée de l’empereur Qin Shi Huangdi a voyagé jusqu’en Suisse pour y être présenté au grand public. Ne manquez pas cette occasion unique et rendez-vous à Berne pour rencontrer ces figures réalistes et grandeur nature en face-à-face, que j’ai eu la chance de voir à X’ian, lors d’un voyage en Chine en 2012.

Soldats en terre cuite à X’ian Chine

Le premier Empereur et son armée
L ‘armée de terre cuite de Qin Shi Huangdi (259–210 av. J.-C.) fut découverte par hasard en 1974.  Composée de quelque 8000 guerriers, cette armée fait partie d’un gigantesque complexe funéraire qui n’a jusqu’à présent été que partiellement mis à jour et constitue l’une des découvertes archéologiques les plus célèbres de tous les temps. Inscrite depuis 1987 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, elle est souvent qualifiée de 8e merveille du monde. Sans oublier l’héritage que cette époque a laissé à la Chine.
L’exposition « Qin – L’empereur éternel et ses guerriers de terre cuite » se concentre sur la naissance de l’empire chinois, sur la figure énigmatique du Premier Empereur et sur son mausolée monumental avec la spectaculaire armée de terre cuite. Il était monté sur le trône à l’âge de 13 ans comme roi des Qin. Comme il était mineur, sa mère et les autres mandarins expédiaient les affaires du pays. Il gouverna réellement à l’âge de 22 ans.

La première section de l’exposition se focalise sur le développement de la principauté de Qin, qui devient royaume puis empire. Plusieurs siècles de prospérité (du IXe siècle jusqu’à 210 av. J.-C.) favorisent la construction de somptueux palais, l’essor de l’artisanat et une vie de luxe pour la classe dirigeante établie dans la capitale Xianyang. Entre 230 et 221 av. J.-C., Ying Zheng, le roi de Qin, parvient à soumettre six autres royaumes et à créer un nouvel empire. Désormais, il se fait appeler Qin Shi Huangdi, le Premier Empereur de Qin. Pour assurer la cohésion de son immense territoire, il instaure une administration centralisée et gouverne d’une main de fer. Il relie des remparts existants pour en faire une Muraille de Chine continue, il uniformise la monnaie, les mesures et l’écriture. Cette écriture standardisée est restée jusqu’à nos jours un important facteur d’unification pour cet État multiethnique qu’est la Chine.

Les figures en terre cuite sont réunies avec environ 220 autres pièces fascinantes et de grande valeur pour former un ensemble qui évoque divers aspects des débuts de l’empire chinois. En s’intéressant à l’histoire de sa civilisation et à son riche patrimoine culturel, l’exposition présentée en allemand, français ou anglais vous permettra de mieux comprendre « l’Empire du Milieu ».

Le complexe funéraire du Premier Empereur
La deuxième section de l’exposition fait pénétrer le visiteur dans le complexe funéraire duPremier Empereur. On peut s’y faire une idée des dimensions gigantesques du site, dont seule une partie a été dégagée pour le moment. Il abrite non seulement une armée de 8000 soldats chargés de protéger l’empereur, mais aussi des fonctionnaires qui s’occupaient des affaires gouvernementales dans l’au-delà et des musiciens, acrobates et animaux divers qui y assuraient les divertissements. « Les pièces exposées permettent de se transporter dans l’époque du Premier Empereur tout en donnant vie à l’histoire. Le visiteur se retrouvant en face-à-face avec les statues de terre cuite peut presque entamer un dialogue avec elles », se félicite Dr. Maria Khayutina, curatrice de l’exposition. « La chambre funéraire de Qin Shi Huangdi n’a pas encore été ouverte », néanmoins les guides vous en indiquent l’endroit.

Un audioguide dans ces trois langues ainsi qu’en italien est à votre disposition
Au musée d’histoire historique de Berne  jusqu’au 17 novembre 2013

photos de l’auteur sauf la dernière et la 3

Sommaire de mai 2013

Les Picasso au Kunstmuseum de Bâle

01 mai 2013 : La fête du Muguet
02 mai 2013 : Aujourd’hui pour demain
03 mai 2013 : Basel World
10 mai 2013 :  Art et voyage
18 mai 2013 :  « morceaux choisis » Jeune Art Contemporain
19 mai 2013 :  Marie Paule Bilger – Question de temps
21 mai 2013 :  Une gazette comme une oeuvre d’ar
22 mai 2013 :  Play-Back d’Eden – Gloria Friedmann
24 mai 2013 :  Ateliers ouverts et Atelier Nomade
27 mai 2013 :  Les Picasso sont là

Art et voyage

Si vous me cherchez je suis dans ces parages