Prendre le temps Christiane Fath et François Bauer

A la Kunsthalle de Mulhouse jusqu'au 26.4.2026
Commissariat : Sandrine Wymann

Christiane Fath et François Bauer forment à Mulhouse un duo inédit. Réunis le temps d’une exposition, ils s’emparent de toute La Kunsthalle, ses espaces mais aussi ses curiosités architecturales et proposent une installation immersive où les visiteurs peuvent « Prendre le temps ».
Partant de leurs pratiques de peintre et céramistes, d’un gout partagé pour les couleurs flamboyantes, ils présentent un ensemble de pièces, pour beaucoup
réalisées spécialement pour l’exposition, qui forment dans leur mise en scène un environnement propice à la rêverie.
Les peintures, les objets, les décors, les mobiliers font tous œuvre, toutes les parties dialoguent et s’entendent autour d’un projet commun : composer
un espace de plaisir et de bien-être où l’art est à la fois couleurs, formes, supports, jeux… On se prélasse, on s’attarde, on ralentit et s’amuse… L’exposition se présente comme une invitation au voyage ou la
promesse d’une parenthèse, elle retient le temps et offre généreusement ce que l’art a de plus heureux.

EXPOSITION

Christiane Fath est peintre, vit et travaille à La  Réunion. Elle laisse les couleurs exploser sur ses toiles qui sont des tissus patinés d’histoire(s) puisque
généralement dérobés à son trousseau familial. Sur du linge de maison elle trace, imprime, organise des compositions comme bon lui semble, en empruntant des techniques diverses ou inventant ses propres
protocoles de peinture. Respectant les dimensions originales de chacun de ses supports-linge, elle s’empare généralement d’imposantes surfaces qu’elle
investit ardemment d’éléments autobiographiques.
On y retrouve pêle-mêle des paysages d’Afrique, le pourtour de la méditerranée, le motif des moucharabiehs ou le périmètre des 11ème et 12ème
arrondissement de Paris.

François Bauer est céramiste, vit à Strasbourg.
Il se dit potier parce qu’il modèle de nombreux objets utilitaires mais il est aussi peintre et même architecte quand il s’amuse à construire et déconstruire des formes, à organiser des plans et juxtaposer des couleurs. Dans un jeu de va et vient entre la surface et le volume mais aussi en osant des
combinaisons surprenantes, il joue avec la matière terre et la pousse jusqu’à des équilibres improbables ou des agencements audacieux. Ses objets sont
tout à la fois praticables et détournés, ils sont les supports de sa peinture inspirée de souvenirs d’enfance, de son histoire familiale dont il a hérité
un gout inconditionnel pour la peinture fauve, les  couleurs vives et les fleurs

Renseignements pratiques


LA KUNSTHALLE MULHOUSE
La Fonderie, 2e étage, entrée par le parvis
www.kunsthallemulhouse.com
+33 (0)3 69 77 66 47

HORAIRES
Mercredi, jeudi, vendredi → 12:00 – 18:00
Samedi, dimanche → 14:00 – 18:00
Fermé les lundis et mardis + 3-5 avril
Entrée libre et gratuite
Groupes, jeune public : renseignements
et réservations au 03 69 77 66 47

ACCES
Train Gare – Suivre le canal du Rhône au Rhin
(Quai d’Isly) jusqu’au pont de la Fonderie
puis rue de la Fonderie
(15 min à pied / 5 min à vélo).
Tram Lignes 2 et 3 arrêt « Tour Nessel »
Bus Ligne C5 arrêt « Fonderie »
Ligne 51 arrêts « Molkenrain »
ou « Porte du Miroir » (sauf le dimanche)
Voiture Autoroute A35 et A36,
sortie Mulhouse centre, direction Gare
puis Université – Fonderie
ou Clinique Diaconat Fonderie.
Parkings relais + tram

Entrée libre

Helene Sturm

 
Helene Sturm s’en est allée là où elle le voulait dans la nuit du 15 février 2026. Elle a cramé ses boyards maïs et la vie. Et elle en a tiré de belles pages. On en fera bon usage. Comme de tout ce qu’elle nous laisse. Pour beaucoup d’entre nous elle marchait devant.
Vous pouvez lui rendre hommage au service mortuaire de l’hôpital Emile Muller ces mardi et mercredi de 10h à 15h

La cérémonie d’adieu aura lieu le samedi 21 février à 9h30 au Crématorium de l’Ill, 14 rue Jean Monnet à Sausheim. Vient qui veut . La cérémonie sera suivie d’un verre de l’amitié à 11h30 au Séchoir , 25 rue Josué Hofer 68200 Mulhouse.

Je remets en ligne le billet rédigée le 27 février 2011 pour la parution du premier livre d’Hélène Sturm, billet qui est tronqué suite à :
(A compter du 5 juin 2019, votre blog ne sera plus accessible, et ses contenus, y compris les photos et textes, seront supprimés (Le Monde)
Aussi j’ai été obligée de trouver un autre hébergeur, la sauvegarde et la migration n’ont pas permis de maintenir, à regret, les anciennes images.)

Pfff roman d’Hélène Sturm

Samedi 5 mars
de 15h à 17h
Hélène STURM
dédicace
son roman Pfff,
Editions Joëlle Losfeld

à la
Librairie BISEY
35 Place de la Réunion
68100 MULHOUSE
www.bisey.eu
extrait : Odile, une jeune femme, ni jolie ni vilaine, se réveille un matin, plus aimable que d’ordinaire.
C’est le point de départ d’une drôle d’histoire où se croisent des taulières de bistrots, des tueurs à gages, un jeune homme timide et ses amis d’autrefois, sans compter les chiens, les chats et les poissons rouges. Les objets ont leur importance, particulièrement les livres qui rythment la vie.

Au Salon du Livre à Paris en 2014 pour son livre Walter

HÉLÈNE STURM est née en Alsace.
Après avoir pratiqué différents métiers, notamment dans l’audiovisuel ou encore l’enseignement, elle a partagé jusqu’à très récemment son temps entre Mulhouse et la Drôme où elle réside depuis une dizaine d’années. Pfff est son premier roman.


Quelques appréciations de lecteurs
Les lectures de Sophie
B B : Que Sophie, qui je crois est toujours un peu plus sensible au fond qu’à la forme, à l’histoire qu’au style, et qui représente tout à fait les lectrices de ELLE magazine où elle a démarré son blo, ait été « scotchée » par Pfff, c’est plutôt bon signe, je trouve !
I V : Terminé « Pfff ». Quel chouette tourbillon au Paradis sur fond de bartlebysme 🙂 !
Jolie réussite que ce premier roman ♥
Jean D : peut-être l’idéal est-il de le déguster vite, d’un coup; puis, plus tard, de le savourer infiniment lentement….comme l’on fait avec un tableau, pour le coup de poing, puis les petites caresses…
Le bouquinovore :
Mon avis : Comment peut-on parler d’un livre qui à pour titre « pfff». Encore la semaine dernière lorsqu’on me demandait quel livre j’étais en train de lire en ce moment ? Je leur répondais « pfff » le premier roman d’Hélène Sturm. La réaction, souvent la même, « et bien si tu n’aime pas change de livre ». Et connaissant les droits imprescriptibles du lecteur(le droit de ne pas lire, le droit de sauter des pages, le droit de ne pas finir un livre…) si ce livre avait réellement était « pfff », je ne l’aurai certainement pas fini. Cependant je tien à rassurer l’auteur (même si je doute qu’elle vienne à lire ma chronique) que malgré cela un bon nombre d’amis adeptes d’il caffe di Pietro avaient reconnues le bruit subtile lorsque le barman tire la bière.nike-a-talons.1298658258.jpg
Ce roman n’est pas une histoire, mais des histoires, au fil des pages, on passe d’un personnage à l’autre, d’Odile à Walter, passant par Legendre, Beaufils ou encore Jaboulier.
Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’es le concept même du livre, des gens des histoires et deux cafés, le trait d’union entre les personnages est ce lieu même de rencontre que peut représenter un café.  On à l’impression de lire du Godard, il n’y a pas une histoire mais des histoires qui s’unies. Les personnages sont attachants, ils nous font sourire. Odile en ai le personnage clé mais à mes yeux, Walter au fur et à mesure des pages prend sa place.helene.1298656990.jpg
De plus l’auteur à une écriture très agréable à lire, elle sait jouer avec les mots, en abuse peut être un peu parfois.
« Lorsqu’il s’en traite, Walter se demande chaque fois avec combien de l « imbécile » s’écrit. Je suis un idiot, profère-t-il alors, de n’écrire rien d’autre que des listes de choses à faire de choses défaites, de mots dont l’orthographe lui fait défaut, de  mots qui ouvrent des mondes, de mots qu’il n’aime pas. Dès qu’un u cogne un p, il a la chair de poule, « stupre » et « volupté » le réfrigèrent, alors que « suave » le touche, même s’il ne l’avouerait pour rien au monde, et que « jute »lui rougit les joues et qu’il se laisse aiguiser par « pudeur » et par « impudeur » et ce qu’ils évoquent de draps blancs ou de draps froissés. Il faut du désir pour écrire, et jamais il n’en trouve assez pour s’en faire de l’encre »
Un seul petit bémol à cette lecture, étant souvent dans les transports en commun, il est vrai que parfois j’ai eu un peu de mal à me resituer dans les histoires de chaque personnage, le lien entre chacun étant souvent assez subtile, une phrase, un objet.
Cultureàpoint
E I : Quel peut-être le rapport entre un bock de bière et une paire de nike à talons ? C’est tout l’art de la prose d’Hélène, qu’elle déroule et tricote dans son roman. Je me demande où elle a trouvé le temps pour écrire tout ça ? …♥
précipitez-vous car il n’y en aura pas pour tout le monde !

Joli souvenir, Helene et moi, le jour de la dédicace chez Bisey

Mes sincères condoléances pour Sandrine, Matthieu, Pablo et Laurent Stahl,

25 ans d’acquisitions au musée des Beaux Arts de Mulhouse

Acquérir des œuvres fait partie des missions
fondamentales d’un musée.

La politique d’acquisitions suit un fil conducteur pour
préserver la cohérence de la collection. Il peut s’agir
de combler les lacunes ou d’étoffer certains courants
du fonds d’art ancien et moderne, mais également de
conserver la mémoire et de soutenir la scène artistique
locale. Un budget annuel est dédié aux acquisitions du
musée par sa tutelle (ici la Ville de Mulhouse, avec dans
certains cas l’aide financière de l’État et de la Région).
Aux achats onéreux à des antiquaires, galeries, particuliers, artistes ou en vente publique s’ajoutent les libéralités (dons manuels, donations notariées et legs). Les objets choisis sont soustraits au marché pour devenir propriété publique et inaliénables. La pertinence de la sélection est donc cruciale, autant en termes d’intérêt artistique, d’authenticité que de provenance. Elle est garantie par l’avis d’une Commission scientifique régionale sous l’égide de la Direction régionale des Affaires culturelles.

Depuis 25 ans, le Musée des Beaux-Arts de Mulhouse a complété sa collection avec plus de 300 œuvres de différents domaines (dessins, gravures, peintures,
photographies et sculptures). Il s’agit de productions d’artistes du 19e au 21e
siècle, surtout originaires du Haut-Rhin ou actifs sur ce territoire. Dans le cas de l’art contemporain, la politique d’acquisitions a été étroitement liée à la programmation culturelle, car à l’issue des expositions temporaires, le musée a presque toujours acheté à l’artiste l’une de ses réalisations – soit directement, soit sous forme d’aide à la production –. Cette démarche s’inscrit dans une longue tradition puisqu’au 19e et au début du 20e siècle, les membres de la Société des arts, qui gérait le musée sous l’égide de la Société industrielle de Mulhouse, avaient fait le choix d’acheter des tableaux d’artistes de leur temps dans les Salons de Paris, Strasbourg et Mulhouse.

Cette exposition est également un hommage aux nombreux donateurs (collectionneurs, artistes ou héritiers) qui ont offert une ou plusieurs œuvres au musée, avec la certitude qu’elles seraient conservées dans de bonnes conditions pour les générations futures. Que leur générosité soit ici soulignée et honorée.

Le parcours

Le 19e siècle

Période phare du Musée des Beaux-Arts de Mulhouse, représentant plus de
60 % des œuvres, le 19e siècle a été renforcé depuis 25 ans par divers achats, dons et legs.

Jeune femme en costume de Capri 1975, huile sur toile

La part belle revient aux peintres alsaciens qui étaient déjà présents en grand nombre dans les collections. Le musée a cherché à recueillir d’autres types de production de ces artistes (portraits, nus, scènes de genre…), afin de constituer un corpus de référence pour l’histoire de l’art régional. Parmi eux, nous retrouvons Emmanuel Benner et son neveu Many Benner, premier conservateur du Musée Jean-Jacques Henner à Paris, mais aussi Marcel Rieder, un Thannois connu pour ses effets d’ombres et de lumières dans ses scènes intimistes, ou encore le Strasbourgeois Frédéric Théodore Lix, célèbre pour ses scènes campagnardes et ses peintures d’histoire. Plus récemment, un portrait de famille de Marie-Augustin Zwiller, ainsi qu’un tableau original de
Ferdinand Wachsmuth représentant un ermite mort veillé par son fidèle compagnon ont enrichi les collections.

un ermite mort veillé par son fidèle 1844

Des œuvres d’artistes originaires de régions voisines sont également entrées au musée, comme le paysage des bords du Doubs du Franc-comtois Émile Isenbart ainsi que la vue du lac de Walenstadt en Suisse par l’Allemand Guillaume (Wilhelm) Wintz.

L’Entre-deux-guerres

Le musée a entré en collection les œuvres de plusieurs artistes nés avant 1914, qui ont atteint leur maturité dans l’Entre-deux-guerres.

                                                      Robert Breitwieser 1931

Robert Breitwieser, peintre mulhousien très célèbre à son époque, fort de sa double formation française et allemande, est représenté par ses thèmes de prédilection (paysage, nature morte, portrait). Les portraits du couple Spengler par Alfred Giess, dernier Haut-Rhinois qui ait obtenu le Grand Prix de Rome,

frappent par leur aspect hyperréaliste. Paul Hertzog, qui apparaît sur son autoportrait dans la fleur de l’âge, est ici entouré de ses proches. Le Franc-comtois Maurice Ehlinger gardera son style académique au-delà de la Seconde Guerre mondiale.

Maurice Ehlinger, la Belle Colmarienne

Les marines sur bois de Léon Zeytline sont moins connues que ses scènes de la vie parisienne. Léon Lehmann représente inlassablement les paysages du Sundgau qui lui sont cher. Enfin, Otto Pfeiffer, peintre
naturaliste et spécialiste des animaux, se distingue par ses scènes champêtres.

Arts graphiques et sculptures – Art ancien et moderne

Jusqu’à l’époque contemporaine, les artistes travaillaient leurs compositions par des dessins préparatoires d’ensemble ou de détail, comme en attestent les

                                            Jean Jacques Henner

croquis de Jean-Jacques Henner et d’Émile Zipelius au 19e siècle, mais aussi de Charles Walch

Émile Zipelius
au 20e siècle qui met en place dans l’œuvre présentée ici les lignes directrices de son tableau L’armoire à l’ange, conservé au musée
des Beaux-Arts.

                                      Charles Walch

Les gravures de Léon Lang, Henri De Neef et Robert Simon révèlent une grande maîtrise des valeurs lumineuses pour suggérer l’ambiance, le climat, l’heure du jour ou encore les sentiments des personnages. Les aquarelles de Charles Fuetsch, Joseph Antoine Muslin et Mathieu Kohler gardent la mémoire de
gardent la mémoire de paysages parfois disparus. L’art insolite de Véronique Filozof, qui saisit des scènes de la vie mulhousienne, contraste avec les expérimentations de formes, de motifs et de couleurs de Claude Gebhardt et Paul Misslin.


Enfin, les deux sculptures de François Cacheux en bronze et de Marguerite Petry en plâtre émeuvent par leur expressivité.

Arts graphiques et photographie – Artistes contemporains

La photographie est entrée plus récemment dans les collections du musée, à l’occasion des expositions temporaires. Celles organisées par le musée ont permis l’arrivée d’œuvres de Thierry Deveyre, Paul Kanitzer, Geneviève Boutry, Christian Glusack, Fernand d’Onofrio ou encore Yvon Buchmann.

Plus récemment ont été acquises les compositions mythologiques de Corinne
Mercadier et les bouquets de Françoise Saur. La quasi-totalité des photographies sont issues de séries.

Les expositions de la Biennale de la Photographie de Mulhouse au musée depuis 2012 ont enrichi les collections d’œuvres de photographes nationaux ou internationaux : les paysages
de Denis Roche en 2018 et Alain Willaume en 2020, ou encore le travail autour de la lune de Penelope Umbrico en 2022.
D’autres artistes se démarquent par leur maîtrise de la gravure (Sabine Gazza et Daniel Clochey), du dessin (Eric Pina) ou d’autres techniques comme le frottage (Daniel Tiziani)

ou le collage (Naji Kammouche).

Enfin, le 9e art est également mis à l’honneur, avec le dessin préparatoire de Jacques de Loustal pour l’affiche de son exposition monographique (en 2012) ou encore le dessin original de JeanPierre Bres qui avait illustré l’affiche de l’exposition 14 en BD dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre.

Peinture et sculpture – Artistes contemporains

La politique d’expositions temporaires consacrées aux artistes locaux, décidée par l’ancien adjoint à la Culture Michel Samuel-Weis et portée par Joël Delaine, directeur des musées municipaux de 2003 à 2023, a permis d’acquérir des œuvres de créateurs actifs à Mulhouse et sur le territoire du Haut-Rhin. Certains d’entre eux étaient émergents, d’autres confirmés.
Sont ainsi présentés dans cette salle (vidéo), selon des affinités de teintes ou de formes, des artistes aussi différents que Anne-Sophie Tschiegg, Evelyne Widmaier, Vito Cecere, Christophe Hohler, Joseph Bey, Momar Seck, Élisabeth Bourdon, Jacqueline Bilheran-Gaillard, Christian Geiger, Mata, Decko, Véronique Arnold, Brigitte Bourdon, Simone Adou, Bernadette Zeller, Denis Ansel, Bernard
Latuner, et au centre de la salle Géraldine Husson, Mathieu Husser, Reiner Packeiser et Francis Hungler. Les œuvres de Jean-Pierre Sergent et de Mitsuo Shiraishi sont présentées dans la cage d’escalier principale.
On ne peut qu’être frappé par la diversité des styles et la variété des techniques (huile sur toile, acrylique, dessin, sculpture, collage de matériaux divers…).

Isabelle Dubois-Brinkmann directrice du musée des BA et du musée historique
Mitsuo Shiraishi

Informations pratiques

Musée des Beaux-Arts de Mulhouse
4, Place Guillaume Tell
68100 MULHOUSE
Tel. +33 (0)3 89 33 78 11
Ouvert tous les jours (sauf mardi et jours fériés)
de 10h à 13h et de 14h à 18h
ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE
Étages accessibles par ascenseur / Comptoir d’accueil bas
Tram : Ligne 1 et Tram-train arrêt République
Tous les évènements sont gratuits, sur réservation : accueil.musees@mulhouse-alsace.fr
Retrouvez la programmation complète sur le site internet :
https://beaux-arts.musees-mulhouse.fr/

Vendredi 19 décembre | 18h
MUSÉOSOIRÉE Venez échanger autour d’un verre avec des artistes présentés
dans l’exposition 25 ans d’acquisitions !
Ouverture en nocturne du musée jusqu’à 20h !
D’autres événements seront programmés en 2026.
Tous les évènements sont gratuits, sur réservation : accueil.musees@mulhouse-alsace.fr
Retrouvez la programmation complète sur le site internet :
https://beaux-arts.musees-mulhouse.fr/
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Don de sang

L’Établissement français du sang à La Filature, Scène nationale de Mulhouse
Lundi le 15 Décembre 2025
DE 13H À 18hH15

pour prendre RDV collecte à La Filature

Les fêtes de fin d’année sont synonymes de partage, de générosité, de cadeaux et de chaleur humaine. Autant de preuves d’attentions portées aux autres qui résonnent avec le don de sang. En ce mois de décembre, l’Établissement français du sang Grand Est invite le plus grand nombre à prendre rendez-vous pour un don de sang.

Chaque jour, des milliers de patient·es sont soigné·es grâce à des dons de sang, de plaquettes ou de plasma. Ce petit miracle est possible car notre voisin·e, notre collègue ou notre frère·sœur donnent un peu d’eux·elles-mêmes, de manière bénévole et gratuite, pour aider une personne qu’ils·elles ne connaissent pas. Cependant, la fin d’année est souvent synonyme d’une mobilisation moins forte des donneur·euses. Vacances, rassemblements familiaux, météo et virus hivernaux… les donneur·euses sont moins nombreux·euses à franchir les portes des Maisons du don et des collectes mobiles en fin d’année. Pourtant, les patient·es doivent pouvoir être soigné·es sans délai en cette période également !

Informations pratiques

Pour donner votre sang, vous devez :

– Être âgé·e de 18 à 70 ans 

– Peser au moins 50 kg

– Être reconnu·e apte au don lors de l’entretien préalable au don

– Être muni·e d’une pièce d’identité avec photo

– Manger avant et bien vous hydrater tout au long du parcours

Avant de vous déplacer, faites le test en ligne : Qui peut donner ?

Cartographie des collectes | Etablissement francais du sang

 

Les étapes du don de sang :

– Accueil et inscription

– Questionnaire et entretien préalable au don

– Le don (10 min)

– Pause A+ (20 min – collation)

De l’accueil à la pause A+, prévoyez entre 45 min et 1h. Prenez 1h pour sauver 3 vies !

La Filature
20 Allée Nathan Katz
68100 MULHOUSE

Le souffle de la subsistance – Regionale 26

du 27.11.25 au 4.01.26 à La Filature, Scène nationale
du 28.11.25 au 11.01.26 à La Kunsthalle

L’exposition s’inscrit dans le cadre de la Regionale 26, une manifestation réunissant 20 institutions en Allemagne, en France et Suisse et visant à mettre en lumière la production artistique contemporaine de la région tri-rhénane.

Les artistes exposés

 Clara Silvina Álvarez, Boglárka Balassa, Pauline Beck,
Valentine Cotte, Arthur Debert, Juliette Dignat, Eddie de Goër,
Sarai Duke Rose, Mathis Esnault, Yoshikazu Goulven Le Maître,
Claire Hannicq, Zoé Joliclercq, Elisa Lohmüller, Jules Maillot,
Elise Planhard, Naomé Nazire Tahmaz, Hélène Thiennot.
Commissariat : Licia Demuro.

Emmanuelle Walter (La Filature)- Licia Demuro -Sandrine Wymann (la Kunsthalle
Standardisés et prêts à l’emploi, nos environnements  quotidiens si proches et intimes restent pourtant hermétiques. La société industrialisée fait planer
l’anonymat et l’uniformisation sur nos réalités domestiques. De quoi et par qui sont faits ces objets, les surfaces et les matières qui nous entourent, et que
l’on utilise et manipule tous les jours ?

Désormais située hors champ, la fabrique du quotidien est confiée à des spécialistes. L’économie capitaliste leur a délégué le soin de nous nourrir, de coudre nos vêtements, de bâtir nos maisons et de se préoccuper de nos proches. Résultat, nous oublions la matérialité qui nous fait vivre. Comment nous ré-ancrer à ce quotidien qui se dérobe et l’appréhender à nouveau en tant que
« milieu de vie au sein duquel l’humain coexiste avec d’autres êtres » ?

C’est à partir d’une exploration proposée par la sociologue Geneviève Pruvost dans son ouvrage Quotidien politique (La Découverte, 2024), que  l’exposition souhaite donner la voix aux artistes qui tournent leur regard vers tout ce qui peuple leurs espaces ordinaires, exerçant un régime d’attention et de présence renouvelé, situé hors des réflexes de la consommation. Iels se plongent alors dans des gestes intuitifs, infiltrent les savoir-faire anciens avec la connaissance actuelle, en se confrontant aux matières disponibles dans leur lieu de vie et de travail immédiat, souvent frugal. Leurs expériences sensibles de ce quotidien aux prises avec nos besoins vitaux se transforment en moments de partage et d’exploration poétique au cœur du vivant, tout en venant alimenter
le souffle de la subsistance et par ricochets, celui de la résistance aux diktats du consumérisme.

Oeuvres exposées à la Kunsthalle

Si vous souhaitez plus de renseignements sur les oeuvres c’est ici

Informations pratiques

SA. 6 DÉC.
16H Visite commentée
entrée libre
JE. 11 DÉC.
12H15 Kunstdéjeuner
visite commentée de l’exposition suivie d’un déjeuner
participation de 10€ pour le repas · sur inscription au 03 69 77 66 47

SA. 20 DÉC.
Performances des artistes de l’exposition
sous la forme d’activation d’œuvres dans le cadre
du programme « Borders are Boring » avec Motoco
15H Mathis Esnault
De la ronce à l’ortie
narration déambulatoire au sein de l’exposition
15H45 Zoé Joliclercq et Danaé Viney
Les Jardins Sangliers
performance culinaire, narrative et participative avec
dégustation de mets gallo-romains
17H Valentine Cotte
Théière d’adelphité
performance participative et partagée
SA. 10 JANV.
16H Visite commentée
entrée libre

SUR RENDEZ-VOUS
Visites guidées
à partir de dix personnes
infos, réservations : edwige.springer@lafilature.org ou 03 89 36 28 34

La Kunsthalle Mulhouse
Centre d’art contemporain
La Fonderie
16 rue de la Fonderie
68093 Mulhouse Cedex
Entrée par le parvis de la Fonderie

A suivre les oeuvres exposées à la Filature

Edition limitée, gravures et poésie chez Valérie Cardi

C’est samedi 29 novembre 2025 à 16 h, jusqu’au 20 décembre, a eu lieu le vernissage
« Edition limitée » Gravures à la Galerie Valérie Cardi


C’est en présence de la Maison Alsacienne de la poésie et de ses poètes,
Elisabeth Brucker, Thierry Crépin-Leblond, Tristan Colovray, Françoise Urban-Menninger(vidéo)
que l’on a pu admirer le travail des artistes graveurs :

Frédécic Klein
au premier regard la lumière nait du contraste entre la force du noir
et la pureté du blanc

Mina Mond
Invitation dans son monde où se mêle actualité, hermétisme, alchimie,
et folklore

Daniel Tiziani
Travail de mémoire, les bornes, les multiples, les plis, les images imprimées

Henri Walliser
Son travail se rattache au Pop Art, dans la mesure où il est jeune, spirituel sexy, s’inspire des maîtres

Les poètes

Tristan Colovray, Françoise Urban-Menninger
Informations pratiques

Galerie Valerie Cardi
55 rue de Pfastatt Bât 33
68200 Mulhouse
+33 (0)6 86 66 73 41
galerie.valeriecardi.com

Horaires
du mardi au vendredi de 15 h à 18 h et sur RDV
Le samedi 6 décembre, journée poétique pour enfants et adultes,
avec  Paul Bocognani, Jean Christophe Meyer et Sandy Bory

Le samedi 13 décembrejournée poétique avec 
Elisabeth Brucker, Damienne Derreumaux et Alain Lincker

photo 2 Galerie Murmure

Sommaire du mois de novembre 2025

photo ministère de la culture e.i.

30 novembre 2025 : Edition limitée, gravures et poésie chez Valérie Cardi
15 novembre 2025 : MULHOUSE GRAVURE 2025
15 novembre 2025 :  la 29e édition de la Foire d’Art Contemporain ST-ART 2025
8 novembre 2025   : Visite – Dégustation « Art et vins d’exception »
1 novembre 2025    : Talents Contemporains 13e Edition Métamorphose

MULHOUSE GRAVURE 2025

En partenariat avec Mulhouse Art Contemporain et la HEAR Mulhouse.

Jusqu’au 10 janvier 2026 à la bibliothèque Grand’Rue

Un panorama de l’estampe contemporaine à Mulhouse et environs.

La gravure, et plus généralement l’estampe, est un mode d’expression singulier dans le champ de l’art contemporain. Une impression sur papier (ou autre support) à partir d’une matrice gravée, entaillée, dessinée, etc et encrée.

17 artistes de Mulhouse et de sa région vous présentent leurs dernières créations dans le domaine de l’estampe, toutes techniques confondues (gravure sur métal, bois, linoléum, lithographie, sérigraphie…) et parfois combinées, pour des multiples épreuves, ou parfois uniques. Un terrain d’expression et d’expérimentation particulièrement fertile sur notre territoire.
Vidéo

Les artistes

Nicola Aramu, Paul Beranger, Jim Ceneda, Didier Clad, Daniel Clochey, Diana Hart, Francis Hungler, Hyesung Jung, Jean-Louis Kuntzel, Dominique Lentz, Shohyung Park, Mitsuo Shiraishi, Raymond Stoppele, Daniel Tiziani, Henri Walliser, ainsi que Ehsan Jafari-Tirabadi et Rachel Zilberfarb (HEAR Mulhouse).

                                               Jachère 2023

Cette exposition est également l’occasion de rendre hommage à l’oeuvre si profonde de Daniel Clochey, lui qui a longtemps enseigné la couleur et la gravure à l’Ecole d’art de Mulhouse, initiant et formant de nombreux élèves.
Que cette exposition à laquelle il se réjouissait de participer, lui soit dédiée, et que ses gravures toute en délicatesse et en retenue, comme hors du temps, continuent à nous émouvoir.
(extrait  Laure Houin, adjointe au Maire déléguée aux bibliothèques, au patrimoine culturel, aux musées, à la langue et à la culture régionales.

                                                                     Burin
La bibliothèque Grand’Rue conserve ainsi une vaste collection historique, dans son cabinet des estampes, mais a également acquis des œuvres contemporaines, réalisées par des artistes de la région. Et les liens entre Mulhouse et la gravure, au sens large, ne s’arrêtent pas là, avec une formation dédiée au sein de la Haute Ecole des Arts du Rhin (HEAR), et de nombreuses manifestations organisées au fil des ans : Biennales européennes de la gravure (entre 1974 et 1986), expositions de la Société Godefroy Engelmann, de l’AMC ou de l’Artothèque…

« L’objectif est de pointer notre regard sur l’actualité de cette forme d’art très ancienne, explique Dominique Bannwarth, président de Mulhouse Art ContemporainÀ l’ère du numérique et de l’IA, la gravure interroge la notion de reproduction des œuvres et maintient un geste un peu premier et une vraie valeur artistique. Ce n’est pas un art moyen, mais un médium qui garde toute sa pertinence et sa force. Parfois perçu comme élitiste, l’art contemporain est, au contraire, un moyen de titiller la curiosité de tous, de partager et d’échanger autour de l’art, dans tous les lieux où c’est possible. »

Nicola Aramu
Atlantis 2024
eau forte
www.nicolaaramu.com


Paul Béranger
La terre ne fait que recouvrir votre ciel 2023
Lithographie 3 couleurs, rehauts pastel et encres à la main
www.paul-beranger.fr


Jim Ceneda
Gazanica I 2025
Linogravure en 3 couleurs
Nous sommes toujours là portant le fardeau de l’éternité
Impression traditionnelle à l’aide de l’ancestral pressoir manuel japonais


Didier Clad
Ombre 1 2025 estampe
www.didier-clad.fr


Diana Hart

sans titre Eau Forte


Francis Hungler
Apparition de Théodore Rousseau près d’un arbre
www.francis.com
pointe sèche et carborundum


Ehsan Jafari-Tirabadi
La nuit d’anniversaire, le canapé 2025
Eau Forte
instagram.com/ehsanjafari3


Hyesung Jung

un jour
pointe sèche 
www.jungyesung.com


Jean-louis Kuntzel
sans titre
deux pointes sèches relevées de monotype
Epreuves uniques
www.jeanlouiskuntzel.fr


Dominique Lentz
Jardin secret 1 2024
lithographie intermédiaire
www.dominiquelentz.odexp.com


Shohyung Park
série de 5 monotypes

 

Mitsuo Shiraishi
sans titre
gravure à l’eau forte
www.mitsuo-shiraishi.fr


Raymond Stoppele
Basel SBB 2025
Venezia S. Lucia 2025
Lithographie en 2 couleurs
raymondstoppele.odexpo.com



Daniel Tiziani
Composition Pliage
gravure en taille d’épargne sur contreplaqué
www.daniel-tiziani.com


Henri Walliser
So La laitière 2025
pointe sèche
www.henri-walliser.com


Rachel Zilberfarb
Panique Radio 1 & 2 2025
monotype

Renseignements pratiques

Bibliothèque municipale,
Grand Rue à Mulhouse
du 21 novembre 2025 au 10 janvier 2026
du mardi au vendredi de 10 h à 12 h et
de 13 h 30 à 18 h 30,
le samedi de 10 h à 18 h 30. 
Entrée libre et gratuite.

RÉUNIS : SÉPARÉS Pierre Coulibeuf et Jérôme Game

Pierre Coulibeuf, le cinéaste et plasticien, et Jérôme Game, le poète et plasticien, sont « Réunis : séparés » dans une exposition commune à la Filature, à Mulhouse, jusqu’au 16 novembre.
Commissaire : Emmanuelle Walter


« Sommes-nous ensemble ? Pas tout à fait, n’est-ce pas ?
Seulement, si nous pouvions être séparés. » — « Nous sommes
séparés, j’en ai peur, par tout ce que vous ne voulez pas
dire de vous. » — « Mais aussi réunis à cause de cela. » —
« Réunis : séparés ».
L’Attente, l’oubli, Maurice Blanchot

Cette exposition est une invitation faite à Pierre Coulibeuf et Jérôme Game à se rencontrer, entre textes, paroles et images, fixes ou mouvantes, à imaginer des correspondances entre leurs pratiques, à explorer des dispositifs partagés et à questionner ce qui fait frontière poreuse entre les mots, les sons, le cinéma et la photo. Car pour Pierre Coulibeuf comme pour Jérôme Game, c’est bien dans les écarts qu’il est possible d’agir et d’ajuster son écriture, d’explorer la consistance du réel des corps, des événements et des récits, collectifs ou individuels, via celle des signes et leurs grammaires.

Pierre Coulibeuf est cinéaste et plasticien. La création contemporaine est le matériau de son travail. Dans un rapport transversal avec les genres du cinéma (fiction, expérimental) et l’art vidéo, ainsi qu’avec les modes de présentation de l’image en mouvement (projection, installation, photographie), ses œuvres inventent un lieu et un langage à la frontière des disciplines, critiquent les formes établies, questionnent les modes de représentation de la réalité.

Jérôme Game est poète et plasticien. Il travaille à la croisée des arts littéraires, visuels, sonores et scéniques. Présentée sous forme de livres, vidéos, pièces sonores, performances ou installations, son œuvre explore les formes de l’expérience contemporaine à l’intersection des mots, des sons et des images.

Quelques copies des vidéos de Pierre Coulibeuf
Informations pratiques

CLUB SANDWICH JE. 2 OCT. 12H30
visite guidée, repas partagé et Food Truck sur le Parvis

VERNISSAGE VE. 17 OCT. 19H
en présence des artistes · dans le cadre des Journées de l’architecture

RENCONTRE AVEC JÉRÔME GAME JE. 23 OCT. 20H à la Librairie 47° Nord
pour la sortie de son livre INTR/ANSITIF. Poétique de l’interstice (éditions Presses du réel)

Marie Paule Bilger

Marie Paule au ZKM de Karlsruhe 2017

Belle étoile au firmament des artistes, intelligente, raffinée, sensible, montrant une belle culture et un grand sens de l’observation de l’humain, amoureuse de la nature, partageant ses Epiphanies.
Elle nous a fait faux bond, la poésie s’en est allée, le 1 octobre 2025

Marie-Paule Bilger travaille sur plusieurs disciplines : vidéos, peintures, dessins, livres d’artistes, elle aime expérimenter et jalonne son parcours d’œuvres dans différents médias. Née à Mulhouse elle entame une formation de danse classique, se lance dans des études d’arts plastiques à la faculté de Strasbourg et complète ses études avec l’atelier de peinture de la Hear pour devenir peintre plasticienne. 

Elle utilise à la fois son histoire personnelle et/ou collective pour interroger les changements du monde.

site web de Marie Paule

« J’ai envie d’aventures dans le territoire de l’art – adventura : les choses qui doivent advenir
Je trouve ce que je ne cherche pas, je cherche ce que je ne trouve pas. »

Elle faisait partie du microcosme mulhousien, alsacien, dès les années 2000.
Son aventure dans l’art démarre très fort par des expositions régionales.

Motoco

Elle faisait partie du « Motoco des origines », elle en a connu toutes les mues, elle était là absolument. Sa présence était tourbillonnante et singulière, elle expérimentait les couleurs et les sons dans son double atelier à deux faces. C’était une plasticienne-chercheuse qui creusait ses sujets avec une précision scientifique et une fantaisie toujours renouvelée. Une année, elle avait installé une barre de danse le long du mur de la cuisine et les résidents pouvaient l’accompagner aux entrechats à l’heure du déjeuner.

On pouvait aussi la suivre quand elle herborisait le long de l’eau à la recherche des plantes rudérales, refaisant l’historique du site à la lecture des graminées avec une science botanique d’experte qui nourrissait toute son œuvre. Des aquarelles aux photos, aux films, aux petits recensements, jusqu’à cette
« patte d’ours » publiée sur Instagram il y a 5 jours, le végétal faisait cabane et monde. Elle racontait sa rencontre épiphanique avec un prunus cerasifera en fleurs au Jardin des Plantes comme d’autres vous parlent du premier jour d’une grande amitié.

Elle a peint les guerres et les oiseaux, le son du sang et le chiendent, les eaux et les nageuses, elle était le mouvement, son âme dansait.

Les instants d’émerveillement de Marie-Paule Bilger

« Nous faisons nos chemins comme le feu ses étincelles »
 – se réfère à un texte de René Char.

Il introduit idéalement le travail de Marie-Paule Bilger, ses voyages dans l’univers des formes, ses sensibilités à la nature, servi par un geste pictural sensible et spontané.

Marie-Paule Bilger présente ses oeuvres dans le cadre d’un appartement mis à dispostion dans la Tour de l’Europe à Mulhouse.

Des compositions végétales constituées d’éléments vivants glanés dans la nature renvoie à ces « épiphanies » évoquées par l’artiste.

Un second volet de l’exposition est consacré aux aquarelles que Marie-Paule Bilger a réalisé en résonance avec l’oeuvre en réalité virtuelle immersive et aquatique de Pierre Friquet.

L’exposition était présentée par Mulhouse Art Contemporain du 14 au 30 mars 2025.

A voir ses compositions poétiques sur Instagram et sur Facebook

Parcours

2019 : Biennale de Gentilly / Arles se livre 

2018 : Instants vidéo Friche la belle de mai Marseille / Traverse vidéo Abattoirs Toulouse / Bibliothèque Riedisheim / Les mille tiroirs Pamiers 

2017 : Aedaen Strasbourg / CAPC Bordeaux / FIAV Casablanca / Les mille tiroirs Pamiers / ZKM Karlsruhe 

2016 : Traverse vidéo Toulouse / Galerie Mundart Marseille / Atelier de pratique artistique en collège « mais où va le monde »

2015 : Regard sur l’art contemporain Strasbourg 

2014 : Time is love, invisible line galerie Londres /  Time is love, galerie Talmart Paris / Galerie Hegoa Paris 

2013 : Vidéoforrmes Clermont Ferrand / Winter festival Sarajevo /  Galerie Hors Champs Mulhouse 

2012 : Salon d’automne Dalian Chine / Crosstalk video Budapest / Publication d’artistes Baux de provence 

2010 : Galerie Prysmat Cracovie / Bibliothèque  Mulhouse / Galerie Lézard Colmar 

2008 : Regional Kunstverein Freiburg

Prix

2013 : WE/nous, Sarajevo Winter’s Silver Snowflake/XXIX International Festival Sarajevo Winter, « Ar of Touch », Collegium Artisticum,  Bosnia and Herzegovina

2011 : Furtif, prix spécial du jury « Festival Minutfilm » Lille

Marie-Paule Bilger dans ses ateliers ouverts rue de Lucellle.
Mai 2005, Mulhouse, Haut-Rhin, Alsace. Pascal Bichain

 

DENOUER Avec Sandrine Weidmann (vidéo)

Publications

2018 : « sapin-poème » bf édition

2010 : « 1159 » édition la Fabrique Sensible, Arles. Invitée par Francine Zubeil à présenter des dessins de cerfs recouverts de cire sous forme de livre d’artiste

Nous ne t’oublierons pas, chère Marie-Paule. Tu laisses un beau sillage
derrière toi, les petites graines semées continueront longtemps à germer en nous !
Merci pour tout. Pensées émues à Jean-Jacques et à vos fils.