Georges Senga, photographe congolais

Nom : Senga Assani
Prénom : Georges
Profession : photographe
Signe particulier : pensionnaire de la Villa Médicis 2020/2021

 

                      Photo © Aleksandar Topalovic

Si la Covid-19, croit qu’elle va limiter ma curiosité elle est se trompe, allègrement. Je vais aller au-delà des frontières et faire un périple assez
incroyable pour suivre le photographe Georges Senga (site), de son Congo natal, à travers tous ses ateliers, résidences et expositions, en Allemagne, aux Pays Bas, en Belgique, aux US, jusqu’à sa sélection comme pensionnaire de la Villa Medicis, cuvée 2020/2021. Georges Senga(vidéo) est né en 1983 à Lubumbashi. Le travail de cet artiste oscille entre réalité documentaire, traces post-coloniales, tradition orale et histoire personnelle

Entretien au-delà des frontières

Comment es-tu venu à la photo ?
 Je suis devenue photographe fin 2007, et ma carrière s’est lancée avec  la première édition de la biennale de Lubumbashi, curator par Marie-Françoise Plissart

Tes études ?
Science du langage, langues et affaires à l’Université de Lubumbashi en 2009

Tes parents étaient ils photographe, t’ont-ils encouragé ?
Mes parents n’étaient pas photographe, mais dans notre société quand les parents t’envoient à l’université, c’est pour être un cadre dans une société sur place. Et quand tu te lances dans une carrière d’artistes ce n’est pas  facile

Comment as-tu été sélectionné à la villa Medicis ?
J’ai postulé 3 fois à la villa Medicis avec 3 projets différents, c’est le troisième projet qui a été sélectionné.

En quoi consiste ton travail là-bas :
Le projet  s’intitule
« Comment un petit chasseur noir Païen devient prêtre Catholique »,
projet né à la suite de sa rencontre en 2017 avec la fille d’un prêtre catholique, qui par sa fonction, n’aurait pas dû avoir d’enfants. Au cours de cette rencontre, la fille du prêtre dévoile un sac contenant plusieurs diapositives non datées, appartenant au père décédé en 1989. Le projet que je  retrace est le parcours de ce prêtre catholique du nom de Bonaventure Salumu, depuis son village jusqu’à son séjour en Europe.

Y es-tu seul, en famille ?
Je suis en famille avec ma femme et mon fils


Pour combien de temps ?
Depuis septembre 2020 jusqu’en août 2021

Dois-tu produire un « chef d’œuvre » ?
Je dois produire un livre, alliant texte et photographies

Comment définirais-tu ta pratique?
Je développe mon travail photographique autour de l’histoire et des histoires qui se révèlent dans « la mémoire, l’identité et l’héritage », éclairant nos actes et le présent. Trois de mes projets explorent ainsi la mémoire, à la quête des résonances que les hommes, leurs faits et objets laissent, et la résilience de la mémoire dans son pays.

Fais-tu des essais, avec des modèles, des familiers ?
Je travaille sur des portraits parfois dans ma démarche artistique, dont est fait le récit

Quand travailles-tu ?
 Cela dépend, mais je travaille beaucoup la journée

A quel endroit ? maison, atelier, nature ?
A l’atelier

As-tu des horaires définis ?
Non

Un sujet de prédilection ?
Non

Ta technique, argentique numérique autre ?…
Numérique

L’ambiance, musique, silence, intérieur, extérieur ?
J’aime bien travailler avec la musique, mais cela dépend des jours

Tes maîtres ?
Marie-françoise Plissart, elle s’est intéressée aux rapports qui peuvent s’installer entre un texte et une image. C’est aussi ma démarche.

Tes références photographiques, littéraires ?
Le couple Becher, ce couple de photographes allemands qui depuis les années 50 photographient des bâtiments industriels comme des puits de mine, des châteaux d’eau, des usines ou des silos à grains.

Qu’est  devenu ton travail pendant le confinement ?
Mon travail était aussi affecté, car beaucoup d’expositions ont été annulées et repoussées, mais j’ai travaillé beaucoup sur l’édition des mes projets

Le confinement est-il une source de création et de recherches plastiques ?
Pour moi, non

Que cherches-tu à exprimer dans ton travail, qui ne serait pas possible avec des mots ?
La photographie est un moyen plus personnel de parler de ce que j’estime important à partager avec le monde. Un rappel aux sources sur le plan général

Quand as-tu décidé d’exposer ton travail, cela consistait en quoi ?
En 2008,  à la Biennale de Lubumbashi, puis en 2010, 2013, 2015 et 2019, Les travaux personnels dans des expositions collectives.

D’autres expositions, peux-tu développer ?
Asbl Dialogues en 2013, Biennale de Bamako en 2011, 2015 et 2017,

– « Une vie après la mort » sur Patrice Lumumba a été exposé aux Dialogues de la Galerie d’art contemporain du Musée national de Lubumbashi en 2013, à la Biennale de Kampala, à l’ADDIS PHOTOFEST en 2014, au Centre culturel BRASS à Bruxelles, et à la Biennale de Bamako (où il obtient le Leon African Award en 2015). Cette série traite du passage du temps et de l’intemporalité de ce que Lumumba signifie.

– De septembre 2015 à février 2017 en résidence à la Solitude Academy de Stuttgart en Allemagne, j’ai réalisé une autre nouvelle série

                              photo Georges Senga

« Cette maison n’est pas à vendre et à vendre »
entre Lubumbashi en RD Congo et Sao Paolo au Brésil. Cette série exploite la commune KATUBA à Lubumbashi une ville du sud de la RD Congo. Katuba divisée par quartiers (Katuba 1er, deux et trois) était l’une des municipalités créées grâce à un prêt d’une société FUND ADVANCED à l’époque coloniale dans les années 1945.
– Addis Fotofest en 2014 et 2018, – Kampala Biennale en 2014,
– Cap Town Art Fair en 2018, – Sesci_video Brazil en 2019, – Contour Biennale en 2019, – Kigali PhotoFest en 2019, – Fondation A en 2019, – Wiels centre d’art en 2019, – Galerie Imane Farès en 2019,-  Cargo in Context en 2019, -FOMU en 2019, – centre culturel Jean Cocteau en 2020, Nations Unies, États-Unis en 2020                             

Empreintes perdues
Seule série en noir et blanc datant de 2009, les photographies intitulées Empreintes, tout en retenue, dégagent une émotion palpable. Georges Senga y montre des objets usés, cassés, abandonnés, qui forment autant de traces des humains qui les ont manipulés. Ainsi ce bidon en plastique transformé en masque et frappé d’un Made in China sans équivoque, comme un témoin du passé de l’Afrique et sans doute aussi de son avenir.

Un jour de 2012, le photographe croise des enfants qui paradent en habits militaires de fortune. Equipés d’armes bricolées de fil et de carton, ils rappellent à l’artiste les enfants soldats bien réels, entrés en héros à la Katuba en 1997, à la fin du règne de Mobutu. « Cela faisait peur, un enfant de 12 ans avec une Kalachnikov », se souvient Georges Senga. Souvent traumatisés, ces enfants garderont des séquelles à jamais. L’image rejoint ici les mots, car l’artiste confronte ces images d’enfants soldats factices au récit terrible d’un enfant-guerrier bien réel.

Fais-tu des selfies des autoportraits ?
Parfois, juste sur le plan personnel

Que penses-tu de cette mode des selfies ?
Je pense que c’est un moyen plus tranquille, qui ne crée pas une barrière entre le sujet et l’objet. Car devant une camera, la plupart des personnes ne se sentent pas confortable.

Les artistes doivent-ils être le reflet des sentiments, de la vision de leur époque ?
Je pense que l’artiste est libre d’interpréter les visions de chaque époque, je ne vois pas une limitation dans le temps.

Quelle est ta plus belle rencontre, en photographie, en art ?
La photographie, elle même pour moi est une belle rencontre, car je ne m’échappe pas, mais je sens très confortable de m’exprimer avec la photographie.

Une définition de la bonne photo
Le monde en soit est une photo, nous ne faisons que capter des bouts de ce grand paysage. Quand ce bout exprime quelque chose, qu’il nous est permis de comprendre. Pour moi c’est une bonne photo.

                                       Villa Medicis, photo Georges Senga

                                      
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Exposition des 16 pensionnaires 2021

Du 8 juin au 8 août 2021, la Fondation Louis Roederer, Mécène engagé depuis 10 ans en faveur de la création contemporaine, apporte son soutien à la mission d’accueil des pensionnaires et des résidents de l’Académie de France à Rome.
Elle accompagne ainsi l’exposition collective des 16 pensionnaires 2020-2021 de la Villa Médicis. L’exposition des pensionnaires de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis réunit, sous le commissariat de Laura Cherubini, les réalisations des seize artistes et chercheurs résidents. Résolument pluridisciplinaire, l’exposition met en lumière l’articulation entre créations individuelles et projet collectif et tisse des liens inattendus entre les disciplines. Dans un esprit de réflexion sur l’acte de création, cette manifestation reflète tout à la fois les préoccupations contemporaines partagées par les pensionnaires et restitue un moment singulier dans un parcours d’artiste : la résidence comme laboratoire d’expérimentation collective.

photos courtoisie Georges Senga

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Sommaire du mois d’avril 2021

Fondation Beyeler, terrasse de la Villa Berower

Calendrier du déconfinement du 29 avril 2021

Et la Covid est toujours là !!!

24 avril 2021 : Life – OLAFUR ELIASSON à la Fondation Beyeler
23 avril 2021 : « Faces » d’Anne-Sophie Tschiegg
20 avril 2021 : LENZ AU MUSÉE
17 avril 2021 : Anne-Catherine Goetz
11 avril 2021 : Donner son sang au musée !
9 avril 2021 : Peintres femmes, 1780-1830. Naissance d’un combat
7 avril 2021 : La Fondation Beyeler et Nordstern Basel présentent Dixon x Transmoderna
4 avril 2021 : Joyeuses Pâques
1 avril 2021 : Philippe GELUCK, Le Chat à Matignon

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Life – OLAFUR ELIASSON à la Fondation Beyeler

Olafur Eliasson, Life, 2021, Photo: Mark Niedermann, Courtesy of the ar9st;
neugerriemschneider, Berlin; Tanya Bonakdar Gallery, New York / Los
Angeles © 2021 Olafur Eliasson

Je n’ai qu’une hâte, c’est que la frontière s’ouvre afin de courir à la Fondation Beyeler pour y découvrir la dernière exposition consacrée à Olafur Eliasson.
Cela semble être une fantastique fête de l’eau, de l’humain, de la nature, un hymne à la vie sous toutes ses formes, animale et végétale, un spectacle de lumière, de couleurs, une ouverture grandiose pour tous, une ode à la vie, au climat,  pour le plaisir de tous les sens.

                                           LIFE OLAFUR ELIASSON
                                           AVRIL à JUILLET 2021

L’artiste dano-islandais Olafur Eliasson (né en 1967) s’exprime par la sculpture, la peinture, la photographie, le film, l’installation et les médias numériques. Son oeuvre traite des questions de perception, de mouvement, d’expérience corporelle et de la relation entre la perception de soi et le sens de la communauté. Il ne se limite pas aux musées et aux
galeries, mais implique le public à travers des projets architecturaux, des interventions dans des espaces publics, l’éducation artistique, l’élaboration de politiques et l’action climatique.
Olafur Eliasson est internationalement connu pour ses installations qui remettent en question la façon dont nous percevons notre environnement et contribuons à le façonner.

Sam Keller, directeur de la Fondation

Cette oeuvre d’art est une expérience collective.
Elle remet en question nos conventions en
matière d’art, de nature, d’institution et de vie, en tentant d’abolir leurs frontières. Les plantes, les animaux, les êtres humains et les microorganismes cohabitent dans cette oeuvre.
L’heure de la journée et la météo influencent
l’évolution et la perception de cette exposition.
Life est accessible à toute heure (billets 9-21h)

Olafur Eliasson

Je m’intéresse de plus en plus à la vie non pas du point de vue de l’être humain, mais avec une perspective plus large, du point de vue biocentrique. Je me suis amusé à créer des néologismes, à transformer des noms en verbes – en parcourant mon exposition, je m’efforce d’arbrer, par exemple – afin d’aborder des perspectives dépassant celles que nous concevons habituellement en tant qu’êtres humains.
La vie, chez les humains, chez les mammifères, est subordonnée à l’inspiration et à l’expiration, à l’oxygène. Pour reprendre la terminologie des anthropologues Natasha Myers et Timothy Choy, je dirais également que la vie con-spire – en jouant sur l’étymologie du mot (« respirer avec ») et la définition que l’on en trouve habituellement dans le dictionnaire. Nous conspirons avec les arbres, les uns avec les autres, et avec la
planète.

Olafur Eliasson Life, 2021 (Détail)

Pour reprendre les mots de l’anthropologue Anna L. Tsing :
« La précarité semblait autrefois être le sort des moins fortunés. Aujourd’hui, nos vies nous paraissent précaires –alors même que, actuellement, nos poches sont pleines. »

Life, mon oeuvre, et la Fondation Beyeler se confondent avec le parc environnant, le paysage urbain, la planète tout entière, et prennent vie à travers tout ce qui s’y trouve et tous ceux qui s’y rencontrent.
Depuis mes premiers travaux d’artiste au début des années 1990, je m’intéresse à la perception et aux conditions cognitives et culturelles qui la façonnent.
Life prend vie à travers la rencontre active que l’on en fait, à travers la perception de chacun. J’ai volontairement opté pour une absence de textes didactiques ou explicatifs en regard des oeuvres d’art afin d’éviter d’influencer la perception des visiteurs et leur appréhension de l’exposition. Il est important pour moi de ne pas partager une perspective limitée et prédéfinie de Life. Certaines de mes réflexions sur la réalisation de l’oeuvre d’art et sa pérennité, ainsi que mes sources d’inspiration pour ce travail, se trouvent ici. Dans le même temps, j’accueille les contributions des visiteurs – leurs attentes, leurs souvenirs, leurs pensées, leurs émotions.
Life présente un modèle de paysage futur. Un environnement accueillant. Lorsque Sam Keller, directeur de la Fondation Beyeler, et moi avons discuté de l’exposition pour la première fois il y a deux ans, je me suis dit :
« Pourquoi ne pas inviter tout le monde à l’exposition ? Invitons la planète – les plantes ainsi que plusieurs espèces différentes. »
Je voulais ouvrir plus qu’une brèche : je tenais à supprimer toutes les limites structurelles qui créent une barrière entre le musée et l’extérieur – et je suis reconnaissant à la Fondation Beyeler et l’architecte Renzo Piano, qui a conçu le musée, pour la confiance qu’ils m’ont accordée en me laissant précautionneusement et soigneusement retirer la façade en verre
de la bâtisse.

Olafur Eliasson Life, 2021 Photo: Mark Niedermann
Courtesy of the artist; neugerriemschneider, Berlin; Tanya Bonakdar
Gallery, New York / Los Angeles
© 2021 Olafur Eliasson

 Lorsque nous reconnaissons que nos vies sont inextricablement liées à notre
environnement, ainsi qu’à des structures et des systèmes qui vont bien au-delà de notre contexte local, nous apprenons, je crois, que nous sommes tous vulnérables et que nous ne contrôlons pas tout. Nous agissons et interagissons dans des situations définies par l’incertitude et des résultats peu clairs.

De concert avec le musée, je cède le contrôle à l’oeuvre d’art et, pour ainsi dire, je donne tout pouvoir aux visiteurs humains, mais aussi aux visiteurs non-humains, aux plantes, aux micro-organismes, aux caprices du temps, au climat – un grand nombre d’éléments que les établissements artistiques s’efforcent habituellement de tenir à l’écart. Au lieu de cela, nous invitons chaque être et chaque chose à l’intérieur. 

Philosophe, poétesse scientifique, architecte paysagiste

Je m’intéresse à la façon dont nous u8lisons nos sens, à la façon dont nous utilisons notre perception. Que se passe-t-il lorsque nous devenons insensibles à notre environnement ?
Le studio  – www.olafureliasson.net_ Olafur Eliasson, basé à Berlin, réunit une vaste équipe d’artisans, d’architectes, d’archivistes, de chercheurs, de cuisiniers, d’historiens de l’art et de techniciens spécialisés.

Mon amie Pireeni Sundaralingam, poétesse et spécialiste en sciences cognitives, a mené des recherches sur la manière dont les environnements numériques sont souvent conçus comme des systèmes de captation de l’attention générant un stress neurologique et des schémas comportementaux qui se fondent sur la menace. Elle soutient que les environnements sensoriels riches et les espaces numériques ou physiques incertains – par opposition à
« menaçants » – ont un impact positif en termes de développement cérébral sur la croissance, la créativité, l’innovation et la résilience. J’ai l’espoir que Life encourage les visiteurs à faire l’expérience d’eux-mêmes dans un paysage élargi – ouvert, incertain – et qu’ils se voient en tant qu’êtres composites au sein d’écologies plus vastes et insoumises
.
Life offre aux visiteurs la possibilité de mettre tous leurs sens en éveil. Les odeurs de plantes et d’eau, les sons environnants et l’humidité de l’air incitent les visiteurs à dépasser la vision seule pour explorer les oeuvres d’art.
Life invite à une « conscience panoramique » au coeur du paysage.

Elle suggère que, ce qui est derrière vous, de chaque côté de vous, ou
au-dessus de vous est tout aussi important que ce qui est devant vous et au-delà.
J’ai récemment fait la connaissance de Natasha Myers, anthropologue et danseuse. Elle nous invite – comme elle le formule elle-même – à
« végétaliser » nos sens afin de saisir le potentiel des relations entre les plantes et les êtres humains. Dans son essai, Natasha Myers s’interroge : « Que désirent les plantes ? Que savent les plantes ? Que peut faire une plante ? Nous ne le savons pas encore. Mais nous pourrions allez à leur rencontre avec l’honnêteté et la candeur de ne pas savoir, et en laissant de côté ce que nous prenons pour de la connaissance. »

Invitation

Je vous (OE)vous invite à découvrir l’exposition par vous-même. Si vous ne pouvez pas vous rendre en personne à la Fondation Beyeler, vous aurez la possibilité de la visiter sur le site  – www.olafureliasson.net/life,- à toute heure du jour et de la nuit, pour voir s’alterner en direct les points de vue humains et non-humains.
Le microsite qui accompagne l’exposition, www.life.fondationbeyeler.ch, rassemble les matériaux qui ont inspiré l’exposition et continuent de s’étoffer, notamment une série de conversations que j’ai eues avec la Prof. Anna Wirz Justice, le professeur Günther Vogt, Sam Keller et Pireeni   Sundaralingam.    

                                         Photo: Patricia Grabowicz  «Life» En collaboration avec VOGT ,Case Studio.

Je leur suis redevable d’avoir partagé leurs connaissances avec moi au cours de ces conversations déterminantes dans l’élaboration de cette oeuvre. Comme je considère leurs perspectives fascinantes et importantes, je leur ai demandé de se rendre disponibles pour des entretiens sur leur propre travail, ce qu’ils ont aimablement accepté de faire.

Certaines Photos courtoisie Fondation Beyeler

MÉDIAS SOCIAUX
Pour les dernières mises à jour sur l’exposition, visitez life.fondationbeyeler.ch, retrouvez-nous sur Facebook
à facebook.com/fondationbeyeler, ou suivez @studioolafureliasson et @fondationbeyeler sur Instagram.

Informations pratiques

HORAIRES D’OUVERTURE:
Lundi à Dimanche 10–18
Mercredi 10–20
365 jours par an (y compris les jours fériés)
Life accessible à toute heure (billets 9-21h)

FONDATION BEYELER
Baselstrasse 101
CH-4125 Riehen/Basel
Tél. +41 61 645 97 00
Fax +41 61 645 97 19
info@fondationbeyeler.ch

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« Faces » d’Anne-Sophie Tschiegg

Photo Camille Stoos

Ca y est, celui qu’on attendait est sorti : « Faces », le troisième opus aux éditions Chicmedias, d’Anne-Sophie Tschiegg. Pour la conception de cette merveille, elle s’est associée au photographe Marc Guénard.


Ensemble, ils ont réalisé une trentaine de portraits parmi lesquels on retrouve d’autres artistes du château (Motoco). Leurs modèles ont la particularité d’avoir le visage peinturluré, offrant un écho au combat mené par le collectif russe réuni autour de l’artiste Ekaterina Nenasheva pour déjouer les caméras de vidéosurveillance.
Si comme nous, vous voulez vous prendre une châtaigne de beauté en pleine face, ça se passe par là, chez notre éditeur préféré (avec Médiapop bien sûr ! ) : la boutique Chicmedias
Merci AnneSo, Marco, Bruno, Clément, Juliette, Clem, Alex, Alex, Nico, Ouissem, Simon, Camille, Julie, Tiago, Irakli, Kiki, Michele, Jacques, Anne, Lisa, Grégory, Anne-Laure. Quelle collab 😘😘
texte Martine Zusatz-Zussy

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LENZ AU MUSÉE

Un concert-fiction de RODOLPHE BURGER (featuring Jean-Luc Nancy) au palais Rohan, réalisé et diffusé en lien avec l’exposition
« Goethe à Strasbourg – L’éveil d’un génie (1770-1771) » organisée par les Musées de la Ville de Strasbourg et dans le cadre de la résidence de Rodolphe Burger à l’invitation d’Artefact-La Laiterie.

LENZ AU MUSÉE est une création de la Compagnie RODOLPHE BURGER, coproduite par les MUSÉES DE LA VILLE DE STRASBOURG et La LAITERIE ARTEFACT.
Avec le soutien de la Ville de Strasbourg et de la Région Grand-Est.

«Un musicien n’a pas souvent l’occasion de pouvoir profiter du lieu d’une exposition pour y proposer un concert. J’aurai ce privilège de pouvoir jouer en live les morceaux que m’auront inspiré à la fois le sujet de cette exposition, le lien entre ce sujet et la figure de Lenz que le film avec Jean-Luc Nancy viendra incarner et rendre vivant, et enfin le lieu-même où tout cela s’est noué et joué : Strasbourg, le palais Rohan, la cathédrale toute proche…»
Je me dois d’ajouter que cet extraordinaire décor aura aussi été pour moi-même, en 1977, lors d’une année entière, le théâtre d’une première initiation à la philosophie et à la littérature, non pas comme savoir ou histoire, mais en tant que projet de vie. C’est cette inoubliable leçon que je veux tenter, grâce à la chance de cette belle invitation, d’honorer à ma modeste manière, en parole, en image, et en musique. »
(Rodolphe Burger)
Durée: 60 minutes

DIFFUSION

– Multi-diffusion : sur les réseaux sociaux des Musées de la Ville de Strasbourg, d’Artefact et de la Cie Rodolphe Burger, et sur le réseau des télévisions du Grand Est (Alsace 20, Canal 32, ViàVosges et ViàMoselle).
– D’abord diffusion de la bande-annonce à partir du lundi 19 avril 2021 sur les chaînes TV partenaires et les réseaux sociaux.
Diffusion du film le samedi 24 avril 2021 en prime time sur les chaînes TV partenaires et en Première sur les réseaux sociaux des Musées, d’Artefact, de la Cie Rodolphe Burger. Diffusion le dimanche 25 avril sur Alsace 20 à 12h00 et 23h00.

L’EXPOSITION « GOETHE À STRASBOURG – L’ÉVEIL D’UN GÉNIE (1770-1771) »

À l’occasion du 250ème anniversaire de l’arrivée de Johann Wolfgang von Goethe à Strasbourg, les Musées de la Ville de Strasbourg présentent une exposition soulignant l’importance capitale de ce séjour qui lui fournit l’occasion de découvrir une ville de culture, cosmopolite, frontière et passage entre la France et l’Allemagne.
Entre avril 1770 et août 1771, le jeune Johann Wolfgang von Goethe, âgé de seulement 21 ans, séjourne à Strasbourg. L’objectif que lui fixe son père est alors de terminer ses études de droit, mais également de découvrir la vie à la française et d’apprendre le français. Ce séjour représente également pour le jeune intellectuel l’occasion de forger son tempérament et son goût artistique. L’exposition accompagne les pas du jeune Goethe, en se fondant notamment sur ses écrits ainsi que sur les traces laissées durant son séjour strasbourgeois.
Afin de rendre compte de l’impact décisif de ce passage sur son oeuvre, l’exposition rassemble environ 120 oeuvres des musées ou de collections publiques et privées. Elle pose un regard nouveau sur cette étape peu connue de la vie de ce grand auteur et rappelle plus généralement une période riche de la vie de la cité alsacienne.
Commissariat : Florian Siffer, responsable du Cabinet des Estampes et des Dessins, Aude Therstappen, conservatrice, responsable du fonds germanique de la Bnu.
Exposition présentée jusqu’au 31 mai 2021 au palais Rohan (galerie Heitz) (ouverture en fonction des directives gouvernementales).
© Tobias Canales

LA RÉSIDENCE

« QUOI QU’IL ARRIVE ! » : ARTEFACT PRL – LA LAITERIE INVITE RODOLPHE BURGER EN RÉSI­DENCE À STRASBOURG


« Quoi qu’il arrive ! » : voilà donc qu’il y a un an, au cœur du monde confiné et répondant avec excitation à cette in­jonction insolente, un projet est né de conversations entre Rodolphe Burger et Artefact, dont la viralité vitale a débordé les réseaux…

Un projet-trajectoire, projet-cheminement, projet-processus… un projet-carrefour, so Strasbourg, où se croisent des désirs de faire acte commun et ouvert… un projet-manifeste à une période où le seul fait de se projeter fait acte et celui de le faire ensemble vaut affirmation… un projet-conversation qui, tout au long de ces étranges mois de confinements et couvre-feu nous donne l’occasion d’inventer, quoi qu’il arrive, de multiples complicités.

Ce projet, c’est celui d’une résidence singulière.

Rodolphe Burger, cet inlassable arpenteur, est ainsi invité par Artefact à passer du temps dans ce chez-lui-là, à Strasbourg et Environs… invité à habiter cette ville qui lui est si intime, à y poser de nouvelles traces qui approfondissent les précé­dentes, en ouvrent d’autres et révèlent l’arpentage.

Cette résidence creuse ainsi une trajectoire partagée autour de quelques récits souterrains constitutifs de l’« éternel stras­bourgeois ». Au coeur de ce dernier, la figure de Lenz surgit donc une nouvelle fois et active ce projet-delta qui traverse ces mois dont nous sommes tous incapables aujourd’hui de mesurer vraiment ce qu’ils sont.

Un projet-trace qui habite le sillon des persistances pour y dessiner des perspectives et cheminer, « quoi qu’il arrive ! », vers la suite, l’avenir, l’après, demain…

(Artefact).

Avec le soutien de :

La Ville de Strasbourg et la Région Grand Est

 

 

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Donner son sang au musée !

Venez sauver des vies au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, le lundi 12 avril 2021 de 12h30 à 18h30 !
Une manière de joindre le très utile à l’agréable
L’ouverture éphémère du Musée d’art moderne et contemporain de
Strasbourg , MAMCS, à l’occasion d’une opération exceptionnelle de
dons du sang, dans l’immédiat, valable pour ceux qui sont à 10 klm de distance
du musée.

Les Strasbourgeois sont invités à se rendre dans ce lieu culturel emblématique de la ville pour accomplir un geste solidaire. Après leur don, les donneurs pourront profiter d’une visite libre dans les salles du rez-de-chaussée du musée (collections d’art moderne et contemporain).
RDV le lundi 12 avril 2021 de 12h30 à 18h30, en plein coeur de la Nef du Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg (MAMCS)

• Pour prendre RDV : mon-rdv-dondesang.efs.sante.fr > collecte : Musée d’Art moderne et contemporain – Strasbourg
• Evènement Facebook : Don de sang – Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg

EFS Grand Est

Pour promouvoir le don de sang, l’EFS Grand Est développe des collectes dans des lieux atypiques et prestigieux de la région. Ces collectes de sang sont l’occasion de proposer une expérience inédite aux donneurs et futurs donneurs : accomplir ce geste citoyen et solidaire tout en découvrant et profitant d’un lieu exceptionnel ! Dans le contexte sanitaire que nous connaissons et en soutien au secteur culturel, cet évènement prend tout son sens. Le temps d’une après-midi le Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, ouvrira ses portes aux donneurs de sang. Un beau partenariat entre l’EFS et le Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, soutenu par la Ville de Strasbourg !

À propos du Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg

Réunissant un ensemble d’oeuvres (peintures, sculptures, oeuvres graphiques, photographies, installations, vidéos…) allant de 1870 à nos jours, la collection du MAMCS séduit par sa diversité. En 2018, pour célébrer ses vingt ans, le MAMCS a renouvelé intégralement l’accrochage de ses collections permanentes. De nouveaux principes définissent cette présentation intitulée
« Joyeuses Frictions ». L’art moderne et l’art contemporain se rencontrent et dialoguent sur les deux niveaux du musée pour témoigner de la permanence de certaines préoccupations esthétiques et thématiques et traduire la porosité entre les disciplines artistiques.

                                           Patrick Bailly Maître Grand

Parmi les artistes représentés, on relève Gustave Doré, Jean Arp, Max Ernst, Victor Brauner, František Kupka, Vassily Kandinsky, Baselitz, Robert Filliou, Daniel Buren, Sarkis, Bertrand Lavier…
Pour en savoir plus www.musees.strasbourg.eu

Contacts :

Olivier DURAT, chargé de communication
olivier.durat@efs.sante.fr | 06 72 75 87 32

ACCÈS
Bus 4 ou 10 – arrêt Art Moderne
Tram B ou F – arrêt Musée d’Art Moderne
Consulter Strasmap pour connaître les parkings à proximité et le nombre de places disponibles.

En application du plan Vigipirate, les contrôles sont renforcés dans les Musées de la Ville de Strasbourg.


PROTOCOLE SANITAIRE
Consulter les dispositions d’accueil spécifiques mises en oeuvre au MAMCS à partir du 13 juin.


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Peintres femmes, 1780-1830. Naissance d’un combat

Julie Duvidal de Montferrier, Autoportrait, huile sur toile, 65 x 53,5 cm, Paris, Beaux-Arts de Paris

à partir du 8 avril
Suite à l’impossibilité d’ouvrir actuellement l’exposition
Peintres femmes, 1780-1830. Naissance d’un combat,
initialement prévue au Musée du Luxembourg du 3 mars au 4 juillet 2021,
la Réunion des musées nationaux– Grand Palais met en ligne dès
aujourd’hui des visites virtuelles afin de permettre au public de profiter
malgré tout de l’exposition en attendant son ouverture :

Visite virtuelle

- une visite virtuelle autonome avec audioguide où le visiteur circule à son rythme, de salle en salle, à travers près de 70 oeuvres dont 25 oeuvres bénéficiant de contenus audioguide. 
Chacune de ces oeuvres comprend une oeuvre en HD ainsi que le commentaire de l’audioguide en audio et en texte.
Il y a aussi 11 autres oeuvres sur lesquelles il est possible d’ouvrir une image en HD. L’affichage en haute définition de cette sélection d’oeuvres permet également de zoomer en profondeur et d’en apprécier la subtilité.
Le lien acheté par le visiteur vers la visite est unique et nécessite un mot de passe valable pendant une semaine : du mercredi au mardi suivant.

Une offre couplée

- une offre couplée avec visio-conférence et visite virtuelle autonome
La visio-conférence, sous forme de conférence en ligne permet d’explorer un ensemble de tirages d’oeuvres de l’exposition accompagnés d’un conférencier. Les séances se déroulent en direct. Elles durent 1 heure et comprennent un temps d’échange via le chat.
Un lien vers la visite virtuelle autonome, visible pendant 7 jours, accompagne la visio-conférence.

Technologie

Pour la visite virtuelle est utilisée une technologie de pointe basée sur de multiples prises de vues photographiques à 360° et des relevés lasers.
Explor Visit (spécialiste des visites virtuelles 3D et des visites
guidées à distance) a réalisé la captation de l’exposition
Peintres femmes, 1780-1830. Naissance d’un combat
en très haute définition. Le modèle 3D ainsi constitué offre au visiteur un sentiment d’immersion dans les espaces scénographiques et lui permet de s’approcher au plus près des oeuvres exposées.
La visite virtuelle autonome est disponible sur réservation dès le 8 avril dans le programme en ligne du site grandpalais.fr.

Tarifs

5 € la visite autonome avec audioguide
9 € la visite guidée avec un conférencier de la Rmn – GP
(tarif réduit pour les Sésames 5€)
à partir du 8 avril 2021

L’exposition

Parcours du demi-siècle qui s’étend entre les années pré-révolutionnaires jusqu’à la Restauration, l’exposition Peintres femmes 1780-1830. Naissance d’un combat comprend environ 70 oeuvres exposées provenant de collections publiques et privées françaises et internationales. L’exposition s’attache à porter à la connaissance du public une question peu ou mal connue : comment le phénomène alors inédit de la féminisation de l’espace des beaux-arts s’articule à cette époque avec la transformation de l’organisation de l’espace de production artistique (administration, formation, exposition, critique) et une mutation du goût comme des pratiques sociales relatives à l’art.

à suivre

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La Fondation Beyeler et Nordstern Basel présentent Dixon x Transmoderna

En collaboration avec l’équipe de Transmoderna, la Fondation Beyeler accueille Dixon, l’un des plus grands noms de la scène électronique, pour une session de mix unique lors de laquelle le DJ streamera en réalité virtuelle dans les locaux du musée. Cet ambitieux projet audiovisuel a été diffusé le 31 mars à 20 heures en partenariat avec la plateforme musicale Beatport et de Denon DJ.


Vidéo Planifié pour le 7 avr. 2021

Dixon

Dixon a choisi comme point de départ de cette expérience virtuelle l’architecture ainsi que le parc du musée, qui ont été, à cette fin, modélisés en 3D. Il prend la forme d’un avatar aux traits hyperréalistes et mixe un set exclusif d’une heure. Tout spécialement pour cette performance, Transmoderna a sélectionné une série d’œuvres issues de la collection de la Fondation qui apparaîtront aux côtés de l’avatar dans les salles d’exposition pendant le set – il s’agit, entre autres, de photographies de Wolfgang Tillmans, de sculptures de Auguste Rodin et de peintures de Paul Klee.

Des travaux d’artistes numériques renommés viennent, en outre, s’ajouter à ces œuvres d’art. Pour la réalisation de ce projet, Transmoderna a collaboré pour la première fois avec Sofia Crespo, artiste neuronale, Sabrina Ratté, artiste multimédia, et Feileacan McCormick, artiste génératif. Pendant la session de mix, les œuvres d’art ainsi que l’architecture du bâtiment sont modifiés grâce aux effets spéciaux assistés par intelligence artificielle et se transforment en une œuvre d’art totale hyperréaliste.

La musique

La musique influence aussi cette transformation. Contrairement aux performances dans une salle de club, les musiques choisies par l’avatar de Dixon transforment les salles d’exposition virtuelles grâce à des effets audio-réactifs – scindements, déplacements et inversions complètes des espaces virtuels du musée. Un titre en particulier illustre bien cette transformation :
il s’agit de « Can’t escape into space » de Wolfgang Tillmans, qui est présenté avant la sortie de l’album qui l’accompagne.


Le stream est filmé par Aaron Jablonski, artiste numérique, et réalisé entièrement sur Unity, un moteur de jeu multiplateforme permettant d’obtenir des visuels hyperréalistes extrêmement avancés. La cabine DJ Denon de l’avatar de Dixon a été créée spécialement pour cette session par l’architecte Timur Novikov.

Dixon x Transmoderna se déroule dans le cadre d’art.set, un programme de la Fondation Beyeler réalisé en collaboration avec Nordstern, discothèque bâloise spécialisée dans la musique électronique et qui présente, dans un contexte artistique, des musiciens électroniques internationaux en direct ou en ligne.

Session de mix virtuelle
Mercredi 31 mars, 20 heures UTC+1
Beatport Youtube / Twitch / Facebook Fondation Beyeler Youtube / Facebook Nordstern Basel Facebook
Transmoderna Facebook
Dixon Facebook
Denon DJ Facebook

Dixon et Transmoderna
Transmoderna est un collectif d’artistes et de créateurs de contenus numériques ; ensemble, ils ont développé l’idée d’un club virtuel. Transmoderna existe depuis 2019 et compte, outre son fondateur Steffen Berkhahn (alias Dixon), Ana Ofak, théoricienne des médias et directrice créative, Timur Novikov, architecte, et Aaron Jablonski, artiste numérique.

Intervenants : Dixon (DJ / Chef de production), Ana Ofak (Transmoderna / Directrice créative, curatrice), Timur Novikov (Transmoderna / Directeur visuel, curateur), Aaron Jablonski (Transmoderna / Directeur technique), Sofia Crespo (Transmoderna / Art neuronal), Sabrina Ratté (Transmoderna / Multimédia), Feileacan McCormick (Transmoderna / Art génératif), Alan Ixba (Transmoderna / Assistance technique), Carlos Minozzi (Transmoderna / Vidéographie), Tim Deussen Studio (Modélisation 3D), Mimic Productions (Production de personnages numériques / Capture d’images), Rania Kim (Productrice), Sandira Blas (RP), Franka Marlene Foth (Chorégraphie), Rauke Lea Hollender (Transmoderna / Réseaux sociaux)

Horaires d’ouverture de la Fondation Beyeler :
tous les jours de 10h00 à 18h00, et le mercredi jusqu’à 20h00.

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Joyeuses Pâques

Nous voici à nouveau confinés, moment moins tragique que celui du Christ au Monts des Oliviers.
Période difficile pour tous. Pensons au personnel médical en tout premier lieu, aux personnes seules, à celles qui ont disparues …
Courage à tous et belles Pâques.

Les mots « Pâque » ou « Pâques » viennent du latin pascha
emprunté au grec πάσχα, lui-même, par l’intermédiaire de
l’araméen pasḥa, issu de l’hébreu biblique pesaḥ,
dérivé du verbe pasaḣ qui signifie « passer au dessus »
car, selon la bible, les juifs avaient reçu l’ordre de sacrifier
un agneau indemne de toute tare et d’en badigeonner
le sang sur les montants des portes afin que les puissances
qui viendraient détruire les premiers nés égyptiens
lors de la dixième plaie, passent au dessus de ces
portes sans s’arrêter.

                                                               La Résurrection

Le Retable d’Issenheim
« Là, dans l’ancien couvent des Unterlinden, il surgit dès qu’on entre, farouche, et il vous abasourdit aussitôt avec l’effroyable cauchemar d’un calvaire (…) avec ses buccins de couleurs et ses cris tragiques, avec ses violences d’apothéoses et ses frénésies de charniers, il vous accapare et vous subjugue (…)».
À l’instar du romancier Joris-Karl Huysmans qui évoque sa rencontre avec l’œuvre dans un ouvrage en 1905, le Retable d’Issenheim fascine et suscite l’admiration de ceux qui le contemplent.
Réalisé pour le maître-autel de l’église de la prospère commanderie des Antonins d’Issenheim, le retable est exposé dans la chapelle du couvent des Dominicaines d’Unterlinden depuis l’ouverture du musée en 1853.
La force émotionnelle de ce polyptique monumental, peint par Grünewald et sculpté par Nicolas de Haguenau entre 1512 et 1516, s’explique par la qualité picturale de l’œuvre, la richesse des couleurs employées et l’expressivité des scènes et des personnages. Les sept panneaux de bois de tilleul et les dix sculptures qui le composent, illustrent plusieurs épisodes de la vie du Christ et de saint Antoine l’ermite, patron de la commanderie.

                                                           La Tentation de St Antoine

Le retable devait également participer au rétablissement des malades en leur offrant réconfort et consolation par une présentation très réaliste et douloureuse de la Crucifixion et l’espoir de la guérison transmis par la scène de la Résurrection.

Origine et fonction
Fondée vers 1300 à une vingtaine de kilomètres de Colmar, la commanderie d’Issenheim dépend de l’ordre hospitalier des Antonins,
dont la vocation est de soigner les malades atteints du « mal des ardents »
ou « feu de saint Antoine
».
Véritable fléau au Moyen Âge, cette maladie, provoquée par l’ingestion de farines contaminées par l’ergot de seigle, engendre des symptômes convulsifs et gangréneux. Pour soigner ces maux, les Antonins administrent aux malades le «Saint vinage», une macération de plantes mises en contact avec les reliques de Saint Antoine et leur assurent au quotidien une alimentation saine. Ils procurent également le baume de Saint Antoine, un onguent cicatrisant élaboré à partir de douze plantes aux propriétés curatives.
Longtemps octroyée à tort à Albrecht Dürer, la paternité des peintures et sculptures est désormais attribuée à Grünewald et Nicolas de Haguenau.

J’y vois une telle symbolique avec notre période Covid-19, tellement surréaliste
et inédite,

d’abord dans la panneau de la Tentation de St Antoine, qui résume les maux que certains des malades subissent, puis vient la Résurrection, c’est à dire la sortie du confinement et la guérison pour tous les malades

Le Retable décrypté à écouter en ligne

Pantxika De Paepe, conservatrice en chef et directrice du musée, vous présente sous forme de podcast, le Retable d’Issenheim en 6 épisodes.

À écouter chaque semaine à partir du 5 avril 2020 sur Deezer et Spotify et sur cette page. Regardez l’œuvre en ligne ici

Texte et photos  musée Unterliden

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Philippe GELUCK, Le Chat à Matignon

Parallèlement à son exposition au musée Soulages (9/5),
le Chat de Philippe Geluck
enchante les Champs-Élysées à Paris et ceci jusqu’au 09.06.21
Décidément la Covid incite à certaines dérogations, je vais parler
d’une exposition que je n’ai vue qu’en photos.

Une exposition en plein air de vingt sculptures monumentales en bronze
du « Chat » de Philippe Geluck.
Le célèbre félin a pris ses quartiers sur la plus belle avenue du monde
jusqu’au 9 juin 2021 avant d’entreprendre un grand tour de France et
d’Europe.
Au terme de son périple, l’exposition reviendra à Bruxelles où elle
sera installée au Parc Royal, au moment de l’inauguration du Musée
du Chat et du dessin d’humour en 2024.

Les sculptures

Mesurant 2,70 m de haut, chaque pièce pèse 2,5 tonnes, chacune de ces sculptures met en scène le Chat dans différentes représentations humoristico-poético-délirantes.
« À travers ces vingt pièces, j’espère apporter au
public de la joie, du rire et une certaine poésie surréaliste que nous affectionnons en Belgique»,
confie Philippe Geluck.
Entre la place de la Concorde et le Rond-Point des Champs Elysées, 20 sculptures en bronze conçues et moulées par le dessinateur belge ont été installées.

Sculpteur : François Deboucq ;
Maître-fondeur : Jo Van Geert.

Huberty & Breyne, galerie

À cette occasion, Huberty & Breyne propose aux visiteurs une immersion dans les coulisses de cette épopée artistique.
Du 26 mars au 5 juin, elle dévoilera dans sa galerie de l’avenue Matignon les dessins préparatoires ayant servi à la réalisation des sculptures ainsi que certains bronzes au format original.
L’exposition permet également de découvrir des toiles et dessins de grand format, ainsi que des oeuvres multiples en hommage aux grands noms de l’histoire de l’art.

« C’est en revoyant des images de l’exposition Botero sur les Champs-Élysées (1992) que je me suis dit que Le Chat s’y sentirait bien, lui aussi.
Les personnages de Botero sont gros, Le Chat est pas mal enveloppé non plus. Les sculptures de Fernando sont en bronze, pareil pour les miennes.
Enfin, le peintre colombien s’est mis un jour à la sculpture, j’ai suivi la même démarche », explique Philippe Geluck.

On connaît Philippe Geluck pour ses dessins du Chat, moins pour ses sculptures. « J’en fais depuis 25 ans mais cela se sait peu, a-t-il confié.
J’ai mis en volume le Chat en 1988 pour la première fois, dans de la terre glaise.

Cette terre est ensuite moulée, on en fait une cire puis un bronze. »
se rappelle-t-il.

Pour ce projet d’envergure Philippe Geluck se souvient :
« L’idée m’est venue en mars 2018 lors d’une séance de travail sur le projet du Musée du Chat et du dessin d’humour
(qui ouvrira ses portes à Bruxelles en 2024). Et si j’envoyais promener mon personnage pendant tout ce temps ?
La proposition sembla plaire à l’équipe et nous nous mîmes au travail
. »
Reportées suite au confinement, l’inauguration de l’exposition
à la galerie Huberty & Breyne et l’installation sur les Champs-Elysées
se sont déroulées en concomitance
,
le jeudi 25 mars et le vendredi 26 mars en présence de Philippe Geluck.

Spécialisée depuis près de 30 ans dans les originaux de Bande Dessinée,
Huberty & Breyne s’impose comme une référence internationale dans le domaine du 9e Art.


Présente à Bruxelles et à Paris, la galerie propose aux collectionneurs
une sélection rigoureuse d’oeuvres originales signées par les plus grands maîtres du trait comme Hergé, Franquin, Martin, Hubinon ou Schuiten.
Elle est le représentant exclusif de Milo Manara et s’engage également
aux côtés d’artistes contemporains comme Philippe Geluck, François Avril, Jean-Claude Götting, Loustal, Miles Hyman et Christophe Chabouté.
La galerie prend part aux grands rendez-vous du marché de l’art en participant à des foires internationales tels que la Brafa (Brussels Antiques & Fine Arts Fair),

1 – 54 London, Art Paris Art Fair ou encore Drawing Now.
Parallèlement Alain Huberty et Marc Breyne sont les experts de Bande Dessinée auprès de Christie’s.

BRUXELLES | CHÂTELAIN
33 place du Châtelain
1050 Bruxelles
+32 (0)2 893 90 30
Mardi > Samedi
11h – 18h

PARIS | MATIGNON
36 avenue Matignon
75008 Paris
+33 (0)1 40 28 04 71
Lundi > Samedi
11h – 19h
contact@hubertybreyne.com
www.hubertybreyne.com

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