Gustave Courbet à la Fondation Beyeler

Après cet obscur objet de désirs,  autour de L’Origine du monde, au musée Gustave Courbet à Ornans,
Gustave Courbet Le Fou de peur (Portrait de l’artiste), ca. 1844/45 Huile sur papier sur toile, 60,5 x 50,5 cm Nasjonalmuseet for kunst, arkitektur og design, Oslo

Gustave Courbet
Le Fou de peur (Portrait de l’artiste), ca. 1844/45
Huile sur papier sur toile, 60,5 x 50,5 cm
Nasjonalmuseet for kunst, arkitektur og design, Oslo



La Fondation Beyeler consacre régulièrement ses expositions à des artistes dont l’oeuvre a exercé une influence déterminante sur l’évolution de la peinture moderne.
Gustave Courbet, né en 1819 à Ornans, dans le Jura, et mort en 1877 à la Tour-de-Peilz en Suisse, est l’une de ces figures clés de l’histoire de l’art.
L’exposition de la Fondation Beyeler, dont le paysage automnal extérieur s’allie parfaitement  aux soixante dix oeuvres, se concentre sur le rôle de premier avant-gardiste, de Courbet.
Par des tableaux provocants où s’affirme son individualité d’artiste, il s’est imposé parmi les pionniers de l’art moderne, rompant avec les conventions de la formation académique traditionnelle. Le refus de Gustave Courbet de se plier aux conventions formelles, son remarquable aplomb, l’affirmation opiniâtre de son individualité d’artiste, son goût pour la provocation et sa propension à briser les tabous ainsi que sa technique picturale révolutionnaire ont établi des critères qui ont marqué plusieurs générations d’artistes. Il compte parmi les principaux précurseurs de l’art moderne.
Autoportraits
À travers des autoportraits, des représentations de femmes, des tableaux de grottes et de paysages marins, l’exposition met l’accent sur son approche novatrice de la couleur et sur sa stratégie d’ambiguïté. La rupture avec la tradition académique, le développement du réalisme dans l’histoire de l’art, la technique révolutionnaire d’empâtement de Courbet qui exprimait son individualité d’artiste y sont également abordés, au même titre que son traitement ludique de motifs et de symboles du passé.
L’exposition s’ouvre sur les autoportraits de jeunesse, des oeuvres complexes à travers lesquelles Courbet s’est mis en scène au début de sa carrière parisienne.
Bonjour Monsieur Courbet montre l’importance affirmée déjà, alors qu’il croise son éventuel mécène.

la rencontre du jour, Bonjour Monsieur Courbet, musée fabre de Montpellier 1854 300mmx267mm
la rencontre du jour, Bonjour Monsieur Courbet, musée fabre de Montpellier 1854
300mmx267mm

Presque tous les autoportraits de Courbet ont été réalisés entre 1840 et 1855. Ils occupent une place déterminante au cours de cette période durant laquelle Courbet devient en quelque sorte réellement Courbet.
En se prenant pour modèle, il a pu multiplier les expériences et ce dialogue artistique avec sa propre apparence lui a permis de développer ses moyens d’expression. Les poses et rôles divers qu’il adopte doivent être considérés comme autant d’exercices qu’il s’est imposés à lui-même et l’on comprend aisément qu’il ne se soit jamais défait d’un grand nombre de ces tableaux : il y voyait les témoignages de son parcours artistique.
On peut y voir un étonnant autoportrait de 1858 intitulé Autoportrait sous forme de pipe, provenant d’une collection privée. On y distingue des personnages fumant la pipe, comme un dessin sous-jacent.
Courbet détail d'Auoportrait sous forme de pipe, 1858, collection particulière
Courbet détail d’Autoportrait sous forme de pipe, 1858, collection particulière

Le Fou de Peur (Portrait de l’artiste), vers 1844/1845 – également exposé autrefois sous le titre -Le Suicide –  (en en-tête) incarne indéniablement l’exemple extrême de cet ensemble d’oeuvres. On aurait peine à dire s’il s’agit de la représentation d’un individu affolé, d’un candidat au suicide ou d’un homme animé d’une idée fixe. La partie inférieure du tableau paraît inachevée et ses contemporains ne purent qu’y voir une esquisse pourtant, Courbet ne désigne pas cette oeuvre comme telle lors de son exposition de 1855. Si cette toile était effectivement achevée à ses yeux, on peut l’interpréter comme une déclaration de programme. Il s’agit là d’une entreprise audacieuse et périlleuse : on voit ici, littéralement, la main de l’artiste. Sur la plage blanche en bas à droite, on a en effet l’impression de distinguer les contours d’une main écartée, très probablement une empreinte de main « peinte ». Sous le regard des spectateurs, l’artiste ambitieux se jette dans l’indéterminé, dans quelque chose d’entièrement nouveau. Est-ce la mort ? Ou bien la nouvelle peinture dans laquelle Courbet se précipite en s’affranchissant de toute tradition ?
L’Origine du monde
L’exposition « Gustave Courbet » recèle une oeuvre qui a fait et continue à faire sensation, une toile qui compte parmi les plus célèbres et les plus sulfureuses de l’histoire de l’art : L’Origine du monde. Ce tableau constitue tout à la fois une rupture de tabou et un jalon, un hommage à la femme et une manifestation de voyeurisme, une peinture magistrale et une provocation. C’est précisément dans cette contradiction que réside son secret : célèbre-t-on ici le lieu de naissance, l’origine de l’humanité ou ne s’agit-il que du regard masculin posé sur  la femme ? Est-ce Courbet le voyeur, ou le sommes-nous tous ? Peut-être Courbet voulait-il également prouver que la peinture n’avait pas à redouter la
concurrence de la photographie, qui commençait alors à se répandre. Tel est le champ de tension qui fait toute l’importance de cette oeuvre, laquelle n’était initialement pas destinée à être présentée au public.
Thierry Savatier Fruit de plusieurs années de recherche, ce livre retrace toute l’histoire de L’Origine du monde, des arcanes de sa création en 1866 jusqu’à son entrée au musée d’Orsay en 1995

L’Origine du monde, est au centre de cette exposition. Cette peinture de 1866 est le chef-d’oeuvre inconnu du XIXe siècle, le tableau que peu avaient vu à l’époque de sa création, mais dont tous parlaient. Il n’a rien perdu de sa force de provocation. Ne parle t’on  pas de « la Joconde de l’art moderne »
Cette toile est présentée sans mise en scène particulière, comme on a pu la voir au Grand Palais en 2008, et plus récemment à Ornans, où durant tout l’été, les amateurs de belles oeuvres ont pu admirer  une exposition autour du thème « Cet obscur objet de désirs »; l’oeuvre particulière et sulfureuse de Gustave Courbet a attiré plus de 40 000 visiteurs.
Courbet lui-même se réclame du Titien et de Véronèse – avec son aplomb habituel, il aurait déclaré à des amis réunis chez Khalil Bey et qui venaient d’admirer cette toile :
« Vous trouvez cela beau… et vous avez raison… Oui, cela est très beau, et tenez, Titien, Véronèse, leur Raphaël, moi-même n’avons jamais rien fait de plus beau ».
Le Jura, la mer, la neige : un traitement révolutionnaire de la couleur
La plupart des tableaux réalisés après 1855 sont des paysages : à cette date, Courbet avait déjà peint la majorité de ses grandes oeuvres réalistes. Courbet associe volontiers les paysages typiques de sa région natale, le Jura des environs d’Ornans, caractérisé par ses sources, ses grottes, ses falaises calcaires escarpées et ses forêts profondes à des représentations de nus féminins. L’être humain, la sexualité et la nature intacte s’associent ainsi en formant un équilibre fascinant. D’autres tableaux se concentrent sur l’obscurité impénétrable des grottes du Jura. Courbet s’y affirme comme un maître de l’allusion et comme un authentique peintre de l’invisible.
C’est un artiste qui a su imposer de nouvelles idées picturales.
Gustave Courbet La Source du Lison, 1864 Huile sur toile, 91 x 73 cm Collection privée Photo: Paul Mutino
Gustave Courbet
La Source du Lison, 1864
Huile sur toile, 91 x 73 cm
Collection privée
Photo: Paul Mutino

Les paysages lui permettaient de donner la démonstration de son
individualité artistique. De plus, ils se vendaient bien. Le style de Courbet devient une véritable marque de fabrique, il existe une demande et un marché pour ces oeuvres. Une grande partie de ses tableaux de paysages sont consacrés à la représentation de sa région natale, les environs d’Ornans.
Un motif récurrent et prégnant des paysages de Courbet est la transition entre plateau (les environs de Flagey) et plaine (Ornans) – caractéristique de son Jura natal. Les paysages de Courbet ne sont pas marqués par un regard idéalisateur mais réaliste. Même si la plupart de ses toiles ont vu le jour dans son atelier, elles témoignent d’une minutieuse étude de la nature sur les différents motifs choisis.
Lorsqu’on se rend sur les plateaux entaillés de profondes vallées, que l’on observe les formations rocheuses spectaculaires, les cours d’eau obscurs et les grottes imposantes où ils prennent leur source, on ne peut manquer de remarquer la virtuosité de Courbet qui semble façonner littéralement les structures géologiques des rochers grâce à la couleur. La Source du Lison, 1864, en offre un bon exemple – l’effet spatial des différentes
strates sédimentaires est tout à fait étonnant. Lorsqu’on s’approche de la toile, tout se dissout en touches de pinceau parfaitement identifiables, qui communiquent une impression plastique des formations rocheuses. De même, dans La Source de la Loue, 1864, les couleurs claires, généralement pures, transforment en quelque
sorte la substance des rochers et de l’eau en une masse colorée abstraite. Il en résulte une nature qui paraît puissamment animée et correspond, sous sa forme pure et authentique, à l’expérience sensorielle du motif faite par Courbet.
Une toile somptueuse, étonnante et presque inconnue (1867), sauf pour ceux qui ont eu la chance de visiter la Fondation Barnes à Philadelphie en Pennsylvannie, montre un thème cher à son contemporain, Jean François Millet : la Bergère ou la Fileuse bretonne, avec ses moutons.
Gustave Courbet, la Bergère
Courbet utilisait la matière picturale d’une manière tout à fait inhabituelle pour son temps, appliquant manifestement la couleur à la brosse, au couteau, à l’aide d’un chiffon ou même de son pouce. L’intervention fréquente du couteau à palette jouait un rôle particulier. Cet outil qui ressemble à une petite truelle est généralement employé par les peintres pour mélanger les couleurs sur leur palette. Courbet en revanche s’en servait pour appliquer directement la couleur sur la toile, donnant ainsi l’impression que ses tableaux étaient
moins peints que « construits ».
Gustave Courbet, le coup de vent dans la Forêt de Fontainebleau, 1865, Museum of Fine Art Huston
Gustave Courbet, le coup de vent dans la Forêt de Fontainebleau, 1865, Museum of Fine Art Huston

Le Coup de vent, forêt de Fontainebleau vers 1865 révèle, lui aussi, une application particulière de la couleur.
Cette oeuvre remarquable est le plus grand paysage qu’il ait jamais réalisé. Il s’agissait probablement d’un travail de commande pour le décor d’une villa parisienne. Dans cette représentation d’un orage qui approche, Courbet manifeste toute la gamme de sa maîtrise et de son étonnante modernité. Cette composition audacieuse prend pour thème le mouvement, sous l’aspect du vent. En même temps, on peut y observer le traitement
différencié de la couleur, appliquée tantôt de façon précise et détaillée à l’aide d’un pinceau fin, tantôt de façon franchement « tempétueuse » en couches chromatiques translucides apposées par touches rapides, qui évoquent une grande liberté et se rapprochent de l’abstraction.
Gustave Courbet La Vague, ca. 1869 Huile sur toile, 65,4 x 88,7 cm Brooklyn Museum, donation de Mrs. Horace Havemeyer
Gustave Courbet
La Vague, ca. 1869
Huile sur toile, 65,4 x 88,7 cm
Brooklyn Museum, donation de Mrs. Horace Havemeyer

Dans les représentations de l’océan, aussi bien étale qu’agité, la transformation apparente de la couleur en forme exerce un effet si direct que Paul Cézanne s’est écrié à propos de la mer qui figure sur ces tableaux :
« On la reçoit en pleine poitrine. On recule. Toute la salle sent l’embrun. » Le commentaire de Joan Miró affirmant à propos de La vague qu’on percevrait la présence de la toile même en lui tournant le dos va dans le même sens. La technique d’application de la couleur de Courbet lui permettait de peindre particulièrement
vite, et il s’en vantait auprès de ses connaissances : une nuance pour le ciel, une pour la mer, et une pour la plage. Mépris du public, vantardise devant des collègues ? Ne s’agirait-il pas plutôt de la description d’une réduction radicale des moyens picturaux ? Trois tonalités, associées au geste pictural, ont produit des tableaux
qui comptent aujourd’hui parmi les oeuvres les plus belles et les plus chargées d’atmosphère de Courbet.
Gustave Courbet Les Trois Baigneuses, 1865–68 Huile sur papier sur toile, 126 x 96 cm Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris © Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris / Eric Emo
Gustave Courbet
Les Trois Baigneuses, 1865–68
Huile sur papier sur toile, 126 x 96 cm
Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
© Petit Palais, Musée des Beaux-Arts
de la Ville de Paris / Eric Emo

Femmes et eau
Les représentations de femmes dénudées au bord de l’eau entourées d’une nature foisonnante datent des années situées entre 1866 et 1868. Les trois toiles de format presque identique présentées dans l’exposition sont autant de variations sur le thème de l’unité de la femme et de la nature, un thème qui s’inscrit dans une longue tradition de l’histoire de l’art. On rencontre dès l’Antiquité des personnifications féminines de
sources ainsi que de charmantes figures de jeunes filles s’ébattant au bord de cours d’eau, de grottes ou de lacs. La femme, médiatrice entre l’eau de source et la végétation, incarne la fécondité, l’initiation et la sexualité. Courbet a exploité délibérément la charge érotique de ce motif. La Source, 1868, fait songer à des motifs comparables, que l’on rencontre par exemple chez Ingres. Courbet refuse toutefois d’idéaliser son modèle. La chair de la femme vue de dos est rendue avec un grand réalisme par le peintre, qui en souligne les irrégularités. De même, l’insistance sur les rondeurs féminines, exagérées par le peintre ou par le corset alors en usage, ne correspondait pas aux représentations courantes de la beauté. Pour la plupart de ses contemporains, un tel réalisme, parfois outrancier, était choquant.
Gustave Courbet Effet de neige, ca. 1868 Huile sur toile, 72 x 92 cm French and Company, New York
Gustave Courbet Effet de neige, ca. 1868 Huile sur toile, 72 x 92 cm French and Company, New York

Dans la salle intitulée « Traces dans la neige » où sont présentés les paysages de neige de Courbet, les oeuvres font découvrir au spectateur la manière dont sa peinture prend la couleur elle-même pour objet: pâteux et expressif, et en même temps d’une légèreté dynamique, le blanc se transforme ici en neige, semblant créer sa propre réalité.
Le centre obscur de la peinture de Courbet
Ses représentations de grottes et celles de vagues partagent un mystérieux centre obscur. Courbet affirmait explicitement qu’il construisait ses toiles à partir de l’obscurité et reproduisait l’incidence lumineuse par des moyens picturaux. Cette technique apparaît clairement dans la représentation de la veste bleu foncé du chasseur de droite de Braconniers dans la neige, 1867, que le peintre modèle par des accents de couleurs
appliqués avec parcimonie.
Dans les paysages en revanche, les rochers semblent graviter autour d’un centre noir encore indistinct, comme l’eau autour des ouvertures de grottes ou comme l’intérieur de la vague. La toile la plus célèbre de Courbet sans doute, L‘Origine du Monde, 1866, fascine par une construction picturale identique. Les spécialistes d’art y voient des parallèles formels et conceptuels. Le XIXe siècle, littéralement obsédé de fantasmes sexuels –
essentiellement masculins – avait élaboré toute une panoplie de moyens pour les représenter de manière plus ou moins explicite. Courbet était un maître de l’allusion érotique, au point que, même en l’absence de personnages féminins, on interprète ses tableaux de grottes comme des paysages anthropomorphes. Les
grottes seraient-elles des évocations cachées du sexe féminin ?
Gustave Courbet Le Bord de mer à Palavas, 1854 Huile sur toile, 38 x 46,2 cm Musée Fabre, Montpellier Agglomération © Musée Fabre, Montpellier Agglomération / Frédéric Jaulmes
Gustave Courbet
Le Bord de mer à Palavas, 1854
Huile sur toile, 38 x 46,2 cm
Musée Fabre, Montpellier Agglomération
© Musée Fabre, Montpellier Agglomération / Frédéric Jaulmes

Épilogue
À la Fondation Beyeler, le ravissant petit paysage de mer de Courbet Le Bord de mer à Palavas, 1854, qui représente probablement l’artiste lui-même, prend congé des visiteurs à la fin de l’exposition par un geste plein d’élan. En quelque sorte un pendant à la toile d’entrée, Bonjour Monsieur Courbet, réaffirmation de son désir d’importance, dans la la peinture.
Procès
Cette exposition est montée en coopération avec le Musée d’Art et d’Histoire de Genève, qui présente la création de Courbet datant de la période de son exil en Suisse.
Les expositions de Riehen/Bâle et de Genève donneront le coup d’envoi à la
« Saison Courbet » qui commence à l’automne 2014.

Catalogue
À l’occasion de l’exposition « Gustave Courbet », la Fondation Beyeler publie un catalogue en allemand et en anglais avec un tiré à part en français. L’édition commerciale est éditée par Hatje Cantz Verlag, Ostfildern. Ce catalogue abondamment illustré contient des contributions d’Ulf Küster, Stéphane Guégan, Michel Hilaire, Laurence Madeline, Bruno Mottin et James Rubin.
Manifestations organisées à l’occasion de l’exposition Gustave Courbet
Informations pratiques
Conférence de Laurence Des Cars
Mercredi, 17 septembre 2014, 18h30
Laurence Des Cars, directrice du Musée de l’Orangerie de Paris, parle de la création de Gustave Courbet.
En collaboration avec l’Alliance Française de Bâle et la Société d’Etudes Françaises de Bâle.

La conférence se tiendra en français.
La manifestation est incluse dans le prix d’entrée du musée.
Débat : l’art dans le champ de tension du scandale et de la rupture de tabou
Jeudi, 9 octobre 2014, 18h30–20h00
Depuis qu’il existe, l’art a été jalonné de scandales artistiques. Quel rôle joue la rupture des tabous dans l’art contemporain ? Dans quelle mesure les scandales et les ruptures de tabous sont-ils mis en scène ou provoqués ? Où se situent les champs de tension et les frontières entre tabous, provocation, art et culture ?
Voici quelques-unes des questions dont discutent l’artiste Tracey Emin, le conservateur et historien de l’art Norman Rosenthal ainsi qu’Elisabeth Bronfen et Andreas Beyer. Ce débat a lieu en anglais.
En collaboration avec DAS MAGAZIN
Prix : CHF 35.- entrée du musée incluse / Art Club et Amis CHF 10.-
Journée Familles « Gustave Courbet »
Dimanche, 26 octobre 2014, 10h00–18h00
Courtes visites guidées de l’exposition « Gustave Courbet »
pour enfants, jeunes, adultes et familles en différentes langues. Un jeu dans le musée et différents ateliers invitent le public à des expériences.
Prix : gratuit pour les enfants et pour les jeunes de moins de 25 ans ; adultes : prix d’entrée habituel du musée.
Lecture d’extraits du livre « Gustave Courbet »
Mercredi, 29 octobre 2014, 18h30
Ulf Küster, commissaire de l’exposition et auteur lit des extraits de son livre « Gustave Courbet ».
Ce nouvel ouvrage publié à l’occasion de l’exposition présente l’artiste et son oeuvre.
La manifestation est incluse dans le prix d’entrée du musée. En langue allemande.
Visite guidée publique en français
Dimanche, 15h00–16h00
28 septembre
19 octobre
30 novembre
21 décembre
Visite guidée dans l’exposition « Gustave Courbet »
Prix: Tarif d’entrée + CHF 7.-

Auteur/autrice : elisabeth

Pêle-mêle : l'art sous toutes ses formes, les voyages, mon occupation favorite : la bulle.