Si l’on arrive par le métro, la billetterie fait déjà partie de l’exposition, déjà tout en rondeurs.
Puis si d’aventure, il pleut et comme d’habitude vous venez à Monumenta par l’entrée principale, il ne vous reste qu’à faire demi-tour, en suivant les flèches et le marquage au sol, estampillé Buren, c’est à dire la bande rayée, 8.7 cm (la longueur d’une carte bancaire) et vous entrez par la porte nord. Vous arrivez à l’accueil, situé dans un espace rond, où une hôtesse vous remet la documentation et vous donne quelques renseignements. Daniel Buren Monumenta 2012
Ensuite ce n’est plus que joie, couleurs, plaisir. L’œuvre in-situ comme la définit l’artiste lui-même s’inscrit dans l’espace (13 000 m2) et révèle et réécrit le lieu. La lumière joue avec les matériaux, réfléchissants, translucides ou transparents, elle joue aussi avec les formes et les ombres, 377 pièces, de diamètres différents, une forêt de piliers, surmontés de philtres colorés, sous la coupole du Grand Palais. L’œuvre se transforme à chaque instant, selon la densité de la lumière, le volume, la superposition, selon l’endroit et la configuration, sur le sol, à hauteur d’homme et en l’air. L’architecture, des cercles faits avec un compas, les escaliers, les boulons du lieu, imposaient le rond. Les bandes alternées blanches et colorées, la projection des philtres colorés donnent la couleur aux piliers, qui structurent l’ensemble.
Daniel Buren Monumenta 2012
L’architecture de la coupole colorée au centre se reflète dans les cercles en miroir, disposés au centre au sol. Les visiteurs s’amusent à parcourir la forêt de lumière, accompagnés par les médiateurs, à se donner le vertige sur les miroirs, s’assoient sur les bancs blancs ronds, repartent vers la boutique, toute blanche, qui semble colorée lorsque vous la regardez de loin avec le jeu de la lumière et des couleurs. Un travail d’air et de lumière dans l’espace.
photos de l’auteur
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Jeff Koons Vidéo du vernissage
L’exposition de l’été du 13 mai – 2 septembre 2012 à la Fondation Beyeler est consacrée à Jeff Koons (*1955), l’un des artistes les plus connus à l’heure actuelle, ne cesse de faire sensation depuis les années 1980. Il doit beaucoup de sa notoriété à des oeuvres remettant en cause les idées reçues sur l’art et le kitsch. L’exposition présentée par la Fondation Beyeler est la première qu’un musée suisse consacre à Jeff Koons.
Koons a réalisé dès le début de sa carrière des ensembles d’oeuvres qui se succèdent
chronologiquement et dont chacun porte un titre particulier. Ensemble, ces intitulés offrent un véritable panorama de sa conception de l’art. Dans une vaste présentation rassemblant une cinquantaine d’oeuvres, l’exposition est centrée autour de trois ensembles majeurs qui constituent autant d’étapes décisives de l’évolution artistique de Jeff Koons et retracent le parcours inhabituel, à cheval entre culture populaire et culture savante, qu’a suivi et suit toujours l’objet au sein de sa création.
Les trois séries, choisies avec l’artiste pour cette exposition, sont The New (réalisée entre 1980 et 1987), Banality (1988) et Celebration (depuis 1994).
Partant de The New, un groupe d’oeuvres précoce du jeune Koons, pour aboutir à Celebration, titre sous lequel des oeuvres nouvelles continuent à voir le jour aujourd’hui,
l’exposition trace une vaste courbe où vient s’insérer Banality, une série de première im-
portance, qui présente un caractère de manifeste et a également joué un rôle déterminant
dans l’image que Koons s’est faite de lui-même en tant qu’artiste. Ensemble, ces trois séries conduisent au coeur de la création de Jeff Koons tout en révélant la cohésion interne de son oeuvre intégrale, une cohésion qui aurait tendance à passer à l’arrière-plan en raison de l’organisation systématique de son travail en ensembles d’oeuvres dotés d’un titre propre.
Dans The New, un ensemble qui a ouvert des perspectives remarquables dans la création
de Jeff Koons, l’artiste s’est concentré explicitement sur des aspirateurs et des shampoui-
neuses à moquette neufs de la marque Hoover qui, allongés ou debout sur des tubes de
néon, sont entourés de vitrines cubiques en plexiglas. Les objets doivent ainsi demeurer
intacts et hors d’atteinte ce qui leur confère une dimension d’objet précieux, d’objet de
séduction. Ils incarnent la nouveauté idéale. Les thèmes directeurs de cette série sont donc l’intégrité, l’innocence et la pureté — des valeurs déterminantes en règle générale pour toute la création de Koons. Par leur disposition rigoureuse, mais aussi par l’utilisation des tubes de néon, ces objets renvoient clairement au Minimal Art.
(déjà présentés à Versailles)
Koons fait également partie des artistes qui ont repris le débat sur l’objet inauguré au début du XXe siècle par Duchamp avec l’invention du readymade, et qui l’ont poursuivi avec originalité et brio — on peut même dire qu’il est passé maître dans cet art. Jeff Koons - The News 1980 - 1981
L’exposition propose treize oeuvres de la série The New, dont la reconstitution, avec les
objets originaux de l’époque, d’une installation, une vitrine présentant des travaux mettant en scène des aspirateurs montrée en 1980 au New Museum of Contemporary Art de New York. La célébration de la nouveauté dans la série The New ne s’exprime pas seulement dans les travaux mettant en scène des aspirateurs, mais aussi dans The New Jeff Koons (1980), une oeuvre à programme formée d’une table lumineuse verticale sur laquelle est posée une photographie en noir et blanc représentant l’artiste enfant. On voit déjà se manifester dans ce travail la conscience de soi artistique du jeune Koons.
Les affiches publicitaires utilisées par Koons pour ses lithographies témoignent de son intérêt tout particulier pour les images ou les stratégies visuelles commerciales. Associées aux objets de vitrine, elles font toucher du doigt au spectateur le contenu fondamental de la série et illustrent la fascination qu’exerce sur Koons le potentiel de manipulation des images et de leur présentation, ainsi que son désir de rendre une oeuvre d’art aussi accessible que possible au spectateur. En tant que tableau sur toile, la lithographie New ! New Too ! (1983) fait également figure de témoignage précoce de l’intérêt de Koons pour la peinture monumentale, qui ne trouvera son expression que plusieurs années plus tard dans l’ensemble d’oeuvres Celebration.
Jeff Koons New New Too ! 1983 lithographie sur coton
Les réalisations de type readymade faites d’objets quotidiens de The New se transforment
dans la série Banality en sculptures étrangement provocantes, réalisées en bois, en porce-
laine et en miroir par des méthodes artisanales traditionnelles, et dont les motifs sont tout
aussi bien empruntés à l’histoire de l’art qu’à la culture populaire. La méthode du collage les transforme en figures nouvelles marquées par une esthétique inspirée du baroque. Avec la série Banality, Koons ne s’est pas contenté de donner de nouvelles bases au concept artistique, il s’est imposé comme une vedette de la scène artistique internationale.
À travers 16 sculptures et reliefs, c’est la quasi intégralité de cette série de vingt pièces en
volume que présente l’exposition. Les motifs de Banality sont issus d’un très vaste fonds
iconographique rassemblant art de la Renaissance et du Baroque, sujets de revues popu-
laires, univers du jouet et cartes postales. Le motif de départ est modifié, imposant aux
figures un processus de mutation déterminant, touchant le matériau ou le moyen d’expres-
sion, qui les ouvre à de nouvelles interprétations. L’idée directrice de Banality est de conduire le spectateur à s’accepter lui même, par le biais d’une prétendue banalité. La sculpture en bois polychrome quasi religieuse Ushering in Banality (1988) est tout à fait significative en l’occurrence, tout en affirmant le statut d’idéal fondamental artistique que Koons cherche à donner à la banalité.
Jeff Koons - Michael Jackson and Bubbles 1988
Un autre thème de la série Banality est celui de la complicité entre homme et animal, qui
caractérise un grand nombre d’oeuvres de cet ensemble, comme Stacked. En tant que
groupe, les figures de Banality composent une image générale illustrant l’ambition artistique de Koons sous forme d’un programme de rédemption en bonne et due forme et exprimant sa revendication d’un art contemporain qui soit intelligible, édifiant et accessible à tous. Son concept fondamental est cependant moins religieux que dirigé en un sens plus général vers des questions essentielles sur l’existence de l’homme. L’ensemble du programme iconographique repose sur les notions de faute et d’innocence, et vise, à travers des moyens esthétiques, à la rémission des péchés et à l’effacement du concept même de faute. Cela apparaît au sein de la série par le recours fréquent à des saints ou à des personnages liés au sacré comme dans la sculpture en bois polychrome Buster Keaton. L’imposante sculpture en porcelaine Michael Jackson and Bubbles, que Koons présente comme une Pietà contemporaine, s’est imposée aujourd’hui comme une vraie icône postmoderne. Cette oeuvre illustre bien l’idéal de Koons d’un art unissant tous les contrastes et permettant d’atteindre le plus vaste public possible.
Jeff Koons Christ and The Lamb 1988 Stefan T.Edlis Collection
L’intérêt de Koons pour les matériaux et les surfaces atteint dans Banality une dimension
particulièrement symptomatique. L’effet esthétique du matériau entretient toujours un lien immédiat avec son effet émotionnel. L’artiste s’adresse en effet aux affects du spectateur à travers le matériau, qu’il s’agisse de porcelaine, de bois ou d’acier chromé, et cherche à répondre ainsi à ses désirs. Avec l’utilisation de miroir dans Christ and the Lamb et Wishing Well, il renoue avec un matériau qui — comme auparavant l’acier chromé — est en mesure d’inclure directement le spectateur dans l’oeuvre par sa qualité réfléchissante et concrétise ainsi particulièrement bien le concept fondamental, cher à Koons, d’un art accessible.
L’ensemble Celebration représente à l’heure actuelle la série la plus dispendieuse de
Koons : elle est formée de vingt sculptures monumentales en acier inoxydable soigneuse-
ment poli ainsi que seize peintures à l’huile de grand format. Dix de ces dernières seront
présentées dans l’exposition. Dans les toiles et les sculptures de Celebration, Koons traite
du familier et de l’éphémère, il célèbre l’enfant et l’enfance, par des motifs qui évoquent les anniversaires enfantins et les coutumes des jours de fête, mais qui, dans leurs formes
sculpturales monumentales, se voient également stylisés en figures iconiques. Sur le plan
stylistique, Celebration fait l’effet d’une sorte de synthèse entre l’esthétique minimaliste de
The New et l’opulence baroque de Banality tout en se rattachant, à travers son intérêt pour l’enfance, à des séries d’oeuvres antérieures de Koons. Les attributs d’anniversaires enfantins apparaissent sur les toiles Party Hat (1995–1997) et Cake (1995–1997), dans les figures en ballons Balloon Dog (Red) (1994–2000), Tulips (1995–98) et Moon (Light Pink), (1995–2000). Des cadeaux ou des jouets constituent le motif des toiles magistrales que sont Play-Doh (1995–2007) ou Shelter (1996–98). La sculpture monumentale Hanging Heart (Gold/Magenta) (1994–2006) d’acier chromé inoxydable poli exerce un attrait tout particulier. Dans Celebration, les motifs religieux jouent également un rôle avec Cracked Egg (Blue), (1994–2006), évoquant Pâques. Les figures apparemment fragiles de Celebration ont l’air flexibles et dénuées de poids, alors qu’elles sont en réalité stables, solides et pèsent plusieurs tonnes.
Jeff Koons Cracked Egg (Blue), (1994–2006),
Dans Celebration, Koons ne se contente pas de poursuivre l’élaboration de son langage
sculptural ; il franchit le pas menant à la peinture qui, pour la première fois dans son oeuvre, fait son apparition à égalité avec la sculpture. Pour les toiles de cette série, l’artiste partd’arrangements d’objets qu’il a lui-même composés et qui, photographiés et retravaillés par un procédé de schématisation complexe, sont transférés avec précision, agrandis plusieurs fois, sur la toile. Le sujet central est mis en scène devant un fond brillant drapé dans lequel les différentes parties de l’objet, généralement déformées, se reflètent d’innombrables fois.
Dans leur apparence esthétique, qui se rattache de façon flagrante au Pop Art, les toiles
séduisent par un effet « objectif », proprement hyperréaliste.
Jeff Koons – Tulips 1995-1998 oil on canvas pivate collection
Dans Celebration, on voit s’exprimer de façon particulièrement impressionnante l’inter-
changeabilité des moyens d’expression caractéristique du travail de Koons, en même temps que l’influence réciproque, singulière dans l’histoire de l’art, entre peinture et sculpture. L’interaction entre les différents genres — art de l’objet, sculpture et peinture — s’exprime pour la première fois pleinement dans la création de Koons.
On peut voir deux sculptures dans le Berower Park de la Fondation Beyeler:
Balloon Flower (Blue) (1995–2000) est installé dans le bassin, au nord du parc du musée, tandis que la monumentale sculpture de fleurs Split-Rocker (2000) est présentée dans la partie antérieure du parc.Voir le billet précédent
Les particuliers et les institutions suivants ont largement contribué par leurs prêts au succès de cette exposition : Jeff Koons, The Brant Foundation, Greenwich, Connecticut; The Broad Art Foundation, Santa Monica; Des Moines Art Center; Kunstmuseum Wolfsburg ; The Rachel and Jean-Pierre Lehmann Collection; Prada Collection, Milan; Rubell Family Collection, Miami; The Sonnabend Collection; Tate / National Galleries of Scotland; Whitney Museum of American Art, New York. Les commissaires de cette exposition sont Sam Keller, directeur, et Theodora Vischer, Senior Curator at Large auprès de la Fondation Beyeler. Catalogue Jeff Koons
Le catalogue, en allemand et en anglais, est publié chez Hatje Cantz Verlag, Ostfildern. Il contient une préface de Sam Keller et Theodora Vischer, un entretien entre l’artiste et Theodora Vischer ainsi que des contributions de Raphaël Bouvier et Günther Vogt. 212 pages et 154 illustrations, CHF 68, ISBN 978-3-906053-00-4 (allemand); ISBN 978-3-906053-01-1 (anglais).
Fondation Beyeler, Beyeler Museum AG, Baselstrasse 77, CH-4125 Riehen
Heures d’ouverture de la Fondation Beyeler: tous les jours 10h00–18h00, le mercredi jusqu’à 20h00. photos de l’auteur courtoisie Fondation Beyeler
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Avec Split-Rocker, c’est une immense sculpture de fleurs de l’artiste américain Jeff Koons (1955*), composée de plusieurs milliers de vrais végétaux, qui est présentée dans le parc de la Fondation Beyeler. Cette sculpture poursuit de façon originale le dialogue harmonieux entre art et nature, qui est devenu une des caractéristiques de la Fondation Beyeler. On a déjà pu voir Split-Rocker en 2000 dans le cloître du Palais des Papes d’Avignon et quelques années plus tard dans lesjardins de Versailles (2008). Et voilà que Split-Rocker vient s’épanouir à Riehen. voir la vidéo de FR Jeff Koons Split-Rocker 2000/12
Pour réaliser cette sculpture de fleurs, Koons est parti de deux motifs d’animaux à bascule, un poney et un dinosaure, dont il a commencé par couper les têtes en deux, avant de les
recomposer. Les deux moitiés ne se recouvrant pas exactement, il reste par endroits des
interstices en forme de fentes qui ouvrent la sculpture et la transforment en une architecture dans laquelle on peut s’abriter. Figure décomposée puis recomposée différemment, regardant à la fois devant elle et latéralement, Split-Rocker se réfère au cubisme d’un Pablo Picasso tout en lui imprimant une nouvelle direction. Par ailleurs, en tant que sculpture florale d’extérieur, Split-Rocker s’inscrit également dans la tradition de l’art baroque des jardins et des topiaires, qui se poursuit encore aujourd’hui dans les parcs de loisirs populaires.
conférence de presse
Par l’association d’un poney et d’un dinosaure, Split-Rocker incarne l’union des contraires, qui s’exprime aussi dans l’idée d’un jouet géant, « monstrueux ». En effet, l’artiste choisit délibérément des fleurs éphémères comme matériau de ce monument prétendument éternel.
C’est en grande partie dans cette interaction bien particulière de prétendues oppositions que résident la tension et la force véritables de l’art de Jeff Koons.
Jeff Koons - Split-Rocker - special edition
Les plantations de la sculpture de fleurs Split-Rocker, ont été réalisées par les élèves des entreprises d’apprentis de l’association des maîtres jardiniers de Bâle ville et de Bâle campagne ainsi que par des jardiniers diplômés. La Fondation remercie Thomas Schulte, président de l’association des maîtres jardiniers de Bâle ville et Bâle campagne, les apprentis et les jardiniers, ainsi que Fritz Braun, directeur des services communaux des jardins de Riehen, de leur généreux soutien.
On peut voir deux sculptures dans le Berower Park de la Fondation Beyeler :
Balloon Flower (Blue) (1995–2000) sera installé dans le bassin, au nord du parc du musée, tandis que la monumentale sculpture de fleurs Split-Rocker (2000) sera présentée dans la partie antérieure du part. Jeff Koons Balloon Flower blue 1995-2000
Le projet Split-Rocker a été rendu possible grâce au généreux soutien de JTI. Dans le cadre de son engagement philanthropique, JTI soutient des projets culturels dans le monde entier, spécifiquement dans le domaine de l’art contemporain. JTI et la ‘JTI Foundation’ agissent également dans les domaines de l’environnement, de l’aide aux victimes de catastrophes et de la protection sociale. JTI est un acteur international de premier plan de l’industrie du tabac et commercialise ses produits dans 120 pays. Le siège mondial de l’entreprise est situé à Genève. 1200 personnes travaillent en Suisse. Un petit pot de ses fleurs avec un motif estampillé Koons est en vente à la Fondation. photos et vidéo de l’auteur @ suivre
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Un autre enfant du pays est revenu à ses origines, en effet,
de retour du « nouveau monde » il est à présent du côté d’Ornans. Jean Pierre Sergent s’entretient le DIMANCHE 13 MAI A 15H avec Thierry Savatier, historien de l’art.
Programme – De 15 à 16h : conférence par Thierry Savatier qui parlera de l’histoire du tableau de Gustave Courbet : L’Origine du monde. – De 16h15 à 16h45 : discussion entre Thierry Savatier et Jean-Pierre Sergent à propos des œuvres exposées à Flagey et de leurs rapports aux thèmes chers à G. Courbet.
JP Sergent installation Nature, Cultures, l'Origine des Mondes
THIERRY SAVATIER est historien de l’art, spécialiste du XIXe siècle. Il est l’auteur d’une édition critique de l’œuvre érotique de Théophile Gautier (Honoré Champion), d’une biographie de Madame Sabatier (Une Femme trop gaie, biographie d’un amour de Baudelaire, CNRS Editions), d’un essai consacré à L’Origine du monde : L’Origine du monde, histoire d’un tableau de Gustave Courbet publié chez Bartillat (Prix Lucien Febvre 2006, traduit dans trois langues) et de la préface de la dernière édition du Dictionnaire de cuisine d’Alexandre Dumas (Bartillat). Il prépare actuellement un essai sur La Femme piquée par un serpent de Jean-Baptiste Clésinger. Thierry Savatier anime en outre un blog culturel sur le site du Monde.fr, intitulé « Les Mauvaises fréquentations » et donne des conférences basées sur ses thèmes de recherche : Les Tribulations de L’Origine (Université d’Amiens), L’Ori-gyne du monde, image ob-scène ? (New York University, Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm), La Scène érotique chez Gustave Courbet (Université de Rennes), L’Origine du monde (Galeries nationales du Grand Palais, Fondation Beyeler, Musée de Thouars), Le Dictionnaire de cuisine d’Alexandre Dumas (Musée de Thouars), Le Non-dit dans le cinéma de Nadine Labaki (Université Saint-Joseph, Beyrouth). Thierry Savatier à préfacé le catalogue de l’exposition « Nature, cultures, l’origine des mondes ». JEAN-PIERRE SERGENT est artiste peintre franco-américain, il a vécu longtemps à New York et travaille maintenant à Besançon. Il a installé à la ferme Courbet, une œuvre murale monumentale de 3,15 m de hauteur par 6,30 m de longueur, comprenant dix-huit peintures sérigraphiées sur Plexiglas, spécialement conçues pour cet événement. Son travail a été exposé l’an dernier au Musée des Beaux-Arts de Mulhouse et il est régulièrement exposé sur la scène de l’art contemporain international. Jean Pierre Sergent Suites Entropiques 2011 peinture acrylique sérigraphiée sur plexiglass
AUTRES DATES DE RENCONTRES AVEC L’ARTISTE
– Dimanche 20 mai à 15h.
– Dimanche 3 juin de 15 à 18h : finissage de l’exposition. L’EXPOSITION
Le Musée Courbet présente hors les murs à la ferme Courbet de Flagey, une exposition des œuvres de Jean-Pierre Sergent, artiste peintre français ayant longtemps vécu et travaillé à New York. Celui-ci montrera une installation murale monumentale (3,15 x 6,30 m) de dix-huit peintures sérigraphiées sur Plexiglas spécialement réalisée pour cette occasion. Une sélection d’œuvres sur papier et sur Plexiglas sera également présentée. Le travail de l’artiste à été exposé l’an dernier au Musée des Beaux-Arts de Mulhouse et il est régulièrement présent sur la scène de l’art contemporain international.
Les peintures spécialement créées pour cette exposition Nature, cultures, l’origine des mondes, intègrent tous les thèmes chers à Courbet : le nu féminin, l’érotisme, la Nature avec ses arbres et ses animaux, les cultures diverses avec des approches esthétiques et philosophiques des mondes préindustriels.
La profusion myriadique d’images (yantras Hindous, mangas Japonais ou encore scènes rituelles Précolombiennes) et de textes (parfois humoristiques, enfantins ou obscènes) s’entremêlent et jaillissent avec les couleurs pour créer une confusion, un basculement, une émotion. Celle des grandes expériences humaines de la naissance, de la sexualité et de la mort : l’émotion réjouie de l’être acculturé devant L’origine du monde.
Devant l’installation le visiteur est enveloppé, plongé : corps, reflet et double, dans un univers coloré magique, solaire, fluide, continu, sexuel, puissant et spirituel. Il faut lâcher prise devant les œuvres de Sergent pour se laisser emporter, comme dans les rêves, la danse ou les transes, dans l’énergie matricielle du Monde et sa jouissance créatrice.
Grâce à sa curiosité pour différents modes de pensée et ses expériences spirituelles vécues, Jean-Pierre Sergent, à travers ses œuvres, ouvre les yeux du public aux environnements issus de l’inconscient collectif traditionnel et contemporain ainsi qu’aux phénomènes artistiques immémoriaux. Jean Pierre Sergent Suites Entropiques 2011 acryliquessérigraphiée sur plexiglass
Un catalogue de 50 pages accompagne l’exposition, avec un texte d’introduction de Thierry Savatier, auteur de L’origine du monde : Histoire d’un tableau de Gustave Courbet.
NB : Dû au caractère érotique de certaines œuvres, cette exposition est déconseillée aux mineurs.
A REGARDER : 2 VIDEOS filmées lors de la conférence avec Laurent Devèze directeur de l’ISBA de Besançon, à la Ferme de Flagey le 17 mars dernier.
INFOS : FERME COURBET / 28 grande rue, 25330 Flagey, France / +33(0)381530360 / www.musee-courbet.fr / courbet.musee@doubs.fr
Du mercredi au dimanche de 14h00 à 18h00 / Entrée libre et gratuite / Ouverture tous les jours de 10h00 à 18h00
ACCES : Flagey est situé à 12 km d’Ornans, prendre à la sortie d’Ornans la direction de Chantrans, Levier, prendre la route à droite à la sortie de Silley, à Flagey la Ferme est sur votre gauche à l’entrée du village. Depuis Pontarlier, prendre la direction de Sombacourt, Amancey. Depuis Besançon, passer par Ammancey (dir Levier), puis suivre le direction de FLagey.
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Elle ne sera peut-être pas élue « l’alsacienne de la semaine « (voir l’Alsace du lundi 7 mai) mais elle aura notre préférence ce week end. Son art lyrique flirtant avec l’abstraction, ensoleille les cimaises du musée des Beaux Arts de Mulhouse jusqu’au 10 juin.
Anne Sophie Tschiegg nous informe qu’elle peindra une toile « en direct » ces 12 et 13 mai au musée des Beaux-Arts de Mulhouse. (de 14h à 18h) Elle sera accompagnée par Corine Lindenqui fera une lecture de textes itinérants, de Lisbonne à Vladivostok (avec détours par Brooklyn.) Pour ceux qui ne l’ont pas encore vue, veuillez trouver ci dessous le lien de la vidéo réalisée lors de la Nuit Blanche à Paris en octobre 2011
Les Stahl , Mathieu et Sandrine Reliant musique et peinture, dans leur atelier 14 , Passage des Augustins, leur travail est porté par une interrogation constante sur le langage, sur son utilisation comme outil de relecture du monde dans lequel, Ils vivent et évoluent. Sans pour autant être figuratif, la figure est présente dans les dessins et toiles :
Mathieu s’inscrit dans l’espace urbain et l’appréhende en essayant de répondre aux questions par la construction d’images à partir d’éléments simples rapportée de leur parcours à travers les capitales européennes
(lignes brisées, traces, traits, fragments de phrases) combinés et re-combinés à l’infini. Une Poésie urbaine.
Dans la mezzanine c’est un autre exercice qu’il décline dans un cabinet de curiosités plus confidentiel. Mathieu Stahl Atelier 14
Sandrine, alias « Elle fait des ronds » sur Tumblr ou Facebook, s’amuse de petites choses en pointillé, joue avec des lignes et des cercles grimpant sur des échelles, glissant de la rondeur entre des verticales qui se brisent. Elle crée ainsi une colonne vertébrale d’énergie organique traversée par un souffle calme ou énervé qui bouscule un ordre établi dans un mouvement de balancier tout en espièglerie. Des paysages qui se révèlent être des portées, des papiers pour rire, une calligraphie à vivre et à regarder! Sandrine Stahl Atelier 14
Sandrine fait des ronds, décrit des cercles telles des ondes sonores en lien avec la musique qu’elle pratique aussi avec comme sujet commun, le sentiment d’Amour dans tous ses états…
La Manufacture : Sandra Kunz livre de belles photographies, très pures, inspirées de l’opéra de Pékin. Ses modèles en jyjamas évoluent gracieusement, en noir et blanc sur les murs de son loft-atelier. Sa vie entre le sud-est de la Chine et la Suisse s’inspire d’une recherche sur les chevauchements culturels et les interprétations spécifiques à ces deux sociétés. Par une immersion dans la culture collectiviste de la société chinoise elle a été confrontée à son individualisme, héritier de ses propre racines . Ces antipodes stimulent son processus créatif.(SK) Sandra Kunz
Philippe Haumesser raconte dans des tons caravagesques en photos, une histoire d’amour, il développe sa sensibilité, son oeil, son interprétation de la lumière au contact des danseurs et des musiciens qu’il saisit sur scène, dans des instantanés de chorégraphies et de concerts d’artistes. Philippe Haumesser Lou-p est révolté, la société consumériste, les ravages des transporteurs des mers , lui inspirent des toiles, noires, teintées de goudrons et de sang. Lou-p
Denis Scheubel dans le collectif Jack Price s’est associé un plasticien en herbe : Lou.
Plasticien, il pratique une peinture sauvage, en dialogue avec l’inconscient.
Il montre une Cène où le Christ apparaît sur fond rouge, le visage vert, le corps marbré, les apôtres se trouvant sur son côté gauche, dans un certain ordre ….
Mais ce n’est pas son unique moyen d’expression: Denis Scheubel s’adonne aussi à la performance, en se mettant en scène au milieu de ses productions ou encore, sous le pseudonyme de Sined, il devient chanteur-musicien, avant sa performance future qui consistera à s’isoler dans le clocher du Temple St Etienne, pour s’atteler à la rédaction d’un nouveau livre, dont l’éditeur est déjà trouvé. Denis Scheubel - Cène Marie-Paule Bilger et Jean-Jacques Delattreaccueillent dans leur maison–ateliers de Riedisheim des artistes amis, Marie-Paule Bilger
Elle aime expérimenter autour des couleurs, des matériaux transparents, des frontières et des paradoxes: terre/air, ancien/moderne, proche/lointain.
Les rencontres et voyages occupent une place centrale dans sa vie et dans son oeuvre.
Elle s’est aventuré à la vidéo et expose ses personnages et ses danseurs.
dont le cinéaste belge Boris Lehmann, dont les vidéos ont été projetées samedi matin pour le vernissage des ateliers ouverts, au théâtre de poche.
La plasticienne Martine Luttringer, avec sa peinture sur toile et partition, doré à la feuille.
Le chemin que l’on fait devant la peinture et les pièces de verre de Martine Luttringer est un itinéraire qui nous emmène des vanités à l’essentiel, de l’anecdote à l’essence des choses.
C’est une voie qu’elle ouvre et sur laquelle elle nous autorise et nous demande de la rejoindre.
C’est un trajet libérateur qui nous permet de regarder à la fois le Plaisir et la Mort, l’immédiateté et la durée, la profondeur et la légèreté, un trajet qui mêle intimement des paradoxes insolubles qui sont tout simplement la complexité de la vie.
C’est un cheminement vers une lumière qui figure dans notre appréhension du monde et qu’elle dévoile avec délicatesse et intelligence.
C’est un immense boulevard d’humanité et d’optimisme.
OLIVIER DAUNAY Ildiko Csapo
A la croisée de Sol Lewit et des dallages baroques Italiens; l’octogone est l’élément premier du travail de Ildiko Csapo. C’est à partir de cette matrice que l’artiste organise et décline ses recherches. Avec une réelle économie de moyens et grâce à des matériaux industriels, «matériaux premiers» (toile goudronnée, carton, tubes plastiques, papiers forts…), Ildiko propose des objets, des peintures et des installations d’une géométrie stricte et rigoureuse visant l’essence des choses, la « chose en soi »… Ildiko Csapo
C’est à partir d’une mécanique de répétition, de rythme, de reproduction qu’elle articule son travail. En introduisant divers facteurs sensibles comme celui de penser son espace vital avec l’unité de mesure de son avant-bras, où encore de postuler la production d’un dessin monumental en une séquence performative de sept heures consécutives… autant de travaux, très esthétique et ornementale, qui nous questionnent sur le rapport que notre corps entretient avec l’ espace qui l’entoure. le week end prochain les ateliers ouverts se poursuivent photos de l’auteur
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Jusqu’au 20 mai 2012 il ne reste que quelques jours
Réunissant plus d’une centaine d’œuvres, l’exposition Au fil des collections, de Tiepolo à Degas propose un nouveau regard sur la collection – rarement montrée – de la Fondation de l’Hermitage. Articulée autour des chefs-d’œuvre du musée (Tiepolo, Bocion, Sisley, Degas, Vuillard, Vallotton, Valadon, Braque, Magritte, etc.), cette présentation les confronte avec d’autres joyaux, souvent inédits, des collections suisses, publiques et privées, en un dialogue original et novateur.
Lorenzo Tiepolo Tête de vieillard avec livre (Le philosophe), vers 1770 fusain rehaussé de pastel, 40 x 30 cm
Le parcours s’ouvre avec les Tiepolo, artistes majeurs du XVIIIe siècle vénitien, à qui une salle entière est consacrée. Les dessins appartenant à l’Hermitage sont confrontés à des feuilles issues d’autres collections, mettant en lumière le génie graphique de cette illustre famille de créateurs. François Bocion, l’un des peintres importants de la collection de la Fondation, est représenté dans l’exposition par une riche sélection de vues vénitiennes et de parties de plaisir sur le Léman. Le thème de la promenade sur le lac, cher à l’artiste, est particulièrement mis à l’honneur dans l’un des grands salons de la demeure, grâce un accrochage panoramique de tableaux qui, au fil de l’eau, emmènent le visiteur de Chillon à Lausanne.
Edgar Degas Danseuses (Danseuses au repos), vers 1898 pastel sur cinq feuilles de papier réunies, 83 x 72 cm
Le pastel Danseuses d’Edgar Degas, reçu en legs en 1998, est un autre chef-d’œuvre de l’Hermitage. Réunie autour de ce somptueux dessin, une sélection d’œuvres de l’artiste illustre le thème de la danse et permet de comprendre toute la modernité de ses compositions. L’impressionnisme occupe naturellement une place privilégiée au cœur de l’exposition. Le musée est en effet intimement lié à ce courant novateur depuis son exposition inaugurale, en 1984, L’impressionnisme dans les collections romandes. C’est d’ailleurs un lumineux paysage réalisé par Alfred Sisley qui fut la première œuvre à intégrer la collection. S’accordant particulièrement bien aux modèles et à l’atmosphère impressionnistes, l’admirable demeure du XIXe siècle offre un écrin à plusieurs tableaux réalisés par des grands maîtres de cette période, tels Gustave Caillebotte ou Henri Fantin-Latour. Associé au mouvement Nabi, Félix Vallotton poursuit quant à lui une voie personnelle et originale. Ami intime d’Edouard Vuillard, il peint souvent en sa compagnie, notamment à Romanel-sur-Lausanne, où tous deux séjournent en 1900. Présentés côte à côte dans l’exposition, les tableaux des deux artistes sont accompagnés d’un ensemble de paysages de Vallotton illustrant le thème du chemin, récurrent dans l’œuvre tardif du peintre. Rodolphe Théophile Bosshard Le Miroir d'Argentine, 1924
Dans les combles du musée se trouvent rassemblées des peintures d’artistes vaudois actifs dans les premières décennies du XXe siècle, de René Auberjonois à Louis Soutter, permettant de saisir les nouvelles tendances de l’art en Suisse à cette période charnière. Une autre section de l’exposition est consacrée à René Magritte et déploie un ensemble de dessins, gouaches et huiles autour de sa correspondance avec le poète Gui Rosey, dont les archives ont été acquises par la Fondation en 1989. La présentation se clôt avec un remarquable ensemble de tableaux et dessins de Suzanne Valadon, donnés à l’Hermitage en 2007, dont les couleurs vibrantes sont articulées dans des compositions simples et fortes. En point d’orgue de la visite, de nombreuses vues prises depuis le Signal et la campagne de l’Hermitage viennent rappeler que le site fut de tout temps prisé par les artistes, tel Camille Corot.
– Commissariat : Sylvie Wuhrmann, directrice de la Fondation de l’Hermitage
– Catalogue :
publié en coédition avec les Editions 5 Continents à Milan. Préfacé par Sylvie Wuhrmann et reproduisant en couleur la majorité des oeuvres exposées, le catalogue réunit les contributions de Béatrice Aubert-Miéville, Antoine Baudin, Aurélie Couvreur, Jill DeVonyar et Richard Kendall, Florence Friedrich, Dominique Hoeltschi, Dave Lüthi, Katia Poletti et Nathalie Strasser.
du mardi au dimanche de 10h à 18h, le jeudi jusqu’à 21h, fermé le lundi
photos visuels presse courtoisie Fondation de l’Hermitage
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Un nombre plus important de visiteurs. Dans un contexte économique et politique difficile et un environnement culturel fortement concurrentiel, DRAWING NOW PARIS I LE SALON DU DESSIN CONTEMPORAIN a réussi à attirer près de 19 000 visiteurs, soit une progression de 5% par rapport à l’année dernière. Sur ces 19 000 visiteurs, plus de 20% d’entre eux poursuivaient leur découverte par la visite du HORS LES MURS au 17 rue de Richelieu.
De nombreux collectionneurs ont eu également plaisir à revenir plusieurs fois afin de prendre le temps de découvrir les propositions variées des 82 galeries et pour un grand nombre de concrétiser leurs achats.
Un accrochage plus lisible, une foire de qualité. Les échos unanimes ont salué une foire qui s’affirme plus qualitative d’année en année. Les visiteurs ont apprécié le retour de galeries de renom et la qualité des one man show d’artistes reconnus ou à découvrir servis par un accrochage plus lisible que les années précédentes. Le secteur EMERGENCE avec 12 galeries de moins de 4 ans a, comme l’année dernière, suscité beaucoup d’intérêt. Clément Bago schalk-jaune-2011-encre-sur-papier-calque-jaune 295x21cm
Avec 400 artistes présentés, 82 galeries dont 30 % de galeries étrangères et 40 % de nouveaux arrivants, ainsi que 12 oeuvres monumentales présentées au 17 rue de Richelieu, DRAWING NOW PARIS I LE SALON DU DESSIN CONTEMPORAIN a ainsi offert aux visiteurs un large panel de la création contemporaine des 50 dernières années.
Un climat d’affaires tendu mais finalement actif. L’ensemble de ces éléments ont contribué sans doute à un climat d’affaires finalement plus dynamique que prévu.
S’il a fallu attendre le week-end pour que les ventes se confirment, un grand nombre d’exposants (plus de 40 %) s’estiment très satisfaits de leurs ventes. Les exposants fidèles à DRAWING NOW PARIS ont été largement récompensés de leur implication par des ventes soutenues. Avec des œuvres vendues entre 500 € et 50 000 €, le salon a su prouver qu’il sait attirer de nouveaux amateurs comme des collectionneurs plus avertis.
La galerie Jean Fournier souligne le succès de cette édition, la meilleure pour elle depuis sa première participation : elle a ainsi vendu plus de 33 oeuvres dans une fourchette de prix allant de 600 à 8 000 €.
La galerie Eric Dupont a rencontré un vif succès avec Clément Bagot : elle a vendu tous ses dessins pour des valeurs de 1 000 à près de 30 000 €, ainsi que 10 dessins de Taysir Batniji, un Damien Cabanes à 10 000 €, et plusieurs dessins de Yazid Oulab et Didier Mencoboni.
De son côté, la galerie Lelong a vendu, entre autres : 3 aquarelles de Barthélémy Toguo à 5 000 € chaque, 2 dessins de Kiki Smith à 12 000 € chaque et une encre d’Alechinsky à 48 000 € vendue à un collectionneur étranger. Kiki Smith - Birch Tr, 2011 Epreuve chromogène et encre sur papier Népal 40 x 40
Après sa première participation en 2010, ADN est revenu et a rencontré un vif intérêt de la part des collectionneurs pour 5 des artistes présentés : en cédant 3 oeuvres de Eugénio Merino, une de Kendell Geers, une de Federico Solmi, une de Bruno Peinado, et un dyptique d’Abdelkader Benchamma.
La galerie Jaeger Bucher / Jeanne Bucher s’estime satisfaite de sa première participation : elle a rencontré de nombreux professionnels et collectionneurs suisses, belges et allemands et a ainsi vendu, entre autres, 4 dessins de Hanns Schimansky, un dessin de Rui Moreira dans des prix allant de 7 000 à 12 000 €.
Les exposants soulignent unanimement la très bonne qualité de la foire et les très bons contacts pris tout au long du salon, nombreux sont ceux qui enchaînent par des rendez-vous en galerie dans les semaines qui suivent l’événement en vue d’acquisition.
Catherine Millet et son musée imaginaire. Kiki Smith
Catherine Millet proposait cette année son « Musée imaginaire du dessin contemporain ». Sa proposition a permis aux visiteurs de découvrir des oeuvres de Marc Desgrandchamps, Erik Dietman, les dessins plus osés d’Otto Muehl, les dessins architecturaux de Tatiana Trouvé, des portraits de Bernard Dufour sans oublier Bernar Venet, Pierre Weiss, Pierre Klossowski, la féministe Kiki Smith, Berbard Ollier, Diogo Pimentão et Alberto Sorbelli.
Table ronde
Un intérêt certain pour les premières DRAWING TALKS. Organisées pour la 1ère fois par DRAWING NOW PARIS, trois tables rondes sur les thèmes «Du dessein au dessin», «Dessin ancien, dessin contemporain, des territoires partagés», et «Collectionner le dessin : une passion intégrale», modérées successivement par Sony Devabhaktuni, architecte et journaliste, Jean-Christophe Castelain, rédacteur en chef du Journal des Arts et Guy Boyer, rédacteur en chef de Connaissance des Arts, ont attiré un public nombreux qui a participé activement en posant des questions.
Une collaboration fructueuse avec le Drawing Center New York. Brett Littman, directeur du Drawing Center de New York, qui a conçu la programmation vidéo de la Project Room et participé à la table ronde «Dessin ancien, dessin contemporain, des territoires partagés», a rencontré des visiteurs très intéressés par l’approche vidéo du dessin contemporain.
Clément Bago craie-noire-12012-encre-blanche-sur-papier 25x18cm