Picasso et les maîtres expliqué

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Si vous êtes frutrés de ne pas avoir vu cette très belle expostion, si vous avez patientez dans les queues interminables, si vous avez envie de vous y replonger, cela est possible.
Je porte à votre connaissance, les analyses détaillées, du blog Bleu de cobalt, petites chroniques picturales, que vous trouvez en lien du mien, sous la rubrique blogs amis, qui a consacré 4 billets fournis à cet évènement, que vous pouvez lire ici, , ici,et encore.

Après trois jours non-stop, 24h sur 24, l’exposition parisienne « Picasso et les maîtres » a fermé ses portes lundi soir

picasso-et-les-maitres.1233668857.jpgL’exposition du Grand Palais a accueilli plus de 780.000 visiteurs, un record. Plus de 65.000 personnes ont profité du marathon de 83 heures qui l’a conclue, de vendredi à lundi.
L’exposition en 210 chefs-d’oeuvre confrontait Picasso aux peintres qui l’ont marqué, Titien, Velasquez, Goya, Zurbaran, Rembrandt, Poussin, Manet, Cézanne ou Van Gogh.
Le succès populaire a été tel qu’il a fallu à chaque instant s’y  adapter, en élargissant les horaires et même en décidant d’une ouverture non stop pendant quatre jours et trois nuits, en réimprimant le catalogue, en augmentant  le nombre d’ateliers pour les enfants.
De ce succès, la Réunion des musées nationaux (RMN) tire au moins deux enseignements. « Même en période de  crise, ou peut-être parce que nous sommes en période de crise, l’art est une  valeur-refuge », affirme son admininstrateur général Thomas Grenon. Et la personne même de Picasso, l’accrochage qui a été un « véritable résumé d’histoire de l’art » et plus prosaïquement, l’amplitude horaire jamais atteinte à ce degré, « a amené un public nouveau, différent et renouvelé », dit-il. Le taux de primo-visiteurs, personnes qui visitent pour la première fois une exposition, a été de 55% contre 20 à 30% d’habitude.
Et des comportements que l’on n’imaginait ont été constatés, donnant matière à réflexion pour l’avenir. Si le public s’est déplacé les soirs du dernier week-end, les horaires de 6h ou 7h du matin ont aussi été réservés rapidement, par un public familial. « Jusqu’à présent, on  raisonnait en nocturne. Ouvrir tôt le matin est aussi un créneau », certains publics pouvant vouloir voir une « expo avant le bureau ou la sortie familiale à la piscine », estime Thomas Grenon.
(source France 2)

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Auteur : elisabeth

Pêle-mêle : l'art sous toutes ses formes, les voyages, mon occupation favorite : la bulle.

4 réflexions sur « Picasso et les maîtres expliqué »

  1. bonjour
    j’ai eu l’honneur mais moins le plaisir de visiter cette exposition, et de m’y attarder avec d’autres professionnels des arts plastiques et visuels.
    Au risque de paraître grincheux (je dirai plutôt à contre courant), je suis très critique sur les réalisations de Pablo PICASSO, attitude que j’ai aussi développé relativement à l’exposition Dora MAAR.
    ai laissé un texte sous le Livre d’or très critique.
    FORMACOLOR
    créateur artistique

  2. Une enquête a été menée auprès des visiteurs de l’exposition « Picasso et les maîtres », qui a triomphé au Grand Palais, à Paris, du 8 octobre 2008 au 2 février. Mille cinq cents personnes ont répondu à des questionnaires. Les données, que Le Monde s’est procurées, sont instructives.
    La fréquentation, d’abord. L’exposition a totalisé 783 352 entrées, soit une moyenne de 7 270 visiteurs par jour. Les trois nuits blanches – une première – au cours desquelles l’exposition n’a pas fermé et où l’on a vu des visiteurs faire la queue à 5 heures du matin sous la neige ont été le point culminant de ce triomphe : les 83 heures d’ouverture non stop du dernier week-end ont attiré environ 70 000 personnes, dont 30 000 durant les trois nuits.
    Décryptage Le triomphe de l’exposition « Picasso et les maîtres » crée un débat sur l’ouverture des musées la nuit
    Edition abonnés Archive : Les avant-gardes et l' »art nègre », tension visuelle
    Ce « score » place l’exposition à égalité avec celle qui détenait le record : la rétrospective Renoir, en ces mêmes lieux, en 1985, avait réuni 790 000 personnes. Elle dépasse assez largement Toulouse-Lautrec – 654 000 entrées en 1992. Le record absolu demeure l’exposition Toutankhamon, qui, au printemps 1967, reçut 1 240 000 visiteurs. Mais les conditions de sécurité, plus laxistes, permettaient d’accepter un nombre beaucoup plus élevé de visiteurs en même temps, et la manifestation avait duré près de six mois – contre quatre ici.
    La nature des publics maintenant. L’enquête oppose d’abord visiteurs diurnes et visiteurs nocturnes. L’excitation de la nuit semble attirer un autre public, plus large en tout cas que le mordu de musées. Le jour, les visiteuses dominent nettement : 65 % du public est féminin, pour une moyenne d’âge de 51 ans. La nuit, hommes et femmes se trouvent presque à égalité, l’âge moyen s’abaisse à 42 ans et – chiffre remarquablement élevé – 92, 8 % des visites se sont faites en couple ou en groupes d’amis.
    Cela sous-entend un aspect plus amical ou festif, que l’on avait déjà observé dans l’exposition Kiefer, au printemps 2007 : les visiteurs s’attardaient volontiers jusqu’à minuit sous la verrière du Grand Palais. Même plaisir à être là, la nuit, pour Picasso. Et même attention aux oeuvres : tous les témoignages s’accordent sur l’atmosphère de calme et le silence qui ont régné dans les salles durant les nocturnes.
    Une autre différence confirme ces indications. Le jour, la répartition selon les situations professionnelles est la suivante : 58,1 % d’actifs, 29,7 de retraités, 6,6 % d’étudiants. La nuit, ce sont 70,2 % d’actifs, 9,8 % de retraités, 15 % d’étudiants. Les actifs disent être venus la nuit parce qu’ils ne le pouvaient pas à un autre moment. Seul un quart évoquent le désir d’éviter la queue à l’entrée – désir du reste déçu en raison de l’affluence à toute heure des trois nuits.
    APRÈS LE DÎNER
    Tout aussi instructif, le taux de satisfaction élevé, malgré la foule, l’attente dans le froid et le désir de voir l’expérience recommencer : 93,9 % se déclarent prêts à visiter nuitamment d’autres expositions. Ils précisent la tranche horaire la plus opportune à leurs yeux : entre 22 heures et 2 heures du matin pour plus de 90 % d’entre eux. A l’inverse, les lève-tôt d’entre 4 heures et 6 heures ne sont que 2,2 %… Ce public potentiel est urbain : si 58,4 % des visiteurs diurnes habitent à Paris ou en Ile-de-France, ils sont 79,4 % la nuit.
    Il y a là, pour les musées et la Réunion des musées nationaux, qui pilotait ce questionnaire, matière à réflexion. Les musées parisiens ne font qu’une nocturne par semaine, et jusqu’à 22 heures seulement. Ils ferment au moment où les visiteurs urbains seraient prêts à entrer, après leur journée de travail et après le dîner. Mais élargir les nocturnes demande adaptation et argent. Les gardiens devraient accepter de travailler tard la nuit, et il faudrait les payer plus cher. Les transports en commun devraient aussi être ouverts plus tard.
    L’augmentation du nombre des étudiants et l’abaissement de l’âge moyen indiquent qu’il y aurait là le moyen de faire venir un public qui ne fréquente guère les expositions. 56,8 % des visiteurs de la nuit n’étaient pas entrés au Grand Palais dans les douze mois précédents. Ils étaient 55,1 % dans le même cas pour ceux des journées : la force de l’engouement autour de l’exposition, l’effet de l’équation « Titien + Vélasquez + Rembrandt + Ingres + Manet + Picasso = près de 800 000 personnes » se mesurent à de tels indices. Ils montrent que la curiosité pour l’art existe largement. Il faut désormais lui permettre de se satisfaire en s’adaptant aux moeurs d’aujourd’hui.
    Philippe Dagen Le Monde 14/2/09

  3. Merci Elisabeth pour cet honneur fait à notre blog !
    C’est vrai que nous-mêmes, nous avons visité l’exposition en famille un dimanche matin à 10h30. L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt !

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