Bernard Plossu, On dirait le Sud

« En photographie, on ne capture pas le temps, on l’évoque. Il coule comme du sable fin, sans fin, et les paysages qui changent n’y changent rien. » Bernard Plossu


Bernard Plossu on dirait le sud
Saisies à travers les vitres d’un train, au gré de voyages en Italie, dans le sud de la France, en Espagne ou au Portugal, les images de Bernard Plossu  révèlent des impressions de paysages, des figures en mouvement, des rencontres fugitives, qui témoignent de ce regard constant du photographe sur la douceur de la matière et du mouvement. On effleure les saisons, les arbres vibrent, le vent murmure. Il voit les « paysages intermédiaires ».
La photographie rythme la vie de l’auteur qui capte les atmosphères, les sentiments devant un monde qui défile à l’infini. Ses vues du train sont presque toutes en noir et blanc. Certaines, rares, sont en couleur.
Mais ce sont plus que des photographies en couleur, ce sont des tirages Fresson, ces tirages au charbon, connus comme étant les seuls dont les couleurs ne disparaîtront jamais.
coproduction La Filature, Scène nationale – Mulhouse
C’est par cette exposition « On dirait le Sud » à la Galerie de la Filature, que démarre le Festival Vagamondes, jusqu’au dimanche 2 mars.
Bernard Plossu
Un petit fascicule accompagne l’exposition, dans lequel Philippe Schweyer gérant de Mediapop, (éditeur du magazine NOVO voir ici )   partenaire de l’évènement, interviewe le photographe. Il y raconte son bonheur de voyager en train, de ne jamais s’y ennuyer, son plaisir de découvrir les paysages, de les redécouvrir.
« J’aime la rapidité du train confrontée à la rapidité de la prise de vue, double vitesse, double intelligence nécessaire » Bernard Plossu.
BERNARD PLOSSU
Bernard Plossu
Né au Vietnam, nourri de la contre-culture américaine et de l’esthétique de la
Nouvelle Vague, Bernard Plossu souhaitait au milieu des années 50 devenir cinéaste.
Ce cinéphile averti et passionné sera dans les années 1960 photographe.
De 1960 à 1965, il fréquente la Cinémathèque où il voit les classiques de Dreyer, Bergman, Buñuel, Eisenstein, Bresson et bien sûr Truffaut, Godard, Jessua. Il s’intéresse également au Néoréalisme italien et au western. Il apprend l’image à travers le cinéma. C’est en photographe atypique et inclassable qu’il trace ainsi depuis le début des années 1960 son parcours en solitaire, en marge du reportage, de la photographie plasticienne et des modes pour être, nous dit-il, « de plain-pied avec le monde et ce qui se passe ».
Bernard Plossu
Pour ce cinéaste de l’instant donné, photographe du mouvement, la photographie est le moyen d’arrimer la pensée à une connaissance personnelle et physique du monde. Rencontres fortuites, stratégies furtives et rapides des sentiments…
Bernard Plossu nous montre à quel point on saisit le monde à travers le corps et le corps à travers le monde. À partir de 1987 et durant une quinzaine d’années, il parcourt à pied les étendues désertiques du sud de l’Espagne.
Bernard Plossu.
La rencontre avec ce nouveau « jardin de poussière » prolonge ses expéditions précédentes dans les déserts américains et du Sahara. Le vide, le silence nourri de clarté et d’errances fécondes, la solitude, la confrontation aux rythmes extrêmes de la nature relèvent du voyage initiatique qu’il filme et photographie comme une symphonie naturelle.
Bernard Plossu a tracé sa propre voie, construit sa propre grammaire photographique, fidèle à ses premières amours, refusant l’anecdote du vécu et le totalitarisme des inventaires. La photographie devient l’index de quelque chose de proche et d’ouvert à la fois, d’intime et d’impersonnel se faisant militante d’une démocratie sensorielle, où l’homme, la matière, le culturel et l’organique se juxtaposent.
Bernard Plossu
il propose un petit jeu aux visiteurs :
à nous, à eux de retrouver les lieux photographiés.
« La photographie c’est du cinéma, et le cinéma c’est de la photo. »
 
Des visites gratuites de l’exposition sont proposées sur inscription :
visite-atelier jeune public enfants dès 7 ans mercredi 5 février de 14h30 à 16h
* visite tout public mercredi 12 février de 18h à 19h
* visite pour des groupes à partir de 6 personnes tout au long de la saison *
* renseignements et réservations auprès de Marine Lacombe : T 03 89 36 28 34
ou marine.lacombe@lafilature.org

5 livres  édités avec des photos de Bernard Plossu sont en vente :
Far Out! (Textes et photos de Bernard Plossu)
De Buffalo Bill à Automo Bill (texte de David Le Breton)
Îles grecques mon amour (texte de Philippe Lutz)
L’amour de la marche (texte de Philippe Lutz)
Berlin 2005 (texte de Jean-Christophe Bailly)

chez 47°Nord, chez Bisey et à la Fnac.
Plus d’infos sur www.mediapop-editions.fr
NB : il est très difficile de photographier des photos
que Bernard Plossu me pardonne.
Je vous conseille d’aller voir l’exposition, de prendre le temps, afin d’apprécier  pleinement les photos de l’artiste
 

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Festival Météo

 

Vanitas - Presentimiento (C) Fernando Vicente

du 11 au 27 août 2011
À chaque année ses saisons. À chaque saison sa couleur, sa température
et sa lumière. Pas deux hivers pareils, pas un été qui ne
daigne commencer à la date prescrite. Toujours trop, jamais assez…
Ça fait brailler les promoteurs touristiques, mais c’est ainsi. Et
chaque année il faudrait recommencer en prenant bien soin : toujours
assez, jamais trop.
Eh bien non ! Comme un arbre qui n’attend pas qu’on lui en donne
l’autorisation ni qu’on l’y encourage, ce festival crée chaque année
ses nouvelles branches, ses nouveaux bourgeons. Il fleurit, donne
ses fruits, plus ou moins selon les années. À l’automne on l’oublie
un peu, quelques fleurs et quelques fruits sont tombés à terre et
seront la fécondité de la saison prochaine.
Ce programme n’a pas été composé autrement : au gré du vent et des
intempéries, et des fruits tombés durant 27 éditions.
Notre arbre accueille volontiers les enfants turbulents et les
oiseaux de passage, il offre un coin frais au promeneur et un grattoir
au bétail. On y croise des bûcherons hésitants et des brigands
en embuscade. On y attend sans le savoir l’amoureuse venue cueillir
quelques fruits… Sur notre arbre aucun n’est défendu : goûtez-les
tous !
Bon festival
Adrien Chiquet

Tout sur le Festival ici
Programme complet
Le Blog

RÉSERVATIONS – TARIFS


LOCATIONS, RÉSERVATIONS


Par Correspondance :

Nous faire parvenir un chèque du montant exact à l’ordre de Jazz à Mulhouse. Les billets vous seront remis à partir du mardi 23 août à 19h au Théâtre de la Sinne.
Réservations Téléphoniques :
au (+33) 03 89 45 36 67
Les billets réservés par téléphone sont à retirer au Théâtre de la Sinne le mardi 23 août à partir de 19h et jusqu’à 22h puis au Noumatrouff à partir de 20h le reste de la semaine.

TARIFS

⌘ LAISSEZ-PASSER GLOBAL >>> 75€
>>> L’INTÉGRALITÉ DU FESTIVAL
5 JOURS – 24 CONCERTS – 2 PROJECTIONS
⌘ PASS 1 SOIRÉE NOUMATROUFF >>> 20€
>>> 3 concerts (2 le samedi)
⌘ PASS 1 JOUR SAX >>> 10€
>>> 2 concerts
⌘ PASS 1 JOUR DMC >>> 10€
>>> 2 concerts (2 le vendredi et 1 le samedi)
⌘ PASS CONCERT SAINT-JOSEPH >>> 16€
>>> 1 concert
⌘ PASS CONCERT MINUIT >>> 5€
>>> dernier concert au Noumatrouff (sauf samedi)

⌘ Les concerts à la Chapelle Saint-Jean et à l’Église Sainte-Geneviève sont à entrée libre.

Tarif Carte Culture U.H.A pour tous les concerts : 5,50€.

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Tristan et Isolde précédé de "Magicologie"

 filtre-wagner.1233507572.jpg Soirée de grâce aux Dominicains de Haute Alsace ce samedi. À la manière d’une mise en voix pour un chanteur, d’une mise en doigts pour un instrumentiste ou encore d’une mise en bouche pour un fin gourmet, en tendant l’oreille aux confidences musicales d’un «magicologue» avertis, nos  sens ont été  aiguisés pour nous ouvrir au concert et accéder à ses vertus les plus mystérieuses grâce aux clés reçues. Une transition entre notre quotidien et notre imaginaire, juste avant le concert. Inlassable Wanderer des deux rives du Rhin, musicologue, pédagogue et historien de l’art, Mathias Schillmöller a été formé à Freiburg et à Paris.
 Magicologue de naissance, il a exploré et pénétré pendant plusieurs années le monde des sortilèges musicaux de Maurice Ravel, thème principal de sa thèse de doctorat.  Avide de correspondances entre les arts et les cultures et hanté par le désir de transmettre les magies de la musique, il enseigne au Lycée Franco-Allemand et à la Hochschule für Musik de Freiburg. Avec un léger accent allemand, ce qui rajoutait au charme de son propos, vêtu avec élégance, il était plein de verve, ironique, ayant vécu assez longtemps en France, il nous révéla qu’il n’aimait pas du tout Wagner, il insistait sur sa lourdeur, détaillait les passages du livret en jouant lui-même au piano, puis les interprétant en version jazz et mimant les dialogues Tristan et Isolde, version Rap.
 Il a poursuivi sa conférence comme récitant pendant la représentation, en citant Cocteau, Baudelaire, avec une érudition et une diction formidables. Cela était un peu surréaliste et me ramenait dans un film  de Claude Chabrol, les Cousins,  où Jean Claude Brialy, déclamait du Heinrich Heine au son de la musique de Wagner et à la lueur d’un flambeau (de mémoire). 
Mathias Schillmöller  a fini pas succomber à Wagner en écoutant et en étudiant Tristan et Isolde, il a insisté sur le filtre d’amour, pour nous le faire presque goûter, afin de parvenir à l’extase, c’était jovial, mais aussi très prenant avec la musique, j’ai versé une petite larme à la mort d’Isolde.
Au buffet étaient vendu des cocktails animés par du gaz carbonique ? couleur du filtre d’amour de l’affiche
duo.1233507760.jpg.Les Airs d’Isolde étaient interprétés par Marion Amman, Isolde gracile soprano à la voix wagnérienne surprenante, accompagnée par Richard Decker, Tristan, magnifique ténor, tous les 2 interprètes magnifiques et comédiens. C’était une version expurgée de l’opéra de Wagner, ne comportant que les Airs d’Isolde, de l’acte 1 ou des duos, le prélude de l’acte 1, et le duo de la scène 5 de l’acte 1.
Une vidéo de Marc Finiels accompagnant la représentation, à l’image de ce que j’avais vu à Bastille, avec la vidéo de Bill Viola. nef-des-dominicains-de-haute-alsace.1233507678.jpg
Lorsque l’on pénétrait dans le cloître le bruit des vagues vous accompagnait jusqu’à la salle de spectacle, qui est la nef de l’église.
L’orchestre symphonique de Mulhouse – OSM – dirigé par Daniel Klajner a été chaleureusement applaudi, tout comme les solistes.  

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les Révélations d'une Ombre

 geoges-gagnere.1233360978.jpgLe spectacle, librement inspiré de l’univers fantastique des contes d’Hoffmann, propose aux jeunes spectateurs (et aux moins jeunes les plus nombreux) la découverte de mystérieux territoires de l’ombre, mêlant danse, musique et arts numériques.
C’est la rencontre d’un magicien musicien qui capture dans son atelier le génie espiègle des ombres… Sorti de sa platitude forcée, le génie explore les facettes cachées et proliférantes de sa personnalité et, une fois apprivoisé, fait preuve de stupéfiantes capacités à habiter la matière. L’inquiétante étrangeté, si chère à Hoffmann, s’installe peu à peu… L’ivresse du pouvoir aveugle le magicien et l’apprivoisement du génie tourne au cauchemar ! La créature s’affranchit de son maître. Les rôles s’inversent. Pas à pas, un dialogue musical et visuel se reconstruit entre les deux personnages et transporte les spectateurs au cœur de propriétés insoupçonnées et surprenantes.
Pour sa première création à destination du jeune public, Georges Gagneré montre que le phénomène de l’ombre permet à l’homme de mieux connaître le monde qui l’entoure, et c’est finalement l’odyssée perpétuellement renouvelée du rapport à l’autre et à l’inconnu qui se raconte, avec une poésie infinie.
La composition musicale de Tom Mays, l’accompagnement au saxophone par Xavier Rosselle, la régie audionumérique, avec les capteurs d’ Olivier Pfeiffer, les lumières Nathalie Perrier, la réalisation des images, la régie vidéonumérique Renaud Rubiano, la danse Merce de Rande, permettent un spectacle tout de tendresse, de fantaisie dans l’univers de l’imaginaire. Un retour à l’enfance, ce vendredi 30 janvier à la Filature de Mulhouse

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The Puppini Sisters

 

J’ignorai ce que j’allais voir, et ce n’est pas cette version des Puppini Sisters que j’ai vu hier soir à la Filature de Mulhouse, mais elle est si drôle et reflète bien l’esprit du spectacle. La surprise était d’autant meilleure. Ce trio, 2 anglaises et une italienne, musiciennes accomplies, fait swinguer la musique et le public. Leur premier album  Betcha Bottom Dollar a été l’album de jazz le mieux vendu en Grande bretagne.Ces trois jeunes femmes au style des  années 40, parviennent à nous faire aimer ce kitsch, car elle s’y ingénient avec grâce et bon goût. Elles ne s’épargnent pas, dans leur style  inimitable, entre glamour, excentricité, nostalgie, décalage . Habillées dans des tenues sexy, elles déclinent les versions décalées des grands classiques tels que Boogie Woogie Boy, I will survive, Panic, Wuthering, Haert of Gloss 
 Elles jouent aussi bien du violon, de l’accordéon, du mélodica, du synthétiseur, qu’elles ont une puissance vocale en trois tons d’une vraie beauté, d’une belle sonorité. Il me semble avoir aperçu un clin d’œil à Amy Winehouse.  Un spectacle réjouissant qui donne envie de danser et de chanter, que n’auraient pas renier les Andrews Sisters, auquelles elles rendent hommage. Kate Mullins, Stepanie O’Brien, Marcella Puppini, sont accompagnées à la guitare par Henry Tyler, à la basse par Martin Kolaridès aux percussions par Nick Pini.

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Venizke

Rencontre au sommet, à La Filature de Mulhouse, via un projet décoiffant, de deux stars de la jeune scène flamande : la metteur en scène, auteur et actrice, Lies Pauwels, également complice de Josse de Pauw, et le danseur, performer, metteur en scène et chorégraphe, Ben Benaouisse. Leurs routes s’étaient régulièrement croisées, notamment dans Mère et Enfant de Alain Platel et Arne Sierens où ils s’étaient donné la réplique.

Aujourd’hui, ils ont décidé de monter un spectacle ensemble, estimant que le moment était velara-barsacq.1228530454.jpgnu de conjuguer leurs visions, langages théâtraux et approches aussi différents soient-ils, ainsi que les passions et fascinations qu’ils partagent.

Hors des sentiers battus du théâtre, ils explorent les ressources d’une forme basée sur la créativité dans laquelle les acteurs sont totalement impliqués. Dans leurs œuvres antérieures, la musique occupait déjà une place de premier plan et créait une ambiance en donnant plus de couleur émotionnelle à l’interprétation. Dans la présente pièce qu’ils orchestrent ensemble, les rôles sont inversés. La musique, qui résulte d’une étude approfondie des canons musicaux au fil des siècles, sert de détonateur et c’est sur elle que les interprètes – six acteurs et danseurs d’exception – sont appelés à improviser, faisant émerger une proposition collective cinglante, drôle et roborative.

Provoquants, la cigarette omniprésente, le spectacle commence avec Dutronc, se poursuit avec Dalida et bien d’autres, en playback, pour finir avec Aimy Winehouse,  à nous  d’identifier les personnages et les situations. Des scènes touchantes d’entretien téléphonique avec la mère, on passe au délire en robe longue avec collier de perles qui sert au suicide, et à l’euthanasie de celle qui se dit condamnée …. au dialogue hard de soirée gore, du délire extrème, avec des danses endiablées, tantôt individuelles, puis collectives.venizke.1228530626.jpg

Tentant d’être plus forts que Jan Fabre, plus corrosifs, ils sont tantôt, choquants, irritants, se moquent du public (pas la peine de répondre aux questions posées), mais surtout performants, l’obésité de Ben arpentant la scène sans se départir, la pièce ne laisse pas le public indifférent.

Lara Barsacq, Benny Claessens, Sylvia Camarda, Ans Van den Eede, Ilse de Koe, donnent le meilleur d’eux-même pendant 2 heures de spectacle total.

 

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Lula et le Sailor


Louise Lecavalier, longue chevelure blonde, silhouette fine et nerveuse, est danseuse depuis 1977. Longtemps égérie de la Compagnie La La La Human Steps, elle a couru les scènes du monde, depuis Montréal où elle est née, jusqu’à New York où elle a été la première Canadienne à recevoir le prestigieux Bessie Award, en passant par Paris où le public du Théâtre de la Ville l’a ovationnée. Comme bien des artistes d’exception, c’est elle qui désormais choisit ceux qui vont la faire danser. Le privilège des grands en quelque sorte ! Pour ce triptyque, elle a voulu collaborer avec trois éminents chorégraphes canadiens. Le premier spectacle, Lone Epic, est un solo conçu par Crystal Pite.Le second, un duo, Lula and the Sailor, imaginé par Tedd Robinson, enfin le dernier, le solo « I » Is Memory, inventé par Benoît Lachambre. Entre les trois propositions, un point commun : le mouvement exploré comme vecteur de l’émotion. Cette soirée est un bout à bout d’instants d’intensité et de précision, des condensés d’énergie, d’audace et de désir où le corps accomplit les pas vers l’autre et cherche l’harmonie, de la méditation à la passion. Les 2 premiers permettent d’admirer la chorégraphie impecable de la soliste, la réusssite du duo.
 C’est à la 3ième partie, que l’on est partagé, à la fois, figuratif et abstrait comme une toile cauchemardesque de Bacon, avec ces corps désarticulés, tantôt aussi danse chamanique comme un Pollock exécutant ses drippings, sans fin. On se prête à souhaiter que cette transe s’arrête, la danseuse semble s’être mise dans cet état de souffrance avec plaisir, l’ergot du sègle n’a pas fini de faire des dégâts….

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