Mes best of de la Biennale de Venise 2011-11-20
Voici ce que j’ai retenu et préféré de ce cru 2011

Le Palazzo Grassi avec « Le monde vous appartient où une imposante installation de Joana Vasconcelos se déploie depuis le hall d’entrée, jusqu’au plafond, comme un monstre tentaculaire de tissus bariolés.

courtesy Palazzo Grassi ©
La Dogana avec l’Eloge du doute, avec les neuf gisants en marbre blanc de Maurizio Cattelan et Roxy d’Edouard Kienholz.

La collection Peggy Guggenheim

Dont je vous parlerai l’année prochaine.
Les plus drôles :
La pavillon Anorexique d’Erwin Wurm posé au pied de l’institut des Lettres.

Elaine Sturtevant
Les objets blancs fondus de Martine Feipel et Jean Bechameil, pour pupilles dilatées, labyrinthe de miroirs déformants, délirant comme si vous aviez goûté des produits hallucinogènes.

Gigi Sciara et son élévator du subconscient
Gépetto le grand cachalot échoué par Loris Gréaud , lieu reposant, avec wifi !

Le pavillon italien où se côtoient chefs et croûtes dont le commissaire &tait Vittorio Sgarbi.
Le pavillon Roumain, tagué par l’artiste lui-même Ion Grigorescu ainsi que des 2 autres artistes Lucia Ikacova et Anetta Mona Chisa :
« Le commissaire parie sur l’artiste, pas l’artiste sur le commissaire. Contrôle ou confiance, risque ou mercantilisme, Deal for Deal … »
le commissaire en était Ami Barak.
La pavillon américain où Amed Freedom d’Allora et Calzadilla la statue du Capitole est dans une machine à bronzer.

Christian Marclay avec son chef d’œuvre After Hours, Lion d’or de la Biennale, (photo interdite)
Urs Fischer, à l’Arsenal, que l’on retroiuve aussi au Palazzo Grassi, avec ses sculptures en chandelles qui se consument au fil des jours.

Le Champignon géant dans son jardin vénéneux d’Adrian Rojas

Christian Boltanski
Pipilotti Rist
Markus Schinwald et son labyrinthe kafkaïen. (vidéo Internet Youtoube)
Sigalit Landau un film « Salt Chrystal Schoes on a Frozen Lake, Gasand, où une paire de chaussures cristallisées par le sel de la Mer Morte , s’enfonce dans un lac à Gdansk.

Thomas Hirschhorn avec son envahissante œuvre où beauté, violence, guerres, catastrophes, médias, se poursuivent dans un décor de bric-à-brac.
Emouvant
L’ascension de Anish Kappor à San Giogio Maggiore

La Piéta de Jan Fabre
Les hyppy Dialectics de Nathaniel Mellors
Remarquables, les pavillons coréens et japonais.
Mes découvertes
La Fondation Prada
Le Palazzo Fortuny
Le musée Correr avec l’exposition de Julian Schnabel
Les installations d’Oksama.
Mon pavillon personnel en bleu avec mes initiales 🙄

photos et vidéos de l’auteur sauf celles citées plus haut
clic pour agrandir les photos
des renseignements plus étoffés à lire chez Lunettes Rouges
Catégorie : Art
Fra Angelico et les Maîtres de la lumière
Nicolas Sainte Fare Garnot, commissaire associé de l’exposition conservateur du Musée, Giovanna Damiani, Commissaire général de l’exposition – qui dure jusqu’au 16 janvier 2012, – présentent au Musée Jacquemart-André une exposition consacrée à Fra Angelico, figure majeure du Quattrocento.
C’est l’événement : pour la première fois, un musée français consacre une exposition à
Fra Angelico
L’exposition présente près de 25 oeuvres majeures de Fra Angelico et autant de panneaux réalisés par les peintres prestigieux qui l’ont côtoyé : Lorenzo Monaco, Masolino, Paolo Uccello, Filippo Lippi ou Zanobi Strozzi.
« Beato » Angelico Fra Angelico – Guido di Pietro- a été béatifié par
Jean-Paul II le 3 octobre 1982.
Son maître : Lorenzo Monaco, grand dernier peintre du gothique international, ses aides : Bernardo Gozzoli, etc .. son élève Philippo Lippi (Fra). Son successeur : Alesso Baldovinetti, héritier des trouvailles de Fra Angelico.
Originaire de Vicchio del Mugello, terre d’origine de la famille Médicis qui fut l’un de ses grands commanditaires, Fra Angelico commence à peindre avant de rentrer dans les ordres. Au début de la troisième décennie du Quattrocento, le peintre se fait moine dominicain et prend le nom de « Fra’ Angelico » au couvent Saint Dominique de Fiesole.
Là, il continue à exercer son art en se consacrant à la peinture sur bois, sans pour autant négliger son activité de miniaturiste connue grâce à la congrégation des moines camaldules de Sainte Marie des Anges où travaillait également Lorenzo Monaco, un autre grand peintre visionnaire du gothique tardif.
Appelé dès 1468 « Angelicus pictor » (le peintre angélique), Fra Angelico associe le style gothique tardif de sa première formation à une extraordinaire et précoce capacité d’appropriation des innovations picturales de la Renaissance que les protagonistes de cette révolution figurative développent et portent à leur apogée. Il a su placer son art au plus haut niveau grâce à un style sublime, en harmonie avec sa ferveur religieuse, tout en donnant une interprétation des questions doctrinales débattues à Florence par nombre de théologiens de l’époque. Dans les cellules du couvent de San Marco et dans les appartements du Vatican, il a laissé des témoignages de son extraordinaire maîtrise de la technique de la fresque.

Il a été appelé par le pape Eugène IV de 1445 à 1446.
C’est notamment le cycle de San Marco, commandé par Cosme de Médicis et dont seuls les religieux qui habitaient ce couvent ont profité pendant des siècles, qui donne l’illustration la plus significative de l’évolution de son langage artistique, par des scènes d’une grande poésie narrative, soutenues par une profonde spiritualité.
Alliant dans ses oeuvres l’éclat des ors, hérité du style gothique, à la nouvelle maîtrise de la perspective, Fra Angelico (vers 1400-1455) a pleinement participé à la révolution artistique et culturelle que connaît Florence au début du XVe siècle. Il a ainsi été l’initiateur d’un courant artistique que les spécialistes ont appelé les « peintres de la lumière ».
Autour de lui, seront évoqués les peintres illustres qui ont eu une influence significative sur son art, comme son maître Lorenzo Monaco (vers 1370-1424), Masolino (1383-vers 1440) et Paolo Uccello (1397-1475), ainsi que les artistes qu’il a inspiré à son tour, tels que Filippo Lippi (1406-1469) ou Zanobi Strozzi (1412-1468).
Le génie de cet artiste est multiple et s’exprime avec une égale maîtrise sur des supports très variés.
Fra Angelico, que l’on connaît surtout pour l’ample décor à la fresque qu’il a réalisé au monastère devenu musée San Marco de Florence, excelle tout autant dans l’art raffiné de l’enluminure et de la peinture sur bois, comme l’exposition permet de le découvrir.
C’est Cosme de Médicis qui rénova le couvent de San Marco pour la somme de 36 000 ducas.
Dans le musée de Florence, on découvre que la cellule de Savonarola – Fra Bartolomeo – est en réalité un trois pièces où sont exposés les objets et vêtements lui ayant appartenu.
C’est grâce à Cosme de Médicis que Fra Angelico réalisa de prestigieuses commandes, de même que son rival Ghiberti et ses amis Masaccio et Uccello. Il ne jouit pas de ses contrats ayant fait vœu de pauvreté et reverse probablement ses florins à son couvent.

Dans les Vierges d’humilité, au chromatisme irradiant, il utilise l’or, matériau noble, emprunt d’une haute valeur symbolique, dans l’usage duquel il excelle .
Maniant l’or comme personne, Il assimile aussi parfaitement l’art du relief, anime son atelier avec passion, tout en jeûnant et accomplissant avec dévotion son devoir de moine.
Le couronnement de la Vierge est le point d’orgue de l’exposition , sommet de son art, le grand panneau provient de Sant’Egidio, église de de l’Ospedale di Santa Maria à Florence, des sources anciennes l’intitulent le Paradis, car la scène ne représente pas à proprement parler le couronnement de la Vierge, mais le Christ ornant d’un joyau la couronne de sa Mère. Il s’agit de la seule œuvre de Fra Angelico illustrant ce sujet tiré d’un passage des Révélations de Ste Brigitte de Suède, musée des Offices de Florence. -image 1-
La Thébaïde vers 1420, est un grand panneau qui présente à travers de multiples saynètes la vie des ermites du premier siècle de la chrétienté. -image 2
L’Armoire des Ex-voto d’argent
Troisième panneau constitué de onze compartiments qui évoquent différents moments de la passion du Christ, pour s’achever sur la représentation d’une image symbolique élaborée la Lex Amoris (Loi de l’amour) – image 3
Une vidéo présente les œuvres de Fra Angelico
Seul bémol, l’hôtel particulier qu’est ce musée, se prête mal aux expositions de cette envergure, les salles sont étroites, heureusement que les entrées sont contingentées, il faut absolument s’orienter avec le plan, sous peine de manquer des salles dans ce labyrinthe,
on se pousse, on se presse, les audio-guides se font échos sans être synchro …. Ils devraient être bloqués au-delà d’un certain nombre de décibels.
Les groupes guidés, encombrent les salles, ne sont pas équipés d’écouteurs, ni le guide de micro, qui lui permettrait de s’exprimer dans la sérenité et le bonheur de la contemplation qui s’imposeraient devant de tels chefs d’œuvre.
images Internet
Joyeux Noël
Silvi Simon à la Chambre

Filmatruc est un terme générique utilisé par Silvi Simon pour désigner ses différents dispositifs créés pour la projection cinématographique.
Dans ses recherches, chaque médium a son importance. La pellicule, bande cellulosique photosensible, est impressionnée par la lumière puis révélée et fixée par la chimie. Elle est perforée aussi régulièrement que se suivent les images pour être utilisée dans une mécanique – la caméra – qui va capter puis re-créer le mouvement. Le projecteur enfin, en est le mécanisme de restitution lumineuse et optique.
Silvi Simon s’est penchée sur chacune de ces étapes de retranscription du mouvement, les fait agir l’un envers l’autre, distillant l’image à la manière d’un alchimiste.
Mais au delà de ces ingrédients élémentaires de son travail, elle questionne le dispositif en lui-même.
Dans l’interstice entre la machine et l’écran où l’image est suspendue dans la lumière,
elle intercale ses dispositifs qui transforment cette matière lumineuse pour prendre toutes les dimensions de l’espace et du temps. L’écran n’est plus une simple surface, le spectateur entre dans l’image spatialisée.
Ces installations sont le fruit d’un travail artisanal sur l’image cinématographique devenue matière, où ombre, lumière et mouvement prennent autant d’importance que le sens véhiculé par la séquence filmée. Ses dispositifs sont volontairement «low tech», faits de composants bruts tels que moteur, hélice, axe, pignon, courroie, plastique, verre, miroir… et font naturellement le pont avec la naissance du cinéma et son appareillage mécanique.
Extrait de filmatruc à Fribourg

pedago@la-chambre.org
Robert Cahen « Voyager / Rencontrer » : exposition en Chine
Voyager/Rencontrer, l’exposition d’installation vidéo présente des créations de Robert Cahen depuis 1980, dont la plupart se sont inspirées de ses voyages dans différentes parties du monde. Le spectateur est entrainé dans un véritable monde flottant, voguant entre la réalité et la fiction, dans une expérience quasi physique du voyage.
partagé avec :
Zoom sur Mulhouse
Le maire, appelé aussi JR, de son vrai nom Jean Rottner, annonce sur sa page facebook :
« dimanche 18/12/11 dans le journal de Claire Chazal, sera diffusé un zoom sur Mulhouse».
vidéo de TF1, supprimée depuis à la demande expresse de TF1
Peu habitués de cette chaîne nous attendons avec curiosité le petit film.
C’est un documentaire qui met en valeur notre ville, la proximité des 3 frontières par l’architecture de la tour de l’Europe, son passé industriel, son musée de l’impression sur étoffes, son musée de l’auto, son théâtre de poche avec l’incontournable Jean Marie Meshaka ainsi qu’un comédien noir, un mur peint par Christian Geiger, le marché de Noël, très réussi en 2011, un rapide clin d’œil aux berges du canal qui abritent la fresque de photos sélectionnées par JR, l’artiste . Le Tram jaune, relooké selon les opportunités locales, qu’enjambent les arches de Daniel Buren. Nous avons presque la larme à l’œil, de voir notre ville magnifiée, mise en valeur, rejoignant l’à-propos de mon blog, où je situe Mulhouse dans le triangle d’or de la « Regio »
Je complimente de quelques mots le maire sur ce tour d’horizon par un commentaire sur sa page fb.
Puis je m’étonne : pas un mot sur le zoo qui est magnifique, sur le musée des Beaux Arts, sur la Kunsthalle, alors qu’elle est en haut du même immeuble que l’Université de Haute Alsace qui est montrée, pas de Filature non plus qui est notre maison de la culture, entité qui regroupe 3 éléments essentiels avec la Scène Nationale, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse et l’Opéra National du Rhin, ainsi qu’une salle d’exposition de photos, la Galerie. Pas plus mention du petit joyau qu’est le théâtre à l’italienne de la Sinne. Le monument blanc symbolisant la roue de Mulhouse, oeuvre de l’artiste Jean Pierre Raynaud, (plus connu pour son gigantesque pot au Centre Pompidou à Paris) en face du Kinepolis et visible du ciel, lorsqu’on a la chance de survoler la ville n’est pas mentionné non plus.
Je me plonge dans mon bain, oui l’après midi, je prends mon temps, n’ai-je pas fêté mon anniversaire la veille ?
Je réfléchis, je me creuse les méninges puis tel Archimède dans sa baignoire je crie
« Euréka » :
Est-ce un message subliminal qui s’adresse au public décrit par certains politiques sur tous les plateaux de télévision ?
Le français moyen dont personne ne s’occupe, l’ouvrier qui boulonne tous les jours, entre bus, crèche, patron, chefs, auto, boulot, vélos, motos, impôts, dodo et bobos. Voilà pourquoi l’insistance sur la séquence SACM et DMC et le musée de l’auto, l’ouvrier méritant et enthousiaste au travail, on a même entrevu le responsable (ancien ?) de cette association des comités d’entreprises, qui permet des avantages aux bons salariés afin d’accéder à des loisirs à des tarifs privilégiés.
Petite erreur le Marché se trouve Avenue Aristide Briand, (je le dominais depuis mon bureau pendant de très longues années) et non rue Franklin. Je pouvais admirer à travers les baies vitrées, les marronniers à toutes les saisons de l’année , nus, en fleurs, roussis à l’automne, givrés l’hiver, ainsi qu’un magnolia qui n’a pas survécu je crois.
Bel hommage au passé industriel de Mulhouse et à leurs capitaines, ravie du bon choix des figurants et intervenants, qui surtout au marché du Canal, montrent bien la diversité de la population, pas d’insistance comme dans d’autres reportages, sur l’accent alsacien, tout le monde s’exprime avec enthousiasme.
Les reporters n’ont pas eu de place suffisante dans leur timing et ont privilégié quelques domaines au détriment de certains autres. C’est regrettable car ainsi notre ville semble uniquement s’animer à la période de Noël, où d’ailleurs ce sont des commerçants ambulants qui font recette, et non les locaux.
Le reportage continue avec une vue sur la ligne bleue des Vosges dans sa tenue blanche et un hommage aux morts du Hartmannswillerkopf (on prononce le S) ou Vieil -Armand.
Vous qui me lisez, sachez que Mulhouse n’est pas un désert en dehors des fêtes de fin d’année, vous pouvez prendre allègrement le TGV, tout au long de l’année vers notre région, TGV (inauguration filmée par JEfekoi et DOMICAPITOLE l) , dont j’ai admiré la pub affichée sur la Maison d’Alsace aux Champs Elysées

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Christian Geiger
L’homme qui nous regarde en contre-plongée, qu’on ne présente plus, tant il fait partie du paysage mulhousien.
« Depuis plus de vingt ans, je fais couler mes tubes et mes pots de peintures à travers différents pays.
Les toiles, les feuilles de papiers, les murs, et beaucoup d’autres supports sont envahis de ma passion débordante. Mon envie de peindre ne s’arrêtera jamais, car mes trois couleurs primaires que sont mes enfants et cette douce essence d’amour avec qui je partage mes rêves et ma vie, me transporteront pour toujours dans une créativité sans limite.
Je voudrais tellement rattraper la lune et faire de mes couleurs le plus bel arc en ciel artistique.
J’adore les grandes villes que j’ai visitées et je n’hésite jamais peindre la « vie dans la ville « . Cet immense univers rempli d’histoires et de rêves . Depuis tout ce temps je ne m’en suis jamais lassé. A chaque voyage, la découverte est nouvelle. Et l’envie de créer me transporte comme un Prince, dans un royaume aux mille couleurs. »
Christian Geiger (son site)
Il rêve la vie en couleur, volubile, créatif, intarissable dès que l’on évoque sa passion. De sa petite taille, il ne voit que des avantages, il peut nous regarder en contre-plongée, ce qui lui apporte une vue différente et un point de vue très personnel et surréaliste. Avec sa détente de lutin, il lui est plus facile de se mettre à notre hauteur, qu’à Gulliver de se baisser vers Lilliput. Dès l’âge de 16 ans il a été admis à l’Ecole des Beaux Arts de Mulhouse (1981-1988) qu’il fréquente assidûment , jusqu’à y aller même aux cours du soir.

Il peint sa première fresque en 1986. Un parcours de notre ville Mulhouse, permet d’aller à la rencontre de ses œuvres : les murs peints, les fresques, l’intérieur d’une chapelle dans la banlieue.(Rixheim)
Son goût pour les belles voitures lui a permis de décorer les façades et les intérieurs de garages. En 2007, sous le titre « les Grands Voyages de Christian Geiger » il expose au Musée des Beaux Arts de Mulhouse, à l’occasion de laquelle son album a été édité, puis en 2011 au Temple St Etienne de la même ville.
Compagnon inséparable de Jacky Chevaux, il évoque avec nostalgie leur complicité d’autrefois, dans certaines de ses toiles, les thèmes de son défunt compagnon, sont présents et reconnaissables. Autre ami indéfectible, Raymond Waydelich expose actuellement à l’Europapark.

Christian Geiger assure la décoration de l’Ecomusée pour ce Noël 2011, toutes les cordes sont à son arc : peindre des voitures, des motos, des madones, des villes, des murs, des dessus de porte, des meubles.
Son épouse vietnamienne, avec laquelle il fréquente l’Asie, lui apporte la touche d’exotisme très présente dans ses toiles.
C’est avec une agilité peu commune que le petit homme grimpe en haut des échelles et sur les échafaudages pour peindre les plafonds, les panoramiques, les trompe l’œil, ajoutant des collages. Son imaginaire est sans limite.

Des meubles, des bancs sont décorés avec ses toiles et figurent dans les grandes expositions. Christian mitraille avec son APN, pour se constituer une base de données, qu’il traduit ensuite en peinture, en y apportant sa touche personnelle de rêves colorés.
Ses projets : peindre Venise et Moscou, pour y apporter la transparence qu’il affectionne avant tout dans son travail. Un être passionné à connaître et à rencontrer absolument.
photos Christian Geiger
vidéo de l’auteur
JR au cube
« Dans le futur, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale. »
L’expression est une paraphrase d’une affirmation, d’un souhait formulé lors de la remise du Ted Prize à l’artiste Andy Warhol qu’il avait écrite dans le catalogue d’une exposition au Moderna museet de Stockholm en 1968. En 1979, Warhol réitère sa déclaration :
« … ma prédiction des années soixante s’est réalisée : à l’avenir tout le monde sera célèbre pendant quinze minutes. »
Ennuyé par les questions répétées à propos de cette affirmation, Warhol essaya délibérément de désorienter les journalistes en changeant son affirmation en
« Dans le futur, 15 personnes seront célèbres » et
« Dans 15 minutes, tout le monde sera célèbre »
A Mulhouse ce sont 205 personnes qui ont droit à la célébrité régionale, si l’hiver et les taggeurs ne se déchaînent pas trop vite. L’ensemble restera en place jusqu’en janvier prochain. Connus, inconnus, jeunes ou vieux, hommes ou femmes c’est un press-book des habitants de l’agglomération mulhousienne. Les portraits ornent les berges du canal du Rhône au Rhin, à proximité de la gare SNCF de Mulhouse. On les aperçoit depuis la Chambre de Commerce,
Mais pour les découvrir et reconnaître éventuellement certains, il vous faut emprunter le chemin qui descend vers le canal.
C’est grâce à l’initiative de Martine Zussy, responsable développement des services à la chambre de commerce, et Salah-Eddine Benzakour, expert en marketing et nouvelles technologies organisatrice de l’opération, qui marquera le lancement de
«Mulhouse, terre des nouveaux possibles », festival de l’innovation,
de l’inspiration entrepreneuriale et de l’économie numérique, qui se tiendra du
28 novembre au 3 décembre à Mulhouse.
Une volonté de prouver que l’art et l’économie peuvent aller dans le même sens, en valorisant un territoire et ses habitants.

Mon premier est JR, ancien graffeur qui tapisse , colle des portraits géants en noir et blanc, d’anonymes dans les villes du monde entier. Avec son chapeau et ses lunettes, il cultive l’anonymat pour mieux s’immiscer dans l’espace public. Dans son atelier parisien du 20e arrondissement les cloisons sont recouvertes des photos, qui témoignent de son immersion photographique dans les banlieues jusqu’aux bidonvilles. Son message est simple il pose juste des questions, en nous laissant le temps de la réflexion, pour l’interpréter et y répondre éventuellement.
Mon 2e JR est Jean Rottner qui n’est pas un artiste-performeur, mais le maire de Mulhouse, – successeur de Jean Marie Bockel,- qui semble ravi de l’opération.

Parfois ce sont des photomatons qui sont mis à la libre disposition du public pour se tirer le portrait, à Mulhouse cela a été mené par trois photographes mulhousiens—
Julien Di Giusto, Hassna Ouali et Olivier Philippe — pour un « shooting » photographique, place de la Réunion au mois de juillet participant au projet Inside Out.

Mon 3e JR est mon tendre et sympathique époux, fan d’informatique, de tennis, de grande musique et d’art.
En principe JR, l’artiste aime capter le regard de ses modèles, or pour moi ce sont mes lunettes que Julien Di Giusto a suggéré, afin qu’on y voit le reflet du Temple St Etienne.
Il fallait compléter son « admission » en signant une décharge pour le droit à l’image, mais aussi en rédigeant un texte sur Mulhouse :
Voici le mien qui figure aussi dans l’apropos de mon blog :
« Mulhouse est le triangle d’or de la « Regio » entre les riches musées de France, de Suisse et d’Allemagne et à quelques 2 h30 – 3 h de Paris grâce au TGV EST et à l’aéroport de Bâle – Mulhouse, aux multiples compagnies low-cost, carrefour de toutes les cultures »
Voici une promenade toute trouvée pour compléter vos visites au marché de Noël.
Photos des photos de portraits de l’auteur en diaporama 😉
qui peut être visionné en plein écran en cliquant tout à droite dans la barre des tâches
sauf la 1 scan Arts Magazine
la 2 Subject Julien Di Giusto
la 3 l’Alsace photo de presse
tout le monde la connaît la dynamique propriétaire de la boutique Imagine à Mulhouse, dans les rues piétonnes,
Patricia Vest
L’École du Louvre à Mulhouse
Initiation à l’histoire de l’art

Depuis 1978, l’Ecole du Louvre se déplace en région. Les cours s’organisent autour de deux grands axes pédagogiques : les cycles d’histoire générale de l’art et les cycles thématiques.
Pour la première fois, Mulhouse rejoint la liste de ce réseau national de formation et de sensibilisation à l’histoire de l’art.
La Kunsthalle et le Service Universitaire de l’Action Culturelle de l’Université de Haute-Alsace proposent un cycle de 4 séances qui se dérouleront entre février et mars 2012, hors congés scolaires, sur le thème de :
«La sculpture occidentale dans la seconde moitié du XXe siècle »
Cycle thématique de 4 séances d’1h30 de 18:30 à 20:00 –
La Fonderie / Grand Amphithéâtre
1 – Jeudi 16 février 2012/Nouveaux matériaux dans la sculpture : nouveaux moyen nouvelles fins.
2 – Jeudi 15 mars 2012/Du vivant dans la sculpture moderne et contemporaine : corps humain, animal et hybride
3 – Jeudi 22 mars 2012/Mouvement, lumière, abstraction
4 – Jeudi 29 mars 2012/De la sculpture pensée en regard de l’architecture et inversement
au prix total de 32 € pour les 4 cours (tarif normal)
20 € (tatif réduit)
40 € (formation continue)
Ces cours s’adressent à tous, débutants ou confirmés, à toute personne désirant s’initier à l’art, afin d’avoir les clefs pour mieux comprendre l’art contemporain.
Pas de diplôme requis, ni de contrôle de fin de stages, tout simplement apprendre les rudiments de la sculpture, sans jargon et avec plaisir.

à retirer ou à télécharger sur le site de la Kunsthalle Mulhouse ou auprès de l’ Université de Haute Alsace – Service Culturel
Inscription uniquement par courrier, auprès de L’École du Louvre,
350 places
Bulletin téléchargeable sur : www.kunsthallemulhouse.com
Renseignements : 03 69 77 66 47
service culturel UHA : 03 89 33 64 76
clic sur les images pour les agrandir
St'Art 2011
ST-ART, 2ème plus ancienne foire française présente cette année sa 16ème édition. Véritable foire de prestige, ST-ART s’est imposée parmi les leaders des foires d’art contemporain grâce à la qualité des oeuvres exposées, la sélection des galeries et la découverte de nombreux artistes, dirigée de main de maître par Philippe Meder et son comité dont Yves Yffrig galeriste, conseillés par le critique d’art Patrick-Gilles Persin qui en assume la direction artistique.

ST-ART est une foire Européenne résolument internationale qui rassemble chaque année une centaine de galeries dont 40 % étrangères. Près de 10 pays sont ainsi représentés : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Japon, Luxembourg, Pays-Bas…
La dynamique européenne est ré-affirmée depuis deux ans avec la venue de délégation de galeries de pays d’Europe du Sud : la Catalogne l’an dernier et l’Italie pour cette édition.
ST-ART affiche 30 000 visiteurs dans ses allées avec un public et des collectionneurs de plus en plus fidèles. La foire s’ouvre également sur le monde de l’entreprise avec des achats de plus en plus nombreux, des opérations de mécénat permettant aux décideurs de communiquer autour des valeurs de l’entreprise et de l’art contemporain. C’est ainsi que certaines voitures de la marque Audi, jalonnent l’espace et me permet un jeu de mots avec un autre mécène Deloitte, un des leaders mondiaux de l’audit et du conseil en entreprises.
Les Grands Crus d’Alsace s’associent , avec 2 espaces à la Foire.
Enfin, des expositions et événements alternatifs donnent un aperçu de la création contemporaine sous toutes les formes : photographie, peinture, sculpture, estampes, studio glass, vidéo.
Cinq collectionneurs anonymes privés de Strasbourg exposent une sélection d’oeuvres de leur collection qu’ils ont eux-mêmes choisis. Cette démarche intéressante permet de présenter aux visiteurs des acquisitions faites par des collectionneurs strasbourgeois, et ainsi stimuler d’autres amateurs d’art dans le cadre de la foire.
C’est ainsi qu’on peut y admirer une série de rayogrammes de Patrick Bailly Maître Grand et une photographie de Laurence Demaison, qui exposent actuellement à la Filature de Mulhouse. Un Pont de Brooklyn de Serge Menjinsky, à la construction très géométrique, grouillant de personnages vous invite au voyage, ou encore l’intrigante Enigme 29 de Jacques Monory.

A la Galerie Mathilde Hatzenberger de Bruxelles Dom Kippelen nous invite à participer à
« Attraction Répulsion »

Cette jeune galerie présente une artiste d’inspiration mystique mexicaine
Fabienne Auzolle.
Nathalie Savey nous emmène dans ses rêveries de paysages, qu’elle découvre après les avoir imaginés, et les imprime sur la pellicule.
En compagnie de Dan Steffan qui multiplie les autoportraits, puis nous propose une ébauche de Maternité, qui attend son exécution définitive en bronze, montrés à la Galerie Nicole Buck.

La Galerie Dock Sud Chine de Sète présente des artistes qu’elle soutient par son activité de résidence à SongZhuang, la Mecque chinoise de la création artistique. Inspirée de l’art européen, voire mondial, mais aussi chinois. Voici un lien vers la vidéo tournée à St’Art du la galerie Dock Sud Chine

La Galerie Dock Sud Chine est présente au bar champagne avec une toile de l’artiste Liu Zhengyong :

A la Galerie Tristan, on peut admirer la palette de François Bruetschy.
Philippe Pasqua est très présent avec ses vanités inspirées de Jan Fabre
Chantal Bamberger nous présente Claire Koenig, délicate, à côté d’Ann Loubert, puis une étonnante auto-dictate Sefolosha,qui pourrait figurer dans la très dense exposition actuelle au MAMCS « L’Europe des Esprits et la fascination de l’Occulte »
La sobriété des toiles de Joseph Bey contrebalancent l’insolence douteuse des nains avoisinants.
L’omniprésence de Raymond-Emile Waydelich ne peut échapper à personne.
j’aurai bien aimé voir fonctionner le photomaton de Christophe Meyer.

Atypique, le catalan Carlos Bros dénonce la pêche abusive à l’anchois, sous forme de bocaux, cageots, peintures, collages, prêt à faire le tour du monde pour militer contre
le pillage de la pêche par les grandes compagnies.
Quelques pépites, comme le Centre International d’Art Verrier (CIAV) de Meisenthal et la Galerie Jordan-Seydoux présente une sélection de pièces uniques et multiples d’artistes et des séries limitées de designers.
Cela correspond à la biennale du verre qui se termine le 28 novembre, visible aussi au Musée Würth d’Erstein
Si vous avez traversé tout l’espace, sans oublier la Galerie Jean Brolly, Paris ou encore la Galerie Pascal Gabert, de Paris, vous trouverez immanquablement le point d’orgue de la Foire, l’espace de l’association Médicis, société strasbourgeoise de conseil en acquisition d’œuvres d’art, avec le concours de La Chambre.
Intitulé « Architecture et Psychiatrie, Asylum, la splendeur perdue des Asiles »
les photographies poignantes de Christopher Payne vous plongent dans l’univers des hôpitaux psychiatriques.

Jusqu’au lundi 28 novembre.
Photos de l’auteur – clic pour les agrandir
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