Vue de salle
Du 7.3.2026 au 18.4.2027, Le Kunstmuseum Basel | Neubau
Commissaire : Anita Haldemann
L’invitation formulée à l’encontre de Marc Bauer s’inscrit dans le cadre de l’exposition The First Homosexuals. La naissance de nouvelles identités 1869–1939 visible dans le Neubau du 7.3. au 2.8.2026.
Marc Bauer
Fear Rage Desire, Still Standing

L’exposition The First Homosexuals. La naissance de nouvelles identités 1869–1939 au Kunstmuseum Basel est consacrée aux premières manifestations du désir pour le même sexe et à la diversité des genres dans l’art. En s’appuyant sur quelque 80 peintures, travaux sur papier, sculptures et photographies, elle éclaire la manière dont de nouvelles images de la sexualité, du genre et de l’identité se sont formées à partir de la première utilisation publique du terme
« homosexuel » en 1869. Cette exposition protéiforme donne à voir des communautés queer, des portraits intimes, des modes de vie autodéterminés, des désirs codés et des imbrications coloniales.
- L’exposition a d’abord été organisée par Alphawood Exhibitions au Wrightwood 659 à Chicago, documentée et curatée par Jonathan D. Katz, commissaire, et Johnny Willis, commissaire adjoint·e. Elle a été adaptée pour le Kunstmuseum Basel en collaboration avec les commissaires Rahel Müller et Len Schaller.

Le terme « homosexuel » est utilisé pour la première fois en 1869 dans l’espace linguistique germanophone et connaît une mutation substantielle durant les décennies suivantes. Les débats autour de la signification de ce mot allaient d’un penchant universel à l’amour pour le même sexe jusqu’au concept d’un
« troisième sexe ». Une correspondance entre le juriste de Frise orientale Karl Heinrich Ulrichs (1825–1895) et l’écrivain hongrois Karl Maria Kertbeny (1824–1882) constitue le point de départ de la terminologie moderne. Dès les années 1860, Ulrichs décrit le « Urning » (uranien en français), un humain animé d’un désir inné pour le même sexe. Il explique celui-ci par une différence de genre : les uraniens formaient un « troisième sexe », ni explicitement masculin, ni féminin, mais les deux à la fois. Cette justification biologique de la sexualité déplaça la focale des actes sexuels individuels vers une différence fondamentale, semblable à la manière dont nous envisageons l’homosexualité aujourd’hui. Kertbeny emprunte une autre voie : il rejette l’idée d’une identité biologique, innée, et se base à la place sur un droit humain universel au désir. En 1869, il imprime les mots « homosexuel » et « hétérosexuel » dans deux tracts diffusés anonymement.

Dans les décennies suivantes, les artistes s’en emparent de manière très différente en réalisant le portrait d’ami·es et d’amant·es, en saisissant leur quotidien ou en expérimentant les rôles de genre. Ils témoignent ainsi des glissements qui s’opèrent dans la compréhension du corps, du désir et du genre. L’art leur offre un espace de liberté et des moyens d’exprimer ce pour quoi il n’existait pas encore de mots justes.

L’exposition The First Homosexuals raconte les débuts de l’intérêt artistique pour ces thèmes à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Six sections présentent des artistes et des écrivain·es ayant réfléchi ouvertement aux identités homosexuelles et trans et qui, dans certains cas, les ont également vécues. L’exposition suit l’évolution de la représentation du nu en lien avec les conceptions mouvantes de la sexualité et montre comment l’amitié et des motifs familiers de l’histoire de l’art ont servi de codes discrets (et, dans certains cas, pas si discrets) au désir pour le même sexe. Elle porte également un regard au-delà de l’Europe et explore la manière dont certain·es artistes européen·nes considéraient l’attirance pour le même sexe comme inhérente aux territoires coloniaux – et comment, en guise de réponse, des artistes du monde entier remirent en question cette hégémonie coloniale et s’y opposèrent.

L’adaptation bâloise de l’exposition associe des prêts internationaux provenant d’institutions et de collections privées de pays tels que le Brésil, le Chili, le Danemark, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Estonie, la France, la Croatie, le Mexique, le Pérou, l’Espagne, la Suède, la Suisse et les États-Unis aux riches collections du Kunstmuseum Basel. Certaines des oeuvres eux visibles pour la première fois en Suisse. Ensemble, ces oeuvres d’art proposent une plongée dans la genèse d’un terme qui constitue aujourd’hui une part essentielle de l’identité des individus et de la vie quotidienne.
The First Homosexuals retrace aussi bien la production culturelle et artistique que les débuts de l’histoire de la communauté LGBTQIA+. L’exposition et la publication qui l’accompagne témoignent de l’empreinte mutuelle d’identités homosexuelles et trans, ainsi que de l’émergence d’une transidentité autonome comme l’avaient conçue les artistes modernes depuis l’introduction du terme
« trans » en 1910.

Repères biographiques
Marc Bauer (*1975 à Genève) vit et travaille à Zurich. Il a étudié à l’École Supérieure d’Arts Visuels de Genève (l’actuelle HEAD) et à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten d’Amsterdam. Depuis 2015, il enseigne à la Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK).
Ses travaux ont été présentés dans le cadre de projets individuels au sein d’institutions internationales renommées comme le Menil Drawing Institute, Houston (2023–2024) ; la Berlinische Galerie (2020–2021), Berlin ; l’Istituto Svizzero, Milan (2020) ; la Drawing Room, Londres (2019) ; le Centre Culturel Suisse, Paris (2013) et le MAMCO, Genève (2010). Certains de ses travaux ont également été présentés au sein d’expositions collectives au Kunsthaus Zürich (2025, 2019, 2015 et 2008) ; au Guggenheim Museum Bilbao (2021) ; au Migros Museum, Zurich (2019 et 2014) ; au S.M.A.K., Gand (2015) et à l’Albertina de Vienne (2015) entre autres. En outre, Marc Bauer a participé à la Biennale de Sydney en 2018 et à la Biennale de Liverpool en 2014.
Il est lauréat du Prix Meret Oppenheim 2020 et du GASAG Kunstpreises 2020. Il a été récompensé du Prix culturel Manor Genève en 2009 et du Swiss Art Award en 2001, 2005 et 2006.
Programme
29.8.2026, entretien de l’artiste avec Anita Haldemann et Len Schaller dans le cadre des Kunsttage Basel
8.11.2026, entretien de l’artiste avec Anita Haldemann dans le cadre du Wochenende der Graphik
L’exposition bénéficie du soutien de :
Dr. Samuel Werenfels
Renseignements pratiques
Kunstmuseum Basel
St. Alban-Graben 8
Case postale, CH-4010 Basel
T +41 61 206 62 62
kunstmuseumbasel.ch
Lu fermé
Ma 10h00–18h00
Me 10h00–20h00
Je–Di 10h00–18h00
TRAM
Depuis la gare SBB
tram n° 2 arrêt Kunstmuseum



Joueurs de cartes Courtauld Gallery à Londres 1892-1896
La pierre à moudre au parc du Château Noir





Pour Cezanne, cela signifie qu’il ne faut pas simplement représenter la nature mais donner à voir ses formes, ses couleurs et son atmosphère, l’art comme parallèle à la nature. Des années 1880 à sa mort, il peint la montagne Sainte-Victoire une trentaine de fois à l’huile et en réalise de nombreuses vues à l’aquarelle. L’exposition à la Fondation Beyeler réunit









L’exposition Nature Never Loses met en lumière six décennies de l’œuvre visionnaire et inclassable de
Une documentation exhaustive est consacrée aux interventions spectaculaires dans l’espace public, telles que le Santa Monica Art Tool (1983-1988), à savoir un 

Ce mode de pensée, conjugué au savoir de Cheng en dessin industriel – il a aussi brièvement travaillé comme maquettiste dans le bureau des designers Charles et Ray Eames –, lui inspire alors ses premières séries, telles les photographies en plastique moulé, et continue d’alimenter son intérêt croissant pour les médias à base d’objectif.
Dans les années 1960, les préoccupations artistiques de Cheng semblent anticiper la prise de conscience croissante des questions environnementales et ce qui sera plus tard, dans les années 2000, la notion d’anthropocène (utilisée pour décrire l’ère géologique actuelle façonnée par l’activité humaine et son impact sur l’atmosphère et le paysage). Cheng a commencé très tôt à envisager les objets fabriqués par les humains et devenus inutiles (exemple, un grille-pain cassé) comme des « roches humaines », observant que, dans la mesure où ils sont composés de minéraux et de produits chimiques, ils font également partie de la nature.
Parallèlement à des expériences, qui exposent des
Si les premiers outils de Cheng sont simples et de petite taille, ces prototypes rudimentaires deviennent finalement des appareils motorisés sophistiqués et de vastes installations


Cet automne, la Fondation Beyeler présente pour la première fois en Suisse une exposition personnelle consacrée à Yayoi Kusama (*1929, vit et travaille à Tokyo), l’une des artistes les plus avant-gardistes des XXe et XXIe siècles. Conçue en étroite collaboration avec l’artiste et son studio, l’exposition réunit
Autoportrait 1972
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The Hope of the Polka Dots Buried in Infinity Will 







Olivier Ressler


Ce projet menaçait une forêt centenaire située à l’intérieur du cercle, un écosystème d’une importance cruciale pour cette région italienne frappée par la sécheresse. Le film laisse s’exprimer les habitant.es et activités qui se sont regroupé·es sous l’appellation « Gardes du Bosco d’Arneo ». pour résister à l’expansion et à l’expropriation des terres destinées à la renaturation.
En Italie, les actes de désobéissance civile peuvent entraîner de lourdes peines de prison en raison de la « loi anti-Gandhi » sur la sécurité, entrée en vigueur en 2025.
Thomas Schütte
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L’exposition Fantômes. Sur les traces du surnaturel et la publication au look de














« J’ai eu tellement peur quand les mains m’ont touchée ! C’est à la fois drôle et
Avec Scream Machines, le Musée Tinguely fait écho au Crocrodrome de Zig et Puce. Lors de l’ouverture du Centre Pompidou à Paris en 1977, Jean Tinguely réalisa cette œuvre pour le grand hall d’entrée du musée, en coopération avec Bernhard Luginbühl, Daniel Spoerri et Niki de Saint Phalle. Il s’agit d’une gigantesque sculpture accessible au public intégrant un train fantôme, des rouages, un circuit à billes, des inscriptions lumineuses, un « musée