Jusqu'au 2 février 2025, au Musée du Luxembourg Exposition organisée par le GrandPalaisRmn et le Musée Guggenheim Bilbao Commissariat général : Cecilia Braschi, Docteure en histoire de l’art et commissaire d’exposition indépendante Scénographie : Véronique Dollfus Signalétique : Atelier JBL - Claire Boitel Lumière : Abraxas Concepts
Figure centrale du modernisme brésilien, Tarsila do Amaral (1886-1973) est l’une des artistes les plus connues et aimées au Brésil. Dès les années 1920, elle a été la créatrice d’une oeuvre originale et évocatrice, puisant dans l’imaginaire indigéniste et les instances modernisatrices d’un pays en pleine transformation.
Évoluant entre São Paulo et Paris, Tarsila do Amaral est une passeuse incontournable entre les avant-gardes de ces deux capitales culturelles. Après avoir forgé, à Paris, un univers iconographique « brésilien», mis à l’épreuve du cubisme et du primitivisme en vogue dans la capitale française, sa peinture est à l’origine du mouvement
« anthropophagique », né à São Paulo en 1928. Faisant référence à la pratique indigène du cannibalisme comme « dévoration de l’autre » dans le but d’en assimiler ses qualités, il décrit, métaphoriquement, le mode d’appropriation et de réélaboration constructive, de la part des Brésiliens, des cultures étrangères et colonisatrices.
Au croisement de plusieurs cultures, dont les identités se définissent les unes par rapport aux autres, etsans échapper au paradoxe de représenter un Brésil populaire et « authentique », pourtant interprété par son regard de femme blanche, aristocrate, érudite et cosmopolite, l’oeuvre de Tarsila do Amaral soulève aussi des questions sociales, identitaires et raciales et nous invite à repenser les clivages entre tradition et avant-garde, centres et périphéries, cultures savantes et populaires.
Si Tarsila do Amaral a été largement reconnue et exposée dans son pays d’origine, encore rares sont les expositions qui lui ont été consacrées à l’étranger. Cette première rétrospective en France (avec environ 150 oeuvres rassemblées) souhaite combler ce manque, à l’heure où le Brésil occupe une place de plus en plus importante dans les discours critiques et historiographiques de l’art « mondialisé » et où les artistes femmes commencent à retrouver leur place dans les récits de l’histoire de l’art. Parcourant sa riche production des années 1920, liée au modernisme brésilien, au mouvement « Pau Brasil » (1924-1925) et à celui de l’« Anthropophagie»
(1928-1929) – où des paysages aux couleurs vives et aux lignes claires alternent avec des visions oniriques, mystérieuses et fascinantes – cette rétrospective est aussi l’occasion de présenter des aspects moins connus, voire inédits, de la carrière de l’artiste. Si sa dimension politique et militante est perceptible dans les oeuvres des années 1930, connotées par un réalisme à forte vocation sociale, le gigantisme onirique des années 1940, la géométrie presque abstraite de certaines compositions tardives, ainsi que la façon dont l’artiste réactualise, jusqu’aux années 1960, sa production antérieure, ne font que confirmer la puissance d’une oeuvre ancrée dans la culture de son temps, toujours originale et prête à se renouveler.
Informations pratiques
L’application mobile gratuite du Musée du Luxembourg Le Musée du Luxembourg met à disposition une application mobile gratuite qui offre un parcours thématique intitulé Visages du Brésil autour de cinq oeuvres de l’exposition (en français et en anglais). L’application est téléchargeable sur le lien suivant
Musée du Luxembourg 19 rue Vaugirard 75006 Paris Téléphone 01 40 13 62 00 Ouverture tous les jours de 10h30 à 19h nocturne tous les lundis jusqu’à 22h Accès Métro St Sulpice ou Mabillon RER B Luxembourg Bus : 58 ; 84 ; 89 ; arrêt Musée du Luxembourg / Sénat
Emma Lavigne, conservatrice générale et directrice générale de la Collection PinaultCommissariat : Carolyn Christov-Bakargiev, spécialiste internationalement reconnue du mouvement italien. L’exposition « Arte Povera » à la Bourse de Commerce — Pinault Collection vise à retracer la naissance italienne, le développement et l’héritage international du mouvement. Jusqu'au 20 janvier 2025
La commissaire Carolyn Christov-Bakargiev réunit dans l’ensemble du musée plus de 250 oeuvres des treize principaux protagonistes de l’Arte Povera — Giovanni Anselmo, Alighiero Boetti, Pier Paolo Calzolari, Luciano Fabro, Jannis Kounellis, Mario Merz, Marisa Merz, Giulio Paolini, Pino Pascali, Giuseppe Penone, Michelangelo Pistoletto, Emilio Prini et Gilberto Zorio — auxquelles s’ajoutent de nouvelles commandes, confiées à la fois à des artistes de ce groupe historique et à des artistes internationaux issus des générations suivantes, dont la création résonne étroitement avec la pensée et la pratique de l’Arte Povera.
La Bourse de Commerce — Pinault Collection présente une exposition d’envergure dédiée à l’Arte Povera. Le commissariat est confié à Carolyn Christov-Bakargiev, Celle-ci s’appuie sur l’important fonds d’Arte Povera de la Collection Pinault, mis en résonnance avec ceux des Castello di Rivoli Museo d’Arte Contemporanea (Turin), Fondazione per l’Arte Moderna e Contemporanea CRT (Turin), Kunstmuseum Liechtenstein — Vaduz, Museo e Real Bosco di Capodimonte (Naples), Galleria d’Arte Moderna (Turin), Centre Pompidou (Paris), Tate (Londres). La commissaire ouvre un dialogue inédit avec des oeuvres anciennes et contemporaines, ancrant l’Arte Povera dans une perspective temporelle élarg
PLUS DE 250 OEUVRES EN DIALOGUE
Outre le noyau d’oeuvres des treize artistes associés à l’Arte Povera, l’exposition comprend des pièces et des documents qui retracent les étapes clés de ce que l’on peut considérer comme les prémices du courant. Ces épisodes trouvent leurs racines dans la culture du bassin méditerranéen — des présocratiques à la pensée lucrétienne — et informent du rapport particulier entre modernité et ruralité qui a caractérisé l’Italie jusqu’à la seconde moitié du 20e siècle, en suivant une trajectoire, d’ascendance franciscaine, qui traduit une volonté d’appauvrir l’oeuvre. Dans l’exposition, chacun des treize artistes est associé à une personnalité, un mouvement, une époque ou un matériau qu’il estime comme une profonde influence, à l’image de Giorgio De Chirico pour Paolini et une peinture d’icône de Sano di Pietro pour Marisa Merz.
SALON
Dans le Salon, l’artiste Pier Paolo Calzolari expose Senza titolo (Materassi) (1970), une série de six matelas couverts de tubes réfrigérants. L’artiste transforme les objets les plus simples et les plus quotidiens en éléments de composition d’un tableau vivant. Chacun pourvu de son propre motif fait de tubes, se couvrant progressivement de givre, les matelas deviennent comme des êtres vivants. La mise en évidence de l’énergie qui les parcourt, la blancheur spectrale, le bruit des moteurs autant que la froideur de l’ensemble font de cette installation une expérience totale, où la vue, l’ouïe et le toucher du spectateur sont sollicités.
ROTONDE
Les treize artistes y sont présents, se faisant écho les uns aux autres, recréant l’intense magma collégial et expérimental des premières années de l’Arte Povera. Le premier arbre sculpté deGiuseppe Penoney côtoie le premier igloo de Mario Merz,
tandis que la première sculpture réfrigérée de Pier Paolo Calzolari dialogue avec la première Direzione (1967) de Giovanni Anselmo, rendant sensible l’essentielle continuité entre l’humain, le végétal et le monde minéral. L’espace de la Rotonde figure aussi un espace extérieur abolissant l’idée même de musée avec la fontaine fumante d’Alighiero Boetti, Autoritratto (Mi Fuma Il Cervello) (1993-1994).
PASSAGE
Pour cette exposition, les 24 vitrines du Passage réactivent la pensée de Walter Benjamin et des passages parisiens comme une lecture du 19e siècle se transformant en autant de jalons temporels et contextuels, et rappelant le terreau d’où émerge l’Arte Povera. Y figurent les artistes de l’avant-garde italienne de l’après-guerre, tels que Lucio Fontana, dont les toiles trouées donnent aux artistes l’exemple d’un art qui s’affranchit de l’espace du tableau, ou Piero Manzoni, par la dimension libre et provocatrice de son usage des matériaux. D’autres vitrines exposent la dimension plus internationale des influences de l’Arte Povera, qu’il s’agisse de l’Internationale situationniste ou du groupe japonais Gutai.
Une constellation de protagonistes y apparaît, des artistes aux galeristes, des critiques aux figures de théâtre, tel que le metteur en scène polonais Jerzy Grotowski qui ont participé à l’élargissement de la définition de l’art, l’ouvrant aux nouveaux médias, à la performance, à l’expérimentation.
GALERIES / FOYER / STUDIO
Dédiant à chaque artiste fondateur de l’Arte Povera un espace spécifique, l’exposition offre un généreux aperçu de leur oeuvre, en mettant l’accent sur des pièces majeures de l’histoire du courant, issues de la Collection Pinault ou prêtées par des institutions de renommée internationale. En correspondance avec chacun d’eux, la commissaire a associé leur pratique à une influence sous-jacente — un matériau, un artiste, un mouvement ou une époque.
Galerie 2 : Jannis Kounellis / Marisa Merz / Mario Mer
Jannis Kounellis, Marisa Merz et Mario Merz ont fortement contribué à révolutionner le rapport au matériau. Tous les trois peintres de formation, ils se sont progressivement détachés du cadre de la peinture pour embrasser l’immensité des possibilités permise par le monde contemporain, sans jamais céder aux sirènes du progrès technologique : Mario Merz « troue » des objets communs par des néons pour célébrer la continuité entre naturel et artificiel tandis que Kounellis
se tourne vers le charbon, la laine et le feu pour revenir à une forme de réalité archaïque. Marisa Merz tisse de manière visionnaire aussi bien des souliers que des formes géométriques au moyen de fils de nylon et de cuivre.
Galerie 3 : Michelangelo Pistoletto
Retraçant les différentes dimensions de la pratique de Pistoletto, l’espace est ici habité par les « objets en moins » et les « tableaux miroirs » de l’artiste, pour lesquels il insère des figures, humaines, objectales ou architecturales, en papier peint et, plus tard, en sérigraphie, sur des surfaces réfléchissantes. Le miroir englobe le spectateur, permet de créer un tableau infini, où les visiteurs deviennent des éléments de composition. Animé par l’idée d’une forme d’utopie collective, Pistoletto conçoit sa pratique comme un engagement social total, à l’image de Pace (1962-2007) réalisé lors des manifestations contre la guerre en Irak.
Galerie 4 : Alighierio Boetti
Alighiero Boetti pensait l’art comme une activité participative, un jeu basé sur l’ordre et le désordre. Son attention s’est portée sur les matériaux les plus simples, « pauvres », au travers de manipulations élémentaires : accumulations, répétitions, mises en relation, actions à la portée de chacun. Souhaitant se défaire de l’imagerie de l’artiste vu comme un génie solitaire, Boetti orchestra sa propre disparition au sein d’un duo fictif,
« Alighiero e Boetti », se tournant également vers des formes de créations collectives, à l’image des Mappa et des techniques de tissage. Les multiples itérations de ses planisphères rendent également compte des évolutions géopolitiques.
Galerie 5 : Giuseppe Penone
Giuseppe Penone crée sa première oeuvre, « Alpi Marittime » (1968-1985), alors qu’il est encore étudiant. Ces six images de manipulation sur quelques arbres et un ruisseau de son bois familial contient la quasi-totalité de la pratique à venir de l’artiste : une attention portée aux processus de croissance et de fabrication du vivant, au sein desquels Penone va s’insérer, sans chercher pour autant à les dominer. Ses Alberi visent à réattribuer à des poutres la forme des arbres qu’elles furent en suivant les cernes du bois. Chez Penone, l’action artistique se situe au plus près du rythme du vivant.
Il me faudrait encore citer Galerie 6 : Pier Paolo Calzolari / Giovanni Anselmo,
C’est une vaste exposition qui demande quelques visites
Informations pratiques
Bourse de Commerce — Pinault Collection 2, rue de Viarmes 75 001 Paris (France) Tel +33 (0)1 55 04 60 60 www.boursedecommerce.fr Ouverture tous les jours (sauf le mardi), de 11h à 19h et en nocturne le vendredi, jusqu’à 21h
Conçue à la façon d’un labyrinthe, retraçant plus de quarante années d’une exceptionnelle effervescence créative, de 1924 à 1969, l’exposition « Surréalisme » célèbre l’anniversaire du mouvement né en 1924 avec la publication du Manifeste fondateur d’André Breton.
À la fois chronologique et thématique, le parcours est rythmé par 14 chapitres, qui regroupe près de 500 œuvres, évoquant les figures littéraires ayant inspiré le mouvement (Lautréamont, Lewis Carroll, Sade…) et les principes poétiques qui structurent son imaginaire (l’artiste-médium, le rêve, la pierre philosophale, la forêt…
Une traversée magistrale du surréalisme dans les arts.
Entrée des médiums
En 1919, André Breton et Philippe Soupault rédigent à quatre mains Les Champs magnétiques, un ouvrage dans lequel il se livre à l’expérience d’une écriture automatique libérée du contrôle de la raison. Cette recherche d’une expression immédiate associe l’artiste surréaliste à la figure du médium.
Avant même de pénétrer dans la Bourse de Commerce, les visiteurs entrent en contact avec l’Arte Povera. Idee di pietra — 1532 kg di luce (en français, « Idées de pierre — 1532 kg de lumière ») (2010) de Giuseppe Penone, placé devant le bâtiment, affirme immédiatement l’un des axes majeurs de l’Arte Povera : la fusion entre nature et culture. Chez Penone, la ramification de l’arbre (vidéo) évoque les chemins de la pensée, et les pierres de rivières, fichées à plusieurs endroits, désignent les surgissements, les impasses, le poids des souvenirs : l’artiste assimile la pensée humaine à la croissance végétale et minérale.
Les débuts
Giuseppe Penone crée sa première oeuvre, « Alpi Marittime » (1968-1985), alors qu’il est encore étudiant. Ces six images de manipulation sur quelques arbres et un ruisseau de son bois familial contient la quasi-totalité de la pratique à venir de l’artiste : une attention portée aux processus de croissance et de fabrication du vivant, au sein desquels Penone va s’insérer, sans chercher pour autant à les dominer. Ses Alberi visent à réattribuer à des poutres la forme des arbres qu’elles furent en suivant les cernes du bois. Chez Penone, l’action artistique se situe au plus près du rythme du vivant.
Fils d’Albina Caterina Cerrina et de Pasquale Penone, qui cultivait les terres familiales et vendait des produits agricoles, Giuseppe Penone est né à Garessio dans la province de Cuneo en 1947. Dès le début de son parcours artistique, il s’intéresse au travail que cette région exige et à toute l’énergie investie dans leur culture au fil des décennies. Il étudie à l’Accademia Albertina di Belle Arti à Turin et expose pour la première fois en 1968 au Deposito d’Arte Presente. Sa première exposition personnelle a lieu en décembre 1969 à la galerie Sperone à Turin, où il présente notamment
Albero di 4 metri (il suo essere nel dodicesimo anno d’età in un’ora fantastica).
Le cycle Alpi Marittime (1968) a été sa première oeuvre : il s’agit d’une série d’actions et d’interventions sur les arbres de la forêt et sur les ruisseaux proches de sa ville natale, rendues célèbres grâce aux photographies publiées dans le livre Arte povera de Germano Celant en 1969, et toujours appréciées comme des oeuvres photographiques et textuelles. En 1970, il a créé Rovesciare i propri occhi :en portant des lentilles de contact réfléchissantes, il restituait au spectateur le champ visuel qui aurait été celui de l’artiste s’il n’avait pas porté de telles lentilles. Cette même année, il participe aux expositions « Conceptual Art Arte Povera Land Art » à la Galleria Civica d’Arte Moderna à Turin et « Information » au MoMA à New York. Dès lors, il sera inclus dans toutes les grandes expositions internationales consacrées à l’Arte Povera.
Son travail se distingue par le contact direct avec la nature, en particulier par des interventions sur les processus de croissance des arbres, mais aussi, à partir de 1969, avec les Alberi créés en sculptant des poutres et en suivant les cernes de croissance du bois pour ramener l’arbre à un âge antérieur. Souvent co-créatrice des oeuvres de Penone, la nature est envisagée comme une force expressive capable de redéfinir les langages artistiques.
Giuseppe Penone a créé une œuvre intitulée « Pommes de terre » en 1977, où il utilise des moules de son visage pour façonner des pommes de terre. Ces pommes de terre anthropomorphes sont ensuite reproduites en bronze pour préserver l’œuvre, symbolisant une connexion entre l’artiste et la nature. L’œuvre interroge le rôle du spectateur et invite à une contemplation active, tout en explorant le thème de la trace et de l’identité.
Le corps même de l’artiste, élément naturel à son tour, a commencé à faire partie de son processus créatif à partir de 1968 en tant qu’unité de mesure, frontière et enveloppe, ou producteur de signes et d’empreintes comme le montreEssere vento (To Be Wind) (2014), oeuvre majeure de la Collection Pinault.
Soffio
Giuseppe Penone participe à la documenta de Cassel en 1972, 1982, 1986 et 2012, à plusieurs éditions de la Biennale de Venise (1978, 1980, 1986, 1995 et 2007) et à la Biennale de Sydney en 2008. De nombreuses expositions lui ont été consacrées, notamment au Kunstmuseum à Lucerne (1977), au Stedelijk Museum à Amsterdam (1980), à l’ARC et au Musée Rodin à Paris (1984 et 1988), à Castello di Rivoli (1991), au Centre Pompidou (2004), à l’Académie de France à Rome (2008), à la Whitechapel Gallery à Londres (2012), au Château de Versailles (2013) et au Philadelphia Museum of Art (2022-2023). Penone a enseigné à l’école des Beaux-arts de Paris de 1997 à 2012. En 2019, dans le cadre du parcours invité d’honneur de la FIAC 2019, le Palais d’Iéna – Conseil économique, social et environnemental (CESE) inviteGiuseppe Penoneau coeur de la vaste salle hypostyle et de ses majestueuses colonnades de plus de sept mètres de hauteur. Ses oeuvres sont souvent conçues pour les espaces ouverts, à l’image de l’immense Idee di pietra – 1532 kg di luce (2010) sur le parvis de la Bourse de Commerce — Pinault Collection.
L’exposition à la Bourse de Commerce Pinaultse termine le 20 janvier 2025
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L’exposition présentée au musée d’Orsay à l’automne 2024 prend pour sujet la prédilection de Gustave Caillebotte (1848-1894) pour les figures masculines et les portraits d’hommes, et ambitionne d’interroger la modernité si radicale des chefs-d’œuvre de l’artiste au prisme du nouveau regard que l’histoire de l’art porte sur les masculinités du XIXe siècle.
Dans sa volonté de produire un art vrai et neuf, Caillebotte prend pour sujet son environnement immédiat (le Paris d’Haussmann, les villégiatures des environs de la capitale), les hommes de son entourage (ses frères, les ouvriers travaillant pour sa famille, ses amis régatiers, etc.) et en fin de compte sa propre existence. Répondant au programme « réaliste », il fait entrer dans la peinture des figures nouvelles comme l’ouvrier urbain, l’homme au balcon, le sportif ou encore l’homme nu dans l’intimité de sa toilette.
À l’époque du triomphe de la virilité et de la fraternité républicaine, mais aussi de première crise de la masculinité traditionnelle, la nouveauté et la puissance de ces images questionnent aussi bien l’ordre social que sexuel. Au-delà de sa propre identité, celle de jeune et riche célibataire parisien, Caillebotte porte au cœur de l’impressionnisme et de la modernité une profonde interrogation sur la condition masculine.
Ce projet est motivé par l’acquisition récente de deux peintures majeures de Caillebotte par le J. Paul Getty Museum (Jeune homme à sa fenêtre) et le musée d’Orsay (Partie de bateau), et s’appuie sur la présence du chef-d’œuvre de l’artiste, Rue de Paris, temps de pluie, prêté par l’Art Institute of Chicago. L’exposition, composée d’environ 70 œuvres, réunit les plus importants tableaux de figures de Caillebotte mais aussi de pastels, dessins, photographies et documents.
Cet évènement est organisé l’année du 130e anniversaire de la mort de l’artiste(1894), qui correspond également à la date du legs de son incroyable collection de peintures impressionnistes à l’État.
Pour célébrer cet évènement, l’ensemble des œuvres du legs est présenté temporairement dans une des salles du parcours permanent du musée, faisant revivre l’ouverture de la « salle Caillebotte » au musée du Luxembourg en 1897. (Pour des raisons de conservation, les pastels de Degas et les dessins de Millet qui font partie du legs Caillebotte ne sont pas présentés).
Cet évènement s’inscrit dans la continuité des nombreuses expositions qui, depuis la grande rétrospective de 1994-1995 (Paris, Chicago), ont permis de redécouvrir la figure Gustave Caillebotte (1848-1894) et de mettre en lumière certaines facettes de son œuvre : la période de Yerres, les liens entre sa peinture et la photographie, sa passion pour l’art des jardins, etc.
Cette exposition sera présentée au J. Paul Getty Museum, Los Angeles du 25 février au 25 mai 2025 et à l’Art Institute of Chicago du 29 juin au 5 octobre 2025.
Informations pratiques
Musée d’Orsay
Esplanade Valéry Giscard d’Estaing 75007 Paris
Accès transports
Métro : ligne 12, station Solférino
RER : ligne C, station Musée d’Orsay
Bus : 63, 68, 69, 73, 83, 84, 87, 94
Horaires
Mardi au dimanche 9h30 – 18h. Dernier accès au musée à 17h, dernier accès aux expositions à 17h15, fermeture des salles à partir de 17h30.
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h45. Dernier accès au musée et aux expositions à 21h, fermeture des salles à partir de 21h15.
Fermé tous les lundis, les 1er mai et 25 décembre.
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Mené en 2021 et 2022 auprès des habitants du quartier Bel Air, à Cernay, le projet La mémoire des murs, de Françoise Saur, est de nature mémorielle.
Il s’agit de documenter la fin d’un monde, les espaces vidés d’habitations promises à la démolition d’immeubles populaires de cette commune proche de Mulhouse.
L’auteure de Femmes du Gourara, Les années Combi et Prises de vie, autres livres publiés par Médiapop Editions, s’attache à rendre compte avec beaucoup de grâce, à travers des traces de vie laissées dans les appartements, de l’existence d’habitants ayant été relogés (dernière section de l’ouvrage).
Ce sont d’abord des lés de papiers peints, sortes de découpages involontaires à la Magritte donnant une impression d’abstraction.
Peu à peu, la vie apparaît, des dessins sur le plâtre, des inscriptions, des verres de vin posés sur le sol entourés de fils bleu, blanc, rouge, symboles de la République.
En effet, tout ici est de l’ordre du tissage, de la capacité à construire des liens, à débrouiller les fils pour penser de nouveaux nouages.
Des plafonniers, le carrelage mural d’une salle de bain, un fauteuil fuchsia dans une chambre rose bonbon.
Tout était beau et neuf à la fin des années 1960 lorsque furent construites les tours d’habitation, nécessaires pour y accueillir des habitants au sortir de la guerre, les travailleurs venus de Pologne ou d’Italie, puis ceux issus des anciennes colonies, oeuvrant à la prospérité de la France (les usines Peugeot ne sont pas loin).
Dans la deuxième partie de son bel ouvrage triste mais sans pathos, la photographe très sensible à la condition féminine – Françoise Saur est par ailleurs la première femme à avoir reçu le prix Niepce en 1979 – et au sort des moins nantis, fait poser des locataires dans leur ancien lieu de résidence.
Les visages sont graves, les yeux peuvent être mouillés, la vie a passé là, très vite.
Un quartier populaire, c’est un summum de contacts, beaucoup de passages, des travailleurs de toutes sortes, des femmes voilées ou non, des interactions incessantes.
Que sont les habitants expulsés devenus ?
Les voici dans de nouveaux intérieurs, proprets, soignés, décorés de neuf.
Le chat s’est-il habitué à son nouveau environnement ?
Et toi mamie ?
Et vous qui riez et venez probablement des Comores ?
A la télé, ce sont les mêmes programmes, mais sûrement en pire.
Le téléphone portable sonne, c’est l’heure de la prière, des retrouvailles, des nouveaux départs.
En juin 2013, un jeune de dix-huit ans, Nabil, s’est fait poignarder en bas de son immeuble.
Ce livre lui est dédié, on n’oublie pas, mais on avance, entourés de fantômes.
Livre à glisser sous le sapin de Noël
Ce livre est un voyage dans l’histoire d’un quartier populaire sorti de terre en pleine crise du logement dans les années soixante-dix. Le BTP, l’automobile, les filatures sont gourmandes en main-d’œuvre et attirent des populations d’origine maghrébine ou rurale qui quittent les fonds de vallées. Les baraques édifiées dans la hâte de l’après-guerre laissent la place à un grand ensemble en béton. Ainsi commence l’aventure du quartier Bel-Air. extrait …
Luc Maechel
Au musée du Louvre Paris, jusqu'au 3 FÉVRIER 2025 HALL NAPOLÉON Les commissaires de l'exposition sont: Élisabeth Antoine-König et Pierre-Yves Le Pogam, conservateur général au département des Sculptures, musée du Louvre.
Attributs du fou
Depuis l’expansion formidable de la figure du fou à partir du 14e siècle, la représentation de ce dernier s’est codifiée. Ce personnage est devenu bien reconnaissable grâce à son costume bigarré, expression du désordre et à ses autres attributs : la marotte – parodie de sceptre avec laquelle le fou peut dialoguer – les grelots de son costume ou encore le bonnet à oreilles d’âne et crête de coq. (signe de luxure, signe de bêtises), la cornemuse.
C’est dans ce costume qu’il est passé à la postérité, dans des portraits souvent factices où il regarde le spectateur d’un air moqueur, comme s’il tendait un miroir : qui est vraiment fou, lui ou le spectateur ? Rieur et bruyant, il mène la danse pendant ces périodes de fêtes et de carnavals où le monde est à l’envers.
« Infini est le nombre des fous », Ecclésiaste, chapitre I, 15
Étudiée par l’histoire sociale et culturelle, la fascinante figure du fou, qui faisait partie de la culture visuelle des hommes du Moyen Âge, l’a rarement été du point de vue de l’histoire de l’art : pourtant entre le XIIIe et le milieu du XVIe siècle, la notion de folie a inspiré et stimulé la création artistique, aussi bien dans le domaine de la littérature que dans celui des arts visuels.
Cette exposition ambitieuse et stimulante (vidéo de la commissaire) entend aborder la figure typiquement médiévale du fou à travers ses représentations. Elle rassemble au sein d’un parcours chronologique et thématique plus de 300 œuvres : sculptures, objets d’art (ivoires, coffrets, petits bronzes),
médailles, enluminures, dessins, gravures, peintures sur panneau, tapisseries. Associés à la folie, les troubles du comportement trouvèrent dans la société médiévale des expressions artistiques multiples. Un prologue introduit le visiteur au monde des marges et de la marginalité.
Dans la seconde moitié du 13e siècle, des créatures étranges, hybrides, grotesques connues sous le nom de marginalia se multiplient dans les marges des manuscrits, en regard des textes sacrés ou profanes. Issues du monde des fables, des proverbes ou de l’imaginaire, ces petites figures dansant dans les marges latérales ou inférieures semblent jouer avec l’espace de la page et du texte, s’accrochant aux rinceaux végétaux ou se nichant dans les initiales décorées. Souvent comiques, parodiques, parfois scatologiques ou érotiques, elles semblent être là pour amuser le lecteur, en contrepoint du caractère sérieux du texte qu’elles accompagnent. Mais peu à peu ces créatures, qui paraissent remettre en cause l’ordre de la Création du monde dans la religion chrétienne, sortent des manuscrits pour envahir tout l’espace, du sol au plafond, en passant par le mobilier et les murs. Comme elles, la figure du fou, d’abord en marge de la société, va envahir tout l’espace visuel de l’homme médiéval aux derniers siècles du Moyen Âge (14e et 15e siècles).
Le fou et l’amour
Au XIIIe siècle, le fou est inextricablement lié à l’amour et à sa mesure ou sa démesure, dans le domaine spirituel, mais aussi dans le domaine terrestre. Ainsi, le thème de la folie de l’amour hante les romans de chevalerie et leurs nombreuses représentations. La folie de l’amour atteint jeunes et vieux : la scène du philosophe Aristote chevauché, donc ridiculisé, par Phyllis, la maîtresse d’Alexandre, était fort en vogue à la fin du Moyen Âge.
Elle montrait avec humour le pouvoir des femmes renversant l’ordre habituel. Humour et satire s’emparent du thème de l’amour : bientôt, un personnage s’immisce entre l’amant et sa dame, celui du fou, qui raille les valeurs courtoises et met l’accent sur le caractère lubrique, voire obscène, de l’amour humain. Sa simple présence suffit à symboliser la luxure, qui se déploie partout, dans les maisons publiques, les étuves ou ailleurs. Tantôt acteur, tantôt commentateur de cette folie, le fou met en garde ceux qui se laissent aller à la débauche : la mort les guette, mort qui entraînera le fou lui-même dans sa danse macabre …
Entre humanisme et Réforme : de La Nef des fous à L’Éloge de la folie
Autour de 1500, la figure du fou est devenue omniprésente dans la société et la culture européennes.
Y contribuent le succès de deux ouvrages, très différents mais complémentaires, La Nef des fous de Sébastien Brant, puis L’Éloge de la folie d’Erasme.En 1494, le premier fait paraître son livre en allemand. Il est traduit en latin et dans de nombreuses langues européennes dès 1497. L’ouvrage, illustré de gravures, connaît un succès fulgurant et fait même l’objet de détournements ou d’éditions pirates. Erasme publie son Moriae Encomium (L’Eloge de la folie) en 1511. Il est donc publié en latin et destiné à priori à une élite savante. Pourtant son livre est aujourd’hui bien plus célèbre que celui de Brant, car ses critiques annoncent les thèses de la réforme protestante. D’autre part, comme la figure du fou sert à dénoncer « l’autre », catholiques et protestants se livrent à une guerre d’images sur ce thème, qui redouble et renforce les conflits armés.
De Bosch à Bruegel : triomphe du fou à la Renaissance
La multiplication des fous donne lieu à différents mythes qui prétendent expliquer leur genèse, (notamment avec le thème de l’oeuf), et leur expansion sur toute la terre, en particulier avec l’idée de la Nef des fous. Le tableau de Jérôme Bosch intitulé par la critique moderne La Nef des fous comme le livre de Brant, n’est en réalité que le fragment d’un triptyque démembré.
Le message général du tableau renvoyait à l’univers de la folie, mais aussi à d’autres motifs : la peinture des vices, des fins dernières et l’incertitude du destin humain. Pieter Bruegel l’Ancien, comme Bosch, continue parfois d’user de la figure du fou de manière traditionnelle. Mais le plus souvent, il lui donne lui aussi une valeur nouvelle : le fou passe au second plan, il souligne, en tant que témoin, la folie des hommes. Le sujet est vaste et bien traité, il mérite amplement le déplacement
Informations pratiques
Horaires d’ouverture de 9 h à 18 h, sauf le mardi, Jusqu’à 21h le mercredi et le vendredi. Réservation d’un créneau horaire recommandée en ligne sur louvre.fr y compris pour les bénéficiaires de la gratuité. Gratuit pour les moins de 26 ans résidents de l’Espace économique européen. Préparation de votre visite sur louvre.fr Métro 1 sortie Palais Royal musée du Louvre
Chiharu Shiota, Uncertain Journey, 2021, metal frame, red wool, Taipei Fine Arts Museum, photo elisabeth itti #blogunedilettante
Au Grand Palais jusqu'au 19 mars 2025 Entrée Porte H - Galeries 9 et 10.2 Exposition co-organisée par le GrandPalaisRmn, Paris et le Mori Art Museum, Tokyo. Commissariat Mami Kataoka Directrice, Mori Art Museum, Tokyo Scénographie Atelier Jodar
Prologue
Le sous-titre « The Soul Trembles (“Les frémissements de l’âme”) » proposé par Shiotapour cette exposition est une description exacte de son moi intérieur, confronté à une anxiété insondable qui perturbe sa sensibilité. Elle espère que ces sentiments transcenderont les mots et se transmettront directement au moi intérieur des visiteurs qui feront l’expérience de l’exposition, dans une sorte de sympathie ou de résonance entre les âmes.
Uncertain Journey 2016/2024 Les fils s’emmêlent, s’entrelacent, se cassent, se défont. D’une certaine façon, ils symbolisent mon état mental vis-à-vis de la complexité des relations humaines.
Dans la première salle, cette oeuvre en bronze, présente deux mains ouvertes desquelles s’échappent des fils métalliques, comme de fragiles aiguilles. La sculpture permet de donner une forme durable à ce que l’artiste recherche dans ses installations éphémères de fil : une émotion rendue visible… un frémissement de l’âme.
Chiharu Shiota In the Hand (« Dans la main ») 2017 Bronze, laiton, clé, fil, laque 38 × 31 × 42 cm
Citations autres
Out of My Body 2019/2024 L’esprit et le corps se détachent l’un de l’autre, et je n’ai plus le pouvoir de mettre fin à ces émotions incontrôlables. J’étale mon propre corps en morceaux épars et j’entre en conversation avec lui dans mon esprit. D’une certaine manière, c’est le sens que je donne au fait de relier mon corps à ces fils rouges. Exprimer ces émotions et leur donner une forme implique toujours la destruction de l’âme. Cell 2020 Quand une vie humaine atteint la limite qui lui a été prescrite, elle se dissout peut-être dans l’univers. La mort n’implique pas forcément une transformation en néant et en oubli ; elle n’est peut-être qu’un phénomène de dissolution. Le passage de la vie à la mort n’est pas une extinction, mais un processus de dissolution dans quelque chose de plus vaste. Dans ce cas, il n’y a plus lieu d’avoir peur de la mort. La mort et la vie appartiennent à la même dimension.
Les oeuvres exposées
Les 167 oeuvres et projets (dont certains ensembles) apparaissent dans l’ordre du parcours de l’exposition : – 9 installations – 7 objets/ sculptures – 80 photos – 49 dessins – 9 documents (magazine) – 1 maquette – 11 vidéo – 1 peinture
Rebirth and Passing
Le noir évoque toute l’étendue de cet univers profond, et le rouge, les fils qui relient une personne à une autre, mais aussi la couleur du sang. Ces fils s’enchevêtrent ; parfois, ils se hérissent et se tendent comme pour relier mon univers mental au cosmos extérieur. C’est une relation qui ne se défera jamais.
2019 Technique mixte Dimensions variables
Biographie
Née à Osaka au Japon en 1972, Chiharu Shiota vit et travaille à Berlin. Elle combine performances, art corporel et installations dans un processus centré sur le corps. Chiharu Shiota a été exposée à travers le monde, notamment au Nakanoshima Museum of Art, Osaka, Japon (2024), au Hammer Museum, Los Angeles, États-Unis (2023), au P.S.1 Contemporary Art Center, New York (2003), au K21 Kunstsammlung NRW, Düsseldorf (2014), au Smithsonian, Washington DC (2014). En 2015, Chiharu Shiota a représenté le Japon à la Biennale de Venise.
Depuis le milieu des années 90, l’artiste produit des installations de fils de laine entrelacés, créant des réseaux graphiques spectaculaires, au travers desquels le visiteur doit trouver son chemin et sa place. Ces toiles gigantesques enveloppent très souvent des objets de son quotidien (chaises, lits, pianos, vêtements, etc.) et invitent à un voyage onirique majestueux. Si l’art de l’enchevêtrement a fait sa renommée, la pratique de l’artiste s’étend également à la sculpture, la photographie, la vidéo et au dessin, dont l’exposition présente un corpus.
Ses créations protéiformes explorent les notions de temporalité, de mouvement, de mémoire et de rêve, qui requièrent l’implication à la fois mentale et corporelle du spectateur. L’exposition co-organisée avec le Mori Art Museum, Tokyo, la plus importante jamais consacrée à l’artiste en France et qui embrasse plus de 20 ans de sa carrière, offrira au public une expérience sensible à travers plusieurs installations monumentales déployées sur plus de 1200 mètres carrés. Ayant fait l’expérience directe, et à de multiples occasions, de la vulnérabilité de la vie qui lui a été accordée,
Shiota espère que cette exposition pourra transmettre aux autres, avec l’ensemble de son corps, les tremblements de sa propre âme. Avec sept installations à grande échelle, des sculptures, des photographies, des dessins, des vidéos de performance et des documents d’archives liés à son projet de mise en scène, l’exposition représente l’occasion de se familiariser avec la carrière de Shiota, qui s’étend sur plus de vingt ans. Sept étapes successives ont déjà eu lieu au Japon, en Corée du Sud, à Taiwan, en Australie, en Indonésie et en Chine. Une étape est prévue à Turin au musée d’Art Oriental, d’octobre 2025 à l’été 2026.
Informations pratiques
du mardi au dimanche de 10h‐ à 19h30, nocturne le vendredi jusqu’à 22h Fermeture hebdomadaire le lundi Fermé le 25 décembre, le 28 janvier et le 11 mars Fermeture anticipée à 18h30 le 19 décembre, et à 18h les 24 et 31 décembre 2024 Accès Porte H Avenue Winston Churchill 75008 Paris Métro ligne 1 et 13 : Champs-Élysées – Clemenceau ou ligne 9 : Franklin D. Roosevelt Informations et réservation www.grandpalais.fr
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Du 29 novembre au 1er décembre 2024, ST-ART, la 1ère foire d’art contemporain en région, revient pour sa 28ème édition au Parc des Expositions de Strasbourg. Christophe Caillaud-Joos, Directeur général de Strasbourg Events Palais de la Musique et des Congrès & Parc des Expositions
Forte de son succès avec plus de 13 600 visiteurs et 57 galeries internationales en 2023, ST-ART s’affirme comme un événement majeur du marché de l’art européen ainsi qu’un rendez-vous culturel incontournable dans le Grand Est.
GALERIES UN TOUR D’HORIZON
Cette édition a été marquée par un renouvellement important de ses participants. Parmi une cinquantaine de galeries alsaciennes, françaises et européennes attendues, plus d’un tiers ont participé pour la première fois à ST-ART ou sont de retour. Les visiteurs ont pu découvrir ainsi ou redécouvrir la galerie Arnoux (Paris), la galerie Guy Pieters (Knokke), la Pigment gallery (Barcelone), la galerie Robet Dantec (Nantes), la galerie Pascal Gabert (Paris), The Route Gallery (Amsterdam) ou encore Ametron Art Space (Chania – Grèce). Profondément ancrée sur son territoire depuis sa création, ST-ART a proposé cette année un focus sur l’art verrier, intimement lié à la région vosgienne depuis des siècles. Galeries et institutions proposeront un parcours au sein de la manifestation pour découvrir des pièces d’exception, de verre ou de cristal, contemporaines ou anciennes
Bernard Tirtiaux à la Galerie parisienne Mhaa
Mon coup de coeur au CERFA
Mathilde Lusso
Hommage à l’artiste strasbourgeois Raymond-Émile Waydelich
La foire a rendu un hommage à l’artiste strasbourgeois Raymond-Émile Waydelich,disparu en août 2024. Connu pour ses travaux autour de la « mémoire du futur », le sculpteur, peintre et photographe représentait la France à la Biennale de Venise en 1978. C’est sa fille Flore qui très émue, parla de son père et de son oeuvre immense. vidéo Flore
« Avec légèreté, élégance et beaucoup d’humour, il volait, comme les personnages de ses tableaux, à travers les continents et les siècles. C’était un voyageur du temps, un archéologue du futur, comme il se qualifiait lui-même. Mais il était toujours bien ancré dans son pays. Avec Raymond E. Waydelich, c’est une partie de l’Alsace qui disparaît. » Francis Waydelich
Membre bénévole ARAHM Association Régionale « Aide aux Handicapé Moteurs » vidéo
LE COMITÉ ARTISTIQUE
Comité Artistique des galeries s’étoffe avec l’arrivée de Stéphanie Pioda, historienne et critique d’art, qui rejoint Georges-Michel Kahn et Rémy Bucciali. Le Comité Artistique joue un rôle essentiel dans la création d’un environnement artistique renouvelé à chaque édition. Il étudie avec soin et sélectionne les propositions faites par les galeries, garantissant ainsi une expérience riche et variée pour les visiteurs. Chaque année, le comité artistique s’efforce de repousser les frontières de l’expression artistique en mettant en lumière des talents émergents et des oeuvres novatrices.
ST-ART, UN ACTEUR ENGAGÉ AUPRÈS DES JEUNES TALENTS
J’ai remis 2 prix à St-Art, en tant que président de Société des Amis des Arts et Musées de Strasbourg, dont le Prix Théophile Schuler à un jeune homme talentueux : Yoshikazu Goulven Le Maître. (Bertrand Gillig)
J’ai eu le plaisir et l’honneur, en tant que président de la Société des Amis des Arts et des Musées de Strasbourg, de remettre le 1er Prix de la Jeune Création Européenne à la galerie Espace Constantin Chariot de Bruxelles représentant l’artiste française Karine N’guyen Van Tham qui n’a pu se déplacer. La jeune plasticienne remporte le 1er Prix de la Jeune Création Européenne créé par la SAAMS en collaboration avec St-Art, doté de 2.000 € de dotation et 15 m2 de stand en solo-show pour l’édition 2025, il est matérialisé par deux trophées en verre réalisé par le CIAV de Meisenthal. (L’un pour l’artiste, l’autre pour la galerie) Bertrand Alain Gillig
Galerie Bertrand Alain-Gillig
La Galerie Bertrand Gillig, fondée en 2004 sous le nom d’Espace G, se situe dans un élégant immeuble du 19ème siècle. Elle défend des artistes émergents, principalement français, dans des disciplines variées telles que la peinture, le dessin, la sculpture et la photographie. Les artistes représentés, comme Patrick Bastardoz, Benoît Trimborn, Ayline Olukman, Christoff Baron, MG, Leonardo Vargas, Elisabeth Fréring et Patrick Cornillet explorent des thèmes liés à l’architecture, la mémoire, le temps et l’abandon.
Pour ST-ART 2024, la galerie propose un solo show de @PatrickBastardoz. Né à Strasbourg en 1970, il se concentre sur l’urbanisme et la construction, notamment à travers sa série « Ruines et Vestiges », mêlant peinture historique et contemporaine. Son travail sur la mémoire et la trace est renforcé par ses œuvres en gravure. Solo-show scintillant de Patrick Bastardoz.
Galeriste, président de La SAAMS, écrivain
Le Sacre des Alliances
Galerie Murmure, Colmar (Ancienne galerie)
Artistes sur le stand : Skoda Vladimir, Amédro Marie, Spach Stéphane, Klein Frédéric, Voss Jan, Daoud David, Wendels Franziskus
Pour conclure
3 autres galeries Alcaciennes
AEDAEN ON, Strasbourg, France Solo show : Francesca Gariti (photo)
Galerie RITSCH-FISCH, Strasbourg, France Art Brut
Kraemer Gallery, Strasbourg (ancienne galerie) Artistes sur le stand : Saint-Etienne Yeanzi, Tanawat Suriyatongtam + artistes du second marché